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Tlingit

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Tlingit
Publié le:12/05/2009

Nation indienne de la côte sud de l'Alaska


Un peuple de la mer

 

Les principales tribus tlingits sont les Tongass, les Chilikats, les Stikines et les Sitkas.
Les Tlingits occupaient l’archipel Alexandre, au nord des îles de la Reine Charlotte, vivant aussi le long des côtes et sur l’embouchure des fleuves côtiers.
Ils tiraient pratiquement toute leur subsistance de la mer. Comme les autres nations de la côte nord-pacifique, ils utilisaient pour la pêche en mer des pirogues creusées dans des troncs de cèdres et qui pouvaient dépasser vingt mètres de long. Ils ne craignaient pas d’affronter baleines et orques. Le saumon était la base de leur nourriture. Ils ramassaient les coquillages sur les plages et, dans les forêts, les baies et les végétaux comestibles. Ils habitaient de grandes maisons faite de planches de cèdre. Les hommes étaient habiles à sculpter le bois et les femmes à la fabrication de paniers et d’étoffes faites avec des écorces. Les Tlingits étaient aussi de très habiles commerçants, troquant les peaux, l’huile de baleine, les coquillages et le cuivre aussi bien avec les Inuits (Esquimaux) des côtes nord qu’avec les Athapascans de l’intérieur.
Les guerriers tlingits revêtus d’armures et de casques de bois étaient très redoutés de leurs voisins chez qui ils menaient de fréquentes expéditions pour se procurer des prisonniers qu’ils réduisaient en esclavage.

Les russes en alaska


Les premiers contacts entre les Tlingits et les Russes ont lieu en 1741, quand l’expédition du danois Vitus Bering, au service du Tsar, explore leurs côtes. A la fin du XVIIIè siècle, après avoir asservi les Aléoutes, les Russes s’aventurent le long des côtes de l’Alaska, désireux de développer le fructueux commerce de la fourrure. Les Russes installent un premier poste permanent sur l’île Kodiak en 1784.
En 1793, quand Alexander Baranov veut débarquer à Yschugat Bay, il rencontre une farouche résistance de la part des Tlingits qui donnent l’assaut à ses vaisseaux. Les Tlingits refusent la négociation et s’opposent à toute implantation permanente des Blancs. Les Russes réussissent à grand peine à installer un poste de traite des fourrures à Sitka sur l’île Baranov en 1799. Le chef Katlian conduit la résistance tlingit. En 1802, ses guerriers s’emparent du poste de Sitka et des fourrures qu’il contient. Ils restent maîtres du poste pendant deux ans, jusqu’à ce que les Russes reviennent en force, assistés de plusieurs centaines de mercenaires aléoutes. Les navires russes bombardent au canon les positions des Tlingits qui doivent se retirer. Les Tlingits lancent une attaque en 1805 contre le poste russe installé à Yakutat Bay dont ils restent maîtres pendant plusieurs mois. Les raids tlingits se poursuivent et les marchands de fourrure doivent faire appel à la marine de guerre russe pour les protéger.
A partir de 1834, le missionnaire Ivan Veniaminov s’efforce de christianiser les Tlingits, usant de persuasion plutôt que de menace. Il se dévoue pour le peuple tlingit quand celui-ci est rudement touché par une épidémie de variole en 1836. Mais en 1854, Veniaminov retourne en Russie et les Tlingits reprennent leurs attaques contre les postes russes.

La ruée vers l'or

 

En 1867, les Russes vendent l’Alaska aux Etats-Unis. Les Russes n’avaient jamais pu, à cause de la résistance tlingit, développer le commerce en  Alaska.
La ruée vers l’or commence en Alaska dans les années 1880. Les Tlingits s’adaptent à cette situation nouvelle. Certains travaillent dans les mines, transportent des marchandises sur leurs canoës.

Aujourd'hui

 

Au début du XXè siècle, les Tlingits avaient préservé une grande partie de leurs coutumes, de leur langue et de leur territoire. Ils n’avaient jamais été refoulés dans une réserve. En 1924, ils sont faits citoyens américains comme les autres Indiens des Etats-Unis et obtiennent le droit de vote. En 1953, avec les Haïdas, leurs voisins du sud, ils créent le Conseil des Revendications Foncières (Haïda-Tlingit Land Claim Council).
Dans les années 1980-90, la population tlingit comptait’environ mille personnes.