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Publié le:11/04/2011

Nation indienne qui vivait à l’embouchure du Mississippi.


En 1540, leur capitale, Mavila, est détruite par l’Espagnol Hernando de Soto. Pourchassés par les Anglais et les Creeks, vendus comme esclaves, les Mobiles avaient disparu à la fin du XVIIIè siècle.


Agriculteurs et pêcheurs habiles, les Mobiles mènent une existence aisée. Leur capitale, Mavila, comportait une centaine de maisons bien construites et recouvertes de nattes de végétaux tressés, entourées de beaux jardins. Leurs voisins et amis sont les Alabamas.

Mavila

 

Le 18 octobre 1540, l’expédition espagnole d’Hernando de Soto qui a déjà sévi contre les Apalachees, les Timucuas, les Yamassees, arrive devant Mavila, accompagnée de captifs indiens enchaînés. Les Espagnols sont impressionnés par la beauté de la ville, la solidité de ses fortifications, le nombre de ses guerriers et par la prestance de son chef, Tuscalusa.  Ils vont jouer la prudence et invitent Tuscalusa à un banquet avec l’intention de le faire prisonnier. Mais le chef refuse de venir. Les Espagnols tuent l’un de ses gardes en tentant de s’emparer de lui. C’est le signal d’un terrible affrontement. Probablement plus de deux mille guerriers mobiles et alabamas y sont engagés, tandis que les Espagnols sont à peine cinq cent. Les Espagnols sont rapidement submergés par la charge indienne et se replient. Les Indiens délivrent les prisonniers enchaînés, récupèrent le butin.
Mais les Espagnols chargent à cheval, jetant la panique dans les rangs indiens. Protégés par leurs armures et dotés d’armes supérieures, ils refoulent les combattants indiens dans la ville et s’attaquent aux palissades à coups de haches. Le combat fait bientôt rage dans la ville pleine de femmes et d’enfants. Les Espagnols mettent alors le feu aux maisons qui brûlent comme des torches. La capitale des Mobiles est bientôt un immense brasier où beaucoup de non-combattants périssent.
Le combat dure tout le jour. Les guerriers résistent avec l’énergie du désespoir. Les Espagnols ont une cinquantaine de morts, tués par des flèches que les Indiens tirent dans la visière du casque, et de nombreux blessés. Les morts indiens, surtout victimes du feu, se montent certainement à plus de mille. Meurtrie, l’expédition de Soto s’éloigne vers le pays des Chickasaws, tandis que les Mobiles et les Alabamas pansent leurs plaies.

Au début du XVIIIè siècle, menacés par les Anglais et leurs puissants alliés creeks, ils s’allient aux Français installés en Louisiane. Ils s’épuiseront en une longue guérilla. Beaucoup d’entre eux sont vendus comme esclaves aux Antilles ou s’exilent chez d’autres peuples indiens.
Mobiles et  Alabamas avaient disparu avant la fin du XVIIIè siècle.