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Wampanoag

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Wampanoag
Publié le:31/05/2009

Nation algonquine qui vivait au Massachusetts


Vivant sur la côte atlantique, les Wampanoags (le Peuple de l’Est) que l’on appelait aussi Pokanokets, sont des cultivateurs et des pêcheurs. Leurs grands canoës leur permettent de s’aventurer en mer.

Les "pilgrim fathers"

 

Le 21 novembre 1620, ils voient arriver sur leurs côtes un navire anglais, le "Mayflower". Il amène quelques  centaines de puritains anglais qui fuient les persécutions religieuses. Venus avec femmes et enfants, ils ont l’intention de s’installer et de fonder une colonie. Peu de temps après l’arrivée des Anglais, la variole décime les Indiens de la côte. Des colons diront avoir découvert des village entiers emplis de cadavres. C’est le début des épidémies apporté par les Blancs aux Indiens d’Amérique.
Durant l’hiver, les Puritains connaissent la famine. Aucun Indien ne se montre. Au début du printemps, ils voient arriver Squanto, un Wampanoag Pamunkey qui a été enlevé quelques années plus tôt par des marchands d’esclaves et qui a vécu plusieurs années en Angleterre. Il est bientôt suivi d’autres Indiens, dont le chef abenaki Samoset, qui apportent aux colons de la nourriture: maïs, courges, haricots, gibier, poisson. Puis, avec Squanto pour interprète,  ils montrent aux Anglais comment semer et cultiver, où chasser, pêcher, ramasser des baies. A l’automne 1621, les Puritains font leurs premières récoltes dont ils remercient Dieu, et non les Indiens. C’est l’origine de la fête de "Thanksgiving" célébrée chaque année aux Etats-Unis.
Massasoit, le chef des Wampanoags, entretient d’excellentes relations avec les colons.
Les Anglais fondent la ville de Plymouth qui devient vite très prospère grâce au commerce qu’elle entretient avec les tribus voisines. Une seconde colonie est fondée dans la baie de Massachusetts.
Mais les Puritains méprisent les Indiens. Ils veulent leur imposer le code moral puritain. Ils veulent les  obliger à abandonner leurs coutumes, à être leurs domestiques et à devenir chrétiens. Les Wampanoags, décimés par les maladies, sont bientôt minoritaires dans leurs propre pays. Les Anglais, qui sont maintenant plus de cinquante mille, exigent de plus en plus de terres indiennes sur lesquelles ils abattent massivement les forêts. En 1630, les Puritains s’emparent du territoire des Indiens Massachusetts qui sont rapidement décimés par une épidémie de variole. En 1637, c’est l’élimination des Indiens Pequots.
Massasoit meurt en 1662. Son fils Wasmutta lui succède. Convoqué à Plymouth par les autorités anglaises, il meurt mystérieusement.

La guerre de King Philip

 

Son frère Metacomet, que les Anglais ont appelé King Philip, devient chef des Wampanoags. Clairvoyant et énergique, le jeune chef comprend l’immense danger que les colons représentent pour toutes les tribus. Il s’allie avec les Narragansetts, ses anciens ennemis, et passe à l’attaque en juin 1675. Les Wampanoags et leurs alliés tuent des centaines de colons et de soldats envoyés contre eux et mettent les colonies anglaises en grande difficulté. Metacomet est pourtant vaincu l’année suivante, après des combats acharnés, les villages de son peuple détruits par les colons et leurs alliés Iroquois. En décembre 1675, plusieurs centaines de Narragansetts, avec quelques Wampanoags, sont brûlés vifs dans leurs maisons à Big Swamp. Les Wampanoags et leurs alliés sont impitoyablement poursuivis dans les forêts. Au moins quatre mille Indiens trouvent la mort durant cette guerre. King Philip est tué au printemps 1676. Comme les autres nations de l’est, les Wampanoags sont dispersés ou réduits en esclavage.


Un petit groupe de Wampanoags très métissé s’est reconstitué et vit actuellement au Connecticut.