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Prosopographie des Mottet à Mantes et Paris.

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Prosopographie des Mottet à Mantes et Paris.
Publié le:24/01/2012


 

Blason Claude Mottet (1546-1600)
Blason Claude Mottet (1546-1600)
Cadet qui part s'installe à Paris en 1586\n
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Prosopographie des Mottet à Mantes et Paris

Cet article fait partie de la Prosographie des Mottet du XIe au XXIe s. Les Mottet sont consuls ou cités à Arles dès le XIe siècle, puis nous les retrouvons à Toulon et à Marseille (voir Prosopographie des Mottet de Toulon et Marseille), puis à Tarascon, où il existe aussi une branche cadette (voir Prosopographie des Mottet de Molières à Tarascon). Claude Mottet (ca 1555-après 1586), fils de Jean le vieux Mottet et d'Anne de Grille, suit certainement son frère aîné Guillaume Mottet (1545-1592) à Paris. Le blason de Claude Mottet à Paris annonce déjà celui des Mottet à Mantes. A l'époque, où Claude Mottet vient s'installer à Paris, Henri Ier de Guise parade dans Paris. Comme  Pierre de Versoris, dont le véritable nom est Le Tourneur, est le grand-père de Marguerite Le Tourneur, femme de son petit-fils Louis, il est fort possible que ce Claude soit un  Carciste venu combattre aux côtés de la Sainte Ligue à Paris. En effet, Pierre de Versoris est le chef du conseil de la maison de Guise. Il va d’ailleurs mourir de chagrin dans la nuit qui suit la mort de cet Henri Ier de Guise, en 1588. Tous les Le Tourneur, ou les membres des familles qui leur sont alliées, sont au service des Guise. Une étude de ces liens existe sur internet, voir : Family friends. Les Mottet sont à cette époque une famille très catholique qui compte en Provence, comme à Mantes, de nombreux ecclésiastiques.

 

Les Mottet à Paris (I)

Vue du cloître du Couvent de Montmajour près Arles
Vue du cloître du Couvent de Montmajour près Arles
© Jorand
Gallica
XVID. Claude Mottet (ca 1550-après 1586) est le fils cadet de Jean le vieux Mottet et d'Anne de Grille. Son frère aîné, Guillaume de Mottet, est qualiffié escuyer et gentilhomme servant de la reyne mère. Il vit donc principalement au Louvre. Claude vient de Provence s'établir à Paris, selon la généalogie familiale des Mottet. Mais comme son frère il retourne en Provence dans les années 1580. Nous avons  une confirmation de noblesse pour Guillaume, Rostand et Claude de Motetz, de Tarascon, dont le bisaïeul, Jean de Motetz, « auroyt esté honnoré de l'estat de contrerolleur du domeyne de feu Renné, roy de Jérusalem, de Sesille et comte de Prouvence, exerçant laquelle qualité il auroyt vescu noblement, etc. ; Paris, 26 septembre 1581 (f° 738). Claude est noble. Il a des enfants, mais est certainement veuf car quand sa mère, Anne de Grille, teste 10 mai 1582, il est dit religieux de l'abbaye de Montmajour. La généalogie familiale des Mottet le dit vivant en 1586.

Il a au moins trois fils, nés vers 1570.

 

Noël Mottet (ca 1570-avant 1628) est prévôt de la connétablie et de la confrérie de la Charité. Il fait fabriquer des cloches en mai 1623. Il est le père de :

 ** Christofle Mottet (1605-1685), qui est conseiller du Roy et bailli de Mantes en 1671, 1675, 1681 et 1685, selon l'Armorial de la généralité de Paris,  par Charles d' Hozier. Il est aussi conseiller du roi au baillage et siège présidial de Mantes. Il est marié à Anne Vathonne, fille de Honoré et Agnès Le Hennoyer, de deux familles de notables de Mantes.

Ferrières devant ses juges, dont Salomon Mottet
Ferrières devant ses juges, dont Salomon Mottet
© de Rambaud Guy
de Rambaud Guy
*** Son petit-fils, Salomon Mottet (1631-1721), est conseiller du roy au baillage et siège présidial de Mantes, selon le Traité des fiefs, tant pour le pays coutumier, que pour les pays de droit ecrit, par Germain-Antoine Guyot. Il est décédé à l'âge de 91 ans. L'acte de décès est signé par Le Goux, Le Couturier,  et Martineau. Le sieur Mottet est juge mais à la fin de sa vie on ne compte plus sa voix, car il semble avoir mal vieilli. Lui et d'autres juges condamnent au dernier supplice un gentilhomme innocent. De ce fait, ils reçoivent des ordres du roi et partent dans des carrosses pour Versailles. Louis Boucherat, chancelier, les fait appeler et demande des comptes en tout premier à Lemaire de Dennemont en lui disant : Comment avez-vous osé condamner au dernier supplice un gentilhomme innocent, vous qui avez la représentation d’être intègre ? Le président veut se justifier, il lui impose silence en disant : Retirez-vous, on vous rendra justice. Le prévôt paraît et le roi lui reproche son ignorance et son injustice criante. Il accable l’assesseur de reproches. Le procureur du roi voyant qu’il n’y a rien de bon dans tout cela pour eux, donne au greffier un rouleau de Louis en lui conseillant de s’enfuir. Il y réussit !  Les instructions se poursuivent et finalement le chancelier fait enfermer dans un cachot de la Conciergerie le sieur Mottet, catalogué juge des plus friponsEn l’an 1694 et le 14e de mars, est rendu aux Requêtes de l’Hôtel, à Mantes, en faveur de demoiselle Catherine de Goubert de Ferrières, qui voulait purger la mémoire de défunt Me Charles de Goubert de Ferrières, son père, seigneur de Saint-Chéron, la Villeneuve-en-Chévrie, soeur de Claude de Goubert, contre Pierre Manoury, lieutenant-criminel de robe courte en la maréchaussée de Mantes, Daret greffier, Jean Bouret, procureur du Roi, François Letourneur assesseur, Petit conseiller, Lemaire Président, Mottet conseiller au siège présidial, chambelan. Les uns sont décrétés de prise de corps et les autres condamnés. Ils sont condamnés à payer 20.000 livres lors du procès Charles Goubert de Ferrières, jugé à Mantes en 1699. Mottet est juste sermonné.

 

Franc-archer de la ville de Paris.
Franc-archer de la ville de Paris.
© Magasin universel
1853
XVIID. Jean Mottet, fils aîné de Claude le jeune, est le premier Mottet né en Ile-de-France. Mais il ne s'installe pas à Mantes, comme son frère et son père. Jean devient archer de la ville de Paris, en 1595. Sous Charles VI, la compagnie ou confrérie d'archers est de cent vingt hommes, celle des arbalétriers de soixante. Les arquebusiers, entrés depuis peu dans la composition de cette garde, sont au nombre de cent. Les archers de la ville de Paris se font particulièrement remarquer par leur zèle et leur fidélité dans le service. On les voit plus d'une fois solliciter l'honneur d'aller combattre les ennemis de la patrie, et se signaler par de brillantes actions La gravure qui accompagne cet article fait suffisamment reconnaître la nature du costume et de l'armement de ces milices bourgeoises, nous ajouterons seulement que la trousse que l'on voit suspendue à la cuisse gauche de l'homme contient douze à dix-huit flèches. Les cent vingt archers, les soixante arbalétriers et les cent arquebusiers, forment la garde de Paris, sont réunis en un seul corps en 1594. En 1789, une partie de cette garde occupe encore, à cette époque, une maison au n°90 de la rue de la Roquette. On lit sur la porte: Hôtel de la compagnie royale des chevaliers de l'Arbalète et de l'Arquebuse de Paris. Parmi les privilèges dont jouissent les gardes de Paris, on remarque celui qui leur donne le droit de vendre quatre mille quatre cents muids de vin sans payer aucun droit. L'édit de 1579 qui crée ces compagnies d'ordonnance et déclare que nul ne pourra être archer s'il est noble de race[1]. Cette manière de se maintenir noble est seulement tolérée et ne doit être acceptée qu'autant que la famille qui s'en prévaut jouit d'une ancienne possession d'état. 

Jean Racine (1639-1699)
Jean Racine (1639-1699)
© de Rambaud Guy
de Rambaud Guy
Jean épouse Nicole Gosset, fille de Jean Gosset,  avocat à la maîtrise des eaux et forêts de Villers-Cotterets, en 1558. L'une de ses soeurs se marie à Jean Racine, honorable personne, receveur pour le roi notre sire et Ia reine, tant du domaine et du duché de Valois que des greniers à sel de La Ferté-Milon et de Crépy. La famille Racine, quoique modeste, est anoblie par les emplois de finances qu'elle possède depuis plusieurs générations. Cette noblesse remonte à Racine-Gosset. Ses armoiries se composent à l'origine d'un rat et d'un cygne, et constituent des armes parlantes, dixit Racine et sa famille à la Ferté-Milon, par Maurice Henriet et Jean Racine et sa descendance, d'Arnaud Chaffanjon (1964). Ils sont les trisaïeux d'un autre Jean Racine. L'autre soeur de sa femme se marie avec Antoine Lavoisier, chevaucheur des écuries du roi, puis Maître des postes à Villers-Cotterets. Ils sont les quadrisaïeux d'un autre Antoine de Lavoisier, très célèbre comme son cousin Racine. Les Gosset sont une famille d'avocats et d'échevins de Senlis. La plupart des hommes se prénomment Nicole. Ils descendent du gouverneur Robert Gosset, franc-archer présent à la Montre d'Amiens le 9 mars 1470, avocat du roi en 1501, selon Une concorde urbaine: Senlis au temps des réformes, vers 1520-vers 1580, de Thierry Amalou. Les Gosset portent : d'azur, à une tige de pois chargée de 3 cosses d'or ; au chef d'argent, chargé d'une aigle de sable, le vol abaissé (Laonnois Soissonnais). Ce mariage fait que la famille Mottet possède des biens dans ce terroir, notamment la ferme La Fontaine à Cutry, qui va donner son nom à la dernière branche des Mottet encore existante, les Mottet de La Fontaine.

 

Les Mottet à Mantes

Blason des Mottet à Mantes (XVIIe s.)
Blason des Mottet à Mantes (XVIIe s.)
Armorial de la généralité de Paris, Charles d'Hozier, Jacques Pierre Meurgey Tupigny, Bibliothèque nationale (France)
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
La descendance de Jean Motet et Nicole Gosset s’installe à Mantes, où Louis Mottet, trisaïeul d'Agathe Mottet (1764-1853), est contrôleur des finances, d'après Filiations bretonnes d'Henri de la Messelière. L’Histoire Généalogique de la Nation de Lantivy de Théodore Courtaux  (1899) nous dit  aussi que les Mottet se fixent à Mantes. Filiations bretonnes, d'Henri de la Messelière précise aussi qu’ils occupent des fonctions importantes dans l’administration royale. A cette époque, le blason de la famille Mottet change un peu : D'argent au chef cousu de gueules chargé de trois étoiles aussi d'argent (ou d’or).

 

 

 

 

 

XVIIID. Louis Mottet (1605-1693), trisaïeul d’Agathe Mottet-de Rambaud, est contrôleur des finances et aussi marguillier de la paroisse Saint Maclou. 

Un des ponts de Mantes
Un des ponts de Mantes
© Destailleur
Gallica
Louis se marie à Mantes (paroisse Sainte-Croix), le 8 septembre 1624, avec Marguerite Roblastre (1605-1630), d’une famille de maîtres des ponts de Mantes. Le fils aîné va de Louis va d’ailleurs devenir maître du pont de Mantes. Le puîné réussit, entre autres, à l’être des ponts de Paris. Ces officiers municipaux perçoivent des droits importants pour chaque bateau qui passe sous un de leurs ponts. Nous avons aussi un Roblastre, huissier à cheval au Châtelet de Paris, demeurant à Mantes. Nous retrouverons aux siècles suivants, parmi la noblesse albigeoise, une famille venue de Mantes, dans la région parisienne, les Roblastre, dans les années 1760-1770. A Mantes, les Roblastre sont sieurs de Beaulieu et figure dans le volume 4 de l’Armorial de la généralité de Paris, de Charles d'Hozier (de Tupigny, 1965).  Sur cette on dit : Famille Roblastre: Famille très prolifique d'Ile-de-France, originaire de Mantes. Au XVIIe siècle ils sont marchands bourgeois du lieu. Au siècle suivant procureurs du Roi, subdélégués de l'intendant, consuls et maires de leur ville; commensaux des maisons princières; plusieurs officiers d'infanterie et de cavalerie. Donna des receveurs des décimes, des greniers à sel, et plusieurs intéressés à la Ferme générale (ils se répandent alors à travers la France), selon A. Blanchard: Dictionnaire des ingénieurs militaires. Leur blason est d'or, au chevron de gueules, accompagné en chef de trois monts du même, et en pointe d'une ancre contre-posée de sable, nous dit le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, de Nicolas Viton de Saint-Allais (1773-1842). Marguerite décède en 1630. Louis n'a que 25 ans

Versoris, Johannes : "Questiones iuxta textum Aristotelis De anima."
Versoris, Johannes : "Questiones iuxta textum Aristotelis De anima."
© de Rambaud Guy
de Rambaud Guy
Veuf encore jeune, Louis Mottet se remarie avec une jeune fille issue d’une famille beaucoup plus illustre que les Roblastre, Marguerite Le Tourneur de Versoris (1607-1708). Le mariage a lieu le 2 mars 1631, à Mantes-la-Jolie, paroisse Saint Maclou. Sa femme est la fille de Frédéric (1567-1622), conseiller au parlement de Paris, secrétaire du roi, et la petite-fille de  Pierre de Versoris. Les Le Tourneur sont les descendants d’une famille établie autour de Falaise, nous dit La Chesnaye-Desbois, connue dès le XIVe siècle. Pierre de Versoris est le 

  • fils de Pierre Versoris (1481-1559), seigneur de Fontenay et de Marcilly, avocat en la cour de Parlement et de Marguerite Robinet, elle-même fille de Nicole Robinet, Procureur au parlement de Paris2.
  • petit-fils de Guillaume Le Tourneur de Versoris, seigneur de Garges et de Buci-Saint-Martin, époux de Jeanne Fournier, avocat du Chatelet de Paris,
  • et l'arrière-petit-neveu du célèbre Jean Le Tourneur. Jean le Tourneur est de Falaise, son patronyme latinisé en Versor, ainsi que furent mentionnées ses œuvres. Il s'établit à Paris vers le règne de Charles VII. Fut l'un des premiers docteurs de l'université.
  • Frédéric, autre frère de ce Jean seigneur de Bussy Saint Martin,  vient s'établir à Paris sous le règne de Charles VII (1422-1461) et compose plusieurs ouvrages latins et comme il est avocat met son neveu dans le barreau à Paris. 

Robert est le père de Jean Versoris, selon Salmanticensis, Volume 13,  Universidad Pontificia de Salamanca  (1966).  Après la guerre de Cent Ans, le domaine de Montauger, à Lisses, en ruine est reconstruit par un riche parlementaire, Guillaume Versoris. Les Versoris restent seigneurs de Montauger pendant plus d’un siècle avant d’être propriété de Balthazar Chahu de la Papotière, qui fait creuser les canaux au début du XVIIe siècle. Le domaine de Montauger comprend une maison seigneuriale, des dépendances, terres, bois et vignes. Les Versoris, famille de robe portent D'argent, à la fasce de gueules, accompagné de 3 ancolies d'azur. 

Jean d’Alesso (1513-1572), par Matthieu Jacquet
Jean d’Alesso (1513-1572), par Matthieu Jacquet
Musée du Louvre, aile Richelieu, Archives Guy de Rambaud
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Par sa mère, Marguerite Le Tourneur, est la petite-fille de Pierre Chaillou de Martigny, conseiller et argentier du roi, pourvu de la charge anoblissante de secrétaire du roi, maison et couronne de France. Ce maire de Dreux en 1580-1581, partisan de la ligue, fait jeter en prison Pierre Joulet, partisan du roi en février 1589. Henri IV n'avait été que trop sensible aux insultes des habitants lors du premier siège. Un historien, d'accord avec les manuscrits, raconte comme certain que six ou sept des principaux habitants furent pendus dans la ruelle appelée depuis ruelle des Soupirs; on aurait même conservé les noms de cinq d'entr'eux : Pierre Gravelle, procureur du roi, Antoine Delaval, maire de Dreux; Pierre Chaillou le jeune, Guy Chaillou. Les deux derniers pendus sont son grand-père et son oncle. Marguerite Le Tourneur est l'arrière-petite-fille de Thibaud Chaillou, lieutenant général, maire de Dreux en 1552-1555 (Cabinet d'Hozier, Dossiers  bleus...). Chaix d'Est Ange pense qu'ils sont apparentés aux Chaillou de l'Estang, famille très anciennement connue, originaire de Guingamp, dont parle Potier de Courcy. Les ascendants les plus célèbres de Marguerite sont  Jean d’Alesso et son grand-oncle saint François de Paule. Cette famille Chaillou-d'Alesso est comme les Le Tourneur de Versoris au service des Guise. D’ailleurs quand Marguerite meurt à 101 ans, le prêtre écrivant pourtant normalement des actes de décès très courts, même pour les nobles, ajoute à ces deux lignes habituelles : après avoir reçu le Saint Sacrement avec une piété digne d’exemple et avec un saint jugement qu’elle a conservé jusque a elle rendu son ame au Seigneur.

Marguerite a dix enfants avec son mari, Louis Mottet. Ceux qui restent à Mantes sombrent dans l’anonymat. D’ailleurs dans sa jeunesse Louis Mottet est marchand, donc il déroge. Aucun acte ne fait penser qu’il est maintenu dans la noblesse. Mais deux de ses enfants vont à Paris et font de beaux mariages qui vont leur permettre d'êrte maintenus nobles comme leur ancêtres.

 

Les Mottet à Paris (II)

Jean Le Couturier, conseiller de la reine Marie de Médicis.
Jean Le Couturier, conseiller de la reine Marie de Médicis.
© Abrege des Antiquietes Nationales
Abrege des Antiquietes Nationales
 Dame Catherine Mottet (1638-1673) se marie le 19 novembre 1657, à Mantes (paroisse Sainte-Croix), avec son cousin (du côté des Chaillou de Martigny), Rodolphe Le Couturier (1633-1673), sieur de Chauvincourt, écuyer, conseiller du roi au bailliage et siège présidial de Mantes, petit-fils de Maître Jean Le Couturierconseiller de la reine Marie de Médicis, lieutenant général, civil et criminel au bailliage et siège présidial de Mantes, député en 1614 aux Etats-Généraux du Bailliage de Mantes et Meulan. Son père, Philippe Le Couturier a écrit et fait paraître Vie admirable de M. Guériteau, en 1651. Catherine Mottet et son mari meurent sur le pont de Mantes, dont un de ses frères est le maître du fait d'une inondation. Sa belle-mère, qui est veuve, a la garde noble des enfants mineurs de Catherine Mottet. Ses fils sont pour l’un conseiller du roi, pour l’autre avocat. Dans un acte, du 20 avril 1695, leur fille, Antoinette Le Couturier, est mentionnée comme veuve de Louis de Mézières et belle-soeur fils de Jean-Baptiste de Mézières de Lepervanche et de Jeanne de Lux. Louys de Mézières par les Lux est un proche parent du maréchal de La Fare et d’Étienne Joseph de La Fare, évêque duc de Laon.  Son mari est le fils du maître d'hôtel de la reine Henriette d'Angleterre (née Bourbon), maintenu noble le 30 mai 1670. Son beau-père a fourni leur généalogie depuis 1492. La petite-fille de Louis Mottet décède au château de Boisset-les-Prévenches.

 

Blason Herlaut-Herlau-Erlaut (d'Hozier).
Blason Herlaut-Herlau-Erlaut (d'Hozier).
© de Rambaud Guy
de Rambaud Guy
XIXD. Louis II Mottet (1651-1740) est né, le 1er janvier 1651, à Mantes-la-Jolie (paroisse Saint-Maclou). Son parrain est Guillaume Lenoir et sa marraine Catherine de Lastud. Guillaume Lenoir va être maire perpétuel de Mantes de 1692 à 1718. Louis part très jeune vivre à Paris et épouse une parisienne, comme l’un de ses cousins qui se marie avec une Charpy, et sa sœur Catherine qui est mariée avec le fils d’une Saubois. La famille de sa mère est encore très puissante à la cour. Le mariage de Louis II Mottet avec Marguerite Herlaut de La Motte (1667-1745), a lieu en février 1683, à Saint-Germain-l'Auxerrois, à l’époque paroisse des rois de France. Elle est la fille de  Nicolas-Hiérosme Herlaut de La Motte père, conseiller du Roy, est controlleur ordinaire des guerres. Il acquiert cette charge en 1685, est estably à Compiègne et estimé riche de cent mil livres et plus, selon Revue nobiliaire, héraldique et biographique (1862), Etats des privilégiés en 1688. Jérôme père achète, le 18 mai 1683, La Motte, Champlieu, Donneval, avec leurs maisons seigneuriales, selon Recueil des reglemens rendus jusqu'à présent concernant les droits d'amortissemens, francfiefs, nouveaux acquests et usages: avec les decisions du Conseil de l'année 1689 & autres rendus depuis. Ensemble les instructions faites pendant le bail de Pillavoine, & les regies de Cordier & Basset, et deux tables, l'une chronologique & l'autre par matieres. Ouvrage necessaire a toutes personnes qui sont dans le cas de connoitre, de payer & de recevoir lesdits droits (1729).
Le château de La Motte, construit avec les ruines de celui de Donneval.
Le château de La Motte, construit avec les ruines de celui de Donneval.
© de Rambaud Guy
de Rambaud Guy
Marguerite descend de la famille Erlaut-Herlaut. La femme de Louis II Mottet est la parente de Nicolas-Jérôme Herlaut, financier, proche de Michel Chamillart (1652-1721), Trésorier général des Gardes-Françaises  et des Gardes-Suisses, l'un des six grands financiers lotisseurs de la place Vendôme. Un autre de ses frères, Hiérosme II Herlaut de La Motte, est Conseiller du Roy, l’un des neuf élus rendant la justice dans l’élection, l’un des deux grenetiers à l’important magasin à sel de Compiègne, dès 1698. 

Donneval dès le début du régime féodal, constitue un fief avec droits sur les terres d’Orrouy, de Champlieu et de plusieurs autres dépendances. Les Foucault, seigneurs de la Motte, Donneval et Champlieu, viennent, au milieu du XVIIe siècle, s’établir au château de La Motte, bâti avec les ruines d’un ancien manoir et monopolise les fiefs d’Orrouy et des Eluats, avec des droits sur Champlieu. Mais, Messire Antoine de Foucault, chevalier, maistre de camp, est tué en 1650, et Henri de Foucault, en 1673, comme mousquetaire du roi, fils aîné de Mr d’Orrouy

Marguerite Herlaut de La Motte a deux autres frères : Nicolas-Jérôme Herlaut de La Motte de Champlieu, lieutenant-colonel du régiment Sainte-Hermine de Dragons fait le 3 mars 1700 chevalier de l'Ordre de Saint-Louis[17] et  Sébastien qui obtient une dispense pour être le grenetier à sel de Compiègne en 1695 [16], avec son frère. Il donne sa charge de conseiller du roi grenetier à son fils en 1698.

Blason des Mottet de La Motte après le mariage avec une Herlaut
Blason des Mottet de La Motte après le mariage avec une Herlaut
L’Annuaire de la noblesse, de 1869 : "D'argent, au chevron d'azur, accompagné en chef de deux roses de gueules, tigées et feuillées de sinople, et en pointe d'une motte (alias : tourteau) de sable; au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or."
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Louis II Mottet de La Motte, écuyer [18] et Marguerite demeurent en 1706, place de l'École, paroisse Saint Germain l’Auxerrois, entre le Port au bois neuf et l’église de Saint-Germain-l'Auxerrois. En 1730, ils habitent rue de l'Arbre Sec, rue qui part de la place de l'École, passe devant l’église et va au Châtelet. Au niveau de ses activités, le 8 novembre 1706, dans le contrat de mariage de l’une des ses filles, Antoinette, il est dit bourgeois de Paris et maître des routes de Paris [19]. Mais il n’est pas le grand maître parisien des routes royales. Du fait d’un acte royal, du 24 juillet 1717, une Déclaration (...) portant rétablissement des maistres des ponts de Paris et des aydes des maistres des ponts de L'Isle-Adam, Beaumont-sur-Oise, Creil, Compiègne et autres... et différents actes des registres paroissiaux nous savons qu’il est maître des ponts de Paris. Il devient aussi prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce. Comme la mense de l’abbaye Saint-Corneille est réunie depuis 1656, par la reine Anne d'Autriche (1601-1666), à l'abbaye royale du Val de Grâce, il est donc normal de retrouver des Mottet occupant des fonctions dans ces deux endroits à la fois. Louis II Mottet est intéressé dans les affaires du roi, c'est-à-dire qu’il prête de l’argent au monarque pour combler les déficits ou pour financer les guerres [19]. Nous avons trouvé une quittance est faite par François Lhuissier. contrôleur au Châtelet, comme procureur de Louis Mottet, intéressé dans les fermes du roi, à André Perrault, architecte des Bâtiments du Roi de 113 livres [20].

Hôtel des Rats à Compiègne : Herlaut, Mottet...
Hôtel des Rats à Compiègne : Herlaut, Mottet...
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Louis Mottet de La Motte va surtout se soucier de donner à ses enfants la même somme à leur mariage par un contrat d'egallement des mariages, et la même part d'héritage, ce qui est très inhabituel à cette époque. Ce Mottet possède les terres de  Champlieu, La Motte et Donneval, mais aussi des terres et prés, situés à Choisy-au-Bac et d’autres à Attichy. Le fief de Champlieu qui va être une partie de l’héritage des Mottet est un fief roturier. La ferme La Fontaine à Cutry rapporte des fermages importants. Les enfants Mottet héritent également d’une maison size à Compiègne, rue des trois Bateaux et du Pont Neuf. Le 26 février 1788, le bail passé devant Maître Desmarets sera de 700 livres par année et l’une des petites-filles Mottet, Marie Hélène, femme de [Jean Valade, peintre ordinaire du roi, touchera un sixième de la somme. Louis Mottet, mari de Marguerite Herlaut, possède aussi l’hôtel des Rats à Compiègne, qui lui vient de l’héritage Herlaut. En avancement d’hoirie de leurs successions futures, ils donnent15.000 livres à leur fille Antoinette à l’occasion de son mariage avec Pierre Moreau de Champlieu en 1706, 20.000 livres, à leur fille Anne lors de son mariage avec Nicolas Raymond en 1712 et de 20.000 livres à leur fils Claude Nicolas Mottet de La Motte. En conséquence, pour procéder à l’également, ils donnent à Pierre Moreau et Antoinette Mottet une somme de cinq mille livres [21]. Comme le rappellera Anne Mottet-Reymond au niveau d’une donation à son fils, l’acte de partage des biens du couple Mottet-Herlaut a lieu le dix neuf novembre 1746. Louis II Mottet de La Motte et Marguerite Herlaut de La Motte ont trois enfants que nous allons retrouver au niveau de l’article

 

LES MOTTET A COMPIEGNE

 

Descendance de Louis Mottet

 

Louis Mottet de La Motte (1651-1740)

  x (1683) Marguerite Herlaut (1667-1745), soeur de Nicolas-Jérôme Herlaut

 ¦ +-> Anne Mottet (1685-1765)

 ¦     x (1711) Nicolas Rémond (1678-1727) [22].

 ¦     ¦ +-> Anne Catherine Rémond (1712-1786)

 ¦     ¦      x  (1741) Jean-Michel Chevotet (1698-1772)

 ¦     ¦+-> Anne Michelle Chevotet (1743-1807)

 ¦     ¦           x (1765) Jean-Baptiste Chaussard

 ¦     ¦           +-> Pierre-Jean-Baptiste Chaussard

 ¦     ¦+-> Louise Gabrielle Rémond (1720-1804)             

 ¦         x  (1752) Jean Valade (1710-1787)

 ¦

 ¦+-> Antoinette Mottet (1686-1754)

 ¦      x Pierre II Moreau de Champlieu

 ¦

 ¦ +-> Nicolas Mottet de La Motte (1693-1768), baron        

        x (1723) Madeleine Coustant (1705-1771), fille de Charles Coustant de Belle-Assise.    

        ¦+-> Madeleine Mottet (1724-1808).        

        ¦      x (1757) Louis Segoing, baron [23]

        ¦ +-> François Mottet (1728-1808) [24].        

        ¦  +-> Louis Melchior Mottet (1735-1811) [25].        

        ¦       x (1763) Jeanne Agathe Le Proux de La Rivière (1735-1811) [26].              

       ¦       ¦ +->  Agathe Mottet-de Rambaud

       ¦       ¦      x  André de Rambaud (1750-1789) [27]    

       ¦

       ¦    +-> Benoît Mottet de La Fontaine

                 x (1787)  Marie Marguerite Villon de Fécamp [28].

                 ¦ +-> Victorine Mottet de La Fontaine                

                    x (1808) John Doveton

                ¦

                ¦  +-> Édouard Mottet de La Fontaine [29]   

               ¦

               ¦ +-> Clotilde Mottet de La Fontaine                

               ¦      x (1816)  Henry II Russell

               ¦     ¦   +->  Charles Russell de Swallowfield

               ¦     ¦

               ¦     ¦  +-> George Russell de Swallowfield

              ¦     ¦         x Contance Lennox

              ¦

              ¦ +-> Adolphe Mottet de La Fontaine [30].                       

                   x  (1829)  Élisabeth de Warren [31]                       

                   ¦ +-> Claire Mottet de La Fontaine

                   ¦      x (1869)  Prosper d’Épinay

                         +-> Marie Mauricia d’Épinay  [32]                       

                         +-> Georges d’Épinay [33]    

 

Prosographie des Mottet à Compiègne

Antoine Nicolas Remond de Champlieu, peint par son beau-frère Jean Valade.
Antoine Nicolas Remond de Champlieu, peint par son beau-frère Jean Valade.
Petit-fils de Louis Mottet de La Motte, beau-frère de l'architecte Jean-Michel Chevotet et de Jean Valade, peintre du roi.
© Jean Valade
Musée de la ville de Poitiers
Anne Mottet (1685-1765) est la fille aînée de Louis Mottet de La Motte et de Marguerite Herlaut. Elle se marie en 1711 avec Nicolas II Rémond (1680-1728). Son mari est secrétaire de l'intendance de Lyon, en 1712, puis secrétaire de l'Intendance de Flandre. L’Intendance de Flandres est crée en 1715. A la suite de la guerre de Succession d'Espagne (1708-1713), par le traité d'Utrecht de 1713, Louis XIV garde la Flandre gallicante et la Flandre flamingante entre Armentières et Dunkerque, lesquelles sont réunies en une intendance. Le blason de la  famille Rémond, originaire de Bourgogne et de Champagne est : De gueules, à 3 roses d'argent.  Nicolas II Rémond meurt jeune, à la fin de l’année 1728 à Paris. Il laisse les trois quarts de son héritage à ses trois enfants. Dans l’expédition de partage, le 19 octobre 1739, devant Maître Doyen, notaire à Paris, nous apprenons que sa veuve se partage le quart restant avec Étienne Nicolas Rémond, son beau-frère tuteur de ses enfants. Ceux-ci ne sont émancipés qu’en 1739. Nous avons un acte de donation qu’elle fait pour son fils le 6 décembre 1761. Leurs deux filles sont richement dotées lors de leurs mariages. Mais, Anne et ses enfants semblent peu douées pour tirer des revenus de leurs terres. Elles ne trouvent même pas de fermier pour leurs terres. Anne Mottet possède :

  • la totalité du fief et ferme et ancien domaine de champlieu
  • le tiers ou la moitié ou le sixième au total de la ferme de la fontaine a Cutry,  election de Soissons, Terres et biens et dependans (les autres tiers à ses enfants)
  • le tiers au total de biens situés à Attichy  même Election de Soissons. Terres  venant certainement des Gosset
  • quarante une livres seize sols huit deniers faisant le tiers de cent vingt cinq livres de sur cens et de rente fonciere non rachetable... (correspondant à  une maison, batimens, lieux, cours, jardins, enclos, et herbages appelés la maison de la pierre et anciennement le grand cerf au lieu de choisy au bac même Election de Soissons.)
  • un tiers ou la moitié ou le sixième au total des terres vulgairement appelées de la Vicomté de choisy au lieu de choisy au bac tenües a ferme par le Sieur Jean baptiste Dufey et sa femme.
  • la part de la dite Dame Remond qui est d’un tiers des biens acquis par le Sieur Herlaut de la motte sur les montagnes d’orouy, chamlieu, et Terroir de donneval
  • ... plus différentes maisons et des biens.

 

Anne Mottet le 30 novembre 1761 s’est constituée une rente [1] en prêtant de l’argent à Pierre Bertin, marchand mercier parisien. Elle meurt en 1765 à Paris, paroisse Saint-Roch. Ses enfants vont hériter aussi des biens de la famille Rémond, possessionnée dans la Brie, à Mongé, Vinantes, Moussy, Dammartin... et bien entendu d’un tiers de l’héritage de Louis II Mottet, mais aussi de leur grand-oncle Herlaut. Anne Mottet et Nicolas II Rémond sont les parents de :

 

  • Antoine Nicolas Rémond de Champlieu  (1713-1772), l’un des cinq cent avocats au parlement de Paris [2] et officier de la vénerie royale, comme son oncle  Nicolas de La Motte.
  • Anne Catherine Rémond, née en 1712, à Paris, se marie avec Jean Michel Chevotet, en 1741. Il est architecte du roi et de la première classe de l'Académie royale d'architecture [3], jardinier français de l'école de Le Nôtre... [4], spécialiste de l'hydraulique [5]. Leur fille, Anne Michelle Chevotet (1743-1807) se marie le 18 février 1765 avec  Jean-Baptiste Chaussard (1729-1818). Ils sont les parents du révolutionnaire Pierre-Jean-Baptiste Chaussard, dit Publicola Chaussard, littérateur et poète français, homme politique et théophilanthrope. Chevotet a une  autre fille, Marie Chevotet (1754-1833) qui se marie avec Jean Simon (1730-1808), avocat au Parlement de Paris.
  • Louise Gabrielle Rémond, née en 1720 à Paris, se marie avec Jean Valade, le 20 novembre 1752 à Paris. Il est peintre ordinaire du roi, académicien.

 

Le château de Gilocourt, ancienne propriété des de Monchy
Le château de Gilocourt, ancienne propriété des de Monchy
© G. Duclos
Carte postale ancienne
Antoinette Mottet (1686-1754),  l’autre fille de Louis Mottet de La Motte et de Marguerite Herlaut, née en 1686, se marie avec Pierre II  Moreau de Champlieu (1670-1742), Sieur de Chanlieu, Intéressé dans les Affaires du Roi [6]. Leur fils, Nicolas Marie Moreau de Donneval (1722-1786) n’est sûrement pas l’un des Pages de Louis XV, contrairement à une légende familiale [7], mais il est capitaine au régiment Bretagne infanterie et chevalier de l’ordre Royal et militaire de Saint-Louis [8].  Il épouse le 22 juin 1758 à Compiègne, église Saint Antoine, Marie Jeanne Henriette Le Caron de Fleury. Leur fille, Catherine Marie Hyacinthe Moreau épouse le 17 novembre 1789 le comte Jean Charles Alexandre de Monchy, Président à la Cour Royale d'Amiens, conseiller du roi, substitut de Monsieur le Procureur du Parlement de Paris, châtelain de Gilocourt (Oise). Leur fils, Henri Nicolas Moreau de Champlieu se marie avec Nicole Constance Pommery, nièce du ministre des finances de Louis XVI, Louis Hardouin Tarbé. Ils sont les parents de la nourrice de la fille aînée du duc et de la duchesse de Berry, sœur aînée du duc de Chambord, Louise d’Artois (1819-1864), qui épousera en 1845, Charles III,  duc de Parme. Cette Louise est la grand-mère paternelle de l'impératrice d'Autriche Zita. De son côté, l’une des filles d’Antoinette Mottet, Marie Moreau (1725-1803) épouse François Thomas Pincemaillé de Launay, conseiller du roi, prevost royal de SAS le duc d'Orléans, ancien capitaine au régiment Bretagne infanterie, demeurant à Compiègne, rue des Cordeliers, fils du directeur des Aides de Compiègne et d’une Behagle.


Uniforme d'un officier de la vénerie royale du temps de Louis XV
Uniforme d'un officier de la vénerie royale du temps de Louis XV
Détail d'une peinture de Jean Baptiste Oudry (1686-1755), visible au château de Fontainebleau. La tenue des officiers de la vénerie de Louis XV que porte Louis Nicolas Mottet de Donneval de la Motte : grand habit à la française bleu roi, avec parements rouges, gilet rouge à manches, bottes à chaudron, ceinture galonnée et tricorne. (Brigitte Chabrol, "Encyclopédie de la vénerie française", p. 21) (archives Guy de Rambaud)\n
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
 XXD. Nicolas Mottet de La Motte (1693-1768) naît en 1693 à Paris, dans le 1er arrondissement. Il est baptisé en la paroisse de Saint-Germain l'Auxerrois. Le baron Nicolas Mottet est un membre de la famille Mottet (XIIe s.-XXIe s.). Il est le fils du prévôt Louis Mottet de La Motte et de Marguerite Herlaut, nièce de Nicolas-Jérôme Herlaut . Nicolas Mottet se marie avec Madeleine Coustant le 6 avril 1723. Elle est la fille deCharles Coustant de Belle-Assise. Nicolas a un procès avec le Grand Maistre des Eaux et Forests du département de Soissons et le roi. Il est en partie ruiné. Nicolas est avocat au Parlement de Paris ei Intéressé dans les affaires du Roi. Mottet de La Motte est l’un des huit Pairs & Barons Fieffés de l'Abbaye Royale de Saint-Corneille.

Nicolas Mottet est officier dans les venneries du roy, en forêt de Compiègne, en 1758. Comme le comte de Toulouse, bastard de Louis XIV, est aussi secrétaire à la marine, deux des dix enfants de Nicolas Mottet vont se retrouver à des postes importants au ministère de la marine.

A Compiègne Nicolas est officier dans la demeure du Roy. En clair cela veut dire qu’il loge au château de Compiègne. Mais, Mottet est aussi seigneur des fiefs de La Fonaine Donneval, de de La Motte[2], à Orrouy, non très loin de Verberie, au sud de la forêt de Compiègne. Il fait construire le château de La Motte au début du XVIIIe siècle avec les matériaux du manoir de Donneval.

 

Je remercie Maître Jean-Claude Brault, Madame Magdeleine Houssay, Jacques Bernet et mon ami, hélas décédé récemment, Germain Kouba de m'avoir aidé dans mes recherches à Compiègne.