



pour 7 votes
Nation indienne qui occupait l’île de Vancouver
Les Nootkas possèdent la culture typique des nations indiennes du Nord-Ouest : pêche au saumon et chasse dans les forêts, maisons familiales faites en planches de cèdre, mâts totémiques sculptés, pratique du potlach. Le mot "potlach" vient d’un mot nootka qui signifie "partager".
Comme les Makahs, leurs voisins du sud qui occupaient la région du Cap Flattery, les Nootkas étaient de grands chasseurs de baleines qu’ils poursuivaient sur de longues pirogues creusées dans un tronc de cèdre et qui pouvaient transporter vingt hommes. Les femmes, qui assuraient une grande partie des ressources par les cueillettes, tressaient de beaux paniers et de grands chapeaux.
Du fait de leur position avancée sur la côte de l’Océan Pacifique, les Nootkas ont été en contact avec des explorateurs européens dès le XVIè siècle. Ils rencontrent l’Espagnol Juan de Fuca en 1592, puis le capitaine Cook en 1778 qui revendique l’île de Vancouver pour l’Angleterre. Les Anglais installent un poste de commerce sur l’île dont les Espagnols s’emparent bientôt. Puis l’Espagne cède la région aux Anglais en 1770.
Les Nootkas ont toujours été des commerçants avisés. Ils le sont toujours avec les Anglais qu’ils approvisionnent en fourrures. Mais en 1803, les Nootkas sont victimes de la malhonnêteté de leurs partenaires blancs. Ils attaquent le navire "Boston" qui mouillait sur leurs côtes et massacrent l’équipage.
En 1843, la ville de Victoria est fondée et les Blancs s’installent sur l’île de Vancouver. Les maladies européennes déciment les Nootkas, tandis que missionnaires et éducateurs s’efforcent de leur faire oublier leur culture.
Plusieurs bandes nootkas vivent actuellement sur des réserves de Colombie Britannique, vivant toujours de la pêche. Certains ont remis à l’honneur leur artisanat traditionnel.