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Parler des consommateurs sous influence c'est parler des manipulations du psychisme de l'acheteur mises en place par les instituts de "recherche des motivations" financés par les grands groupes de distribution. Ces instituts ont mis en évidence les facteurs pour lever toute forme de résistance chez le consommateur lors de l'achat d'un produit : flatter son ego, son sentiment d'importance et son goût pour la créativité, le sécuriser émotionnellement, et le situer dans son époque. Pour que ces besoins fussent créés, il fallait développer les supermarchés où le standing marketing permet d'éblouir l'ego du consommateur et lui fait perdre sa capacité de rationalisation de ses actes, en conditionnant par là-même l'achat impulsif. Il a été observé scientifiquement que le battement des paupières est divisé par deux dans l'enceinte du supermarché ; donc l'acheteur dans ce monde merveilleux qu'est le supermarché est en état d'hypnose. Les impulsions électriques de son cerveau étant ralenties, l'achat impulsif est favorisé. L'acheteur ne reprend ses esprits qu'au moment de payer, mais il est trop tard. On connaît l'emprise du produit par la publicité sur le consommateur, agissant soi-disant comme cure de tous les maux. Bref, il faut se méfier de cet appel archaïque de la consommation puisqu'il crée une fracture sociale entre les pauvres et les riches (crédits, moyens détournés pour faire acheter à tout prix...). Il y a un risque inhérent dans cette pseudo résolution de tous nos maux par "l'aide" extérieure de la consommation à portée de main. La fracture sociale n'arrête pas le marketing, elle l'alimente puisque la publicité est aussi bien accessible au pauvre qu'au riche. Cette attention pour la publicité nie la crise structurelle de notre économie et retarde notre capacité à affronter la réalité. Imaginons un visage dont seul le contour a été dessiné et dont le cerveau a été mis en coupe, en quelque sorte autopsié de manière figurée. La partie rationnelle du cerveau, donc plutôt l'hémisphère droit, utilisé pour parler, calculer, analyser, et qui fait intervenir la logique, peut se faire doucereusement endormir par la publicité et développer des psychoses d'achats irrationnels sous hypnose, des achats qui nous font oublier de nous occuper de nos besoins primaires. Quelque chose de nos origines barbares ancré en nous se transmute alors par le biais de cette publicité vicieuse qui nous attaque de l'extérieur et dont il faut se protéger. La raison naturelle est attaquée par la publicité qui existe grâce à une sophistication exagérée qui cache le besoin réel et manipule le consommateur. La résistance aux agressions publicitaires (R.A.P.) a probablement pour origine des troubles de l'ordre public liés à des arnaques commerciales (crédits, vente forcée par des banques sous la contrainte des réseaux de distribution, dictature du profit qui détruit notre écologie). On peut donc parler de la sophistication de la publicité et de son influence sur l'esprit du consommateur. Ensuite, on peut traiter de la perte de prise sur le réel à cause de la publicité et du développement des névroses chez le consommateur, associé coûte que coûte à la loi du profit, menacé à mots couverts par la segmentation et quelque mafia au capitalisme sauvage liée à des doctrines ayant pour base le sport intensif, le développement minimal de la rationalité, et la possession outrecuidante de l'instinct de concupiscence. Bref, la publicité est sophistiquée et le fruit de nombreuses études sur le comportement du consommateur, d'où sa dangereuse capacité à le manipuler. L'homme attaqué par la publicité perd le contrôle de la réalité et n'est plus à même de développer une science liée à l'intelligence, mais plutôt se conformerait subitement à l'ivresse dyonisiaque. La publicité est dangereusement sophistiquée ; elle nous place dans un monde merveilleux et utilise le biais de notre imagination infantile pour contourner les obstacles de nos défenses naturelles. Bref, elle s'immisce perfidement pour développer l'achat impulsif. Se présentant tel un héros sauveur, elle n'a que pour but de nous faire passer dans son irréalité mystificatrice. La publicité, la démarche marketing cherchent à créer un vide dans nos instincts de satisfaction pour faire acheter de manière impulsive. Son effet est indétectable puisqu'il agit au niveau du subconscient et détermine nos achats impulsifs qui ne correspondent pas nécessairement à des besoins primordiaux, et donc appauvrissent notre état général pour affronter la réalité. Cet oubli des réalités de base n'est pas sans effet. Notre capacité à prévoir le futur est anéantie. La publicité nous a mis dans une sourricière matérialiste en plaçant cette fausse réalité d'aide extérieure sensée résoudre tous nos maux et qui n'est en réalité qu'une illusion de faible épaisseur. Elle anéantit notre capacité de prévision, nous hypnotise dangereusement, les décisions politiques quant à l'écologie pouvant par exemple être mal placées dans le sens du profit particulier qui nuit à l'intérêt général. Le consommateur ne risque-t-il pas de perdre son identité dans le chiasme de folie publique, être entraîné dans un bateau à la dérive ? Le terme de résistance rationnelle est clairement dénominé par la R.A.P., la Résistance à l'agression publicitaire. Hypnose et dédoublements de personnalité devraient être mis sur la sellette par une éthique organisationnelle visant à valoriser l'auto-satisfaction des besoins primaires, quite à rayer de la carte cette sophistication mue par la loi du profit.