SERVICES
Article Contributeur
Taille du texte Diminuer la taille de la police Augmenter la taille de la police Imprimer Envoyer par e-mail

Oradour-sur-Glane

Note moyenne : pour 5 votes
Commentaires (100) Ajouter un commentaire Signaler un abus Votre vote  
En double cliquant sur chacun des mots, vous accéderez aux définitions Larousse
Oradour-sur-Glane
Publié le:23/06/2009

10 juin 1944


Un petit bourg tranquille

 

Oradour-sur-Glane était un village paisible et propère du Limousin, avec des magasins (commerces, coiffeurs, buraliste, couturière, garage, etc.), de jolies maisons et une église anncienne  d'une grande qualité architecturale. Le village disposait aussi d'une école et  d'une poste.

C'était une des destinations de week-end de la population de Limoges, la grande ville  voisine, ce qui explique  qu'on trouvait dans le village plusieurs restaurants et hôtels. On pouvait s'y rendre en tramway, pour y pique-niquer dans la campagne avoisinante voire pêcher dans la Glane, la petite rivière.. 

Le 10 juin 1944

Avant guerre, la ville comptait plus de 1 500 habitants, mais en ce début de juin 1944, le nombre des personnes présentes était plus important : des habitants des villages voisins étaient venus pour la distribution du tabac et le village accueillait, depuis 1940,  des expulsés de Moselle et quelques réfugiés espagnols y résidaient aussi.

À 14 h, les soldats de la légion SS  Das Reich encerclent le village et ordonnent aux habitants et aux personnes présentes de se rassembler sur le foirail.

À 15 h, des mitrailleuses sont installées par les soldats sur ce lieu de rassemblement. Les écoliers y sont conduits en rangs en compagnie de leurs instituteurs.

À 15 h 30,  les hommes sont séparés des femmes et des enfants, qui sont  dirigés vers l'église. Répartis  en petits groupes, les hommes sont conduits vers différents lieux d"éxécution. Les mitrailleuses se mettent alors en action. Le coup de grâce est  donné à certains et tous les corps sont brûlés.

À 17 h,  les SS déposent  dans l'église une caisse dégageant une fumée asphyxiante . Pris de paniques, les femmes et les enfants se précipitent vers les isssues. Ils sont accueillis par les tirs de mitrailleuses, qui les obligent à se replier dans l'église. Ils y périront dans le feu qui embrasa l'église. Une seule personne en réchappa.  Le plus jeune des enfants avait huit ans.

628 personnes trouveront la mort dans ce massacre et 328 constructions du village seront détruites.

Le général de Gaulle a décidé de maintenir le voillage dans son état de ruines comme témoignage en témoignage des conséquences de la barbarie guerrière.

Un Centre de la Mémoire a été créé.

Source documentaire : 10 juin 1944 Oradour-sur-Glane, Les Chemins de la Mémoire, Éditeur.