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La cusine végétarienne traditionnelle des temples bouddhistes zen japonais
Cette notice est parue dans le Guide du Zen, Le Livre de Poche, Paris, L.G.F., 1997, p. 255.
La cuisine végétarienne traditionnelle des temples zen japonais est désignée par le terme de shôjin ryôri, littéralement «une cuisine pour la pratique». Elle n’a rien à voir avec la cuisine macrobiotique, une forme d’alimentation, improprement qualifiée de zen, qui fut créée dans les années soixante à partir de concepts chinois (principes du yin et du yang). Le régime végétarien qui est de rigueur dans tous les temples bouddhistes est bien plus dû à des considérations philosophiques voire économiques que diététiques.
La cuisine zen combine de nombreux ingrédients : champignons, plantes (sous toutes ses formes, noix, fruits, racines, tiges, feuilles et même pétales), algues, miso (pâte de soja), tofu (fromage de soja), riz, etc. L’équilibre des couleurs, des saveurs ainsi que des méthodes de cuisson y est recherchée. Il s’agit tout autant d’une nourriture du corps que d’une nourriture de l’esprit. La présentation des plats doit ainsi former un paysage, dont les couleurs varieront avec la saison. De nombreux temples japonais ont leur propre restaurant où l’on peut déguster des plats cuisinés selon ces règles ancestrales.
À lire : Soei Yoneda, The heart of Zen Cuisine - A 600-year tradition of vegetarian cooking, New-York, Kodansha International Ltd, 1982.
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