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La fonction d'échevin d'Abbeville au XVIIIe siècle
Noble Homme Messire Louis-Wulfran de Vismes (1682-1767), échevin d'Abbeville, et Maître notaire royal à Abbeville, confirmé en sa noblesse en 1742, par jugement d'Armes.
Le grand père de Louis, reçut un franc fief au baillage d'Amiens, par sa fonction d'Echevin[3] , et sa famille est apparentée avec les grandes familles de la région, tel que l'on peut le voir dans cet acte " Le mercredy vingt et unième davril mil six cens quatre vingt quatorze, après les fiançailles et proclamations d'un ban dispense obtenue des deux autres de Me Francois Moreau ptre docteur chanoine et official et grand vicaire de Mgr l'Eveque en date des jour et an, et en conséquence de la sentence rendue par led Me Moreau, official damyens, aujourdhuy qui déboute Mre André de Copesquenne, chevalier, sieur de Fresnneville, et autres et autres y dénommé de l'opposition par eux formés au mariage de Mre André de Chery, chevalier sgr de Villancour, et autres lieux, et deDamoiselle Marie de Vismes a été sollenisé entre led André de Chéry et de Damoiselle Marie de vismes de la paroisse du chastel à Abbeville, en la présence de Francois de Belval, chevalier sgr de Floriville et autres lieux, curateur dudi sr de Chery et de Me Adrien de Hen ec notaire à Amyens , et de Noble Homme Mre Jean de Vismes, ancien eschevin d'Abbeville, père de la dite damoiselle, d'honorable homme Mre Robert de Visme, ancien eschevin d'Amyens son oncle, et d'Honorable Homme Louis de Carré [il sagit des Comtes Carré de Lorme], son cousin germain, qui on tous signé avec les parties" (AD de la Somme SÉRIE E.)
Un frère de Louis, Jean-Baptiste fut lui aussi échevin d'Abbeville, et Lieutenant des gardes du corps du roi, et maintenu dans sa noblesse [4].
Louis, quant à lui fut marié a Damoiselle Marie Anne de Ribeaucourt, d'une ancienne famille de noble de Picardie, son père lui aussi était marchand grossier, mais en tannerie, il tient de ses ancêtres le fief de Valobin, qui fut érigé en baronnie pour Antoine de Ribeaucourt, marchand grossier en tannerie qui tient aussi, la seigneurie de Campboyart.[5]
De son union avec Marie Anne de Ribeaucourt, il eut François-Louis, qui occupa les mêmes fonctions que son père, ainsi que Louise et Marie, mais de ces dernière on ne sait rien [6].
Un de ses cousins est prêtre en sa seigneurie de St Blimont élevé en marquisat, et un autre grand-père d'Adélaïde-Suzanne de Visme, Robert (cf en haut) fut fait, seigneur de Villers-sous-Aumale [7].
il fut d'abord notaire du roi et apostolique en la sénéchaussée de Ponthieu de 1707 à 1755 et dès 1742 il fut également échevin d'Abbeville en la même année. Il reçut à la même époque une confirmation de sa noblesse pour pouvoir exercer cette fonction d'échevin d'Abbeville [8]. Raoul de Vismes est déjà baron, selon la charte communale d'Abbeville. Il est à noter que les roturiers qui deviennent échevins de cette ville sont anoblis depuis 1395. En 1691 le roi confirme la noblesse accordée antérieurement aux maires et échevins d'Abbeville [9]. On retrouve par la suite Louis comme Bailli du Prieuré de Saint-Pierre Saint-Paul et conseiller du roi [10]. Mais nous savons que cette dernière charge était donné à l'époque à n'importe quel personne qui occupe une fonction ou charge honorable.
Vers les années 1750, on le retrouve, en tant que doyen des notaires royaux [11].
Par ce fait, rappelons, nous que [...] la charge de Notaire n'a point dérogé en l'Île-de-France et en Picardie, la même fonction n'a point aussi dérogé en Normandie, comme il se voit par un contrat de constitution de rente, passé le 17 septembre 1562, en la vicomté du Pont-de-d'Arche, au siège de Louviers, par devant Nicolas Eyard et Louis Bridon, écuyers et tabellions.
Si un gentilhomme ne déroge pas en exerçant l'art de la verrerie, qui pourrait plutôt être compris entre les mécaniques et qui est si fragile, celui qui passe des actes pour l'immortalité des contractants et pour la sûreté des biens des familles, qui se font dans toute sorte d'états, sera-t-il plus ravalé ?
Ainsi, les Notaires royaux gentilshommes ne sont point sujets à la dérogeance, mais ceux qui sont Notaires des hautes justices, et qui s'asservissent sous des seigneurs particuliers semblent déroger pour n'avoir aucun titre formé, qui est l'opinion d'Étienne Ranchin : Quantum ad officium notariatus, non est dignitas sed munus C. fer in princ. Cod. de Serv. republi. manumite et tale officium notariatus dicitur vile officium, ce qui s'entend des Notaires communs, à la différence des Notaires royaux.[...]".[12]
[1] Nicole Baudard de Fontaine, La Famille de Vismes 2005
[2] http://gw4.geneanet.org/index.php3?&;;
[3] Revue historique de l'Ouest ainsi que le Livre de Bourgeoisie d'Amiens AD Somme
[4] Inventaire sommaire série E - AD Somme, i l a dû faire ses preuve de noblesse sur plus de 4 degrès.
[5] Mémoires. Documents inédits concernant la province
Auteur: Société des antiquaires de Picardie
[6] Au cœur de la Picardie, trois fiefs des temps anciens: Vismes, Sénarpont, Mons-Boubert : leur histoire dans la grande histoire, Rolande Delguste, 1988.
[7] De Vismes : A noble French Family, John Palmer, ed Australian colection 1986
[8] AD de la Somme série, C et E, et registre des Echvevin d'Abbeville
[9] Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 181
[10] Mémoires de la Société d'émulation d'Abbeville - 1884
Auteur: Société d'émulation d'Abbeville
[11] http://gw4.geneanet.org/index.php3?&;;
[12] Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France
Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842) — Paris, 181
[13] oir
Inscriptions de la France au XVIIIe, t.IV, ancien diocèse de Paris, p.391, par M.de Guillermy et tombe des de Vismes de Lormes .4.1760 - Bry sur Marne (décès du 31.3 à Paris) - Sépulture, et Arch Nat ET/I/304 6/11/1721