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Le 5ème mouvement : Songe d'une nuit du Sabbat
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(Version de Pierre Monteux.
Lien : http://www.deezer.com/listen-310790)
La forme du mouvement est relativement libre, cependant nous voyons des motifs, notamment l'idée fixe, qui reviennent systématiquement. Berlioz a su subtilement utiliser toutes les ressources de l'orchestre, en employant des instruments rares pour l’époque tels que les cloches, la caisse claire, les cymbales ou la harpe qui aident énormément à raconter l’histoire et la variation des émotions du personnage.
Au début du mouvement, il y a une introduction brève qui nous présente une atmosphère sombre. On imagine donc ombres et monstres, qui donnent une ambiance diabolique.
Il y a des idées de tension et d'angoisse présentées par les cordes frottées. Ce mouvement présente le personnage après sa mort ; la musique nous transporte à ses funérailles.
À environ 2 minutes, nous sommes présentés avec un air vif dominé par les cordes frottées. L'atmosphère est assez gaie ; l'idée fixe intervient. C'est ici que le personnage est réuni avec sa bien aimée. Nous pouvons même dire que cette partie est une évocation du deuxième mouvement (« Un bal ») mélangée avec les notions plus mélancoliques. Il retrouve de nouveau sa bien aimée mais cette fois-ci dans un contexte totalement différent.
Une chute soudain à environ 2:20 fait basculer l'atmosphère: l'air sombre de l'introduction revient.
À 2:30 arrivent des cloches qui viennent rompre le silence de l'orchestre. Puis suit une messe des morts grégoriennes (le Dies irae). Les cuivres graves créent une ambiance lourde d'épouvante.
Nous avons un mélange d'idées, deux atmosphères qui s'opposent : une joyeuse, une relativement morbide.
À environ 4 minutes, l'air vif revient, rempli d'instruments, et l'idée fixe est réintégrée de nouveau.
À 6:30, on retombe dans l'atmosphère sombre, et les cordes frottées en arrière plan font revenir les idées du début : l'angoisse et la tension. Un grand crescendo nous emmène vers un motif plus joyeux, plus pompeux (notamment à 7:30) ; nous entendons l'idée fixe encore une fois. Cette air est envahit par une énorme parodie musicale ; les motifs mineurs et tristes nous rappellent de nouveau du thème du bal.
Le mouvement finit avec une puissance extraordinaire qui conclue parfaitement la symphonie et évoque dans trente secondes parfaitement toute l'émotion ressentie par le personnage tout au long de son histoire : la peur, l'excitation, et bien sur, l'amour et la joie d'être enfin réuni avec son amoureuse.