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XIV. Jacques Mottet de Molières (avant 1442-1518), selon le baron du Roure, épouse Marthe Garanton (ca 1465-après 1544).
XVB. Jean Mottet dit le jeune (1510-1561), fils cadet de Jacques et de Marthe Garanton, est né à Tarascon vers 1510/1515. Nous avons le mariage de noble Jean Moutte, le jeusne, fils de Jacques, avec noble Catherine d’Aimini (1517-1544), le 4 décembre 1538, signé Candeleri, notaire. Son beau-père est noble Antoine d'Aymini, Ier du nom, Co-seigneur du château de Saint-Georges dans le Bailliage de la ville de Moustiers, & capitaine de quatre Compagnies d'Ordonnances, & de Pasquette Blanqui, qu'il épousa le 28 décembre 1516, fille de Pierre Blanqui, du château d'Entrevennes. Cette famille est issue du général du roi Robert d'Anjou, François Aimini. Le frère de Bertrand III Aymini, évêque d'Avignon (1300-1309). Les Amini jouissent des privilèges des nobles et obtiennent des lettres de noblesse du roi René le 9 avril 1470, à Marseille. Leur blason est : Echiqueté 12 pièces, de sable, et d'or, les six de sable, chargées d'un besant d'or. Il existe une branche à Tarascon, celle des seigneurs de Masblanc, dont la fille est celle du gouverneur de cette ville. Elle décède vers1544. Ils ont un fils, Jean Mottet, institué héritier de son père en 1561, selon Liber nationis provinciae provinciarum, Volume 1, Marie Madeleine Mouflard (Université de Toulouse, 1965).Jean de Mottet se remarie avec demoiselle Guillaume d'Ize, du 18 aoust 1545, receu par me Jean Jacques, dudit Tarascon. Pendant des siècles, les membres de la famille d’Yzia se battent à chaque génération dans le sud de l’Italie. Cette Famille qui a changé son nom de Ysia en celui d'Yse, lorsqu'on a cessé de contracter en Latin, est une des plus anciennes de la Province, puisqu'elle fait remonter les preuves de son origine & de la noblesse à Rostang & Ferrand de Ysia , frères, seigneurs de Monaco, de la Turbie, de Berre, & de Ysia, qui vivoient en l'année 1245. Thomas, fils aîné d'Ifnard & de Marthe Amedée, a fait la branche de Provence. Il fut marié avec Pierrette de Montolieu, fille de Montolieu de Montolieu & de Marguerite de Paule. Son contrat de mariage est du 7 Septembre 1508, reçu par Maître de Penna, notaire à Marseille. Les d’Ysia ou d’Yze portent : D'argent au lion de gueules et une bande d'azur brochant sur le tout, chargée en chef d'une fleur de lys d'or et sont seigneurs de Rosans, coseigneurs de Seyssins. Honoré d’Yse est, le 3 novembre 1468, Premier Consul de Marseille, Viguier de Tarascon. Puis, il devint Premier Consul de Tarascon, le premier dimanche de février 1477.
Le testament de noble Jean Mouttet, plus jeusne, ... institue Jean Mottet, son fils aisné, et faict des légats à Martin et Rostang, ses autres enfans, auxquels il substitue, en cas de décès, Jean et Guilhen, ses frères, du 9 juin 1561, receu par me Teissier, notaire. Après son décès un inventaire des biens de noble Jean, le petit, faict à la requeste de demoiselle Guillaume d'Ize, sa vefve, par lequel apert qu'icelluy Jean, le jeusne, a laissé quatre enfans, scavoir : Jean, Martin, Rostang et Louis et que Jean et Guilhaume, frères du susdit deffunct, ont esté appelés pour estre tucteurs desdits pupilles, comme oncles paternels d'iceux, du 9 juin 1561, signé Demousac, notaire et greffier de la cour royalle de Tarascon.
Leurs enfants nés après 1545 et encore en vie en 1561sont :
* Martin Mottet
* Rostang Mottet
* et Louis Mottet.
XVIB. Jean Mottet de Molières (1543-1607), fils de Jean Mottet, le jeune, et Catherine d’Aimini, est né à Tarascon entre 1540 et 1544. Son père meurt alors qu'il a environ 18 ans. Ses oncles lui servent de tuteur peu de temps et il est l'héritier principal. Il est seigneur de Molières et vit dans l'hôtel de Molières. Jean est un homme d'armes de la compagnie d'ordonnance du comte de Tende l'an 1582. Nous avons un certifficat du trézorier payeur de la compagnie d'hommes d'armes du sr comte de Tende, comme Jean de Mouttet, sr de Mollières, a esté archer de lad. compagnie et couché sur le rolle du roy, du 2 mars 1582. Nous avons aussi une sauvegarde de M. le duc de Montmorency en faveur de Jean de Mottet, sieur de Mollières, du 8 juillet 1586. En 1591, le Conseil délibère de faire une trêve avec les ennemis pour procéder aux semailles. La ville ne pouvant subvenir aux grandes dépenses : logement des gens de guerre, réparations aux fortifications, députe auprès du Roi les sieurs de Mottet et de La Grange pour obtenir des soulagements. Jean de Mottet vit en partie à Marseille de 1573 à 1607 et rédige son livre de raison.
Nous avons le mariage de Jean de Motet, sieur de Molières, escuyer, fils de noble Jean de Mottet et de la demoiselle d'Ize, avec demoiselle Marie Raoulx, du 9 novembre 1584, signé Thoro, notaire. Cette famille Raoulx est sortie, suivant La Roque, des Radulphe de Florence. Son premier auteur, en Provence, Jacques Raoulx, est Raimond Radulphi commandeur de Saint. Christol le 27 mars 1346. Jacques vit à la cour du roi René, et son petit-fils, Jean Raoux, est taxé comme nouveau converti en 1512. Le père de cette Marie est Charles de Raoulx, de Tarascon, mari de Françoise de Leotaud. Les Raoulx portent : D'or, à la croix pattée de sable, bordée de gueules. L’hôtel de Raoulx-Laudun est situé dans le quartier de la Condamine, est occupé par une seule famille, les Raoulx ou Raousset, qui ont la volonté de marquer le paysage urbain tarasconais en organisant autour de la place de la Condamine une enfilade de maisons imposantes. Cette famille possède également à cette époque l’hôtel Raoulx de Mauléon, et l’hôtel de Raoulx, dit aussi hôtel de Liman, de Seillons ou de Barberin.
XVIIB. Rostaing Mottet de Molères(1585-après 1660), fils de Jean Mottet de Molières (1543-1607) et Marie Raoulx, est né à Tarascon vers 1585. Il est noble, escuyer, sieur de Moiières. Nous avons un passeport du prince d'Orange et congé à Rostaing de Mottet pour avoir bien servy aux provinces unies du pays, dans la compagnie de M. de Chastillon avec son congé, des 12 et 13 juin 1609. Il sert le Maurice de Nassau, comte d'Orange, donc est protestant, selon Liber nationis provinciae provinciarum, Volume 1, de Marie Madeleine Mouflard (Université de Toulouse, 1965). Il achête une propriété à Tarascon en 1633, la paie jusqu'en 1660, mais est déclaré insolvable après cette date, selon les Arrests notables de la Cour de Parlement de Provence, cour des ..., Volume 4, par Hyacinthe de Boniface.
Il se marie avec demoiselle Jeanne de Georges, du 6 novembre 1609, signé Russel, notaire de Nîmes. Jeanne de Georges est la fille dOlivier, seigneur de Fons-sous-Loussan, en Languedoc, habitant de Marguerittes. Les Georges portent : De gueules, à une fasce d'argent, chargée d'un coeur de gueules, accompagné de 3 étoiles d'argent et figurent dans le Grand Armorial de Jougla de Morenas et Raoul de Warren, ancien Président de l'Association d'Entraide de la Noblesse Françaises, cousin des Mottet. Nous avons aussi Jacques de Georges, cité le 28 octobre 1547 dans l’Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Vertot. On demande en 1641 à sa femme de payer les dettes de son mari. Ils ont deux fils et une fille :
* Jean de Mottet (1610-après 1680). Nous avons les preuves de chevallier de noble Jean de Mottet, fils de Rostain, de l'année 1627. Il est chevalier hospitalier de Saint-Jean, en 1628, à Arles. Il porte : D'azur à trois bandes d'argent, au chef cousu de gueules, chargé de trois lozanges aussi d'argent, selon l’Histoire des chevaliers hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, de Vertot. C’est le blason des Mottet en Provence, sauf ceux de Marseille. Il achête des biens en 1641, dixit Arrests notables de la Cour de Parlement de Provence, cour des ..., Volume 4, par Hyacinthe de Boniface. Dans un extraict de la bulle du grand maistre, on lit : portant provision de la commanderie de Bourdeaux, en faveur de Jean de Mouttet, chevallier de l'ordre Saint Jean de Hierusalem, du 25 mars 1665. Le Grand maître de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en 1665 est Nicolas Cottoner y de Oleza (1663-1680). Jean de Mottet est commandeur de Bourdeaux, comme son ancêtre Galiot de Mottet, mais aussi de celle de Valence, en Dauphiné, depuis 1655. Dans un bail à ferme du 20 mai 1669 apparaît un fondé de pouvoirs de Jean de Mottet, toujours commandeur du Temple de Bourdeaux. Il est maintenu dans sa noblesse le 17 septembre 1671, comme ses cousins et son frère. Le 4 novembre 1680, Jean de Mottet, est toujours commandeur de Valence et de Bordeauxn selon le Bulletin de la Société des amis du vieil Arles (1907/07, A4,N5).
* Marguerite de Mottet se marie en 1636 avec Cleosas de Verdillon, né vers 1598. Ce maréchal des logis de la compagnie d’ordonnances du comte de Carces, après avoir servi avec honneur aux guerres sous Louis XIII, se retire à Aups, où il est maintenu dans sa noblesse en 1668. Selon l’Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence, deux familles nobles disparaissent, du fait de ce mariage avec un homme grièvement blessé en Catalogne.
XVIIIB. Olivier de Mottet (1610-après 1671) a un passeport et congé du sieur de Vitry, capitaine d'une compagnie au régiment de Garde du roy, en faveur de Mottet, l'un de ses soldats, du 3 septembre 1630. A cette époque Olivier est donc un garde du roi. Nicolas de L'Hospital (1581-1644), marquis de Vitry, est plus connu sous le nom de maréchal de Vitry. Nicolas de L'Hospital est nommé gouverneur de Provence de 1631 à 1637. Une requeste est présentée à M. de Vitry par Olivier de Mottet, capitaine d'une compagnie de milice pour avoir congé, n'ayant plus de soldats, avec l'ordonnance au bas de M. le mareschal de Vitry, du 17 janvier 1636. A cette époque Olivier de Mottet est capitaine, peut-être dans les milices de Provence. Des lettres du roy portent provision d'une charge de capitaine au régiment du sieur comte de Roussillon en faveur d'Olivier Mottet, du 25 febvrier 1638, signées Louis et, plus bas, par le roy, Sublet, scellées. Nous avons aussi un congé de M. le comte d'Harcourt, pour deux mois, en faveur du sieur de Mouttet, capitaine au régiment de Roussillon, du 28 novembre 1640. Puis l’année d’après une sauvegarde donnée par M le prince de Condé au sr de Mottet, touchant le logement des gens de guerre, en ses maisons et metteries, du 2 avril 1641. Une autre sauvegarde du roy est en faveur du sr Olivier de Mouttet, capitaine au régiment de Roussillon, dudit jour 2 avril 1641.
En 1651 il est consul de Tarascon et donne en tant que tel une attestation à un certain Victor, dixit les Archives capucines, Henri de Grèzes (1894). Nous avons une attestation de noble Ollivier de Mottet, Jean Demonte, et Mathias Burgundy, bourgeois, Consuls et gouverneurs de la ville de Tarascon, en 1651. Le 5 janvier 1652, 0livier signe un autre document en tant que consul de Tarascon.
Lors de l'Assemblée générale des communautés, tenue à Lambesc en 1657, nous avons une suspension des séances du 21 février au 16 mars, jour où les sieurs de Cormis et de Mottet reviennent de la Cour. Ils rendent compte de leur mission et font savoir qu'ils ont obtenu des arrêts du Conseil maintenant les procureurs du pays dans le droit de faire seuls les revues de troupes et de répartir entre les communautés les taxes de nouvel acquêt et amortissements. (C 37, C 1-2175 - Fonds des Etats de Provence - 1074-1987 - C - 1 - 2175). Pendant cent ans, de 1646 à 1786, les Assemblées générales des communautés du pays de Provence siégent à Lambesc, ce qui vaut à la cité le nom de Versailles aixois. Olivier est donc député de cette assemblée auprès du roi : Les sieurs de Cormis Syndic des Çommunautez, & Mottet Consul de Tarascon sont allés pour faire sçauoir au Conseil du Roy, la resolution de l'Assemblée. Mais ne voyant point d'apparence de pouvoir obtenir ce qu'ils demandoient au soulagement de la Province, pour ne la consommer dauantage en dépens, l'Asscmblée estant toujours séante en la ville de Lambesc, ils retournèrent en poste, rapportant seulement trois Arrêts du Conseil au profit & à l'avantage, en quelque façon, de la même Province : le premier, portant recuperation des clauses d'affranchissement de la vingt-deuxiéme partie des héritages roturiers, pour l'alienation du foiage et subside, au détriment des Communautez par les acheteurs) surquoy il y auoit eu grand bruit en la Province : Le deuxième, ordonnant que, conformément aux Lettres patentes de l'an 1649, les Procureurs du Pays seroient maintenus en la possession de faire seuls, la reucuë de toutes les troupes, qui font entretenues aux dépens du Pays,à l'exclusion des Commissaires et Controleurs des Guerres. Et le troisième, la Province ayant este subrogée au Traitant des droits de francs-fiefs & nouveaux acquêts & amortissement, permet aux Procureurs du Pays, de faire le regalement fur les Communautez, des droits qui leur competoient, nous dit La chorographie ou description de Provence et l'histoire chronologique du mesme pays, Honoré Bouche(1664). Des lettres de son altesse de Mercoeur permettent au sieur de Mouttet, pour aller au devant du roy, du 27 décembre 1659. Noble Olivier de Mottet, escuyer, fils de noble Rostaing, se marie avec demoiselle Jacquette de Goson, du 19 juillet 1660, signé Gardel, notaire. Jacquette de Gozon de Montmaur, fille de Jean de Gozon et d’Isabeau de Montmaur est d’une famille d’ancienne noblesse du Rouergue. Outre Dieudonné de Gozon, grand-maître de l'Ordre, cette famille de Gozon compte de nombreux chevaliers hospitaliers de SJJ :Jean de Gozon-Paliers, 1588.
Jean de Gozon Saint-Victor en 1516 : de gueules à la bande d'azur bordée d'argent, à une bordure componée d'argent.
Pierre de Gozon-Melac, 1516.
François de Gozon, 1521.
Jean de Gozon-Orlionac, 1559.
Bernard de Gozon, 1562.
Bernard de Gozon-Melac, 1565.
Jean de Gozon-Melac, 1591.
Jean de Gozon, 1604.
Dieudonné de Gozon-Montmour, 1654.
Les frères de sa femme, Claude, Sgr de Boutonnet, Montmaur et Pradels et François, Sgr de Pradels, sont maintenus dans leur noblesse par jugement souverain du 27 sept. 1669, selon l'Armorial de la noblesse de Languedoc généralité de Montpellier, de Louis de La Roque.
- Selon le Dictionnaire de la noblesse, Olivier à une fille, Elisabeth de Mottet, qui se marie avec Charles Félix de Galéan, chevalier de Vedène, fils de Louis, baron de Vendenes, chevalier de Malte en 1620, puis Premier Consul d'Avignon et de Jeanne de Séguin-Vassieux. Charles-Félix est le grand-oncle de Charles-Félix de Galéan (1620-1700), duc de Gadagne, lieutenant-général des armées de Louis XIV, compagnon d'armes de Henri de La Tour d'Auvergne, vicomte de Turenne et généralissime des armées de la Sérénissime République de Venise.
- Jeanne de Mottet, fille d’Olivier de Mottet et de Jacquette se marie, le 23 septembre 1686 avec Paul François II de Robin, seigneur de Beauregard et coseigneur de Barbentane, fils d’Antoine de Robin et de Matheline de Clémens-Ventabren. Il est chevalier de Malte en 1670 [33]. Les Robin portent : Fascé d'or, et de gueules, de 4 pièces d'or chargées de 3 merlettes de sable, à 2 et 1 (PIT I-244, III-84). Leur ancêtre, Pierre Robin, d'Angers, passe d'Anjou en Provence, à la suite du roi René d'Anjou, dont il est le premier médecin. Il est noble en1479, puis seigneur de Barbentane en 1482. Ils ont quatre enfants, dont :
** Henri Joseph de Robin (1712-1764), seigneur de Beauregard et marquis de Barbentane, qui est reconnu au berceau commandeur de l'ordre de Malte. Il se marie avec Jeanne Françoise de Faucon (soeur de la marquise de Giraud et de la marquise de la Tour-Saint-Paulet).
*** Leur fils, Étienne Claude de Robin (1764-1827), chevalier de Beauregard et marquis de Barbentane, reçu chevalier de Malte en minorité, fait la campagne d'Amérique, est nommé capitaine des vaisseaux du roi et chevalier de Saint-Louis. Il émigre, et sert, comme son frère, dans l'armée de Condé. Rapatrié en 1800, il épouse, en 1807, Antoinette de Giraud (1788-1847), fille du marquis de Giraud, sa cousine.
**** Parmi leurs trois enfants, Étienne Léon de Robin, marquis de Barbentane, conseiller général et maire de Barbentane, est connu par le congrès sanitaire international de 1852, dont il est le principal promoteur, et par sa conduite énergique durant la crise de décembre 1851, double fait pour lequel il est décoré de la main même du Prince-président. Il s'est marié, en 1835, avec Valentine Joséphine Marie Louise de Galliffet, née à Aix le 20 août 1842, mariée au marquis de Barbentane, sœur du général et ministre Gaston de Galliffet, dernier prince de Martigues, ami d’Ernest de Rambaud, descendant pas sa grand-mère, Agathe Mottet (1764-1853) des Mottet et des Rambaud.