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Osceola (1803-1838)

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Osceola (1803-1838)
Publié le:06/07/2009

Chef des Seminoles


Chef de guerre exceptionnel et farouche opposant à l’exil de son peuple vers le Territoire Indien, Osceola conduit durant plusieurs années la résistance des Seminoles dans les marais de Floride. En 1837, alors qu’il se rend  auprès du général Jesup pour négocier, il est capturé et retenu prisonnier. Il meurt en captivité.


Osceola, encore adolescent, prend part à la guerre que les Seminoles mènent en 1817-1818 contre les troupes du général Andrew Jackson.
En 1823, des chefs seminoles acceptent la création d’une réserve à Fort King, près de la baie de Tampa, sur la côte ouest de la Floride.  En 1830, le Congrès américain décide la déportation vers le Territoire Indien des Indiens vivant dans l’Est. En 1832, plusieurs chefs seminoles signent le traité de Payne’s Landing par lequel ils acceptent l’exil de leur peuple dans un délai de trois ans. 
Osceola devient le principal leader de la résistance seminole à la déportation. A Fort King, en avril 1835, l’agent de la réserve convoque les chefs seminoles pour la signature d’un traité qui aggrave les conditions prévues pour leur déportation. Les chefs refusent et Osceola coupe en deux le document d’un coup de couteau. L’agent le menace et le fait mettre aux fers. Cédant à la force, Osceola finit par signer afin d’être libéré. Durant les mois qui suivent, il parcourt la Floride pour organiser la résistance.
En novembre, Osceola et quelques uns de ses hommes tuent dans une embuscade l’un des chefs qui avait signé le traité de Payne’s Landing et qui, tous ses biens vendus, s’apprêtait à partir vers l’Ouest. Le 28 décembre, Osceola tue et scalpe l’agent qui l’avait retenu prisonnier en avril. Trois jours plus tard, les guerriers d’Osceola attaquent sur la rivière

Osceola
Osceola
Osceola
© George Catlin
USIS
Withlacoochee une colonne composée de trois cent soldats réguliers et de cinq cent miliciens, commandée par le général Duncan Clinch. Osceola est blessé, mais parvient à s’échapper. Les attaques indiennes contre les établissements blancs et les colonnes de l’armée se poursuivent. Quand, en 1837, le chef Micanopy annonce son intention de se rendre, Osceola le menace et le force à poursuivre la résistance. Micanopy se rendra pourtant l’année suivante. 
Wild Cat, qui a été contraint de venir à Fort Marion pour négocier, persuade Osceola d’entrer en pourparlers avec le général Thomas S. Jesup. Malgré les avertissements du chef  Arpeika qui le met en garde contre la traîtrise des Blancs, Osceola, avec Wild Cat et une vingtaine de guerriers, se présente à Fort Augustine en octobre 1837. Le général Jesup fait immédiatement jeter Osceola en prison, ainsi que tous ses compagnons.
Osceola meurt le 30 janvier 1838, probablement de maladie et aussi du désespoir de l’emprisonnement. Sa mort, qui a été décrite par le peintre et voyageur George Catlin, est un modèle de dignité et de courage. Le médecin du fort est autorisé à s’emparer du corps d’Osceola et à l’exposer dans un musée médical.