




Chef-lieu du canton de Niolu-Omessa, Calacuccia est situé à 850 m. d'altitude et compte 339 hab. (2009).
I. Cadre géographique et social.
Cette commune est composée de quatre quartiers (Bonamanacce, Calacuccia-centre, Castellacce, Le Couvent) et d'un hameau (Sidossi). Il s'agit d'un des villages les plus représentatifs de la Corse profonde, tant au plan géographique que socio-historique. En effet, sa situation au centre-nord-ouest de l'île, au sein d'un canton (le Niolu) ayant connu un cloisonnement pluriséculaire (il sera désenclavé à la fin du XIXe siècle - 1893), l'a longtemps préservé des influences extérieures et maintenu jusque dans la deuxième moitié du XXe siècle un cadre traditionnel prégnant. L'activité agro-pastorale a constitué la dominante économique du village (72 % de bergers en 1925), et ce, même après la Seconde Guerre mondiale, quoique déjà à l'époque le transfert vers le tertiaire commençait à produire ses effets. Dans les années soixante, étant entrée dans la modernité, la commune a vu la construction d'un barrage hydro-électrique par l'EDF, ouvrage ayant permis la création d'un lac artificiel. A l'heure actuelle, à l'instar des autres communes de l'intérieur de l'Île, Calacuccia est affecté par la désertification (de 1936 à 2009, la commune a perdu plus de 800 habitants), phénomène ayant eu des répercussions sur le tissu social local, puisque l'activité phare (pastoralisme) a pratiquement disparue. Aussi, est-ce vers le tourisme (randonnées, GR20) que sont axées les principales initiatives.
II. Données historiques.