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le facteur phi décisionnel
Définition : Outil d’aide à la décision d’investissement (humain, technique, financier…) il vise à rationaliser certains critères parfois subjectifs ou diverses combinaisons à la fois qualitatives et quantitatives dans une modélisation tendancielle. Constitué d’un fondamental rétrospectif même en l’absence de passé, (donc par comparables, vraisemblances et justifications de cohérences) et d’une formulation graphique simple quant à l’élaboration de perspectives, le facteur ? cherche à discerner et pondérer les critères décisifs. Fondé sur l’évaluation des flux futurs de situations analogues, de régressions stratégiques du potentiel par cœur de cible, et d’exposition des apports, il procède par décompositions successives des risques et potentialités de « tous » projets.
Principe : Considérant la perspective comme une suite limitée s’inscrivant dans un diagramme (S) = Sécurité et (R) = rendement, il circule dans ce diagramme une courbe autonome dite (Lq) de liquidité. Le postulat consiste à prolonger et estimer en un couple C ; V ( C= Contreparties ; V = Visibilité) toutes les anticipations possibles permettant à la courbe Lq de devenir Lb (Lisibilité). Cette formalisation graphique neutralise ou « interprète » l’investissement –qu’il soit financier ou autre : sportif, professionnel,…- nécessaire pour faciliter la compréhension intrinsèque des opportunités et anticipations propres au projet.
Exemple : Le secteur de l’immobilier offre en général des « certitudes » bien supérieures au secteur des hautes technologies. Pourtant les USA avant-hier, le japon hier, la Corée du Sud aujourd’hui ont fondés leur croissance non sur l’immobilier mais sur l’innovation technologique. Il est facile à un état de favoriser la spéculation foncière, il lui est difficile en revanche de coordonner une politique industrielle au devenir « hasardeux ». Quelles seront les technologies mondiales de demain ? Quels emplois en résulteront ? Le facteur ? vise à répondre à ces questions aussi bien en macroéconomie qu’en microéconomie, dans l’industrie comme dans la prestation de services et jusqu’à l’intérêt de certains choix humains s’inscrivant dans la durée. Cette technique favorise en effet la définition d’horizons optimaux ou peuvent s’inscrire entretemps des rétrodécisions.
Formalisation : toute modélisation du facteur ? part d’un état des lieux originel comparant les ingrédients de l’investissement envisagé ordonnancé entre S et R en tenant compte de l’autonomie le Lq =>Lb . Ce parti pris de Lavoisier peut donc exclure des projets « ex nihilo » ainsi que ceux dont les sources d’analogies sont insuffisantes Exemple: Terrain de tennis sur JUPITER. Puis le modèle évolue en 4 perspectives dont la première est la simple prolongation des données (méthode historique ou méthode pondérée privilégiant l’actualisation des données) avant que d’aboutir dans l’une des 3 issues : carré fumé des fausses certitudes, carré fumé des « perspectives repoussées », ou mieux : carré translucide des contreparties, dit carré transparent qui correspond à l’aboutissement conforme aux hypothèses postulantes. La forme synthétique en « fleur de lys » du modèle graphique ne doit faire oublier que ces perspectives sont à chaque stade préalablement filtrées par une définition en cœur d’objectif et d’exposition aux risques connus et inconnus (stress test + effet coussin) .
Démonstration : un maçon hérite d’un terrain constructible bien placé dans une station balnéaire à 300 Kms de chez lui. Il envisage de construire une maison pour la revendre avec une plus value supérieure à celle qu’il pourrait obtenir en vendant le terrain nu. 3 choix s’offrent à lui : démissionner pour s’investir dans cette construction : son salaire actuel est de 8 /mois/net et il pourrait économiser 35 % du coût de la maison dont le prix de revient est de 200 mais à condition de s’y consacrer durant 6 mois. Risques indirects : outre son salaire, il perdrait des avantages sociaux et n’est pas certain de retrouver rapidement un travail. Ou bien il garde son travail mais consacre tous ses week-end et vacances à ce projet qui prendra alors un an en s’appuyant sur des sous-traitants locaux qu’il encadrera à distance. Mais la crise immobilière pourrait bien réduire sa marge à un an d’ici . Son épouse n’est pas d’accord avec cette seconde hypothèse et il sait que cette solution ne lui fera économiser que 12,5% sur le prix de revient normatif.
Ou enfin il fait construire par un professionnel local en 6 mois, comme un client ordinaire, sans risque, tout en conservant son emploi. Mais dans ce cas il devra payer 35 % de plus que le prix de revient (marge brute du promoteur) soit 270. Que doit il choisir face a ce « melting pot » d’éléments rationnels et irrationnels ?
L’examen du facteur ? de ce projet tiendra compte de nombreux éléments tels que les moyens de déplacements, la fiscalité des plus values, la valeur attribuée aux vacances de cette famille (subjectivité temporelle), les taux d’intérêts financiers, l’état du marché à la revente pour un terrain construit (la maison construite peut ne pas plaire) … Tous ces éléments éparpillés seront classés et pondérés en fonction du niveau de sécurité du rendement possible, dans un diagramme issu des sous diagrammes ou les sous-éléments se traduiront en une courbe de liquidité telle que : (voir graphique)
Puis les perspectives seront dressées par liaison Sécurité à contreparties ; Rendement à Visibilité ; Liquidité à Lisibilité. Les calculs de ratios successifs permettent de pénaliser (retraits graphiques sur SLR des facteurs d’incertitudes) ou au contraire de valoriser un atout particulier. Par exemple :
(voir graphique)
Applications publiques :
Cet exemple simple ne doit pas occulter que le facteur ? a vocation d’ être utilisé en combinaison avec les utilitaires GANTT ou PERT mais aussi de nombreux ERP en gestion de grands projets urbanistiques, industriels ou financiers à long terme, tant dans la composition de portefeuilles d’investisseurs institutionnels que la construction d’équipements « structurants » (barrage, centrale électrique, ville nouvelle ... )
L’interpénétration des connaissances juridiques, fiscales, politiques et financières doivent alors être miscibles avec l’ingénierie de production, la gestion de process et le management : cette large ambition n’est que le reflet des responsabilités que doit assumer tout gouvernement et toute grande entreprise actuellement. La cohérence d’équipe et l’évaluation des dirigeants sont donc une pleine partie de la décision d’investissement « le risque EST la vie ». A noter que l’interprétation de tiers (Analyste financiers, Autorités administratives, Salariés et Tiers), subséquente, en forme une autre .
Le facteur ? incorpore également la gestion d’incompétences aux intérêts légitimes, ce qui est le propre des démocraties et des familles : un enfant doit pouvoir se prononcer sur un sujet qu’il appréhende mal mais qui lui tient à cœur. En ingénierie on parlera de l’état de l’art et du risque de survenance de nouvelles technologies.
L’analyste ?, en distinguant risques et perspectives, subdélégations et retours sur investissements, refinancements et incitations industrielles, prouvera méthodiquement les parts d’exposition, de profitabilité, d’utilité générale et considérant sa rhétorique comme un élément de décision, y joindra la cartographie des risques logiques correspondante à son interprétation et les conditions réalistes d’engagement budgétaire au moindre ratio risque/coût/profit. Cela valorisera les risques subsistants et délimitera les contributions nécessaires des juristes, comptables, financiers, ingénieurs etc….
Le facteur ? contribue à la théorie des décisions (alimentée par les nombreux travaux universitaires qui l’ont précédés) mais il n’est en fait qu’une partie des recherches du Pr Clairviel incluant la logique « ♥ de métier» alors que l’ « interprétation des instruments disponibles » forme le 3° sommet du triangle de la contribution.