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Colonel britannique "un peu french touch"
Victor Henry Mottet de La Fontaine, ou VHM de la Fontaine, D.S.O., est né le 2 décembre 1879 à Madras et mort au combat à la tête du 9e bataillon de l'East Surrey Regiment, pendant la bataille de Klein Zillebeke, le 5 août 1917 [1]. Ces combats sont un épisode important de la bataille de Passchendaele aussi connue comme la troisième bataille d'Ypres. Henry est enterré au Reninghelst New Military Cemetery (West Vlaanderen Belgique).
Né dans une famille d'officiers et d'administrateurs français, passée au service des Nizams d'Hyderabad et des Britanniques, Henry est aussi par sa mère le descendant ou le neveu d'officiers d'état-major anglais. Comme ses aïeux avant lui, il devient officier après avoir été élève au Royal Staff College à Camberley (Sussex). Il est nommé au East Surrey Regiment, unité des d'élite de l'armée des Indes. Une blessure et son grand courage lors de plusieurs coups de main sont mentionnés par le maréchal-comte Frederick Sleigh Roberts et le général Sir Redvers Henry Buller, lors de la guerre contre les Boers. Il est plusieurs fois décoré et cité.
Henry de La Fontaine retourne en 1903 aux Indes, mais il va parfois au Royaume-Uni ou en France. Au début de la Première guerre mondiale, il est major à l'état-major, puis le 19 juillet 1915, lieutenant-colonel. Il demande à servir dans les tranchées. On lui confie le 9e bataillon de l'East Surrey Regiment, un bataillon de territoriaux qui vont être surnommés les braves. Les pertes sont très importantes lors de cette épouvantable boucherie qui dure quatre années. Lui-même ne voit pas la fin du conflit. Il est blessé mortellement à la tête de ses hommes pendant la bataille de Klein Zillebeke, le 5 août 1917. Il est décoré de l’Ordre du service distingué (Distinguished Service Order ou DSO en abrégé) [2]. Les journaux et même Sir Arthur Conan Doyle parlent de sa mort héroïque.
Le souvenir de ce jeune homme venu défendre la terre de ses ancêtres n'est pas mort. Cet article en français est là pour y contribuer. Mais il existe dans le Royaume-Uni de très nombreuses associations, des publications et des musées pour honorer la mémoire des soldats morts lors de cette guerre entre des peuples aujourd'hui réconciliés.
Henry Victor Mottet de La Fontaine est né en 1872. Il est l'un des dix enfants du colonel Henry Édouard Mottet de La Fontaine (1831-1923) et Christine Hammond (1841-1880). Ses parents se sont mariés le 17 avril 1860. Sa mère est la fille du major Thomas John Hammond (1810-1878), H.E.I.C. (= Honorable East India Company), de Madras et d'Anne Warren (1813-1872), fille d'un Révérend. L'un de ses oncles maternels est une des figures marquantes de l'armée des Indes, le célèbre colonel Arthur Hammond, mais l'autre Henry Albany Hammond figure comme capitaine la Madras Staff Corps Officers in Hart's Army List (= liste des officiers d'état-major), dès 1873. Cet officier finit sa carrière comme colonel.
Sa famille paternelle depuis l'arrivée de Benoît Mottet de La Fontaine joue un rôle assez important dans l'histoire des Indes et de l'armée et l'administration britannique ou de l'état d'Hyderabad :
L'histoire de sa famille Mottet est fort ancienne :
Les Mottet de La Fontaine (Indes)
Le père d'Henry, HE Mottet de La Fontaine, est lieutenant et interprète au 2e bataillon de Pionneers de Madras [3]. En 1875 il est à Bangalore. Il finit sa carrière comme colonel au Madras Staff Corps, le 24 décembre 1879, selon The United service magazine [4]. Mais il sert à Hassan et à Shimoga, avant de partir à la retraite à Dieppe en juin 1880 [5]. Il n'a que 39 ans.
Henry Mottet de La Fontaine est élevé aux Indes jusqu'en 1880. Sa mère décède le 26 octobre 1880. C'est peut-être ce qui décide son père à quitter ce sous-continent, où les Européens meurent jeunes. Henry a entendu parler de la mort de ses trois frères aînés à la naissance. L'une de ses sœurs meurt juste avant sa naissance. Sur dix enfants en 1880 il n'en reste que cinq. Son père, qui est veuf et va le rester, s'installe à Dieppe où son père va vivre 43 ans. Nous avons une mauvaise photocopie d'un portrait de lui. C'est un bel homme, mais il a l'air sévère. Il envoie Henry dans des College anglais, puis dans le Royal Staff College à Camberley (Sussex). Son fils devient un excellent interprète. Victor va servir 25 année de suite dans l'East Surrey Regiment, qui est une unité d'élite :
Henry est officier du 2e bataillon. Des Indes il débarque en Afrique du Sud, où il participe aux guerres anglo-boers qui commencent en 1899. Son bataillon d'élite prend part à toutes les combats de cette guerre des plus meurtrières. Mottet de La Fontaine reçoit la médaille Queen's South Africa 1899-1902, avec 4 agrafes qui correspondent à 4 combats héroïques. Lui et ses hommes se battent pour libérer Ladysmith, au Natal, du 15 décembre 1899 au 28 février 1900. Il fait la campagne dans l'état libre d'Orange du 28 février 1900 au 31 mai 1902. Il assiste à la bataille de Tugela Heights et Laing's Neka au Natal. Il combat aussi au Transvaal du 24 mai 1900 et le 31 mai 1902. Il est blessé à Venterspruit le 6 Septembre 1901, tout en servant avec le 2e Bataillon, East Surrey Regiment (26th infanterie montée) et est deux fois cité à l'ordre. Son nom est cité pour les opérations sur les monts de Ladysmith, les batailles de Vaal Kranz, des monts de Tugela et à l'attaque de la colline de Pieters. Pour les derniers combats il reçoit une autre médaille la King's South Africa 1901-02, avec 2 agrafes, et puis il est fait capitaine. Sa blessure et son grand courage lors de plusieurs coups de main sont mentionnés par le maréchal-comte Frederick Sleigh Roberts et le général Sir Redvers Henry Buller.
Après l'Afrique du Sud le 2e bataillon est expédié aux Indes, en 1903, où il reste jusqu'au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Henry est affecté au 1er bataillon qui doit partir en métropole. Les militaires anglais appellent cela à cette époque le Home Service. Ils font escale Gibraltar et puis se retrouvent à Aldershot, ville de garnison dans le Hampshire.
Après neuf mois encasernés, ils repartent aux Indes avec une escale à Gibraltar. C'est, selon l'auteur de l'histoire du régiment, a modern voyage to India. Là bas, le 1er bataillon participe à une campagne de pacification.
Le 1er août 1906, nous retrouvons le capitaine de La Fontaine à Petersham, et à Ham. Ce jour là, Lord Roberts, en compagnie de Lady Edwina Roberts, prennent le thé chez le comte à Ham House. De là, accompagné de Lord Dysart, qui est patron du club local tir, de Lord Sudeley, qui en est le président et du Frodsham, commandant du 31e régiment ils vont féliciter les vainqueurs sous un grand chapiteau de toile. A l'entrée, La Fontaine a mis en place une garde d'honneur du East Surrey Regiment, une soixantaine d'hommes qu'il a confié au lieutenant Whale Quand le Field Marshal arrive, il est accueilli par un salut général, et une fanfare joue General Salute Coburg. Ces soixante hommes sont une unité du dépôt du régiment en métropole.
Henry et son unité passent deux ans à Jersey. Puis ils sont envoyés à Dublin, en Irlande, où le Sinn Fein, crée en 1905, incite le peuple à se révolter.
Victor depuis 1911est major. Le fait d'être sorti du Royal Staff College à Camberley (Sussex) et sa conduite pendant la guerre contre les Boers lui valent un avancement relativement rapide.
En 1915, après la bataille de La Bassée, le 1er bataillon de l'East Surrey Regiment résiste à une attaque la plus déterminée sur la colline 60, près d'Ypres. Dans les combats acharnés qui suivent le bataillon remportent trois Victoria Cross et de sept Médailles Distinguished Conduct Order (= Ordre du service distingué ou DSO en abrégé). Parmi les VC (= décorés de la Victoria Cross), le lieutenant Roupell va devenir par la suite le dernier colonel de l'East Surrey Regiment. Le nombre de victimes dans cette action à court terme s'élève à 113 tués et 165 blessés.
La Fontaine est nommé lieutenant-colonel le 19 Juillet 1915 et chef d'état-major Deputy Assistant Quartermaster-General (DAQM) de la 5e Division d'Infanterie. C'est une division crée par le duc de Wellington, ami très proche de son grand-oncle, Henri II Russell, ancien British Résident (= gouverneur du protectorat) de l'État princier autonome d'Hyderabad, et baronnet de Swallowfield. En 1915, son général est Sir Charles Fergusson, 7th Baronet GCB, GCMG, DSO, MVO (1865–1951).
Toutefois les coups de main lui manquent. Et puis comme les hommes du régiment meurent sur la ligne de front., Henry Mottet de La Fontaine a vraiment l'impression d'être un planqué de l'état-major, de l'arrière. Son régiment compte maintenant 18 bataillons. Si pendant cette épouvantable boucherie, l'East Surrey Regiment perd 6.000 hommes. les officiers qui ne sont pas à l'arrière sont encore plus décimés que les simples soldats. Il faut donc des officiers expérimentés pour encadrer les nouvelles unités et remplacer ceux qui sont morts, invalides ou les rares prisonniers.
En 1915, Henry Mottet de La Fontaine obtient la permission de quitter l'état-major et est lieutenant-colonel au 9e bataillon de l'East Surrey Regiment, qui vient de débarquer à Boulogne le 1er Septembre 1915. Cette unité fait partie de la 72nd Brigade de la 24th Division.
Henry Mottet de La Fontaine commande ses hommes lors de la bataille de Loos du 25 au 28 septembre 1915. A peine arrivés au front cette unité de territoriaux se retrouvent dans l'une des principales offensives menées par les Britanniques sur le Front Ouest. Les hommes de ce bataillon vont désormais avoir un surnom, les braves, ce qui dans un régiment d'élite, qui compte 17 autres bataillons sans pareil surnom, prouve leur grand courage.
La bataille de Loos fait partie de l'offensive alliée connue sous le nom de deuxième bataille de l'Artois. Son cousin français, Gaston Gaillard de Saint Germain (1884-1915) tombe au champ d'honneur juste après cette offensive. Il est tué le 12 décembre 1915 à Souchez (cote 219), sur ce même front d'Artois, comme capitaine au 246e Régiment d'Infanterie.
Après la bataille de Loos, Henry reçoit le commandement du 9e bataillon. L'année suivante il est cité à l'ordre de l'armée et lors de plusieurs attaques. Les sept bataillons de réservistes de l'East Surrey Regiment sont d'excellentes unités. Les 7e, 8e, 9e (les braves), 12e et 13e servent en France. Tous ces nouveaux bataillons vont maintenir les traditions du Régiment, accroitre encore son prestige par leur bravoure et leur endurance.
Tous prennent part aux batailles de la Somme en 1916. La plupart sont aux principales batailles de 1917, comme Arras, la Scarpe et de la troisième bataille d'Ypres, et en 1918 à St Quentin, Albert et Cambrai.
Un fait divers un peu spécial va rester dans les mémoires. Le premier jour de la bataille de la Somme, le 1er juillet 1916, la compagnie B du 8e bataillon attaque l'ennemi en envoyant quatre ballons de football devant leurs lignes, dans le No Man's Land. Le capitaine Nevill et plusieurs de ses hommes, qui est à l'origine de cette action originale, sont tués lors de l'avance, mais le 9e bataillon de l'East Surrey Regiment est l'un des rares bataillons à atteindre ses objectifs pour ce jour. La Football Attack frappe l'imagination de tous les britanniques. Cela fait oublier que 147 officiers et soldats du 8e East Surrey Regiment viennent de mourir ou d'être blessés.
A fin de l'année 1916, il est l'auteur de nombreux exploits et il fait compagnon du Distinguished Conduct Order (= Ordre du service distingué ou DSO en abrégé), le 1er janvier 1917. Les braves sont de tous les combats et son commandant a le droit aussi à un article dans la London Gazette le même jour. C'est un immense honneur. C'est une grande récompense, qui n'est attribué que pour une bravoure exceptionnelle, à des officiers supérieurs. Il faut avoir reçu auparavant une citation (Mentioned in Despatch, MiD) pour recevoir l’ordre.
Au mois d'avril 1917, Henry reçoit une lettre félicitations de ses supérieurs du fait de la conduite excellente de son bataillon au feu et ses qualités de chef. Le 9e a progressé, fait des prisonniers, pris des armes, dont un minnenwerfer et un mitrailleuse de DCA, sans oublier des stocks importants de munitions [8].
Le lieutenant-colonel de La Fontaine combat à la seconde bataille de Messines le 7 juin 1917 au sud du saillant d'Ypres. Lui et son bataillon font partie de la IIe armée du général Herbert Plumer. Henry fait partie de la 72e brigade et est sous les ordres à nouveau du général William Frederick Sweny. Henry Mottet de La Fontaine assure temporairement le commandement de cette brigade [8].
La bataille de Passchendaele aussi connue comme troisième bataille d'Ypres a lieu dans le secteur que défend le 9e bataillon de l'East Surrey Regiment. Elle commence officiellement le 31 juillet 1917 et se termine trois mois plus tard.
Alors que l'offensive progresse lentement presque partout, au sud-est d'Ypres, la poussée sur la route Ypres-Menin est bloquée. La pluie incessante et la boue qui en résulte ralentissement les mouvements de troupes. .
A 8 heures, le 1er août, le 9e bataillon de l'East Surrey Regiment, dont les compagnies C et D, s'installe dans d'anciennes tranchées françaises à deux miles au sud-ouest d'Ypres. Pour renforcer la nouvelle ligne de front les survivants de deux autres bataillons de la 72e brigade, viennent le renforcer. C'est le 2 qu'ils se positionnent. Klein Zillebeke est situé au sud-est de Zillebeke, village qui est maintenant un faubourg d'Ypres, ville de la Flandre belge. Les Allemands sont bien retranchés sur des collines de la crête des Flandres. Le relief ne favorise pas la progression. La 24th Division attaque des éléments de la IVe armée, commandée par Sixt von Armin. Le bataillon va rester sur la ligne de front du 3 au 7 août, soit cinq jours.
Les combats pour prendre et reprendre les tranchées sont incessants. Pourtant les conditions météorologiques sont très mauvaises en ce début août. Comme il pleut énormément et tous les jours dans les tranchées de communication les combattants ont de l'eau jusqu'à la taille. De ce fait les mouvements se font en dehors des tranchées, avec les risques que cela comporte.
Malgré la supériorité des Anglais au niveau de l'artillerie et les actions des avions alliés pour détruire les canons allemands, la Compagnie C a vingt blessés en peu de temps. Mais les hommes ne sont pas découragés et foncent sur l'avant.
Tôt le matin du 5 août, les Allemands attaquent. C'est lors de ces combats que le lieutenant-colonel de La Fontaine va trouver la mort. Vers les 6 heures, un poste avancé repousse 40 ou 50 ennemis qui essaient de profiter du brouillard. Vers 8 heures, une autre attaque frontale de front est repoussée. L'ennemi a des pertes importantes. Mais une troisième attaque, cette fois sur leur flanc gauche oblige la garnison de ce poste à se replier. Plus tard dans la matinée, La Fontaine, accompagné du 2nd Lieut. L. H. Webb vient faire une reconnaissance personnelle. Le lieutenant-colonel Henry Victor Mottet de La Fontaine observe les assaillants sur le parapet d'une tranchée de première ligne. Il reçoit une balle dans la tête d'un tireur embusqué et meurt de cette blessure rapidement.
Dans la soirée le Major Swanton rejoint le bataillon et assume le commandement, mais il a malheureusement été blessé. Dès le matin du 7 août, c'est un simple capitaine, CA Clark, qui prend le commandement.
Dans le Journal de bataillon, il est écrit le meilleur épitaphe du colonel de La Fontaine avec des mots d'une simplicité touchante et vrais : Un ami personnel, et aimé de tout homme dans le bataillon, il est mort pour la sauver la vie de ses hommes. Le lieutenant colonel de La Fontaine était un soldat d'un rare mérite. Un homme cultivé et brave. Son idée était de faire son devoir. En dépit de sa timidité et de sa modestie, sa valeur est bien connue, et la perte pour le régiment East Surrey, et à l'armée causée par sa mort a été pleinement reconnu par ses supérieurs militaires.
Sir Arthur Conan Doyle parle de ses contre-attaques victorieuses et de sa mort héroïque [9]
Je tiens à faire part de la grande perte que la brigade a souffert dans la mort du lieutenant-colonel HVM de la Fontaine, DSO, tué au combat pendant la bataille d'Ypres du 31 juillet 1917 alors qu'il enquêtait sur la situation personnelle du flanc droit de son bataillon qui avait été fortement contre-attaque dans la matinée du 5 août. Il a été, je le crains, en raison de sa grande courage personnel qu'il a rencontré sa fin, et non seulement son courage, mais son auto-sacrifice continuel et d'un zèle infatigable pour assurer le succès de son bataillon et la brigade. À la même temps, je tiens à nouveau à dire à la 9e East Surrey Regiment combien il est essentiel de leur ténacité en jugeant cette position a été très exposée à l'exploitation principale. Leurs sacrifices étaient tout aussi importantes que celles qui ont été faites au cours de l'attaque proprement dite, et ont ajouté à leur réputation de solidité et de la discipline sous le feu des obus.
W. F. Sweny, brigadier-général.
Ce qui suit est extrait de sa notice nécrologique, publié dans The Times, du 24 août 1917: ... Il servit dans la guerre d'Afrique du Sud et a été deux fois MID, et a été à deux reprises, au moins, recommandée pour les récompenser. Il a été blessé à une occasion où un agent de sauvetage grièvement blessé frère sous les tirs de fusil près. Dans la guerre actuelle ... il a obtenu la permission de quitter l'équipe qu'il commandait le signal avec une bravoure et de dévouement jusqu'à tué à elle la tête. Son bataillon était presque détruit en rendant les attaques successives, dont la dernière, il fut grièvement blessé.
Victor est enterré, terrain 3, rangée C, tombe n° 15, au Reninghelst New Military Cemetery (West Vlaanderen Belgique). Le frère de son cousin français, Roger Gaillard de Saint Germain (1872-1917), meurt à Vence de la Tuberculose contractée dans les tranchées. Un autre de ses cousins, Gérard de Rambaud, petit-fils du colonel Ernest de Rambaud est très grièvement blessé lors de la bataille de Saint-Quentin, première phase de l'offensive Michael allemande (1918). Gazé à l'ypérite, il est aveugle et ses poumons sont atteints. Il est presque le seul survivant de sa compagnie. Lui-aussi avait été volontaire pour aller combattre au front dans l'infanterie. Son père, mobilisé dans les Vosges, lui avait conseillé de choisir la cavalerie car il avait 17 ans quand il s'était engagé et avait donc le choix de son arme.
Lors de la seconde guerre mondiale, plusieurs Mottet de La Fontaine vont être déportés par les nazis et mourir dans les camps, en tant que citoyens britanniques.
1. History of the East Surrey Regiment, 1914-1919, Volume 2, Hugh Wodehouse Pearse, Henry Stanhope Sloman, Medici Society, 1924, p.77.
2. History of the 31st foot Huntingdonshire regt., 70th foot Surrey regt., subsequently 1st & 2nd battalions the East Surrey regiment, Volume 2, Hugh Wodehouse Pearse, Spottiswoode, Ballantyne, 1923, p.248.
3. Baillie-ki-paltan: being a history of the 2nd Battalion, Madras Pioneers p. 437, H. F. Murland - 1932.
4. An Index to Changes of Name: Under Authority of Act of Parliament Or Royal License, William Phillimore Watts Phillimore, Edward Alexander Fry, BiblioBazaar LLC, 2009, p.232.
5. The United service magazine, Volume 652 p. 535, Arthur William Alsager Pollock - 1880
6. Hart's annual Army list, Militia list, and Imperial Yeomanry list, J. Murray., 1901, p.279.
7. R.U.S.I. journal, Volume 52, Numéros 362-364, United Services Institute for Defence Studies, Royal United Service Institution (Great Britain),Royal 1908, p.vi.
8. Volume 3 de History of the 31st Foot Huntingdonshire Regt., 70th Foot Surrey Regt., Subsequently 1st & 2nd Battalions the East Surrey Regiment, Hugh Wodehouse Pearse et Pearse, H. S. Sloman, Spottiswoode, Ballantyne.
9. The British Campaign in France and Flanders ...: 1917, Volume 4, Sir Arthur Conan Doyle, Hodder and Stoughton, 1919, p.154.