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Sioux (Campagne contre les)

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Sioux (Campagne contre les)
Publié le:29/07/2009

1876-1877


Ensemble des opérations militaires menées contre les Sioux, les Cheyennes et les Arapahos du Nord sous l’autorité du général Sheridan, dans les vallées des rivières Yellowstone, Powder, Tongue, Rosebud et Big Horn, dans le Territoire du Montana. Cette  guerre est aussi appelée "Guerre des Black Hills".


La campagne militaire est décidée à Washington en novembre 1875. Le rapport de l’inspecteur spécial du Bureau des Affaires Indiennes E.T. Watkins décrit les tribus qui vivent en dehors des réserves comme "fières et indépendantes, défiant l’autorité", et il recommande vivement "d’envoyer l’armée contre eux dès cet hiver, le plus tôt sera le mieux", et de "les soumettre à coup de fouet".
En décembre 1875, ordre est donné aux  rebelles de rejoindre les réserves avant le 31 janvier 1876, faute de quoi ils seront pourchassés par l’armée et leurs camps détruits. Les Indiens n’ayant ni pu, ni voulu se soumettre à cet ultimatum, le général Philip H. Sheridan décide de commencer sa campagne en hiver, au moment où les Indiens sont les plus vulnérables. Mais les conditions météorologiques épouvantables vont retarder les opérations militaires jusqu’en mars. Le général Alfred H. Terry accompagné du lieutenant-colonel George A. Custer vient de l'est avec près de mille deux cents hommes, de l'ouest, le long de la Yellowstone River, progressent les mille hommes de l'infanterie du colonel John Gibbon appuyés par de l'artillerie, tandis qu'une force de plus de mille cinq cents cavaliers et fantassins conduits par le général George Crook arrive du sud.

 

Lodge pole creek (17 mars 1876)


Le 17 mars, l’éclaireur métis Frank Grouard, qui conduit les six compagnies de cavalerie du colonel Joseph J. Reynolds, l’avant-garde de Crook, a découvert un camp indien sur la Lodge Pole Creek dissimulé dans la neige. Il affirme qu’il s’agit du camp de Crazy Horse. C’est en fait le camp du chef cheyenne Two Moons et des Oglalas de He Dog qui avaient quitté la réserve afin de chasser le bison. Le colonel Reynolds décide d’attaquer sans attendre.
Venant des deux côtés à la fois, les soldats chargent brutalement le camp endormi pendant qu’un autre groupe s’empare des sept cents poneys. D’abord totalement surpris, les guerriers se ressaisissent rapidement. Dissimulés derrière des rochers, ils tiennent en respect les soldats pour permettre aux femmes et aux enfants de fuir, puis ils se replient dans les collines. Les soldats mettent le feu aux tipis et aux réserves de nourriture et emmènent avec eux les chevaux indiens.
La nuit suivante, les guerriers cheyennes et oglalas, pourtant durement éprouvés, dont les familles ont dû fuir dans la neige abandonnant vêtements et couvertures, se glissent dans le camp des soldats et parviennent à reprendre leurs montures. Certains poussent jusqu’au camp principal de Crook et s’emparent de ses bêtes de bât. Maintenant montés et munis de quelques chariots, les Indiens parviennent à rejoindre le camp de Crazy Horse qui les nourrit et les réconforte. Crook, furieux, doit se replier sur Fort Fetterman.

 

Rosebud River (17 juin 1876)


En mai, Crook reprend la piste vers le nord. Avec plus de mille cinq cents hommes, dont deux cents cinquante éclaireurs crows et shoshones, il se dirige vers le Montana pour appuyer les troupes du général Terry qui viennent du Dakota.
Le 17 juin, Crook campe sur la rivière Rosebud. Il a envoyé ses éclaireurs à la recherche du camp indien qu’il pense tout proche. Crazy Horse, averti de la présence des soldats, a disposé mille cinq cents guerriers sioux et cheyennes sur les hauteurs dominant la vallée, très en avant de l’immense village, afin de le protéger. Les scouts découvrent enfin le grand rassemblement de tipis à une quinzaine de kilomètres de là. Mais le combat a déjà commencé sur la Rosebud. La charge indienne, menée par Crazy Horse est brutale. L’infanterie ne peut contenir les vagues qui la submergent. Crook engage sa cavalerie. Les soldats cherchent à gagner les hauteurs et à briser l’encerclement des Sioux. A plusieurs reprises, la ténacité des éclaireurs crows et shoshones empêche les rangs des soldats d’être enfoncés. Le combat se poursuit toute la journée. Lors d’un violent affrontement, une jeune fille cheyenne porte secours à son frère blessé en allant le chercher, à cheval, sous le feu ennemi. Pour les Indiens, la bataille de la Rosebud River est "le combat où la sœur a sauvé le frère".
Malgré leur infériorité en armes et surtout en munitions, les Indiens ont remporté la victoire par le fait qu’ils ont arrêté l’offensive de "Trois Etoiles" Crook et protégé le village. Les Sioux et Cheyennes ont perdu une trentaine des leurs. Ils lèvent le camp et partent s’installer sur les bords de la Little Bighorn River.
Les soldats, complètement démoralisés, comptent une vingtaine de morts. Le lendemain, Crook fait demi-tour et se replie sur Fort Meade, définitivement incapable de poursuivre la campagne.

 

Little Bighorn river (25 juin 1876)

 

A la tête de son fameux 7ème de cavalerie, le lieutenant-colonel Custer est chargé par le général Terry de débusquer l'ennemi depuis le nord. Au matin du 25 juin 1876, les éclaireurs crows de Custer découvrent un immense village sur la Little Bighorn River. Il compte plus de huit mille personnes, dont près de deux mille guerriers.

Conformément aux ordres reçus, Custer décide d’attendre l’arrivée des colonnes conjointes de Terry et de Gibbon. Puis, s'avisant que les Indiens les ont repérés, Custer décide d’attaquer avant que les Indiens ne se dispersent. Il envoie le major Marcus A. Reno attaquer le village par le sud, pendant que lui-même, à la tête de ses deux cent vingt-cinq cavaliers, il progresse le long des crêtes pour traverser le gué en face du village. Reno franchit la rivière et lance son attaque. Les Indiens ripostent par une violente contre-attaque, contraignant Reno à retraverser la rivière et à se retrancher dans un petit bois. Pendant ce temps, ignorant la déroute de Reno, Custer, apercevant enfin l'immense village, tente de rappeler l'unité du capitaine Frederick W. Benteen en renfort, puis reprend sa marche avec ses cinq compagnies. Dans Medicine Tail Coulee, les soldats sont cueillis par le tir nourri de guerriers cheyennes postés sur l'autre rive, tandis des cavaliers sioux menés par Gall débordent sur les flancs des deux côtés les cavaliers bleus. Pour éviter l'encerclement, ils sont contraint de se replier précipitamment vers les hauteurs. C'est à ce moment qu'un groupe important de guerriers conduits par Crazy Horse surgit à revers achevant l'encerclement. La position des soldats devient vite intenable. Les soldats regroupés sur la colline, appelée depuis "Custer’s last stand" sont tués jusqu'au dernier.

Les Indiens, qui viennent d'anéantir le détachement de "Longue Chevelure" Custer, harcèlent le retranchement de Reno, renforcé par l'unité de Benteen, pendant la nuit et toute la journée du lendemain. En fin de journée, les Indiens décrochent vers les Bighorn Mountains, à l’annonce de l’approche des renforts de Terry et Gibbon. Le lendemain, les soldats de Terry portent secours aux survivants des unités de Benteen et de Reno, puis découvrent les morts du détachement de Custer.

Les pertes américaines s’élèvent à deux cent soixante-cinq morts. C’est la plus sévère défaite qu’ait subi l’armée américaine pendant les guerres indiennes. Mais la plus célèbre des victoires indiennes va aussi sceller le sort des tribus encore libres qui, à partir de ce moment, seront traquées sans répit.

 

Slim Buttes (9 septembre 1876)

 

Depuis la défaite et la mort de Custer sur les bords de la Little Bighorn, l’armée recherche pour les détruire les Indiens vivant encore hors de la Grande Réserve Sioux. Les généraux Crook et Terry parcourent en tout sens pendant tout l'été la prairie sans résultat, effectuant des marches exténuantes dans la boue qui démoralisent les hommes et les éloignent de leurs bases de ravitaillement. Le gibier, exterminé systématiquement par les chasseurs blancs pour affamer les Indiens, est devenu si rare que la disette se fait sentir même parmi les soldats. Certains ont été contraints de manger leurs chevaux. Crook envoie le capitaine Ansom Mills avec un détachement de cent cinquante cavaliers refaire les provisions de viande. Le 9 septembre, le détachement de Mills découvre le camp du chef American Horse installé sur le territoire protégé de la réserve. Les Indiens, ayant terminé leurs chasses d’été dans le nord, se rendent à l’agence de Red Cloud avec l’intention d’y passer l’hiver. Les soldats se jettent sur le camp pacifique. Ils s’emparent des réserves de viande et mettent le feu au village. Les guerriers embusqués, protégeant la fuite des femmes et des enfants, s’opposent aux soldats. Mills est contraint de demander l’aide de Crook. Les troupes nouvellement arrivées ont maintenant en face d’eux près de six cents guerriers conduits par Sitting Bull et Gall accourus au secours des Oglalas. On tiraille pendant des heures, puis les Indiens, à court de munitions, doivent abandonner le terrain, laissant derrière eux de nombreux morts, dont beaucoup de femmes et d’enfants. American Horse est très grièvement blessé. "Il tenait ses entrailles dans ses mains en sortant du trou. Il tendit l’une de ses mains ensanglantées pour serrer la mienne", racontera l’éclaireur Frank Grouard. American Horse meurt dans la nuit. Un soldat le scalpe. Le lendemain, les guerriers sioux reviennent et harcèlent les troupes de Crook l’obligeant à se replier définitivement après cette campagne manquée.

 

Cedar creek (21 octobre 1876)


En octobre 1876, les Hunkpapas de Gall attaquent près de Spring Creek, un convoi militaire destiné au poste construit depuis peu au confluent de la Tongue River et de la Yellowstone River, par les soldats du colonel Nelson A.Miles. Ils dispersent les mules des soldats. Le 21 octobre, les Hunkpapas, conduits par Sitting Bull, rencontrent Miles près de Cedar Creek. Durant les pourparlers, Sitting Bull cherche à obtenir des munitions pour que les siens puissent chasser. Le conseil qui se tient au milieu des lignes ennemies est très tendu. Le lendemain, Miles exige la reddition sans condition des Indiens. Les Sans-Arcs acceptent de se rendre. Bientôt, l'entrevue tourne à la confrontation. Les trois cents Hunkpapas lèvent le camp tandis que les soldats se préparent au combat. Ils vont poursuivre les Indiens qui fuient pendant près de soixante-dix kilomètres. Abandonnant leurs provisions pendant leur fuite, Sitting Bull et les siens parviendront à distancer leurs poursuivants. Le colonel Miles retourne sur la Yellowstone River afin de préparer sa campagne d'hiver.


Crazy Woman Creek (25 novembre 1876)


Le colonel Ranald S. Mackenzie, adjoint de Crook, quitte Fort Fetterman à la recherche du camp de Crazy Horse. Il dispose de deux mille soldats dont huit cents cavaliers et de l’artillerie.
Le 25 novembre, à l’aube, les scouts shoshones découvrent sur Crazy Woman Creek, un village de près de deux cents tipis adroitement dissimulés dans une gorge étroite dans la vallée de la Powder River. C’est le camp d’hiver des chefs Dull Knife et Little Wolf. Les guerriers reviennent d’une expédition contre les Shoshones. Toute la nuit, ils ont fêté leur victoire et n’ont pas posté de sentinelles, tant ils sont sûrs de passer inaperçus.
Les cavaliers de "Trois Doigts" Mackenzie lancent leur attaque, lacérant et incendiant les tipis où les Cheyennes dorment encore. Complètement pris au dépourvu, les Indiens fuient dans la neige. La plupart sont à demi-nus. Mais les guerriers s’organisent et parviennent à se retrancher dans un ravin. Montrant des prodiges de vaillance, se faisant tuer sur place, ils tiennent en respect les soldats bleus. Le chef Little Wolf attire sur lui le feu des soldats pour laisser aux femmes et aux enfants le temps de fuir. Il recevra sept blessures.
Mackenzie donne l’ordre d’abattre les sept cents poneys, de mettre le feu aux réserves de nourriture et de détruire systématiquement tout ce qui pourrait encore servir aux Indiens.
Les Indiens laisseront trente morts près de la rivière. Les trois fils de Dull Knife ont été tués. Beaucoup des rescapés sont blessés. Ils fuient sans couvertures, pratiquement sans vêtements, dans le froid mordant. Leur détresse est telle qu’ils sont obligés de tuer certains des chevaux qu’ils ont pu sauver et de placer leurs petits enfants dans les entrailles encore chaudes. Beaucoup d’entre eux, surtout des enfants, mourront de froid et d’épuisement. Ils parviennent au bout de douze jours de souffrances à rejoindre le camp de Crazy Horse qui, lui-même en proie à la famine, les accueille et les réconforte dans la mesure du possible. Au dernier degré du découragement, certains Cheyennes iront se rendre au fort.

 

Ash creek (18 décembre 1876)

 

La famine, le froid, les attaques incessantes de l’armée rendent la vie intenable aux Indiens. Cinq parlementaires oglalas se présentent au poste militaire construit sur la Tongue River, afin de négocier leur reddition. Ils rencontrent des éclaireurs crows qui campent devant le fort. Les éclaireurs reconnaissent parmi les Oglalas ceux qui avaient attaqué un camp crow et tué l’une de leurs femmes quelques jours plus tôt. Ils se jettent sur les parlementaires désarmés et les tuent tous.

 

Wolf Mountains (8 janvier 1877)


Le colonel Miles décide de se mettre à la poursuite de Crazy Horse. Dans les premiers jours de janvier 1877, "Manteau d'Ours" Miles, avec cinq cents fantassins et deux canons, débusque les Indiens dans les Wolf Mountains. Les guerriers empêchent, à plusieurs reprises, les soldats d’arriver au camp que Crazy Horse fait déplacer sur les bords de la rivière Tongue.
Le 8 janvier, alors qu’une violente tempête de neige fait rage, les soldats surprennent le village oglala près de Hanging Woman Creek. Les guerriers attaquent les soldats pour permettre aux femmes et aux enfants de se replier. Les non-combattants parviennent à lever le camp et à fuir en bon ordre vers les Bighorn Mountains malgré le froid et la neige. Miles fait tirer au canon contre les guerriers de Crazy Horse, mais ceux-ci attirent les soldats dans plusieurs embuscades à travers un épais brouillard. Empêtrés dans leurs lourdes tenues d’hiver, les soldats trébuchent sur les pentes rocheuses verglacées, sans pouvoir atteindre les Indiens.
Epuisés, démoralisés, les soldats retournent se mettre à l’abri dans leur cantonnement sur la Yellowstone River. Crazy Horse et les siens partent terminer l’hiver dans la vallée de la Powder River. C’est la dernière bataille que livrera Crazy Horse.

Pourchassés par l'armée, Sitting Bull, Gall et les Hunkpapas décident de franchir la frontière avec le Canada et de s'établir au Saskatchewan.

En mars 1877, le général Crook promet au chef Spotted Tail que les Brûlés ne seront pas contraints de s’exiler vers le Missouri s’il obtient la reddition de Crazy Horse. Spotted Tail se présente au camp de Crazy Horse, mais celui-ci est absent. Le chef brûlé explique aux rebelles que les Lakotas des réserves vont être obligés de fournir des éclaireurs contre eux s’ils ne se rendent pas rapidement. Il obtient la reddition des chefs minnecoujous Big Foot et Touch-the-Clouds.

Le 27 avril, le général Crook envoie Red Cloud à Crazy Horse pour lui demander de se rendre. Le général promet à Crazy Horse une réserve dans la vallée de Powder River pour lui et son clan.
Le 6 mai, Crazy Horse se rend au général Crook à Fort Robinson où se trouve l’agence de Red Cloud. Il est suivi de mille deux cents Oglalas affamés. La réserve promise sur la Powder River ne sera jamais attribuée.

 

Muddy Creek (7 mai 1877)


Après la bataille de Little Bighorn, le chef des Minnecoujous, Lame Deer et les siens avaient trouvé refuge dans le nord-est du Territoire du Montana. Le 7 mai 1877, le colonel Miles arrive avec deux compagnies de cavalerie pour les obliger à se rendre. Hump, un chef minnecoujou qui a déposé les armes quelques temps auparavant, accompagne Miles afin de veiller à ce que la reddition des guerriers minnecoujous se déroule sans incident. Soucieux d’épargner les femmes et les enfants qui les accompagnent, et sur les conseils de Hump, Lame Deer et ses guerriers se présentent au camp de Miles avec un drapeau blanc pour parlementer. Lame Deer dépose son fusil. A ce moment un éclaireur tire sur le chef minecoujou. Un combat s’engage. Lame Deer et une douzaine de guerriers sont tués. Les soldats n'ont perdu que quatre des leurs. Les armes, les chemises et les coiffures de guerre des guerriers morts sont emportées comme "souvenirs" par le colonel Miles et ses officiers.

 

Le 5 septembre 1877, Crazy Horse est convoqué à Fort Robinson pour un entretien avec le général Crook. Comme il pénètre dans le fort, on se saisit de lui pour le jeter dans une cellule munie de barreaux. Il est mortellement blessé de deux coups de baïonnette, alors qu’il tente de fuir. Il meurt dans la nuit.


Dès le printemps 1877, le Congrès avait officialisé l'annexion les Black Hills. Les principaux chefs des Sioux ou des Cheyennes sont morts ou se sont rendus. La Guerre des Black Hills est terminée. La Grande Réserve Sioux, garantie par le Traité de Fort Laramie de 1868, est démantelée en petites réserves.

En novembre 1877, le gouvernement entreprend la déportation des Oglalas vers le Missouri. Ceux qui, depuis des années, ont suivi Red Cloud et ont maintenu la paix sont considérés comme "hostiles". Les hommes sont désarmés, certains enchaînés, leurs chevaux donnés aux éclaireurs pawnees. Les femmes ont des chariots pour transporter leurs bagages et leurs enfants, mais tous les hommes, y compris Red Cloud, doivent faire la route à pied, à la pointe des baïonnettes, dans la neige, sur plus de quatre cents kilomètres. Un groupe d’Oglalas parvient à quitter le convoi et rejoint Sitting Bull au Canada.

En 1879, les Oglalas sont déplacés de nouveau et installés à l’agence de Pine Ridge où leurs descendants vivent toujours.


Auteur de l'article
François HAMEAU François HAMEAU Voir sa fiche
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