



pour 1 votes
Structure d'une perturbation.
Une perturbation du front polaire s'accompagne d'un système nuageux composé d'une tête, d'un corps et d'une traîne (ou zone de transition) ; l'ensemble se déplace de l'ouest vers l'est. Le passage de chacune de ces zones se traduit par une modification du temps. La formation des nuages est conditionnée par l'état de stabilité de l'air, par son contenu en humidité et par l'ampleur de l'ascendance.
La tête de la perturbation correspond à la zone d'ascendance de l'air chaud. La séquence nuageuse comprend tout d'abord des cirrus puis des cirrostratus (ou des cirrocumulus si l'instabilité est forte). Quelques heures après, les nuages deviennent plus épais et le ciel est plus gris, recouvert par des altostratus (altocumulus) puis par des nimbostratus (cumulonimbus) ; c'est le corps de la perturbation, caractérisé par des précipitations (pluies, neige) assez régulières et, éventuellement, par du brouillard. Plusieurs centaines de kilomètres séparent la tête de la perturbation de la zone pluvieuse. Le baromètre baisse, puis se stabilise.
Le secteur chaud de la perturbation est caractérisé par des nuages moins continus du type altocumulus, jusqu'à l'arrivée du front froid. Mais, si l'air chaud se situe en altitude (cas d'une occlusion), le temps est plus instable ; les cumulonimbus peuvent se développer.
Le front froid se matérialise par des nuages cumuliformes, à fort développement vertical — cumulonimbus et cumulus —, porteurs de précipitations (pluie, neige ou grêle) et d'orages. Petit à petit, les nuages s'individualisent en petits cumulus floconneux qui forment la traîne. Les précipitations sont plus espacées, les éclaircies apparaissent, le baromètre remonte nettement.
Extrait du Dictionnaire du Climat, Editions Larousse. Auteurs G. Beltrando et L. Chémery