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Tina Turner en concert à Paris

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Tina Turner en concert à Paris
Publié le:16/03/2009

La "Gran’Ma du rock" attendue au Palais Omnisports de Paris-Bercy


Les 16 et 17 mars 2009, à Bercy, Paris accueille celle que l’on a souvent surnommée la « Tigresse du rock », Tina Turner. Première étape parisienne d’une tournée initiée à Kansas City, aux États-Unis, en octobre 2008, et poursuivie sur le continent européen à partir de janvier 2009.

Après un autre concert à Paris le 29 avril, Tina Turner achèvera le lendemain ce Live in Concert Tour en Belgique, à Anvers. « One last time »… s’agit-il de la tournée finale de cette étonnante artiste qui, à presque soixante-dix ans, est toujours perçue comme une vraie diva du rock, époustouflante d’énergie, de charisme, de sex-appeal ?

La toujours brûlante « reine mère » du rock

Cinquante ans de carrière

C’est ainsi qu’elle a choisi de fêter ses cinquante années dans le « business » – sa façon à elle de désigner un univers musical composé de multiples facettes, rock, pop, soul. La tournée a été annoncée il y a un an, en avril 2008, pendant l’enregistrement de The Oprah Winfrey Show, une émission très célèbre aux États-Unis.

« It’s time to do it… now » (« Il est temps de le faire… maintenant »). Monter de nouveau sur scène, prendre encore une fois la route pour de longs mois… Tina Turner fut convaincue de la nécessité de relever ce défi après le succès, en février 2008, de sa prestation lors de la cérémonie du cinquantième anniversaire des Grammy Awards (équivalents des Oscars pour le monde de la musique), où elle obtint d’ailleurs une nouvelle nomination. Vêtue d’un ensemble argenté lui collant au corps, aux côtés de la jeune chanteuse Beyoncé Knowles, grande admiratrice de cette glorieuse aînée, Tina Turner reçut une formidable standing ovation.

La reine du rock a pris son temps : il y a plus de huit ans que l’on n’a pas vu l’un de ces concerts exceptionnels de dynamisme, illuminés par la présence de « l’artiste la plus incendiaire de l’histoire du rock », ainsi que la presse la nomme. La tournée 2008-2009 reprend des pans entiers de la carrière de la chanteuse, partie de l’univers du rhythm and blues et de la soul music, au début de sa carrière, pour arriver ces dernières années à une pop-rock bâtie sur de multiples influences.

Mini-robes et pantalons moulants brodés de strass, paillettes en tous genres, talons hauts, le look de la « grand-mère de la soul » est toujours aussi ravageur ! Entourée de jeunes musiciens – et de moins jeunes, certains l’accompagnant depuis les années 1980, comme le pianiste Ollie Marland, qui a assuré la direction musicale et les arrangements de la tournée, ou bien le batteur Jack Bruno et le guitariste John Miles –, la chanteuse évolue au milieu de choristes-danseuses rappelant les Ikettes de Kings of Rhythm, le groupe de son ex-mari, Ike Turner. Du grand spectacle, du grand show à l’américaine, et toujours la même voix, sensuelle, rauque, presque masculine.

Les tournées depuis les années 1980

  • 1985 : Private Dancer Tour. Après une traversée du désert dans les années 1970, c’est le grand retour de Tina Turner et sa première tournée d’envergure – depuis l’Amérique du Nord jusqu’en Europe, en passant par l’Australie et le Japon – en artiste « solo ». Âgée alors de 45 ans, elle peut apparaître comme une ancienne idole, légèrement sur le retour, du rhythm and blues. Mais c’est sans compter sur la transformation musicale radicale qu’elle a opéré avec l’album éponyme de la tournée, paru en 1984. Private Dancer est un triomphe : vendu à 250 000 exemplaires en deux mois, il contient le mythique What’s Love Got to Do with It. Ce tube resté premier au hit-parade américain trois semaines de suite vaut à Tina Turner deux des trois Grammy Awards qui lui sont attribués la même année.
  • 1987-1988 : Break Every Rule Tour. Cette deuxième tournée sillonne le monde en 176 concerts. Tina Turner ajoute l’Amérique du Sud aux régions déjà visitées en 1985. Cela lui vaut d’entrer dans le livre des records (Guinness Book) en tant que première artiste en solo à se produire, en une soirée, devant un aussi grand nombre de spectateurs – les 186 000 personnes présentes le 16 janvier 1988 au stade Macarana de Rio de Janeiro. L’album enregistré lors de sa tournée européenne lui rapporte un nouveau Grammy Award.
  • 1990 : Foreign Affair Tour, d’après l’album du même nom. Lors de cette tournée, qui a lieu uniquement en Europe, Tina Turner réalise une nouvelle performance : elle dépasse les Rolling Stones, tenants du titre, pour avoir réalisé 121 concerts en moins de six mois, devant plus de quatre millions de spectateurs.
  • 1993 : What’s Love ? Tour. Cette tournée, qui se déroule essentiellement en Amérique du Nord (seulement six concerts en Europe sur 69), accompagne la sortie du film qui retrace sa vie, What’s Love Got to Do with It (Tina, en français), de Brian Gibson, avec Angela Bassett dans le rôle principal.
  • 1996-1997 : Wildrest Dreams World Tour, d’après l’album du même nom. Le premier concert, à Johannesburg, en Afrique du Sud, ouvre la voie à 249 autres un peu partout dans le monde. En plus de We Don’t Need Another Hero, chanson phare du film Mad Max au-delà du dôme du tonnerre, sorti en 1985, Tina Turner y interprète un autre succès (plus récent) de musique de film : Goldeneye (écrit par des musiciens du groupe irlandais U2), tiré de la bande originale du dernier James Bond, sorti en 1995.
  • 2000 : Twenty Four Seven Tour. Cette tournée mémorable s’avère la plus rentable de l’année 2000, tous artistes confondus. Tina Turner affirme à cette époque-là que c’est son dernier tour de chant.

Une légende vivante

Les principales récompenses

Cette artiste très populaire se hisse parmi celles qui ont réalisé les plus importantes ventes de places de concerts, mais aussi, et surtout, de disques : il se serait ainsi vendu aujourd’hui, dans le monde entier, plus de 180 millions de ses albums. Le dernier d’entre eux, paru en 2004, rassemblant une compilation de ses grands succès, ne faillit pas à la tradition dès sa sortie.

Tina Turner est également la titulaire de nombreuses récompenses. Huit Grammy Awards lui ont été décernés. Ceux-ci sont l’une des quatre principales gratifications dans le domaine de la musique aux États-Unis (avec les Billboard Music Awards, les American Music Awards et les Rock and Roll Hall of Fame). Chaque année, vers le mois de février, la Recording Academy distribue une centaine de prix couvrant une trentaine de styles musicaux. Affirmant un souci d’indépendance par rapport aux succès commerciaux, les professionnels souhaitent ainsi rendre hommage à leurs pairs, artistes et techniciens du monde de la musique. Tina Turner y a obtenu les récompenses suivantes :

  • en 1971 : conjointement avec Ike Turner, meilleur groupe de R&B (rhythm and blues) pour Proud Mary ;
  • en 1984 : meilleure chanteuse rock pour Better Be Good to Me, meilleure chanteuse pop et meilleure chanson de l’année pour What’s Love Got to Do with It ;
  • en 1985 : meilleure chanteuse rock pour One of the Living ;
  • en 1986 : meilleure chanteuse rock pour Back Where You Started ;
  • en 1988 : meilleure chanteuse rock pour le film de sa tournée, Tina Live in Europe ;
  • en 2007, enfin, pour sa participation au disque de l’année, l’album de Herbie Hancock, intitulé River : the Joni Letters (en hommage à Joni Mitchell).

La chanteuse a également reçu en 2005 la Kennedy Center Honor, la plus haute forme de distinction artistique aux États-Unis, l’équivalent américain de notre médaille de chevalier de l’ordre des Arts et Lettres.

Les albums en solo

  • 1974 : Turns the Country On
  • 1975 : Acid Queen
  • 1978 : Rough
  • 1979 : Love Explosion
  • 1984 : Private Dancer
  • 1986 : Every Break Rule
  • 1988 : Live in Europe
  • 1989 : Foreign Affair
  • 1991 : Simply the Best (compilation)
  • 1996 : Wildest Dreams
  • 1999 : Twenty Four Seven
  • 2004 : All the Best (compilation)
  • 2008 : Tina ! (compilation)