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Placebo en concert au Zénith de Paris et dans toute la France

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Placebo en concert au Zénith de Paris et dans toute la France
Publié le:29/10/2009


Placebo
Placebo
Placebo en concert au Zénith de Paris les 24, 25 et 27 octobre.
© © Joseph Llanes
C’est à l’initiative de la sortie en juin 2009 de leur dernier album, Battle for the Sun, que Placebo entame le 21 octobre à Dijon une tournée dans toute la France qui prendra fin le 7 novembre à Lyon. Entre temps, Placebo, très plébiscité par son public parisien, donnera pas moins de trois concerts au Zénith de Paris, les 24, 25 et 27 octobre.

Issu de la scène rock alternative londonienne, Placebo est un groupe ambigu à l’image de son leader, Brian Molko, qui a longtemps bâti sa réputation, et celle du groupe, à partir d’une attitude provocante et excessive. Aujourd’hui, Brian Molko et ses deux acolytes, Stefan Olsdal et Steve Forrest, semblent sereins et considèrent leur dernier album comme une renaissance.

Un rock pur et dur

Une rencontre déterminante

Inspiré par la musique psychédélique (Janis Jolpin), le punk, puis le rock alternatif des années 1980, Brian Molko, à la guitare et au chant, accompagné de Steve Hewitt à la batterie, se produisent au début des années 1990, selon les opportunités qui se présentent à eux, dans des pubs de la banlieue de Deptford. Mais c’est lors d’une rencontre totalement fortuite dans le métro de Londres entre Brian Molko et Stefan Olsdal (ancien camarade de classe à l’American School du Luxembourg) que le destin de Placebo va se jouer. Brian, qui doit se produire ce soir-là lors d’un concert acoustique au Round The Bend (bar de Deptford), invite Stefan. Ce dernier, alors étudiant au Musican Institute de Londres, emballé par la voix  particulière de Brian, se propose de devenir leur bassiste. Les deux anciens camarades de classe se trouvent des points communs et des affinités pour la musique qui semble être un élément indispensable de leur vie.

À partir de là le trio fonde un premier groupe, Ashtray Heart, dont l’existence sera éphémère mais qui leur permettra cependant d’enregistrer leurs premières maquettes. Très vite, appelé par des obligations le liant à d’autres groupes, Steve Hewitt quitte les Ashtray Heart et sera remplacé à la batterie par un ami d’enfance de Stefan, Robert Schultzberg. À cette occasion, en octobre 1994, le nouveau trio, fondé sur le concept basse, guitare, batterie, se rebaptise Placebo.

La provocation des débuts

Prudent et conscient qu’il a tout à y gagner, le trio ne veut pas se précipiter pour signer chez le premier label venu et finit par signer pour cinq albums chez Hut Recordings sous le label Virgin. C’est donc en 1996 que sort le premier album éponyme, Placebo, favorablement accueilli par la critique rock qui va même jusqu’à les comparer aux Sonic Youth. Le public est fasciné par la personnalité de Brian Molko qui prône la drogue, le sexe et le rock’n’roll de manière ostentatoire. Le chanteur, qui est également l’auteur des textes, joue sur son androgynie qui n’est pas sans évoquer David Bowie ou Marc Bolan (chanteur de T Rex et inventeur du Glam Rock). Les paroles sulfureuses de ses chansons collent avec un son dur et torturé, où l’on note l’influence des Buzzcocks et de Patti Smith. Cet album classieux est une véritable décharge d’adrénaline, à l’élégance toute british. David Bowie et Iggy Pop ne s’y trompent pas et voient dans le groupe le symbole du renouveau d’un rock pur et dur.

Après le départ de Robert Schultzberg, dont la personnalité se heurte à celle du désormais charismatique Brian Molko, le groupe part en tournée avec Steve Hewitt pendant deux ans, et se retrouve aux côtés de David Bowie au Madison Square Garden pour fêter son cinquantième anniversaire en janvier 1997. Quelques mois plus tard, ils font la première partie du groupe U2.

Une carrière internationale

Placebo
Placebo
Steve Forrest, Brian Molko, Stefan Olsdal
© © Joseph Llanes
C’est en octobre 1998 que sort leur deuxième album, Withouth You I’m Nothing, produit par Steve Osborne. Brian Molko trouve une nouvelle fois l’inspiration au travers de ses histoires personnelles et oriente cette fois-ci ses textes sur l’amour et l’amitié. Les mélodies sont accrocheuses, les guitares sont saturées et Placebo explose musicalement avec des titres comme Pure Morning, Without You I’m Nothing ou encore Every you every me. L’album remporte un énorme succès en Angleterre et lance véritablement le groupe sur le marché américain. Les deux musiciens, Brian Molko, qui ne cache pas sa bisexualité, et Stefan Olsdal, son homosexualité, exhibent un look provoquant et androgyne, où robes, jupes, collants et maquillage sont les artifices indispensables à l’ambiance dramatique et scandaleuse qu’ils veulent véhiculer sur scène.

Vers la sérénité

Un succès grandissant

En 2000, Placebo sort son troisième opus, Black Market Music, qui, bien que truffé de hits incontournables dont notamment Taste in Man, Special K ou Slave to the Wage, ne connaît pas le même succès que le précédent. Plus hétérogène musicalement, l’album mélange les genres, rock, électro et hip-hop. Les textes apposés sur des ballades pop ou sur des morceaux résolument plus rock contrastent avec ceux des deux albums précédents, dans la mesure où Brian Molko néglige enfin ses petits tracas personnels et s’intéresse au monde qui l’entoure. Pendant plus d’un an, le groupe part en tournée et abandonne le look androgyne et travesti pour un look rock et chic.

Au printemps 2003, la bande à Molko signe l’album très réussi Sleeping with Ghosts, produit par Jim Abbiss (Massive Attack, Björk), et dont le single The Bitter End est un hit immédiat en Europe et tout particulièrement en France où Placebo rencontre un vif succès depuis ses débuts. Musicalement, les ballades, notamment Special Needs, alternent avec des morceaux plus rock et plus rapides comme This Picture. La tournée mondiale qui suit est un véritable succès.

Des tensions internes

Mais le groupe joue sur un fil car leur cinquième album, sorti en 2006, est beaucoup moins bien accueilli par la critique et par les fans. Placebo a pourtant voulu se renouveler avec Meds et tirer un trait sur son passé provocateur et sur sa musique torturée. Les vêtements féminins sont rangés désormais dans l’armoire et les looks plus sobres correspondent à une évolution vers plus de sobriété. Lors des concerts, les membres du groupe ne semblent pas jouer avec le même plaisir et le même entrain qu’auparavant et les tensions au sein du groupe sont palpables entre Brian Molko et Steve Hewitt qui finit par quitter le groupe à la fin de la tournée 2007.

Le dernier album

Battle for the Sun, leur dernier album en date, se veut différent des albums précédents (interventions de cuivres et de cordes), mais le spleen caractéristique de Placebo est conservé. L’arrivée de Steve Forrest donne un coup de fouet au jeu de batterie qui est plus étoffé et plus subtil que celui de son prédécesseur. La provocation n’est plus de mise sur ce nouvel album, Placebo s’offre une renaissance.

IMPORTANT : Rendez-vous jeudi 29 octobre sur le site Larousse.fr/Accéder à l'encyclopédie/Recherche/Placebo en concert pour un compte-rendu du concert dans ce même article.

Compte-rendu du concert du 27 octobre

 

Après une première partie, Expatriate, au rock carré mais insipide et une série de court-métrages dont l'excellent Bruce Lee, Placebo monte enfin sur scène, il est 21 heures. Les morceaux s'enchaînent, sans fioritures, sans bavardages. Brian et Stefan font le spectacle tandis que les quatre autres musiciens qui les accompagnent, dont Steve Forrest, sont relégués sur une même ligne au fond de la scène. La complicité de Brian et de Stefan est plus perceptible que jamais et on sent bien qu'après trois ans d'absence et une réelle remise en question, Placebo retrouve l'énergie et la motivation qui lui faisait défaut ses derniers années. Le son est clair, limpide, d'une grande qualité et l'élégance des projections, de l'éclairage et des morceaux ravissent le public du Zénith qui finit debout, après un show de deux heures, des étoiles plein la tête. Il s'agit bien là d'une renaissance. Respect Mr Molko!

 

BRIAN MOLKO, UN PERSONNAlitÉ À PART

 

Placebo
Placebo
Brian Molko
© © Joseph Llanes
Brian Molko est né le 10 décembre 1972 à Bruxelles, en Belgique, d’un père américain, banquier dans le secteur de la finance internationale, et d’une mère écossaise et protestante engagée. Les activités professionnelles du père obligent toute la famille à déménager régulièrement. Elle finit par s’installer au Luxembourg, alors que Brian est âgé de trois ans. Baigné dans un milieu culturel et social aisé, Brian est très tôt attiré par le théâtre et par la musique. Il assiste à son premier concert à l’âge de onze ans et le groupe Téléphone déclenche en lui une véritable dévotion pour la musique et plus particulièrement pour le rock.  À l’adolescence, il écoute en boucle des artistes aussi éclectiques que David Bowie, Bob Dylan, Janis Joplin, The Animals, Blondie, Black Sabbath ou Jacques Brel, et c’est tout naturellement que Brian commence à apprendre la guitare en autodidacte à l’âge de 16 ans.

À sa majorité, il quitte le domicile familial pour s’installer à Londres et peut alors assouvir sa seconde passion qu’est le théâtre, en s’inscrivant au cours d’art dramatique du Goldsmith’s College. Vont suivre deux années de doute où chômage et dépression vont accompagner le quotidien de Brian qui, malgré tout, se produit dans des clubs londoniens avec Steve Hewitt, un batteur qu’il a connu en 1991 au hasard d’une rencontre chez une amie. Mais la rencontre qui bouleversera le destin de Brian est celle, fortuite, dans le métro, avec son ancien camarade de classe Stefan Olsdal avec qui il tissera des liens très étroits. Le fruit de cette collaboration triangulaire donne naissance au groupe Placebo dont Brian est le leader charismatique. Sa personnalité est pour le moins ambiguë, il cultive son androgynie et sa bisexualité sur fond de drogue, d’alcool et de scandales. L’attitude de Brian a changé ces dernières années puisqu’il arbore un look sobre et élégant, les paroles de ses chansons ont évolué vers plus d’empathie vers le monde qui l’entoure mais se distinguent toujours par le ton romantique qui reste la marque de fabrique de Placebo.

LINE UP ACTUEL

 

Brian Molko : chant, guitare

Stefan Olsdal : basse, guitare, piano

Steve Forrest : baterie

William Lloyd : basse, guitare, clavier (studio et tournée)

Fiona Brice : violon, clavier (studio et tournée)

Nick Gavrilovich : clavier, guitare (tournée)

DISCOGRAPHIE

Albums studio

Placebo
Placebo
Dernier album : Battle for the Sun
© © Joseph Llanes
Placebo, 1996

Without You I’m Nothing, 1998

Black Market Music, 2000

Sleeping With Ghosts, 2003

Meds, 2006

Battle for the Sun, 2009-10-20

Albums live

Soulmates Never Die - Live in Paris 2003, 2004

DATES DE LA TOURNÉE 2009

 

21 octobre : Zénith de Dijon

22 octobre : Zénith de Strasbourg

24 octobre : Zénith de Paris

25 octobre : Zénith de Paris

27 octobre : Zénith de Paris

30 octobre : Zénith Arena de Lille

31 octobre : Zénith de Rouen

1er novembre : Zénith de Nantes

3 novembre : Zénith de Toulouse

6 novembre : Dôme de Marseille

7 novembre : Halle Tony Garnier de Lyon