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Paiute
Fille d’un chef paiute, Sarah Winnemuca, s’est toujours efforcée de maintenir la paix entre son peuple et les Blancs. Elle a su plaider la cause de son peuple auprès du gouvernement américain.
Sarah Winnemucca est la fille du chef paiute Old Winnemucca, qui a toujours encouragé son peuple à demeurer en paix avec les Blancs. Encore enfant, elle a l’occasion de vivre au contact de plusieurs famille blanche auprès desquelles elle apprend l’anglais. Inscrites dans une école sa sœur et elle sont chassées au bout d’un mois à la demande des parents des enfants blancs. Sarah se place comme domestique s’efforçant de perfectionner sa connaissance de l’anglais et de la lecture.
Quand en 1858, éclate la guerre des Paiutes conduite par son cousin Numaga, que les Blancs appellent "Young Winnemucca", Sarah rejoint la réserve de Pyramid Lake au Nevada, avec ceux de son peuple qui sont restés neutres. Elle sert d’interprète entre les Blancs et les Paiutes. Quand en 1872, les Paiutes du Nord sont rassemblés sur la réserve de Malheur en Oregon, elle leur conseille de s’initier à l’agriculture et enseigne à l’école de la réserve.
Le nouvel agent qui prend ses fonctions en 1876 refuse de payer les Paiutes pour leur travail d’ouvriers agricoles. Sarah demande que justice leur soit rendue. A la demande du général Oliver O. Howard, elle s’efforce d’obtenir la reddition de son père et de ses partisans qui ont rejoint les Bannocks du chef Buffalo Horn. A l’issue du conflit, en 1879, avec son père qui conduit une délégation paiute, elle se rend à Washington pour obtenir le droit pour les Paiutes de demeurer sur la réserve de Malheur. Le ministre de l’intérieur Carl Schurz leur en donne l’assurance. Mais les fonctionnaires des affaires indiennes locaux, ignorant délibérément l’ordre du ministre, concentrent les Paiutes du Nord sur la réserve Yakima dans l’état de Washington puis les dispersent sur plusieurs réserves du Nevada.
En 1883-1884, elle fait une tournée de conférences dans les villes de l’Est, plaidant pour les droits des Indiens et dénonçant les malversations des agents du Bureau des Affaires Indiennes. Elle rencontre le sénateur Henry L. Dawes qui réussit à la convaincre de l’excellence de son projet de privatisation des terres indiennes. Quelques années plus tard, les colons ont totalement investi la réserve de Malheur et Sarah doit abandonner son projet d’y réinstaller son peuple.
Revenant au Nevada en 1888, elle fonde, grâce à des donations, une école privée pour les enfants indiens. Elle meurt trois ans plus tard de la tuberculose.