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Prosopographie des Mottet de Toulon et Marseille.

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Prosopographie des Mottet de Toulon et Marseille.
Publié le:02/01/2012


Blason des Mottet de Marseille (XVIe, XVIIe)
Blason des Mottet de Marseille (XVIe, XVIIe)
"Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence", Artefeuil, Ernest Rozière, Louis Ventre
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Les Mottet de Toulon et de Marseille peuvent être classés parmi Les Mottet du XIe au XXIe siècle. Ils descendent de Jean, né à Toulon, lui-même fils d'un autre Jean, conseiller du roy René. Jean est petit-neveu du commandeur de l'ordre de Rhodes (= Malte) à Bourdeaux. Le premier blason en couleur que possède les Archives Municipales de Toulon date de 1494. Il est dessiné sur la couverture d'un registre de comptes trésoraires. Le dessin est très rudimentaire. Il est composé d'un écu orange à la croix d'azur. C'est une photo du livre de la trésorerie de Jean  Mottet (CC 135).

Nous avons aussi Nobles Antoine et Barnabe Mottet frères, marchands de Toulon, qui ont encore un serf en 1513.

Pierre, son fils, est trésorier de la Grosse tour de Toulon et syndic annuel de Toulon en 1513 et en 1518. Il se marie à Vento,  descendante de grands-parents Grimaldi, Doria et  Spinola 

L'attitude de noble Jehan de Mottet, cappitaine de ladicte tour de Thoulon est présentée différemment par les auteurs. Le fait que la ville de Toulon s'est rendue et qu'après avoir repoussé  plusieurs fois 5.000 Impériaux ce Mottet négocie à son tour sa reddition à connétable de Bourbon fait de lui un bouc-émissaire. Mais ses soldats ne sont plus pyés depuis des mois et bien isolés. Selon  l’Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, d’Artefeuil, Ernest Rozière et Louis Ventre, ils portent : D’azur à un château d’argent sommé de trois tours, ouvert du champ, maçonné de sable, posé sur une motte de sinople et surmonté de trois étoiles rangées d’or. A noter les trois étoiles surmontent toujours le blason. La tour symbolise certainement la grosse tour de Toulon, dont Jean est capitaine selon L'Etat de la Provence, de Dominique Robert de Briançon. 

 

 

Photo du livre de la trésorerie de Jean Mottet (CC 135) de 1494.
Photo du livre de la trésorerie de Jean Mottet (CC 135) de 1494.
© Jean Mottet 1494
http://www.toulon.com/tabid/121/RemoteModuleID/2015/Default.aspx
XIVA. Jean IV Mottet (ca 1435-après 1498) est le fils de Jean qui tait son testament le 16 mars 1442. Selon l’énorme travail de François Barby sur les actes notariés de Marseille, il est marié, vers 1460, à une certaine Alayonne N, elle aussi née à Toulon. On ignore si les symboles choisis pour le blason de Toulon ont une signification. La croix pour certains est un rappel des croisades, pour d'autres Toulon imite le blason de ville voisines importantes comme Marseille, Fréjus ou Antibes... Le premier blason en couleur que possède les Archives Municipales de Toulon date de 1494. Il est dessiné sur la couverture d'un registre de comptes trésoraires. Le dessin est très rudimentaire. Il est composé d'un écu orange à la croix d'azur. C'est une photo du livre de la trésorerie de Jean IV Mottet (CC 135). Lui et sa femme vivent encore lors du mariage de leur fils Pierre avec une Vento le 4 juillet 1498.

  • Leur fille, Alyonne Mottet (ca1460-après 1492) se marie avec Antoine Gombert, veuf d'une Damian, qui teste en 1498. Les Gombert sont une famille ancienne de Provence, dont on trouve le nom dans plusieurs chartes de l'évêché de Marseille & de l'Abbaye de Saint-Victor. Les généalogistes provençaux qui vont parler de la maison de Gombert, entre autres Nostradamus, Maynier, Artefeuil, Robert de Briançon, vont accorder un témoignage unanime à la haute ancienneté de cette famille et à la pureté de ses alliances. L'auteur de laCritique manuscrite du Nobiliaire de Provence, Barcilon de Morvans, la qualifie en ces termes : Noble de sang et d'origine ; et les diverses copies plus ou moins apocryphes de cette critique s'expriment toutes de la même manière sur la maison de Gombert. Guillaume Gombert fut présent à l'acte passé, dans le XIIe siécle, entre l'Evêque de Marseille & les habitans de la même Ville. Pierre Gombert possedoit à peu pres, vers le même tems, tout un quartier du terroir de la même Ville, & la Maison qu'il y habitoit, porte encore aujourd'hui le nom de Château-Gombert . Baldouin Gombert étoit Premier Syndic en 1136, & par plusieurs actes qu'il passa, & qu'on conserve encore à l'Hótel-de-Ville de Marseille, il paroît que ses pères étoient originaires d'Espagne, selon le Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire & la ... François Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois et Badier.

 

  • Nous avons aussi Nobles Antoine et Barnabe Mottet frères, marchands de Toulon, se déclarent débiteurs envers noble Jacques Teze, fils de noble Louis, marchand de Lyon, d'une somme contenue dans une obligation privée qui âvoit été écrite par Thomas Marchion, serf desdits Mottet, dictorum servo. L'acte est en, latin. On dira que servus signifie aussi serviteur; mais je vais rapporter l'obligation, qui est transcrite après l'acte ; elle est en français : Jeu Thomas Marchio, serf de Sires Antoine et Barnabé Mottet, marchants de Tholon , en promesse confesse de debore à Sire Jaques Teze, marchant de Lion., au nom de mon dits mestres, la soma de dous cents quarante seis escus , et dans ce instrument y a une lettre des dits Mottet au dit Teze, qui dit :  Mon très-cher et bon ami, jeu me recommandé à vostra bona gratia de bon cuer. Jeu vous envoie un petit d'argent par mon serf Thomas Marchion présent porteur. Pourtant je lui besoute de vostres draps si vous plaist, lui en donarés et vous pregué que ce que lui donnarés que soit bona marchandisa et qu'eis soient point grassas. (Au dessus de la lettre).  A mon très-cher et parfait ami, Sire Jaques Teze, marchant de Lion. Cet acte est de 1513, passé à Aix chez Imbert Borelli notaire, et ce serf doit être un esclave. Ces textes sont cités par le Magasin encyclopédique: ou Journal des sciences, des lettres et ..., Volume 1, de Aubin Louis Millin, François Noel, Israel Warens. Ces Mottet sont certainement des membres de la famille Mottet. L'autre intérêt de ces textes est que le servage personnel avait officiellement entièrement disparu en France avant le XIVe siècle, donc 150 ans plus tôt.  Louis et Antoine Motet, de Toulon, ont leurs biens saisis par les commissaires de la Cour des Comptes comme cautions de Guiran Chautard, condamné à une amende de 1.350 livres au profit du Roi.

 

Andrea Doria en 1526.
Andrea Doria en 1526.
© Sebastiano del Piombo
Palazzo del Principe, Gênes
XVA. Pierre Mottet (1465-après 1530) est noble. Il se marie le 4 juillet 1498, à Marseille, avec Martone de Vento (1484-1515), fille de Jacques de Vento (1463-1535) et Georgette Doria. Les Vento sont la famille Henri Vento, marquis de Pennes. Sa mère est la fille de César Doria et de Marie Spinola. César est lui-même de fils de François Doria et de Françoise Grimaldi, selon Les Doria de France: Provence, Avignon et Comté Venaissin, Bretagne, Ile-de-France et Picardie; Études historiques et généalogiques, de Léon-Honoré Labande (1899).

La vie des institutions de la Commune de Gênes est dominée par les rivalités entre quatre grandes familles, dont les Grimaldi, Doria et Spinola. Ces familles génoises occupent des charges importantes à Marseille. Le grand-père de Martone de Vento et son frère sont Premiers Consuls de Marseille. Cette Maison de Vento est la plus illustre et ancienne de Gênes, où elle a tenu de tout temps un des premiers rangs. Cesare Doria, autre grand-père de Martone de Vento ne peut reprendre les mines de Phocée en 1457 malgré tous ses efforts. L'amiral Pietro Doria (ca 1340-1380) est trisaïeul de Martone de Vento. Elle est aussi la cousine d'un autre amiral de Gênes, Andrea Doria (1466-1560), qui lui est contemporain.

Le général des finances de Provence, Antoine Thomas, commet à la fonction de trésorier de l'oeuvre de la grosse tour un notable de Toulon, Antoine de Cues, auquel succède, en 1517, un de ses pairs, Pierre Mottet nous disent les conclusions du Congrès archéologique de France de 2005 (volumes 160 à 161). Mais il en est déjà le syndic depuis 1514. Dicti nobiles Petrns Motteti, consindicus, ac dominus Anthonius Thomasii, proraiserunt solenniter, quod tociens quociens, realiter receperint dictas duas mille libras, pro dicte turris edifficio ordinando, illas bene et decenter et sine fraude convertere ac implicare in dicte turris edifficio ac constructione. C'est pour cette raison que son fils Jean lui succède, comme responsable du chantier. L'Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Bouches-du-Rhône : Chambre des comptes de Provence, nous dit que Pierre Mottet, trésorier de la Grosse tour de Toulon, touche 400 écus du Trésor royal. Pierre est syndic annuel de Toulon en 1513 et en 1518, selon le Bulletin de l'Académie du Var (v. 30 à 31).  Nous avons un compte de "Peyron" Motet, dressant un état des sommes payées aux ouvriers qui ont travaillé à la construction de la tour de Toulon, en 1524, et un rapport officiel rédigé, le 28 juin 1530, par le commissaire royal Pierre Vitalis, son gendre. On y trouve une description fort curieuse de l'architecture de sa maison. Il habite rue Drecha (aujourd'hui rue des Beaux-Esprits) :  Pierre Mottet : un arc, sive portègue, et la clôture dudit arc joignant sa maison (Fol. 15, cité par Histoire de Toulon au moyen âge: précédée d'une notice topographique, d'Octave Teissier).

Leur fille, Béatrice Mottet (ca 1500-1550) se marie avec Pierre Vitalis (ca 1490-après 1549), qualifié noble, seigneur de Pourcieux et de Fuveau (achats, investiture et hommages en 1529), d’abord greffier en chef au parlement, est ensuite pourvu par lettres du 9 mars 1525 et reçu le 16 avril 1526, en une charge de maître-rational en la chambre des Comptes. Il résigne sa charge en 1547 en faveur de son fils Esprit. Ils sont les parents de :

 

  • Esprit Vitalis, auteur de la branche de Fuveau.
  • Honorade Vitalis épouse par contrat du 3 mai 1548 à Aix, Claude Ferrier, fils de Thomas et de Delphine de la Maison de Sabran.
  • Louise de Vitalis épouse en 1548 Gaspard de Beccaris, écuyer d’Aix, co-seigneur de Saint-Martin et de Sillans, conseiller maître rational en la chambre des Comptes, puis lieutenant général, civil et criminel au siège général d’Aix, décédé en 1579, fils de Thomas, originaire du Piémont, secrétaire du roi référendaire en la chancellerie de Provence, et de Marguerite de Nas sa seconde épouse.
  • Cosme de Vitalis, écuyer, seigneur de Pourcieux et de Fuveau, consul d’Aix en 1565, teste le 4 novembre 1599,  x1 pc du 12 mai1549 à Marseille, Isabeau d'Arène, fille de Nicolas, premier consul de Marseille, et d'Isabeau de Caradet.  x2 par contrat du 2 décembre 1552 à Aix, Marguerite de Bourdon, fille de Jacques, viguier d’Aix.


Foulquet Mottet (1505-1580) est écuyer. Il a au moins deux fils : 

  • Joseph Mottet se marie avec Jeanne de Beaumont, dont nous ne connaissons rien, si ce n’est les prénoms de leurs enfants : Marie, Louise, Marguerite, Jean, François.
  • Son autre fils, Ange-Ogier Mottet (1530-1585), est assesseur de Marseille en 1570 et 1577. Il se marie avec Magdeleine Vincens. Ils ont trois filles : Claude, Claire, Françoise. Claire Mottet se marie le 4 avril 1592 avec Estienne Beolan. Françoise Mottet se marie le 25 septembre 1584 avec de Villeneuve (ca 1550-après 1617), seigneur de Mons, Conseiller au Parlement de Provence (25-10-1581). Ils sont les parents d'Antoine et Gaspard.

 

 

Le Pape Grégoire IX
Le Pape Grégoire IX
© ???
capture d'écran
XVIA. Jean Mottet (1495-avant 1543), fils aîné de Pierre et Martone de Vento se marie avec Louise Signier (1500-1560), née à Toulon, et fille de Ferrand II ou Ferrandou Signier. Cette famille est d'ancienne noblesse de Toulon, en Provence, originaire d'Italie, et porte indistinctement les noms de Segnie, Signie, Segni, Signy & ensuite Signier. Nostradamus aux membres donne à la branche française de la Maison des comtes di Signi, le nom de Signier. En Italie, les papes Innocent III (1160-1198-1216), Alexandre IV (1199-1154-1161), Grégoire IX (1170-1227-1241), sonr de la Maison des  comtes di Signi. Le premier qui s'installe à Toulon est Ferrand ou Ferdinand de Signier, qui n'est connu que par le contrat de mariage de Bertrand, son fils, qui fuit, dans lequel ils sont qualifiés tous deux Ecuyers. Bertrand de Signier, Ecuyer, vivoit à Toulon, & épousa, par contrat passé devant Vincent de Saint-Anthonin, Notaire, le 16 Janvier 1441, Laurence de Saint-Pierre De ce mariage vinrent: — 1. Antoine, ; — 2. Jean , qui fuit ; — 3. Ferrand... nous dit le Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies ..., Volume 12, de François-Alexandre Aubert de La Chesnaye-Desbois. Louise est la nièce entre autres de Jean de Signier, Maître général des Ports de mer et Rivières, Ponts et passages de la Provence. Dans une Lettre particulière, le roi Renéce même Prince le qualifie son fidèle ami. Sous Louis XI, il est pourvu des offices de Capitaine, Garde et Châtelain de la Ville, Chatel et Cité de Toulon, Bailli de la même Ville, et de Viguier d'Hieres... par Lettres-Patentes du 19 Décembre 1481. Le même Jean de Signier assiste aux Etats tenus en Provence en 1487, sous ce Monarque, avec Gabriel Garjan, en qualité tous deux de Députés de la ville de Toulon et de son Viguerat, suivant l'Histoire chronique de Provence par Noftradamus. Sa fille, Honorée, se marie à Pierre de Thomas,. Une autre Madelene, se marie avec Jacques Cuers, qui sont de familles citées lors de le construction de la Grosse tour avec les Mottet de Toulon. Louise Seguier teste le 1er mars 1557 julien à Marseille. François de Signier, seigneur de Piosin dit le bailli de Piosin est un descendant de la famille Signier.

Le 30 mai 1525, Jean essaie d'obtenir l'exemption de droit avec Barthélemy Lombart, de Toulon. Il est commissaire à Toulon.En 1514, Louis XII fait commencer la construction de la Grosse Tour pour défendre l'entrée de la rade. François 1er voyant que le chantier traîne confie les travaux à Jean de Mottet. Il fait construire la grosse tour de Toulon avec une vigueur extraordinaire. Le livre de raison de son père nous montre que ses dépenses sont nettement supérieures à ses prédécesseurs et le fort est achevé grâve à eux en 1520. Pierre Mottet, successeur d'Antoine de Cuers, paie vingt mille deux cent vingt-six florins, alors que son prédécesseur n'avait soldé en trois ans d'exercice que six mille cinq cent trente-trois florins.

CPA de la Grosse tour de Toulon.
CPA de la Grosse tour de Toulon.
© de Rambaud Guy
de Rambaud Guy
Cette tour est à fleur d'eau. Son commandement lui est confié selon L'Etat de la Provence, de Dominique Robert de Briançon. La tour n'est complêtement terminée qu'en 1524, dixit la Revue des sociétés savantes des departements (1879). Jean commande cent hommes d’armes pourvue d'une douzaine de canons, selon Neptunia (Volumes 69 à 76, Amis de musées de la marine) et de nombreux canonniers. Ses canons viennent de la ville de Toulon. D'après le procès-verbal de remise, qui existe aux Archives départementales du Var, acte de maître Jean Cabasson, notaire, signé par les seigneurs de Pontevès et de la Cépède, les pièces d'artillerie transportées à la Grosse-Tour se composent de trois bombardes de bronze, dont une dite couleuvrine bâtarde et deux dites couleuvrines moyennes : très bombardas de bronse, unam videlicet dictam colobrino bastardo et duas dictas colobrinos moyennos. La ville est défendue par des fossés, des murailles et des tours au levant, au nord et au couchant du côté de la terre. Cependant la petite garnison est mal armée manque de muntions.

Connétable de Bourbon (1490-1527)
Connétable de Bourbon (1490-1527)
© Bernard Gaillot
Base Joconde.
Le 7 juillet 1524, le connétable de Bourbon, qui va vaincre François Ier à Pavie, envahit la Provence. Les impériaux franchissent le Var par les troupes de Charles Quint. Selon la légende : La difette qu'on fouffroit dans le camp contribuoit beaucoup au murmure des foldats ; & c'eft ce qui détermina le connétable à faire un détachement pour aller attaquer le Fort de Toulon. Cette place, très forte par fon affette, fut prife en peu de jours par la trahifon, ou par la lâcheté du capitaine Motet qui y commandoit. Dans la réalité, après avoir demandé à la ville de se rendre le connétable de Bourbon  voit arriver une députation composée de trois Consuls et de neuf Notables pour obtenir une sauvegarde en faveur des personnes et des habitans de la cité. La ville se rend. Leconnétable de Bourbon envoie des émissaires à Marseille pour leur demander la reddition de la ville. Il reviennent avec 500 écus. L'armée de secours française n'est pas là. La Provence est livrée presque sans défense aux impériaux. Le capitaine de la tour,  Jean de Mottet, est confronté à cette situation de siège. Il est peu enclin à résister, nous disent les conclusions du Congrès archéologique de France de 2005 (volumes 160 à 161).

Pourtant des textes de cette époque reproduits par Promenades dans Toulon ancien et moderne: esquisses historiques de H. Vienne, nous disent que Le chevalier de Croys ne fut pas plus chanceux que son général dans les tentatives qu'il fit pour se rendre maître de la tour qui défend l'entrée de la rade de Toulon, et comme lui, fut contraint de se retirer précipitamment, non sans perte d'une partie de sa troupe. La résistance que la tour de Toulon avait opposée aux efforts des ennemis, fit sentir encore plus à François Ier de quelle importance était sa position pour la défense de la frontière; il conçut le projet de forcer les citoyens de Toulon à transporter leur habitation sur la plage et le coteau qu'elle domine, en abandonnant leur cité et à former, là, une nouvelle ville qu'il se proposait d'entourer de fortes murailles et dont la tour serait la citadelle. 

Siège de de Pavie (1524-1525)
Siège de de Pavie (1524-1525)
© Anonyme
Galleria Nazionale di Capodimonte (Naples)
La Grosse-Tour n'empêche pas les armées de terre et de mer de Charles-Quint, commandées par le connétable de Bourbon et l'amiral Hugues de Moncade, de se rendre maîtresses de Toulon, en 1524, bien que certains auteurs prétendent que cette ville leur ait alors opposé une résistance vigoureuse et efficace, écrit Aristide Matthieu Guilbert dans Histoire des villes de France avec une introduction générale pour chaque ... Jehan de Mottet a face à lui 5.000 soldats. Nous ne savons pas combien de sa centaine d'hommes sont encore en vie. Il négocie la tour aux Impériaux contre 500 écus d'or et la vie des survivants de la garnison. Nos ennemis y trouvent trois canons et neuf autres pièces d'artillerie. L'Académie du Var nous dit que Mottet ne semble pas avoir été inquiété pour sa reddition, car, après avoir été remplacé dans son commandement par le capitaine Mondragon, il se marie et s'établit dans le pays, sans qu'aucune marque de réprobation lui soit infligée pour sa capitulation. Ce fait n'est explicable que par l'impossibilité où il s'est trouvé de forcer à la bataille les hommes sous ses ordres, auxquels étaient dus d'importants arriérés de solde.

Le connétable de Bourbon est battu par Andrea Doria (1466-1560), mais il va prendre sa revanche au siège de Pavie quelques mois plus tard.

Les enfants de Jean Mottet (1495-1562) et  Louise Seguier naissent à Aubagne. 

La flotte ottomane hivernant dans le port de Toulon en 1543
La flotte ottomane hivernant dans le port de Toulon en 1543
Au premier plan, à droite, la Grosse tour.
© Süleymanname
Musée de Topkapi
En 1543 on installe Barberousse, amiral d'une flotte turque qui séjourne sur rade de Toulon pendant tout l'hiver 1543-1544 dans la maison de la demoiselle de Mottet, selon l'Histoire de Toulon, de Maurice Agulhon, Paul-Albert Février, Privat (1980).  C'est une ancienne savonnerie qui appartient à cette  demoiselle de Mottet, qui l'habite et doit avoir 18 ans au plus. La savonnerie et sa maison de maître sont assignés comme logement, à cause de ses dimensions et dépendances, à Kaïr-ed-Din, plus connu sous le nom de Barberousse. Barberousse et sa nombreuse suite vont, à leur départ, laisser complètement dégradée et ruinée cette maison d'habitation. Mademoiselle de Mottet va fatiguer le roi de ses revendications en indemnité et finir par obtenir le rachat de la maison saccagée par l'Etat. Cette demeure est dans le faubourg du Portalet, au nord de la place Saint-Pierre actuelle. Nous ne connaissons pas le prénom de cette fille de Jean, qui doit déjà être mort en 1543.

 

  • L'Etat de la Provence, Volume 2, de Dominique Robert de Briançon, nous dit qu'Etienne de Martin  est marié avec Magdeleine de Mottetdont le père étoit Capitaine de la Tour de Toulon, & de ce mariage sortit François de Martin marié l'an 1569 avec Dianne de Joannis, fille de Jean, seigneur de Châteauneuf, & de Françoise de Beccaris. Josef de Martin issu de ce mariage, épousa l'an 1611. Venture de Vincheguerre, fille de Jacques de Vincheguerre, Lieutenant General des Galeres de France, de laquelle il euc François & Nicolas de Martin; François avoit épousé Françoise de Menc, sœur de Jean Menc, Seigneur de Campagne , Conseiller & Doyen de la Chambre des Comptes à Aix , de Iaquelle il n'a point laissé d'enfans , & Nicolas son frere cadet est marié depuis l'an 1671. avec Claire d'Arene, fille d'Antoine d'Arene Seigneur de Septeme, & de Louife de Bedarride de Carqueirane. 


  • Michel Vergé-Franceschi,  dans Le Cap corse Généalogies et destins (2006), nous dit que Jeanne Mottet (1525-ap. 1597), fille de Jehan Mottet et de Louise SIgnier se marie le 17 février 1543, à Marseille, à noble Bernardin de Bouquin, écuyer, fils d’Augier et de Luquine de Seriaze. Il habite sur le quai du port de Marseille et est importateur d’épices. Les Bouquin, famille provençale, portent : De gueules à deux pals fascés d'or et de sable de six pièces. Une de leurs ancêtres a été la maîtresse du roi René et la mère de deux de ses fils [28]. Ils ont quatre enfants, dont :
  • Samperu Corsu, nationaliste corse.
    Samperu Corsu, nationaliste corse.
    © Jean-Pol GRANDMONT
    WC
     ** Jeanne de Bouquin se marie le 23 février 1570, à Marseille, avec Antoine de Lenche (1540-1588). Les Linche, Lincio, Lenche, alias Linchou sont Corses, mais font fortune en Toscane et en Provence et ils portent : De gueules à la tour d'or, ouverte, crénelée de quatre pièces du même, surmontée d'un arbre de sinople, soutenu par deux lions affrontés d'argent. Cette famille de Mursiglia est bénéficiaire en 1454 d'un acte de reconnaissance de noblesse de la part de l'Ufficio di San Giorgio. Antoine est  le neveu de Tomasu Lenche, directeur de la Grande Compagnie du corail (1568), second consul de Marseille (octobre 1587) et maître des ports de Toulon. Avec son frère Viscente, ils possèdent en 1588 la quatrième fortune de Marseille (140 000 livres) derrière les Riquetti seigneurs de Mirabeau (trois cent mille écus), les Covet seigneurs de Marignane (300.000 écus) et les d'Albertas de Jouques. Antonio Lenche devient gouverneur du  Bastion de France - La Calle Algérie (1565-1568). Du côté des affaires, une seconde compagnie, du nom de Compagnie du corail, est fondée par un cousin (Orso-Santo Cipriani). Henri III confirme le monopole de la Magnifique compagnie (1582) et étend même les limites géographiques des zones de pêche à Bizerte (1584). C'est tout le littoral septentrional de la Tripolitaine qui est ainsi contrôlé par les compagnies des Lenche. Les premières difficultés ne sont pas économiques mais politiques. En effet, graves sont les conséquences des guerres de religion. Ennemis de la République de
    Victor Riqueti de Mirabeau
    Victor Riqueti de Mirabeau
    © Jacques-André-Joseph Camelot Aved
    http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/celebrations2006/mirabeau.htm
    Gênes (alliée de l'Espagne), les Lenche soutiennent Henri III contre la Ligue catholique (favorable à l'Espagne). Du coup, les Corses vont jouer un rôle déterminant dans le soutien des intérêts de la monarchie française. Ce soutien ne se fait pas sans risque. Antonio Lenche est assassiné en 1588 par les ligueurs, au couvent de l'Observance, près du tombeau de son père, puis dépecé. Il marie son fils à une d’Ornano et sa fille, Jeanne de Lenche à un Mirabeau. Honoré de Riqueti (1567-1622) est gentilhomme ordinaire de la chambre de Louis XIII, fils de Jean de Riqueti et de Marguerite de Glandevès. Il se distingue dans les guerres civiles, et surtout au siège de Montauban. La terre de leur fils est érigée en marquisat. C'est une récompense bien méritée par une maison qui, depuis plusieurs générations, tient le premier rang parmi la noblesse de Provence. Ils sont les ancêtres de tous les Mirabeau célèbres, dont l’ami des hommes, Victor Riqueti de Mirabeau. Le fils de Jeanne et d' Antoine de Lenche (1540-1588),   Thomas de Lanche, seigneur de Moissac se marie avec la fille du maréchal  Alphonse d'Ornano et devient donc le beau-frère de Jean-Baptiste d'Ornano (1581-1626), marquis de Montlaur, maréchal de France. Sa femme est donc la petite-fille de Samperu Corsu, la première figure du nationalisme corse, bien avant  Pascal Paoli.
  • ** Antoine de Bouquin, est Premier consul de Marseille, selon Thèse de F-P BLANC 1971 et les tables le du Marquis de Boisgelin.

 

  • Gravure ancienne de l'Hôtel de Ville de Marseille au début du XVIIIe siècle.
    Gravure ancienne de l'Hôtel de Ville de Marseille au début du XVIIIe siècle.
    © Guy de RAMBAUD
    Guy de RAMBAUD
    Marguerite de Mottet (ca 1527-1595)
    , se marie avant 1560 avec Fouquet de Vega (1529-après 1592). Le grand-père de ce Fouquet, Alonso de Vega (1458-1502), marié à la fille de Bertrand Bouquier, est un Castillan venu protéger Marseille, en 1474, contre une attaque des Aragonais. Il est aussi constructeur de navires et le viguier royal de Marseille. Fouquet est le fils de Jean de Vega (1490-1552), avocat-juge au tribunal de st Lazare, jurisconsulte de grand talent, diplomate avisé. Il se marie le 16 mai 1520 à noble Marguerite Capel (1500-1555),  fille de feu noble Barthélémy Capel et de dame Alayone Farlet. Son est aussi  second consul et lieutenant du Sénéchal de la ville de Marseille, selon la revue Provence historique (1999). C'est lui qui dans les premiers jours de 1524 est envoyé auprès de François 1er, campé avec son armée près d'Avignon, pour le prier d'accourir sans délai au secours de Marseille. Il est l'auteur du Journal de la Croisière du baron de Saint-Blancard (1537-1538) qui montre pour la première fois une flotte française alliée des Turcs sur les côtes de Barbarie, en Grèce, dans l'Archipel et jusqu'à Constantinople. Cette relation intéressante, écrite par Jean de Vega, forme une des plus anciennes descriptions que l'on possède sur. le Levant. Les détails qu'elle fournit en particulier sur les entrevues du baron de Saint-Blancard avec Barberousse et Soliman II en font un document essentiel... Jean a plusieurs enfants qui sont protestants : Jean est assassiné en 1562, Jacques est le chef des protestants de Marseille, dixit Marseille au temps des troubles, 1559-1596: morphologie sociale et luttes de factions, de Wolfgang Kaiser, Florence
    Marsilia. Marseille au commencement du XVIIe siècle
    Marsilia. Marseille au commencement du XVIIe siècle
    © Anonyme
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b7743500b.r=marseille.langFR
    Chaix (École des hautes études en sciences sociales, 1992). Fouquet de Vega est chargé de faire la course de l'étentard en 1553, nous dit Histoire analytique et chronologique des actes et des délibérations du corps et du conseil de la municipalité de Marseille, par L. Méry, et F. Guindon (1847). Un gentilhomme , décoré du titre de capitaine de S'-Victor, s'armait de pied en cap, le jour de la fête de ce martyr de la foi, et se rendait, au milieu d'un brillant cortège, devant l'église S'-Jean , au bout du port, où il attendait les moines de l'abbaye. Lorsque ceux-ci paraissaient , le capitaine de S'-Victor mettait un genou à terre et recevait la bénédiction du prieur; ensuite , il montait à cheval, tenant d'une main l'étendard sur lequel était représentée la figure de saint Victor, et galopait dans les divers quartiers de la ville, suivi de deux écuyers. Cette course terminée, les trois cavaliers venaient se réunir à une procession générale où l'on portait les reliques de saint Victor.... Cette fête fut encore célébrée en 1607, avec la pompe établie dans le XIIe siècle , mais en 1608 , un valet de pied de l'hôtel de ville, portant un guidon , remplaça le gentilhomme à cheval ; dès lors , la course de l'étendard perdit de sa solennité et fut supprimée. Cet écuyer est l'un des chefs de la petite communauté réformée de Marseille, selon Le commerce des captifs: les intermédiaires dans l'échange et le rachat des prisonniers en Méditerranée, XVe-XVIIIe siècle, Volume 406 de Collection de l'École française de Rome, Wolfgang Kaiser ( 2008). Des documents sur ses diverses députations à Alger et Tunis existent, nous disent  les Archives de la Chambre du Commerce de Marseille (ACCM, J 1861). La Mission de Fouquet de Vega en Barbarie (1561-1565) est relatée en partie par La ville à la Renaissance: espaces, représentations, pouvoirs : actes XXXIXe Colloque international d'études humanistes,H. Champion (2008). Ce calviniste échappe à la première vague de violences en négociant.  Il figure dans les Lettres royaux, du 29 avril 1564, pour Lazarin Doria, Jean Boniface, Louis Servian et Fouquet de Vega, soy disant de la novelle religion. Plus important, les protestants sont toujours appelés dans des commissions de contrôle d'arbitrage et de réconciliation. Fouquet de Vega et Lazarin Doria en 1581, après la grande peste, sont désignéspour ramener les habitants en bonne union. Fouquet de Vega, passe son testament, en 1582, avec des formules entièrement catholiques, alors qu'il abjure, trois ans plus tard, sa foi réformée. Faut-il voir un cas de dissimulation, s'nterroge à juste titre dans Les protestants de Provence au XVIIe siècle, Volume 32 de Vie des huguenots, Céline Borello (2004). Ce capitaine protestant a un de ses fils, Elie, tué involontairement, en 1575.  Marguerite de Mottet (ca 1527-1595) et Fouquet de Vega (1529-après 1592) sont encore en vie lors du mariage de leur fille, Theodora de Vega avec Aycard Boisson, d'Aubagne, le 21 février 1592, à Marseille.

 

  • Baptistine Mottet est religieuse au couvent Saint-Clair de Marseille. 

 

 XVIIA.  Bertrand de Mottet est le seul fils de Jean Mottet (1495-avant 1543) et de  Louise Signier (1500-1560), marié après 1524. Il teste le 27 juillet 1543 julien, à Marseille, avant d'aller combattre au siège de Nice, avec son beau-père qui va y trouver la mort. Cet écuyer se marie à Magdeleine de Ponteves, légataire de sa soeur Marguerite en 1561. Elle est la fille de Boniface, qui, en 1543, marche, à la tête de 3.000 hommes levés par lui, contre l'armée de Barberousse, assiégeant Nice. Sa belle-mère, Louise de Glandévès, est la fille puinée de Louis et d'Isabeau de Forbin-Soliers. Sa femme est légataire de sa soeur, Marguerite, en 1561. Nous avons une convention passée entre les Etats de Provence et le sieur Mottet, de Toulon, au sujet du blé qui a porté à Fréjus par ordre de M. de Grignan. Ils ont au moins deux enfants : 

 

  •  Marie de Mottet qui se marie avec noble Laurent Arvieux, le 19 mars 1585, à Aubagne, selon l'Histoire héroique et universelle de la noblesse de Provence, d’Artefeuil et Louis Ventre. Louis Arvieux, issu de ce mariage, épouse Marguerite Lambert, de laquelle il a, Jean et Laurent qui est reçu Chevalier des Ordres de Notre-Dame du Mont-Carmel & de S. Lazare de Jérusalem, le 22 Avril 1637. II est envoyé par le Roi à la Porte Ottomane, & auprès de plusieurs autres puissances pour des affaires importantes dont il s'acquitte avec succès. Il fait son testament le 8 juin 1693 , notaire Requier, & meurt sans laisser postérité de son mariage avec Marguerite Fabre. II a laissé des Mémoires très curieux de ses Voyages du Levant & de ses Négociations pour le service du Roi.



Charles de Casaulx (1547-1596), premier consul de Marseille
Charles de Casaulx (1547-1596), premier consul de Marseille
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XVIIIA.  Jean de Mottet (1540-1607), né à Aubagne, écuyer, se marie le 8 septembre 1575, à Marseille, avec Delphine Roux, fille de Cosme Roux (1512-1572) et de Catherine Prince (1525-1568). Cosme est  trésorier des deniers communs de Marseille, juge-consul. Il possède des barques (= navires marchands), selon Archivo Documental Espanol Publicado Por La Real Academia De La Historia Tomo V. Nous avons la vente d'une terre sise sur le territoire de Toulon, faite par Jean Fournier, à noble Jean de Moutet,  en 1592. Mais aussi le Livre de raison de  Jean de Mottet, Marseille et Aubagne. Comptabilité et quittances de 1573 à 1607. Jean de Motet, écuyer de Marseille et d'Aubagne, consigne dans son livre de raison de la seconde moitié du XVIe siècle les baptêmes et les parrains de ses enfants, dixit Marseille au temps des troubles, 1559-1596: morphologie sociale et luttes de factions, Wolfgang Kaiser (École des hautes études en sciences sociales, 1992). Statistique du département des Bouches-du-Rhône: avec Atlas ..., Volume 2, Par Christophe de Villeneuve, nous dit que : Les Aubagnens étaient restés constamment fidèles à la cause royale, et le comte De Carcès, ne pouvant les attirer dans son parti , vint, en 1599, mettre le siège devant le château. Casaulx , qui dominait alors à Marseille , vint se joindre à lui, et tous les deux poussèrent l'attaque avec vigueur; mais ils trouvèrent tant de résistance de la part du commandant Belloc, jeune officier gascon, secondé par le capitaine Mottet, d'Aubagne, qu'ils furent obligés de lever le siège, après avoir perdu beaucoup de monde. Le malheur voulut que De Vins, à la tête de trois cents hommes, joignît les Marseillais et les ramenât. La Valette jugea alors à propos de retirer la garnison du château et de se replier sur Toulon. La ville, restée sans défense, ouvrit ses portes aux ligueurs , qui lui firent payer cher sa fidélité. Honoré Mottet, notaires royal à Aubagne, est peut-être son frère.

 

Nous avons un reçu de Melchior Mottet, grenetier du grenier à sel de Fréjus, de 2.585 livres en 1537. Melchior Mottet est grenetier du grenier à sel de Fréjus, précédemment commis à l'entretien de l'armée au camp de Saint-Laurent, et le procureur des Etats de Provence, en 1561-1562. (ad 13, B 2675, B 1-3312 - Fonds de la Cour des Comptes, Aides et Finances de Provence - Cour des comptes, aides et finances - Xe-XIXe - B - 1 - 3312). Melchion Mottet liquide des comptes du receveur des droits de sceau perçus par la Chancellerie en 1543.

 

Arrêts de vérification : des lettres de l'office de contrôleur du grenier à sel de Toulon, en faveur de Pierre Mottet, de ladite ville en 1579. (ad 13 -B 2960 - B 1-3312 - Fonds de la Cour des Comptes, Aides et Finances de Provence - Cour des comptes, aides et finances - Xe-XIXe - B - 1 - 3312). Pierre Motet est déjà contrôleur dudit grenier en 1573. Nous avons des Etats dressés par les divers contrôleurs : par Pierre Moutet, pour les salins nouvellement créés à Brugalhou, près de Six fours.

 

Motet, pour les salins de Lagoubran, près Toulon en 1592.

 

Nous avons aussi un  grenetier et fermier de la gabelle : Jean Mottet, commis à la recette de l'imposition de 18 deniers sur chaque mine de sel qui se débite à Fréjus en 1608 (ad 13, fonds B 1-3312 - Fonds de la Cour des Comptes, Aides et Finances de Provence - Cour des comptes, aides et finances - Xe-XIXe - B - 1 - 3312, B 2633)

 

Il existe aussi d’autres mariages et descendants, mais tout cela nécessite de longues recherches aux AD et ne présente aucun intérêt autre que familial.

 

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Guy-de-Rambaud Guy-de-Rambaud Voir sa fiche
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