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Wooden Leg (1858-1940)

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Wooden Leg (1858-1940)
Publié le:23/07/2009

Chef des Cheyennes du Nord


Wooden Leg
Wooden Leg
Wooden Leg
© Inconnu
inconnu
Le chef cheyenne Kumokiviokta est connu par les Blancs sous le nom de Wooden Leg ou Good Walker, évoquant un marcheur infatigable.
Dans sa jeunesse, il combat les ennemis des Cheyennes, les Shoshones et les Crows.Wooden Leg est présent le 17 mars 1876 quand l’avant-garde du général George Crook conduite par le colonel Joseph J. Reynolds attaque le camp des Cheyennes du chef Two Moons sur la Lodgepole River. Il rejoint les Lakotas de Crazy Horse, puis de Sitting Bull. Wooden Leg est parmi les guerriers cheyennes qui combattent aux côtés du chef lakota Crazy Horse sur la Rosebud River. Il participe activement à la bataille de Little Bighorn, le 25 juin 1876.
Avec les chefs Little Wolf et Dull Knife, il fait sa reddition au printemps 1877. Il est envoyé avec eux sur le réserve cheyenne du Territoire Indien. Tandis que Little Wolf et Dull Knife s’enfuient de la réserve pour regagner le nord, Wooden Leg demeure en Territoire Indien. Il est autorisé à retourner au Montana en 1885. Il devient éclaireur pour l’armée américaine en 1889. Il participe au mouvement de la Danse des Esprits en 1890, puis se convertit au christianisme en 1908. Il fait partie en 1913 d’une délégation cheyenne qui visite Washington et New-York et vient témoigner de la détresse de son peuple.
A la fin de sa vie, il dicte ses mémoires de guerre à Thomas B. Marquis. Le livre paraît en 1931 sous le titre :  "Wooden Leg, a warrior who fought Custer" ("Wooden Leg, un guerrier qui a combattu Custer") Wooden Leg meurt en 1940.
Dans les années 1940-50, l’un de ses petits fils, John Wooden Leg, s’oppose vigoureusement à la vente des terres des Cheyennes du Nord déclarées "en surplus" par l’application de la Loi Dawes. Il réussit à en sauver une partie qui est rachetée par les Cheyennes eux-mêmes. Il dit : "Être Cheyenne signifie appartenir à une tribu et vivre sur la terre de nos ancêtres. La terre est le support de notre mémoire collective. Elle nous rappelle que nos ancêtres l’ont rachetée au prix fort, au prix de leurs vies."