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Chef des Navajos
Manuelito est le chef qui conduit la résistance des Navajos du canyon de Chelly quand, en 1863, le général Carleton veut contraindre la tribu à s’exiler sur la réserve de Bosque Redondo. Il doit se rendre l’année suivante. En 1868, il obtient le retour de sa tribu sur ses terres traditionnelles.
En juillet 1863, le général James H. Carleton ordonne aux Navajos d’aller rejoindre à Bosque Redondo les Mescaleros qui y sont déjà prisonniers. C’est autour de Manuelito que s’organise la résistance. Tandis que le célèbre Kit Carson, sous les ordres de Carleton, fait incendier les hogans navajos du canyon de Chelly, abattre les troupeaux, détruire les récoltes, couper les arbres, les Navajos résistent dans les montagnes, cachés dans des canyons inaccessibles.
A l’automne 1866, Manuelito, avec quelques centaines de femmes et d’enfants et vingt trois guerriers sans armes et à demi morts de faim, fait sa reddition à Fort Wingate. Il rejoint les autres Navajos à Bosque Redondo, un endroit totalement désertique où les Indiens meurent par centaines de faim, de maladies et de désespoir.
Au début de l’année 1868, Manuelito est autorisé à se rendre à Washington pour plaider la cause de son peuple. Une enquête est ouverte qui confirme ses dires. Le général William T. Sherman prend la décision de ramener les Navajos chez eux. En juin, un accord signé avec le gouvernement américain assure aux Navajos une réserve sur leur territoire traditionnel des Chuska Mountains.
A partir de 1870, Manuelito est reconnu comme chef principal de la Nation Navajo. Il se rend à Washington et rencontre le président Ulysses S. Grant. Il quitte le pouvoir en 1885, mais demeure jusqu’à sa mort en 1894 un conseiller écouté de son peuple.