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HOUGOUMONT : une clé de la bataille de Waterloo

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De l’avis général des auteurs, les combats qui ont entouré le château-ferme d’Hougoumont le 18 juin 1815 auraient constitué une diversion destiné à forcer le duc de Wellington à dégarnir son centre pour venir au secours de son aile droite. Est-ce possible ? Et qu’en est-il exactement ?

Commençons par fixer le cadre de cette autre « bataille dans la bataille ».

C’est, nous dit-on, en 1777, lors de la parution de la carte de Ferraris, que l’on vit apparaître le nom de Hougoumont. Avant cela, on disait Goumont ou Gomont. Cette modification serait due aux arpenteurs de Ferraris qui, interrogeant les habitants sur le nom de la propriété, auraient transcrit « château d’Hougoumont »pour « château du Goumont ». Depuis 1984, tous les auteurs se sont engouffrés comme un seul homme dans cette explication donnée par Jacques Logie[1].

Reprenons les choses à la base. D’après Jacques Logie, qui, malheureusement ne cite pas ses sources, on rencontre le terme « Gomont » en 1358 dans un acte de la cour allodiale de Brabant. En 1386, il est fait mention de la « tenure et maison » de Gomont, sise à Wérissart[2] dans la seigneurie de Braine-l’Alleud.

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Rothschild et Waterloo

Note moyenne :

L’une des légendes les plus pittoresques - et les plus pernicieuses - à propos de la bataille de Waterloo consiste à dire que la famille Rothschild a fondé l’une des plus grosses fortunes jamais vues au monde sur le fait que son représentant à Londres, Nathan Mayer Rothschild a reçu la nouvelle de la défaite de Napoléon 24 heures avant tout le monde. Résumons l’histoire pour les amateurs de merveilleux.

L’histoire commencerait en 1798 quand Mayer Amschel Rothschild envoya son fils Nathan à Londres avec l’équivalent de 20 000 livres sterling afin d’y établir un comptoir de change. Après quelques années de fructueuses affaires, Nathan parvient à entrer dans les intérêts du gouvernement britannique et de la Banque d’Angleterre. L’époque est favorable aux transactions en tous genres. Le Royaume-Uni est en effet profondément impliqué dans la guerre contre Napoléon et c’est lui qui subsidie largement les puissances continentales. Rothschild, grâce au réseau familial, peut faire parvenir l’argent anglais – la « cavalerie de Saint-George », ainsi qu’on l’a assez plaisamment surnommé – aux gouvernements concernés.

Mais Nathan ne se serait pas contenté des commissions que lui laissent ces transactions. Il aurait pris des risques. A partir de 1807, c’est lui qui se serait chargé de faire parvenir au futur duc de Wellington les fonds nécessaires à l’entretien du corps expéditionnaire britannique dans la Péninsule ibérique.

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Auteur de l'article
Michel Damiens Michel Damiens
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Présentation de l'auteur

* Belge, né à Bruxelles le 16 août 1951

* Formation universitaire (licence en journalisme et communications sociales ULB, Institut pour Journalistes de Belgique (AGJPB))

* Officier de réserve

* 25 ans dans les communications

* passionné par la bataille de Waterloo (plus de 15 ans de recherches originales...) dans ses détails. J'ai accumulé beaucoup de documentation (en 4 langues)  sur le sujet et je crois être en mesure de répondre à n'importe quelle question sur la campagne de 1815. Et si je ne sais pas, je cherche et je trouve !...

* intéressé par la guerre des Boxers (1900), Richelieu, la principauté de Liège, etc.

Par mail : micharlemagne@gmail.com