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IIIe partie. VALENCE. JIMENA
Mais depuis bien longtemps les historiens de l'Espagne et de l'Europe entière se demandent si le Cid des cantares, des romances, des drames, est bien le Cid de l'histoire ou une création magnifique des poètes de la péninsule. Essayons de retrouver, à travers des études sérieuses basées sur des sources primaires et pas sur des légendes, ce qu’a été la vraie vie du Cid Campeador, de Rodrigo Díaz de Vivar, alférez du roi Sancho II de Castille en 1066 et seigneur indépendant de Valence de 1094 à 1099. Un héros de la Reconquista élevé par des parents qui ont adopté en partie le mode de vie des Maures. Ses qualités font de cet homme de guerre le symbole de la chevalerie, de la vertu, mais aussi de la tolérance. En effet, ce chevalier victime de l’ingratitude d’un roi chrétien n’hésite pas à servir des princes musulmans, gagnant ainsi son surnom de Cid (de l'arabe sidi, = seigneur). Comme l’écrivent Michel Kaplan, Patrick Boucheron, Christophe Picard, dans Le Moyen Âge, XIe- XVe siècle, Rodrigo Díaz de Vivar symbolise l’état d’esprit particulier des habitants de la frontière nord d’al-Andalus souvent transfuges de part et d’autres. Mais en prenant Valence et en résistant aux attaques des Almoravides, il devient de Campeador (= champion, au sens médiéval) du roi de Castille Campeador de l’Espagne qui lutte contre ses envahisseurs. Mais cette Espagne n’est pas que celle des chrétiens, c’est celle aussi des musulmans espagnols civilisés luttant contre les barbares venus d’Afrique. De nombreux Maures combattent à ses côtés et sont ses vassaux. Car, sur le terrain, le Cid Campeador va créer une grande principauté à l’est de l’Espagne où règne la plus grande liberté religieuse. Et puis, Rodrigo Díaz de Vivar n’est pas que le symbole de la Reconquista, il l’est aussi de la fidélité vassalique qui interdit de porter les armes contre un suzerain même injuste [2]. Sa principauté n’est pas vraiment un royaume indépendant, il la conquiert et la défend au nom du roi Alfonso VI de Castille et León. Toutefois, lui et ses proches, la famille cidienne, l’aristocratie chevaleresque, représente une perspective d’ascension sociale pour tous bâtards, les cadets et les puînés des familles nobles que les royaumes chrétiens essaient d’écarter du pouvoir.
Les historiens maures le désignent que par le surnom de Cambitor (= guerrier illustre), et quelquefois lui donne le titre de roi, mais le sobriquet de Taghi (= tyran, usurpateur) revient souvent. Quoiqu'ils ne disent pas quel est son lieu de résidence habituelle, on ne peut douter que ce ne soit Teruel, ville voisine de Sainte-Marie de Ben-Racin (aujourd'hui Albaracin), dont l’émir ou wali est intimement lié avec Rodrigue [3].
Aller à la première partie I. LES ANCETRES DU CID
Aller à la deuxième partie II. AU SERVICE DE SIX ROIS (ca 1053-1089)
Le Cid Campeador apparaît comme le modèle de la fidélité vassalique, car il s’interdit de porter les armes contre un suzerain injuste [2]. En 1089, Rodrigo Díaz décide de mener à bien son projet de création d’une principauté au Levante, mais dans un but personnel, même s’il dit encore, mais de plus en plus rarement, agir pour le compte du roi Alphonse VI. Ces contrées semblent peuplées uniquement de musulmans et de juifs. Les communautés mozarabes ont disparu, du fait de l’absence totale de clergé. Les rares textes nous parlant de chrétiens concernent aux XIe et XIIe siècles les militaires venus avec Rodrigo ou quelques ecclésiastiques ou marchands les accompagnant [4]. Néanmoins le Cid va trouver des alliés parmi ces populations et leurs princes du fait de leur hostilité à l’islam rigoriste et aux Almoravides qui veulent l’imposer par la force.
En 1090, Vivar, avec une armée de maures et de Chrétiens, saccage la taifa de Denia et fait le siège de Murviedro (= Sagunto). A cette époque, il fustige sans cesse le roi Al-Qádir de Valence, qui ne lui paye plus ses tributs. Le roi de Lérida demande de l’aide pour le combattre au comte de Barcelone, Berenguer Raymond II. Rodrigo le bat et le fait même prisonnier à Tévar, en mai 1090. Il demande au comte une énorme rançon et le libère. Après cette victoire, Berenguer Raymond II s'est engagé à abandonner ses intérêts au Levant. Comme conséquence de ses victoires, notre héros devient l’homme le plus puissant du Levante (est de la péninsule, entre l’Andalousie et la Catalogne).
En 1092, il reconstruit le château-fort de Peña Cadiella (= La Carbonera, sierra de Benicadell, entre Valence et Alicante), mais le roi Alphonse VI regrettant d'avoir perdu son influence sur Valence, encercle la principauté de Rodrigo Diaz de Vivar. Pour mener à bien ses projets, il s'allie avec Sancho Ramírez de Aragón, Berenguer Raymond II et obtient l'appui naval de Pise et de Gênes. Le roi d'Aragon, le comte de Barcelone et la flotte pisane et génoise attaquent la Taifa de Tortosa (à l’embouchure de l’Ebre), qui est un protectorat du Cid et lui paie les parias. Durant l’été 1092, les alliés attaquent Valence. Alphonse VI est arrivé pour sa part plus tard par terre à Valence pour aider ses alliés. Cependant, l'offensive est repoussée par Rodrigo Diaz de Vivar et Alphonse VI doit abandonner la région de Valence. Rodrigo va à Saragosse, taifa qui ne lui verse pas de parias et s’allie avec Áhmad Al-Mustaín II, le quatrième roi (1085-1110) de la dynastie des Banu Hud. Ensemble, ils ravagent La Rioja.
Désormais, aucun prince chrétien n’est capable d’attaquer Valence, et seuls les Almoravides, à l'époque au sommet de leur puissance militaire, vont s’y risquer. Rodrigo Diaz de Vivar établit une sorte de protectorat sur les taifas voisins (Tortosa, Alpuente, Albarracín, et d'autres villes fortifiées du Levant) et va conquérir vraiment Valence pour devenir un seigneur de la guerre ne rendant hommage à aucun roi ou comte chrétien [5]. Il est au contraire presque le seigneur des petits royaumes musulmans du nord-ouest et du centre-ouest de la péninsule. Le roi Al-Qadir n’a plus guère de pouvoirs sur la ville de Valence [6].
En octobre 1092, Rodrigo est à Saragosse avec le gros de son armée. Dans la ville il ne peut compter que sur quelques-uns de ses lieutenants qui surveillent les vivres emmagasinées par leur seigneur ou perçoivent les impôts. Des musulmans se réunissent chez le cadi Ibn Gahhaf et décident de demander de l’aide au gouverneur almoravide de Murcie. Celui-ci leur envoie une troupe commandée par Ibn Nasr. Al-Qadir met les siens à l’abri, renforce la garde et avertit le Cid de la révolte naissante. A l’arrivée des cavaliers almoravides, la ville se soulève. Les soldats chrétiens et musulmans fidèles à Rodrigo sont sur les murailles. Mais une foule conduite par le cadi Ibn Gahhaf va accueillir ses libérateurs. Les partisans du Cid doivent fuir. Al-Qadir se cache, mais il est traqué et assassiné. Sa tête est promenée au bout d’une pique [6]. Ibn Gahhaf s’autoproclame Gouverneur et vit comme un grand monarque aimant le luxe.
Ayant appris la nouvelle, Rodrigo Diaz de Vivar chevauche de Saragosse à Valence en novembre et assiège la forteresse de Cebolla, à proximité de la grande cité fortifiée. Il prend Cebolla en 1093 et le château va lui servir de base pour prendre Valence. Pendant l’été 1093, le Cid Campeador encercle la ville et fait construire des tranchées. Le Cid fait inonder la huerta pour éloigner ses ennemis. Ses troupes tuent beaucoup de défenseurs. L’étau se resserre... Ibn Gahhaf chasse Ibn Nasr et ses hommes. Il ne peut empêcher une partie de la population de demander à nouveau de l’aide aux Almoravides et de leur envoyer de l’argent. Lui-même négocie avec le Cid et lui paie un tribut [6].
En septembre 1093, une importante armée almoravide essaie de secourir la ville assiégée. Elle avance du sud jusqu’à Almusafes, à vingt-trois kilomètres de Valence. Les Valenciens destituent leur gouverneur et s’apprêtent à attaquer les chrétiens, mais les Maures préfèrent se replier. Le siège continue et finalement la ville doit capituler le 15 juin 1094.
Le vainqueur dit agir au nom du roi Alfonso, mais il se fait désormais appeler Prince Rodrigo. Devenu un prince, ils’allie au fils de son ancien ennemi, le roi d'Aragon Pierre Ier. Cette alliance lui permet de ne pas avoir d’ennemi à combattre au nord et les Aragonais prennent Huesca, et la forteresse de Serra et d'Olocau (dans la région de Valence) en 1095. Dans la ville de Valence, les musulmans sont fonctionnaires ou soldats. Et les taifas alliées sont toujours gouvernées par leurs princes maures.
Néanmoins les Almoravides déclenchent la Jihad (jihad par l'épée = guerres contre des non musulmans ou des musulmans ne respectant pas, paraît-il, l’enseignement du Coran) contre Rodrigo Diaz de Vivar. Des milliers de fantassins et de cavaliers débarquent d’Afrique. Renforcés par des troupes andalouses et des volontaires, ils viennent en octobre 1094, sous la conduite d'Abu Abdalá, prendre Cuart de Poblet, à cinq kilomètres de Valence. Un nouveau siège de Valence commence. Une partie de la population de la ville se voit participer au massacre de la garnison. Le Cid demande de l’aide à Alphonse VI. Mais il apprend que certains soldats ennemis désertent. Malgré sa nette infériorité numérique, il décide d’attaquer. Il demande à une partie de ses cavaliers de se positionner derrière le camp des Almoravides. Les sentinelles ne les repèrent pas car elles ne s’attendent vraiment pas à une attaque. Et au matin, le Prince Rodrigo sort de Valence, attaque les musulmans, puis fait semblant de fuir. Une partie des ennemis court ou galope pour attaquer le Cid dans le plus grand désordre pensant qu’ils vont prendre facilement Valence. C’est à ce moment que le premier groupe de chevaliers chrétiens sort de sa cachette, fonce sur le camp ennemi, en massacre beaucoup et fait fuir le reste [6]. Une armée almoravide est détruite, laissant aux vainqueurs un immense butin. Les généraux vaincus ont beaucoup de mal à expliquer à Yusuf ibn Tasufin que cette défaite est la volonté d’Allah.
Rodrigo gouverne Valence avec un pouvoir souverain et une apparente douceur. Il laisse un musulman perfide, Ibn Gahhaf, exercer tranquillement ses fonctions de cadhi-al-codhah (= suprême cadi). Mais au bout d'un an révolu, en mai 1095, il le fait arrêter. Après avoir vainement employé tour à tour les prières, les promesses, les menaces, les caresses et les tourments, pour le contraindre à livrer les trésors du roi Al-Qadir, Rodrigo Diaz de Vivar ordonne qu'un bûcher soit dressé sur la place publique de Valence, et qu'on y brûle le cadi avec toute sa famille. Cédant néanmoins aux instances unanimes de tous les spectateurs de cette déplorable scène, il pardonne aux innocents. Il fait alors creuser une fosse sur le même lieu, on y enterre, sur son ordre, le cadi jusqu'à la ceinture. On environne de bois le reste de son corps, et on le laisse brûler à petit feu. Ibn Gahhaf, avant d'expirer, prononce au milieu des flammes la profession de foi musulmane. Ce supplice épouvantable indispose ceux des citoyens de la ville qui le soutenaient encore [3].
Au début de l’année 1097, un nouveau raid almoravide sous la conduite de Muhammad ibn Tasufin essaie de reprendre Valence. Mais près de Gandía les Maures sont battus par le Prince Rodrigo, aidé par des troupes du roi Pierre Ier d'Aragon lors de la bataille de Bairén. Après avoir été bien incertaine, la victoire se traduit par une fuite des armées musulmanes [5]. Yusuf ibn Tasufin est fou de rage. Une poignée de guerriers chrétiens s’oppose à lui.
Comme le Maghrib est pacifié, il décide de mener lui-même la Jihad en al-Andalus. Il traverse en juin/juillet le Détroit. Il se dirige sur la Castille. Rodrigo doit envoyer son fils unique, Diego Rodríguez, lutter au côté d'Alphonse VI contre les Almoravides. Lors de la bataille de Consuegra, le 15 août 1097, les chrétiens sont battus et son fils est tué [7]. Yusuf ne prend pas Tolède, où s’est réfugié le roi Alphonse VI, certainement car il ne pense qu’à prendre Valence.
À la fin de 1097, Rodrigo Diaz de Vivar prend Almenara et en 1098 le puissant château-fort de Sagunto. Ces deux forteresses lui permettent de renforcer à la fois son pouvoir, mais également les défenses de sa principauté. Sa fille Marie se marie en 1098 avec l'infant Pierre de Navarre [8], mais il meurt à l’âge de 10 ans. Elle se remarie à la fin de l’année avec Raymond Berenguer III [9]. Elle n’a que 13 ans, mais ce genre de mariages consolident les alliances. A cette époque, Rodrigo transforme la grande mosquée de Valence en cathédrale [10].
Mais son cousin germain, Alvar Fañez est battu par les troupes du fils de Yusuf, gouverneur de Murcie. Même une partie armée du Prince Rodrigo est presque anéantie. Ces défaites, l’arrivée des rescapés à Valence et la mort de son fils démoralisent le Cid. Le Prince Rodrigo décède le 9 ou 10 juillet 1099 de fièvres. Cette date coïncide avec la prise de Jérusalem par les croisés de Godefroy de Bouillon. Le Cid Campeador offre son épée Tizona à son neveu et compagnon de luttes Pierre. Doña Jimena, qui est comme le rappelle Michel del Castillo une forte femme, va défendre la ville, avec l'aide de son futur gendre Raymond Berenguer III, jusqu’en en mai 1102. Régulièrement, des troupes almoravides débarquent dans la péninsule. Ne pouvant défendre la ville contre un ennemi nettement supérieur en nombre, Jimena préfère la brûler que la lui livrer. C’est le roi Alphonse VI, qui permet aux proches de Rodrigo Diaz de Vivar de quitter Valence libres.
Les restes du Cid Campeador sont inhumés dans le monastère San Pedro de Cardeña, à Burgos. Durant les guerres de l’Empire, des soudards français profanent sa tombe. Ses restes sont récupérés en 1842 et inhumés cette fois ci dans la Casa Consistorial de Burgos. Depuis 1921, Rodrigo et son épouse Doña Jimena reposent dans un emplacement privilégié de la cathédrale de Burgos.
Alphonse VI le Vaillant lui donne en mariage sa cousine proche doña Jimena, le 19 juillet 1074.
Les Corónicas Navarras nous disent que este meo Çid épouse dona Xemena, nieta rey del don Alfonsso, filla del conte don Diago de Asturias [10]. S’il est vrai que Jimena est la fille de Diego Fernández de Asturias (1010-1045), elle n’est pas, en revanche, la nièce du roi côté paternel. Son grand-père, Fernando Flaínez est l'un des magnats de Léon les plus puissants de son temps. Il a été un gouverneur de la région du Douro, comte de Salamanca et de la ville du Léon, mais il n’est pas roi ou père de roi. Par contre, le taux de consanguinité est très important. Elle est une Flainez.
Certes la mère de Jimena, née en 1037, Cristina Fernández de Gundemares, est petite-fille de roi [11], mais elle n’est pas la sœur d’Alphonse VI. Son père, Fernan Gondemariz, est comte des Asturies. Jimena n’est pas non plus la petite-nièce d’Alphonse VI. Par contre, elle est la petite-nièce d’une autre Jimena, fille naturelle d’Alphonse V de León qui est la grand-mère maternelle de Rodrigo.
Ce mariage est donc consanguin et nécessite certainement une dispense du pape. Alphonse VI (1039-1109), lui, est le petit-fils de sainte Sancha de León (1016-1064) qui est aussi la grande-tante de Jimena. Donc, la mère de Jimena est la cousine germaine d’Alphonse VI. Les jeunes mariés Rodric Diaz et uxor mea Scemena donnent des terres à l’abbaye de Silos par une charte datée du 12 mai 1076 [12].
Jimena passe la première partie de son mariage en compagnie de ses enfants, de Maria, Cristina et Diego, dans le Convento de San Pedro de Cardeña. Plus tard, elle va à Valence, avec son mari. Son fils Diego meurt à l’âge de 19 ans, en combattant les Maures. Puis c’est le tour de son mari. Le 21 mai 1101, dans un acte, Jimena nous informe qu’elle défend Valence. Un autre acte nous parle d’elle en octobre de la même année et sa défense de la ville assiégée par l’Emir Al-Munemin-Yusuf. Jimena reçoit l’ordre d’abandonner Valence de son cousin Alphonse VI. Les Corónicas Navarras nous disent que cela a lieu en avril-mai 1102. Elle termine des jours au Convento de San Pedro de Cardeña. Les Anales Toledanos donne comme date de son décès 1106. Mais un document découvert récemment nous montre qu’en 1113 elle vend des terres. L’acte est écrit au Convento de San Pedro de Cardeña. Il est daté. Elle est morte après cette date et certainement dans cette abbaye.

Les filles du Cid Campeador ont une très nombreuse descendance, dont Juan Carlos et Sofia qui règnent de nos jours en Espagne.
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1. The Encyclopedia Americana, Grolier Incorporated, Grolier, 2000, p.713 ou Spain: the root and the flower : an interpretation of Spain and the Spanish people, John A. Crow, Édition 3, University of California Press, 2005, p.89 ou The Houghton Mifflin dictionary of biography, Houghton Mifflin, Houghton Mifflin Harcourt, 2003, p.325 ou Le modèle aristocratique français et espagnol dans l'œuvre romanesque de Lesage: l'histoire de Gil Blas de Santillane, un cas exemplaire, Volume 102 de Biblioteca della ricerca. Cultura straniera, Frédéric Mancier, Presses Paris Sorbonne, 2001, p.149.
2. Le modèle aristocratique français et espagnol dans l'œuvre romanesque de Lesage: l'histoire de Gil Blas de Santillane, un cas exemplaire, Volume 102 de Biblioteca della ricerca. Cultura straniera, Frédéric Mancier, Presses Paris Sorbonne, 2001, p.149.
3. L'art de vérifier les dates, Maur François Dantine, David Bailie Warden, Saint-Allais (Nicolas Viton, M. de), Maur François Dantine, Charles Clémencet, Ursin Durand, François Clément, Valade, 1821, v.2, p.502.
4. Pierre Guichard, Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, Année 1985, Volume 40,
5. Fletcher, Richard, El Cid, San Sebastián, Nerea, 2001, p.190.
6. Les Almoravides : jusqu'au règne de Yusuf B Tasfin: 1039-1106, Vincent Lagardère, Editions L'Harmattan, 2001, p.133 et suivantes.
7. Martínez Diez, Gonzalo, El Cid histórico, Barcelona, Planeta, 1999, p.416 et 417.
8. Michael, Ian, Poema de mio Cid, Madrid, Castalia, 1976, p.29
9. UBIETO ARTETA, Antonio, Creación y desarrollo de la Corona de Aragón, Zaragoza, Anubar (Historia de Aragón), 1987, pp.64/65
10. Key Figures in Medieval Europe: An Encyclopedia, Richard Kenneth Emmerson, CRC Press, 2006, p.173.
11. Anales Toledanos II, España Sagrada XXIII, p. 416.
12. Menéndez Pidal Menéndez-Pidal, La España del Cid, II, pp. 722-3, cité prr Torres (2000), p. 199.
13. Volume 1 de Dictionnaire encyclopédique du Moyen Âge, André Vauchez, Éditions du Cerf, 1997, p.329.
14. Un royaume "transpyrénéen"?: la tentative de la maison de Foix-Béarn-Albret à la fin du Moyen Âge, Christian Bourret, Pyré Graph, 1998, p.23.