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Victorio (vers 1825-1880)

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Victorio (vers 1825-1880)
Publié le:06/07/2009

Chef Apache-Mimbreno


C’est l’un des plus prestigieux des chefs apaches qui ont combattu pour la liberté de leur peuple. Avec son petit groupe de guerriers, de femme et d’enfants,  il résiste pendant trois ans à plusieurs armées lancée contre lui dans les Chiricahuas Mountains.

Un guerrier exceptionnel


Victorio appartient au groupe mimbreno des Apaches, proche des Chiricahuas. Son nom apache est Beduia.
D’une habileté tactique et d’un courage exceptionnels, Victorio, encore un jeune guerrier, s’est fait connaître dans de multiples combats menés aux côtés du grand chef  mimbreno Mangas Coloradas.
Sa sœur, la belle Lozen, la femme-guerrier qui a renoncé à se marier pour suivre son frère, se bat à ses côtés.
Quand en 1863, Mangas Coloradas est assassiné, il devient le plus écouté des chefs de son peuple. Il conduit avec ses guerriers de nombreux raids au Nouveau-Mexique et au Texas. Au printemps 1877, Victorio promet de cesser les hostilités s’il obtient une réserve permanente à Warm Spring. Mais Victorio et les siens sont conduits à San Carlos, une réserve désertique et malsaine où le gouvernement veut regrouper tous les Apaches.

Victorio
Victorio
Victorio
© Inconnu
inconnu

Quelques mois plus tard, Victorio, qui ne peut supporter la captivité, s’enfuit de San Carlos avec trois cents compagnons, dont le vieux chef Nana Il tente à nouveau de s’installer près de Warm Spring, puis en 1879, il accepte d’aller sur la réserve mescalero, au Nouveau-Mexique. Il s’enfuit à nouveau avec ses fidèles mimbrenos. Un groupe important de Mescaleros avide de liberté les accompagne. Les Apaches en fuite attaquent un camp de l’armée et s’emparent des chevaux, tuant les gardes. Les guerriers de Victorio, accompagnés de leurs femmes et de leurs enfants, passent au Mexique, reviennent au Texas, puis traversent les territoires du Nouveau-Mexique et de l’Arizona, pillant les fermes isolées et les ranchs, s’emparant des chevaux et du bétail, massacrant les voyageurs. Victorio, avec une habileté stupéfiante, déjoue la poursuite des armées mexicaines et américaines. Une fois même, il vient à la limite de la réserve de San Carlos défier l’autorité de l’agent américain, soulevant l’enthousiasme des Apaches de la réserve.
Plusieurs armées traquent Victorio et les siens sans pouvoir les accrocher sérieusement. Une fois, en mai 1880, des éclaireurs apaches repèrent la bande de Victorio. Les Apaches ont une trentaine de morts. Victorio est blessé. En juillet, les guerriers de Victorio défendent un important point d’eau contre un détachement américain.

Tres castillos


Le 14 octobre 1880, la bande de Victorio qui compte à peine deux cents personnes, est surprise près de Tres Castillos, dans le nord de l’état de Chihuahua, par plusieurs centaines de Mexicains, aidés de mercenaires tarahumaras, commandés par le général Joaquin Terrazas. Le combat est acharné. Les Apaches se défendent avec l’énergie du désespoir. Ils manquent bientôt de munitions. Ils se battent au couteau, à mains nues. Victorio est retrouvé mort. Il s’est probablement suicidé pour ne pas être pris vivant. Lozen est morte. Au moins quatre-vingt guerriers ont été tués et un nombre égal de femmes et d’enfants faits prisonniers. Trente guerriers ont pu s’échapper.
 C’est  Nana qui succédera à Victorio et qui conduira ses derniers guerriers dans une fantastique chevauchée de huit cents kilomètres à travers tout le Sud-Ouest avant de rejoindre Geronimo.