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Les Mottet à Compiègne

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Les Mottet à Compiègne
Publié le:02/01/2012

Généalogie, histoire, histoire locale.


Anne Catherine Remond, petite-fille de Louis II Mottet, femme de Jean-Michel Chevotet
Anne Catherine Remond, petite-fille de Louis II Mottet, femme de Jean-Michel Chevotet
© Jean-Baptiste Perronneau
Musée des beaux-arts d'Orléans.
En parlant d’Agathe Mottet-de Rambaud,  Georges Bordonove, le biographe de nos rois, écrit  à Guy de Rambaud : Tant de calomnies ont occulté la vérité sur cette femme qu'il importait de lui restituer sa vraie personnalité. Dans la biographie de son ancêtre, Pour l’amour du Dauphin, Guy de Rambaud essaie de lui restituer sa vraie personnalité. Il parle aussi très longuement de la vie de Louis XVII et de ses proches à Versailles, puis aux Tuileries. Bien entendu, il a étudié la vie ou plutôt la survie des anciens serviteurs du roi pendant la Terreur. Il est temps de rétablir la vérité sur ses origines. Elle est appelée Madame Rambaud, alors que pour tous les extraits des registres paroissiaux, les actes d’état-civil et notariés ou les dossiers militaires le nom de famille de son mari est invariablement de Rambaud. Un internaute, jouant les spécialistes, affirme que la famille Mottet est une vieille famille bourgeoise de Provence. Pourquoi écrit-il ceci alors que sur Gallica ou Google-livres les spécialistes de l’histoire et la généalogie écrivent le contraire. L’Etat de la Provence, de Dominique Robert de Briançon étudie cette famille longuement et montre que la famille de Mottet de la ville de Tarafcon, eft une des plus anciennes de cette Ville, & elle conferve encore les provifions de la Commanderie de Bourdeaux qui fut donnée le 18 de Novembre de l'an 1417 à Galiot Mottet, Chevalier de Rhodes. L’Histoire héroïque et universelle de la noblesse de Provence nous dit que la famille Mottet de Tarascon est  noble. Nous trouvons une autre étude dans Les Maintenues de noblesse en Provence, par Belleguise (1667-1669)  du baron du Roure sur la famille Mottet-Mouttet de Tarascon, qui parle d’une provision de la commanderie de Bourdeaux en faveur de frère Galiot Mouttet, chevalier de Rhodes, du 28 novembre 1417. Du fait de l’affaire Naundorff, un commandeur de l’ordre de Rhodes devient  un bourgeois.

L'Armorial de la France, du vicomte Louis de Magny ("Archives de la noblesse" (Paris), 1874-1875, p.23) nous rappelle que Jean Mottet, varlet (= vassal) du duc d'Orléans, vivant en 1397, est dénommé dans des lettres de rémission (= acte de la chancellerie par lequel le roi octroie son pardon à la suite d'un crime ou d'un délit) qui lui sont accordéées par le roi Charles V (1364-1380). Magny parle d'une ancienne famille originaire de la Provence, où elle a occupé un rang distingué parmi la noblesse, et d'où elle a passé en l'Ile-de-France. Elle a possédé les fiefs de Molières, de La Motte, de Ribécourt, de La Fontaine, etc., et plusieurs de ses membres ont été Barons fieffés de la célèbre abbaye de Saint-Corneille, en l'Ile-de-France. Jean Mottet, alias Motet, était Conseiller du roi René en 1430. Ses descendants se sont alliés aux maisons : de Grille, de Gras, de Guibert, de Pontevez, d'Aymini, de Raoulx, de Robin de Barbenlane, de La Motte, Coustant d'Yanville, de Champlieux, de Fécamp, de Solminihac, de Labrousse, de Rambaud, Russel, de Waren, etc., et ont formé deux branches principales ; l'aînée s'est éteinte en Provence. La cadette, fixée en l'Ile de France, a produit des conseillers secrétaires du roi, des officiers de tous grades, un Commissaire des colonies, des gardes du corps, etc. 

Pourquoi parler de bourgeois ? Il est vrai qu’une étude complète sur cette famille n’a jamais été tentée. Mottet, Mouttet et Motet sont employés tour à tour pour désigner les membres d’une même famille qui est d’Embrun, d’Arles, de Tarascon et qui a le même blason. L’étude des modifications et constantes des blasons des Mottet de 1300 à 1800 et de la Provence à Versailles démontrent aussi qu’il s’agit là d’une même famille et de ses différentes branches.

 

 

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LES MOTTET A COMPIEGNE

 

Antoine Nicolas Remond de Champlieu, peint par son beau-frère Jean Valade.
Antoine Nicolas Remond de Champlieu, peint par son beau-frère Jean Valade.
Petit-fils de Louis Mottet de La Motte, beau-frère de l'architecte Jean-Michel Chevotet et de Jean Valade, peintre du roi.
© Jean Valade
Musée de la ville de Poitiers
XVID. Anne Mottet (1685-1765) est la fille aînée de Louis Mottet de La Motte et de Marguerite Herlaut. Elle se marie en 1711 avec Nicolas II Rémond (1680-1728). Son mari est secrétaire de l'intendance de Lyon, en 1712, puis secrétaire de l'Intendance de Flandre. L’Intendance de Flandres est crée en 1715. A la suite de la guerre de Succession d'Espagne (1708-1713), par le traité d'Utrecht de 1713, Louis XIV garde la Flandre gallicante et la Flandre flamingante entre Armentières et Dunkerque, lesquelles sont réunies en une intendance. Le blason de la  famille Rémond, originaire de Bourgogne et de Champagne est : De gueules, à 3 roses d'argent.  Nicolas II Rémond meurt jeune, à la fin de l’année 1728 à Paris. Il laisse les trois quarts de son héritage à ses trois enfants. Dans l’expédition de partage, le 19 octobre 1739, devant Maître Doyen, notaire à Paris, nous apprenons que sa veuve se partage le quart restant avec Étienne Nicolas Rémond, son beau-frère tuteur de ses enfants. Ceux-ci ne sont émancipés qu’en 1739. Nous avons un acte de donation qu’elle fait pour son fils le 6 décembre 1761. Leurs deux filles sont richement dotées lors de leurs mariages. Mais, Anne et ses enfants semblent peu douées pour tirer des revenus de leurs terres. Elles ne trouvent même pas de fermier pour leurs terres. Anne Mottet possède :

  • la totalité du fief et ferme et ancien domaine de champlieu
  • le tiers ou la moitié ou le sixième au total de la ferme de la fontaine a Cutry,  election de Soissons, Terres et biens et dependans (les autres tiers à ses enfants)
  • le tiers au total de biens situés à Attichy  même Election de Soissons. Terres  venant certainement des Gosset
  • quarante une livres seize sols huit deniers faisant le tiers de cent vingt cinq livres de sur cens et de rente fonciere non rachetable... (correspondant à  une maison, batimens, lieux, cours, jardins, enclos, et herbages appelés la maison de la pierre et anciennement le grand cerf au lieu de choisy au bac même Election de Soissons.)
  • un tiers ou la moitié ou le sixième au total des terres vulgairement appelées de la Vicomté de choisy au lieu de choisy au bac tenües a ferme par le Sieur Jean baptiste Dufey et sa femme.
  • la part de la dite Dame Remond qui est d’un tiers des biens acquis par le Sieur Herlaut de la motte sur les montagnes d’orouy, chamlieu, et Terroir de donneval
  • ... plus différentes maisons et des biens.

 

Anne Mottet le 30 novembre 1761 s’est constituée une rente [1] en prêtant de l’argent à Pierre Bertin, marchand mercier parisien. Elle meurt en 1765 à Paris, paroisse Saint-Roch. Ses enfants vont hériter aussi des biens de la famille Rémond, possessionnée dans la Brie, à Mongé, Vinantes, Moussy, Dammartin... et bien entendu d’un tiers de l’héritage de Louis II Mottet, mais aussi de leur grand-oncle Herlaut. Anne Mottet et Nicolas II Rémond sont les parents de :

 

  • Antoine Nicolas Rémond de Champlieu  (1713-1772), l’un des cinq cent avocats au parlement de Paris [2] et officier de la vénerie royale, comme son oncle  Nicolas de La Motte.
  • Anne Catherine Rémond, née en 1712, à Paris, se marie avec Jean Michel Chevotet, en 1741. Il est architecte du roi et de la première classe de l'Académie royale d'architecture [3], jardinier français de l'école de Le Nôtre... [4], spécialiste de l'hydraulique [5]. Leur fille, Anne Michelle Chevotet (1743-1807) se marie le 18 février 1765 avec  Jean-Baptiste Chaussard (1729-1818). Ils sont les parents du révolutionnaire Pierre-Jean-Baptiste Chaussard, dit Publicola Chaussard, littérateur et poète français, homme politique et théophilanthrope. Chevotet a une  autre fille, Marie Chevotet (1754-1833) qui se marie avec Jean Simon (1730-1808), avocat au Parlement de Paris.
  • Louise Gabrielle Rémond, née en 1720 à Paris, se marie avec Jean Valade, le 20 novembre 1752 à Paris. Il est peintre ordinaire du roi, académicien.

 

Le château de Gilocourt, ancienne propriété des de Monchy
Le château de Gilocourt, ancienne propriété des de Monchy
© G. Duclos
Carte postale ancienne
Antoinette Mottet (1686-1754),  l’autre fille de Louis Mottet de La Motte et de Marguerite Herlaut, née en 1686, se marie avec Pierre II  Moreau de Champlieu (1670-1742), Sieur de Chanlieu, Intéressé dans les Affaires du Roi [6]. Leur fils, Nicolas Marie Moreau de Donneval (1722-1786) n’est sûrement pas l’un des Pages de Louis XV, contrairement à une légende familiale [7], mais il est capitaine au régiment Bretagne infanterie et chevalier de l’ordre Royal et militaire de Saint-Louis [8].  Il épouse le 22 juin 1758 à Compiègne, église Saint Antoine, Marie Jeanne Henriette Le Caron de Fleury. Leur fille, Catherine Marie Hyacinthe Moreau épouse le 17 novembre 1789 le comte Jean Charles Alexandre de Monchy, Président à la Cour Royale d'Amiens, conseiller du roi, substitut de Monsieur le Procureur du Parlement de Paris, châtelain de Gilocourt (Oise). Leur fils, Henri Nicolas Moreau de Champlieu se marie avec Nicole Constance Pommery, nièce du ministre des finances de Louis XVI, Louis Hardouin Tarbé. Ils sont les parents de la nourrice de la fille aînée du duc et de la duchesse de Berry, sœur aînée du duc de Chambord, Louise d’Artois (1819-1864), qui épousera en 1845, Charles III,  duc de Parme. Cette Louise est la grand-mère paternelle de l'impératrice d'Autriche Zita. De son côté, l’une des filles d’Antoinette Mottet, Marie Moreau (1725-1803) épouse François Thomas Pincemaillé de Launay, conseiller du roi, prevost royal de SAS le duc d'Orléans, ancien capitaine au régiment Bretagne infanterie, demeurant à Compiègne, rue des Cordeliers, fils du directeur des Aides de Compiègne et d’une Behagle.

 

XVID. NICOLAS MOTTET DE LA MOTTE

 

Nicolas Mottet de La Motte (ou de La Mothe) naît en 1693, à Paris, dans le 1er arrondissement. Il est baptisé en la paroisse de Saint-Germain l'Auxerrois. Nicolas est le fils du prévôt Louis  Mottet de La Motte et de Marguerite Herlaut. Mottet est seigneur du fief de Donneval de La Motte [9], à Orrouy, non très loin de Verberie, au sud de la forêt de Compiègne. Il fait construire le château de La Motte au début du XVIIIe siècle avec les matériaux du manoir de Donneval.

 

L'hôtel du Mess à Compiègne, ayant appartenu à la famille Coustant.
L'hôtel du Mess à Compiègne, ayant appartenu à la famille Coustant.
Archives Guy de Rambaud (remerciements à mon ami Germain Kouba)
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Nicolas Mottet se marie avec Madeleine Coustant le 6  avril 1723. Elle est la  fille de Charles Coustant de Belle-Assise.  Le Nobiliaire universel, de Magny, l’Armorial général, de d’Hozier, le Bulletin héraldique de France d’octobre 1890 et l’Annuaire de la Noblesse font descendre la famille Coustant d’un frère de Guillaume d'Ercuis (1255-1315), précepteur de Philippe le Bel [10]. Madeleine est la petite-nièce de Dom Pierre Coustant (1654-1721). Charles Coustant, son père, est tout d’abord avocat au parlement de Paris [11], lieutenant criminel en survivance… [14], lieutenant criminel attourné de Compiègne, conseiller élu en l'élection en 1715 [13], maître échevin de la ville de Compiègne et procureur du roi au bailliage et autres juridictions de Compiègne [14]. Puis, il reçoit un brevet de gouverneur de Compiègne le 30 novembre 1717, de gouverneur attourné de Compiègne le 5 août 1719 [15]. Et il est bailli général des douanes du Val de Grâce [16]. A la fin de sa vie, Charles est aussi subdélégué de Messieurs les prévôts des marchands et échevins de Paris [17], bailli pour les rivières d'Aisne et d'Oise [18], procureur général du roi au bailliage de Compiègne [19]. Il est également bailli général des Dames du Val de Grâce et gouverneur et administrateur de l'hôpital général de Compiègne [20]. Il est écuyer, seigneur de Belle-Assise, de Jouy, et de Sainte-Christine… [21]. Son fils Antoine est le dernier maître particulier de la forêt royale de Compiègne, avant son rattachement à la capitainerie des chasses [22]. Par un bref un pape au XIXe siècle fait de ses descendants des comtes et ce titre est héréditaire [23]. La mère de Madeleine Coustant,  Marie-Barbe de More (1676-1732), est la fille d’un gouverneur-attourné en 1703. Jérome de Mor(e) est aussi notaire royal de Compiègne et l’auteur du terrier de Vic-sur-Aisne [24]. Elle est par sa mère la petite-fille d’un lieutenant-général de l’Élection. Les de More portent : D'or à la tête de maure de sable, arrachée et tortillée de gueule, colletée d'argent. Maître Jérome de Mor(e) a épousé Marguerite Charpentier [25]. Son frère est lieutenant-général en l'élection de Compiègne. Le grand-père de Marie-Marguerite Charpentier est d'abord esleu en 1627, habitant le quartier Saint-Pierre, puis lieutenant-général en l'élection de Compiègne. Le 24 août 1680, il va à l'enterrement de son ami maître Raoul Coustant à Compiègne au cimetière Saint-Jacques. En août 1676, il est avocat au parlement de Paris, bailly général des terres du marquisat de Monchy. Louis Charpentier, sieur de Bournonville est lieutenant civil et criminel de M. le bailli de Senlis à Compiègne... [26]. Jean Charpentier, son père, est greffier de l'hôtel de ville, ainsy qu'il s'ensuit... [27].

 

Rendez vous au carrefour du Puits du Roi en forêt de Compiègne, par J.B. Oudry.
Rendez vous au carrefour du Puits du Roi en forêt de Compiègne, par J.B. Oudry.
C’est ce type de nouvelles "routes" que doivent ouvrir à cette époque en forêt de Compiègne Pierre Moreau de Champlieu et Claude Nicolas Mottet. Au Moyen-âge, la Chaussée Brunehaut était l’une des cinq routes qui traversaient la forêt. Mais leur nombre augmente vite. Sous Louis XIV ce sont cinquante quatre nouvelles voies qui sont ouvertes et sous Louis XV et Louis XVI leur nombre atteint trois cents. Musée du château de Versailles.
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
En 1727, Nicolas se livre, avec son beau-frère Pierre Moreau de Champlieu, à un important négoce des bois. Ils sont tous les deux adjudicataires en 1727 pour l'ouverture de neuf nouvelles routes en forêt de Compiègne, où le Roi Louis XV chasse très souvent à courre. Ils font, paraît-il, abattre des branches et arbres  non marqués par la maîtrise des Eaux et Forêts. De 1731 à 1733, ils sont l'objet d'une procédure pour délits forestiers conduite par le Sieur Rivié, Grand Maistre des Eaux et Forests du département de Soissons [28], alors que le 19 janvier 1728 les officiers de la Maison du Roi de Compiègne dressent un procès verbal de récollement qui ne signale aucun délit. Or, malgré cette preuve, le 10 octobre 1730, soit plus de deux ans et demi après que des fonctionnaires du roi aient fait leur rapport, le Sieur Rivié, Grand Maître des Eaux et Forets du département de Soissons, dresse un nouveau procès verbal  constatant les délits commis par ledit Mottet conjointement avec Pierre Moreau de Champlieux son associé. Et un an plus tard, le 31 juillet 1731, est rendu un arrêt en Conseil d’Etat du Roy, par lequel Sa Majesté ordonne que, sans égard au procès verbal de récollement de 1728, celui du sieur Rivié de 1731 est et demeure définitif, et qu’à la requête et diligence du Procureur du Roy, ils sont informés par le dit Grand Maître Rivié de tous les délits énoncés au procès verbal du 10 octobre 1730, et pour le procès instruit qui doit être jugé définitivement en dernier ressort par ledit Sieur Grand Maître. Donc non seulement ce Rivié décide tout seul qu’il y a eu délit, mais c’est également lui qui va les juger. Bien entendu, le 8 avril, le dit sieur Grand Maître Rivié condamne conjointement Claude Nicolas Mottet et Pierre Moreau de Champlieu, son associé, à payer des sommes incroyables : 9.567 livres d’amende, plus 12.641 livres de dommages, intérêts et restitutions, soit au total 22.268 livres à payer. Le sieur Mottet, qui ne s’est pas déplacé, est condamné en outre à payer personnellement 775 livres et 15 sols de frais de contumace. Nous arrivons donc à un total de 23.043 livres, ce qui correspond au prix de 4.000 cordes de bois (15.000 m3). C’est une somme démentielle et qui ne correspond pas à la production d’une forêt de 27.000 arpents surexploitée depuis des siècles (29). A la suite de ce jugement du sieur Grand Maître de Rivié, Nicolas et Pierre présentent une requête au Roi, tendant à ce que, sur les condamnations ainsi prononcées – pour lesquelles ils avaient déjà payées 11.000 livres (dont 6.000 le 29 mai 1733). Il plût à Sa Majesté de les décharger du surplus (soit 11268 livres) ainsi que des 775 livres de frais de contumace dus par Sieur Mottet, et d’ordonner :

  • qu’ils soient relevés de tous interdits ;
  • que toutes procédures faites contre eux seront anéanties
  • que l’écrou de Pierre Moreau sera rayé et biffé ;
  • que Claude Nicolas Mottet sera déchargé de la contumace ;
  • que tous deux auront main levée de toutes les saisies faites à la suite des dites condamnations.

 

Néanmoins, le 25 août 1733, le roi, en son conseil d’Etat tenu à Versailles, sans avoir recours à la dite requête de Nicolas Mottet et Pierre Moreau de Champlieu dont S.M. les a débouté et déboute, ordonne que le jugement de Sieur Rivié Grand Maître du 8 avril 1732 sera exécuté selon sa forme et teneur…et néanmoins par grâce et sans tirer à conséquence », Sa Majesté modère les condamnations portées par le dit jugement contre les dits Mottet et M. de Champlieu à la somme de 14.000 livres (au lieu de22.868 dont 11.000 avaient été déjà payées) et décide qu’en payant dans les deux mois, ils seront et demeureront déchargés de toutes condamnations d’amende et restitution portées par le dit jugement, leur faisant Sa Majesté « deffenses de récidiver sous plus grandes peines [30]. Les Mottet, déjà ruinés par Law en 1717, sont à nouveau appauvris par ce procès. La faillite de la Compagnie des Indes en 1769 causera à la génération suivante la perte de la dot de la femme de Louis Melchior Mottet, l’un des fils de Nicolas, soit 30.000 francs, sommeconsidérable.

 

Hotel du Four à Compiègne.
Hotel du Four à Compiègne.
Sur la gauche l'hotel des Rats. Ils sont tous les deux la propriété de la famille Mottet au XVIIIe s.. De proches parents possèdent l’hôtel de l’Ecu de Bourgogne qui se trouvent derrière l'hotel du Four. Pendant la Terreur les célèbres Carmélites se cachent dans ces hotels.
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
L’exploitation des forêts royales n’est en rien la seule activité de Claude Nicolas. Il est avocat au Parlement de Paris [31], Intéressé dans les Fermes du Roi dans le bailliage de Compiègne, prévôt de la juridiction des Dames du Val de Grâce, maître des ponts de Paris et secrétaire du roi. En 1765, la fille de Nicolas, Marie Mottet, épouse du baron Segoing, devient la propriétaire de l’Hôtel des Rats. Nicolas Mottet y habite depuis la mort de son beau-frère, Pierre II Moreau de Champlieu, en 1742. Cet hôtel lui était loué par Antoinette Mottet, sa sœur, héritière de son mari. Sa fille, la baronne Segoing, achète également l’hôtel du Four en 1762 à son cousin germain, Louis Coustant de Jouy. L’hôtel de Bourgogne, attenant aux deux autres, appartient aussi à la fin du XVIIIe siècle à un membre de la famille [32].

 

Mottet de La Motte est l’un des huit barons fieffés de Saint-Corneille, comme le rappelle le livre, L'hôtel du Mess, Les hommes illustres du département de l'Oise ou l’Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe, volume 26, mais aussi de nombreuses références françaises à étrangères [33] (références nombreuses présentes dans toutes grandes universités anglo-saxonnes et qui ne sont à confirmer que pour des gens de très mauvaise foi). Les barons portent foi et hommage à l'abbé de Saint-Corneille pour divers fiefs. Le fief de Saint-Corneille est un domaine royal que le roi Robert donna à l'abbaye Saint-Corneille de Compiègne, d'où son nom, mais il est vendu par celle-ci au XVIe. Il est situé autour de Verberie, dans l'Oise. Les nombreuses donations royales à partir de sa fondation en 877 eurent  pour effet de donner à l'abbé de Saint-Corneille la qualité de vassal du roi de France, son suzerain.

 

 

Uniforme d'un officier de la vénerie royale du temps de Louis XV
Uniforme d'un officier de la vénerie royale du temps de Louis XV
Détail d'une peinture de Jean Baptiste Oudry (1686-1755), visible au château de Fontainebleau. La tenue des officiers de la vénerie de Louis XV que porte Louis Nicolas Mottet de Donneval de la Motte : grand habit à la française bleu roi, avec parements rouges, gilet rouge à manches, bottes à chaudron, ceinture galonnée et tricorne. (Brigitte Chabrol, "Encyclopédie de la vénerie française", p. 21) (archives Guy de Rambaud)\n
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse prête serment pour la charge de grand veneur le 23 avril 1714. Des documents d’archives nationales nous précisent que Nicolas Mottet est officier dans la vénerie du Roi, en forêt de Compiègne, en 1758. Comme le comte de Toulouse, bastard de Louis XIV, est aussi secrétaire à la marine, et que deux des dix enfants de Nicolas Mottet vont se retrouver à des postes importants au ministère de la marine (alors que leur famille n’a aucun lien avec la marine ou les colonies), nous pouvons penser que Mottet lui a rendu des services. Il est possible aussi que Mottet est hérité de la charge de l’un des Herlaut. C’est un immense honneur et privilège. Le Dictionnaire encyclopédique de la noblesse de France, de Nicolas Viton de Saint Allais (1816) nous explique en quoi consiste cette charge : Nos rois ont accordé de tout temps de grands privilèges aux officiers de leur vénerie. Il y a une ordonnance de Philippe Auguste, rendue en 1218, qui donne aux officiers de la vénerie, différentes exemptions et privilèges, et en 1344, Philippe le­ Bel les exempta de toutes contributions de tailles, subsides, d’emprunts, de guêts, de gardes, de péages passages et logements de guerre. Ces exemptions, subsides, d’emprunts, de guêts, de gardes, de péages passages et logements de guerre. Ces exemptions et privilèges furent confirmés depuis successivement, en 1547, par Henri II ; en 1594, par Henri le Grand ; en 1639, par Louis XIII, qui déclare en outre tous les officiers de la vénerie et fauconnerie, commensaux de sa maison, et en cette qualité, exempts de taille et de tout autre subside. Enfin, par la déclaration rendue à Poitiers, par Louis XIV, en l’année 1652, en faveur des officiers de la vénerie, il est dit expressément :Nous confirmons, par ces présentes, tous les privilèges, franchise, liberté et immunité, exemptions et affranchissements accordés aux officiers de nos Maisons royales, employés aux États de la Cour des aides  et à leurs veuves, durant leur viduité, voulant qu’elles soient quittes de toutes contributions... Il n’existe que 44 charges de gentilshommes de la vénerie du Roy et comme la noblesse aime la chasse, elles sont très recherchées. Les registres paroissiaux de Compiègne nous apprennent que Nicolas est officier dans la demeure du Roy. En clair cela veut dire qu’il loge au château de Compiègne.  

 

Blason Mottet de La Motte
Blason Mottet de La Motte
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
 Nicolas hérite, comme ses sœurs, de biens à Cutry, Attichy, Choisy au Bacq et Compiègne. Le 4 avril 1766, il est le parrain de Claude Louis Mottet, fils de Louis Melchior et de sa bru Agathe Le Proux de la Rivière, mais il n’est pas présent dans l’église Saint-Louis à Versailles, et se fait remplacer par Éloy Pierre Le Proux de la Rivière, premier commis du fonds des colonies, autre grand-père de l’enfant. Nicolas Mottet de la Motte est décédé le 29 mars 1768 : L'an 1768, le 30e jour de mars le corps de Messire Claude Nicolas Mottet, baron fieffé de l'abbaye de Saint-Corneille décédé hier en cette paroisse âgé de 75 ans ou environ a été inhumé dans l'église de la dite abbaye au milieu de la nef à deux ou trois pieds de distance de la grande grille du cœur par moi curé du Crucifix soussigné en présence de François son fils et de Magdeleine Coustant son épouse, Louis Segoing son gendre, époux de Marie Magdeleine Mottet, Antoine François Coustant, ancien maître des eaux et forêts, son beau-frère, Louis Coustant de Jouy, beau-frère, avocat du Roy au baillage qui ont tous signés avec nous. 

 

L’église et l’abbaye de Saint-Corneille seront profanées pendant la Révolution et détruites.  Les sépultures, dont celles de Nicolas Mottet de La Motte et Madeleine Coustant, inhumés dans l'église de l’abbaye de Saint-Corneille de Saint-Corneille de Compiègne, seront profanées. Leurs restes et ceux de plusieurs rois seront jetés aux ordures au cours d’une bien macabre fête révolutionnaire. Nicolas Mottet et Madeleine Coustant ont dix enfants.

Je remercie Maître Jean-Claude Brault, Madame Magdeleine Houssay, Jacques Bernet et mon ami, hélas décédé récemment, Germain Kouba de m'avoir aidé dans mes recherches à Compiègne.

 

 ALLER A LA 1ère PARTIE DE L’ARTICLE LES MOTTET DE PROVENCE

 ALLER A LA 2ème PARTIE DE L’ARTICLE LES MOTTET DE PROVENCE

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NOTES ET REFERENCES

 

1. MC Cote : ET/XXXIX/469 Numéro : 24876

2. Sous l'Ancien Régime, seuls les hommes figurant au Tableau des avocats au parlement de Paris, publié chaque année dans l'Almanach Royal, ont le droit d'exercer la profession d'avocat à Paris. Ces avocats au Parlement se distinguent des avocats en Parlement, qui sont des bacheliers en droit qui ayant prêté serment devant le Parlement. Leur titre purement honorifique ne leur permet pas de plaider.

3. Dictionnaire universel, historique, critique, et bibliographique, Par Louis Mayeul Chaudon, p.387

4. Oeuvres Choisies du Prince de Ligne nouvelle anthologie critique, par Charles-Joseph de Ligne, Basil Guy, p.257

5. Dictionnaire historique et bibliographique, par L.G. Peignot, p.606

6. Selon leur Contrat de mariage Pierre II Moreau sieur de Champlieu et Antoinette Mottet, fait à Paris le 8 novembre 1706, Par devant les Notaires du Roi, Garde-Nottes de Sa Majesté, en son Chatelet de Paris. Archives familiales de Frédéric Brémard (1909-1979) et renseignements donnés par sa fille Magdeleine Houssay, universitaire.

7. Une tradition familiale des descendants des Moreau de Champlieu, transmise de génération en génération, rapporte que ce  Moreau de Donneval aurait été page de Louis XV (ou Louis XVI) et aurait reçu de lui comme cadeau de mariage un très beau diamant. Les recherches faites par Frédéric Brémard en avril 1966 aux Archives Nationales (carton 01-972 cotes 209 à 226 et carton 01 970, cote 173, et carton 01 961) ne lui ont fait repérer qu’un Gabriel André de Bonneval, né en 1769, page du Roi de 1783 à 1786.

8. Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis : Moreau II - 50 Ch depuis 1715, ancien capitaine au régiment de Bretagne d'infanterie

9. Titre mis dans l'acte de tutelle du 11 avril 1765 des enfants de Jacques Moreau de Champlieu. (Archives familiales de Madame Magdeleine Houssay)

10.  Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes et Le nobiliaire universel: ou, Recueil général des généalogies historiques et véridiques des maisons nobles de l'Europe, Ludovic de Magny, Charles Joseph Moreau de Pravieux, Institut Héraldique, 1892, v. 21, p.29 et ...

11. Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1911 (T14), p.183 et Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes et Les armes et les couleurs de Compiègne. Communication de Jean-Claude Brault.

12. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.

13. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes et Les armes et les couleurs de Compiègne. Communication de Jean-Claude Brault.

14. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.

15. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.

16. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.

17. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.

18. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.

19. Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1911 (T14), p.183.

20. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes et A.D. Oise, registres paroissiaux Compiègne, actes 3E159/30 1751-1752, p.152.

21. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes et Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1911 (T14), p.183.

22. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes et Les armes et les couleurs de Compiègne. Communication de Jean-Claude Brault.

23. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.

24. Bulletin de la Société historique de Compiègne, 1911 (T14), p.183 et AD Aisne H519.

25. Annuaire de la noblesse de France et des maisons souveraines de l'Europe Morant, Georges de (Cte). Éditeur scientifique, Borel d'Hauterive, André-François-Joseph (1812-1896). Éditeur scientifique, Révérend, Albert (1844-1911), 1869 (A26), p.299 et suivantes.

26. Le maréchal d'Humières et le gouvernement de Compiègne Par Roger de Magnienville, Louis de Crevant, 1881, p. 119

27. Le maréchal d'Humières et le gouvernement de Compiègne par Roger de Magnienville, Louis de Crevant, 1881, p. 119.

28. D'après extrait des Registres du Conseil d'état, en date du 25 août 1733, B.M. de Compiègne Ms SHC 50.

29. Cela correspond au volume des importations de bois exotiques de la Belgique de nos jours pendant une année.

30. Extrait des Reg[ist]res du  Conseil d'Etat du 25-8-1733.

31. Un avocat au Parlement est un vrai avocat. Les avocats en parlement, que l’on rencontre dans toutes les généalogies écrites, n’ont d’avocats que le nom.

32. Claude Brault dans son Histoire de l'hôtel du Four à Compiègne (maison 7, rue Saint Antoine dans son environnement Le Tour des Rats), Compiègne, avril 2004, à qui nous devons la plupart de ces précisions, nous dit que P. Guynemer dans son Histoire d’un vieil hôtel des Rats ou d’Arras  (B.S.H. Tome XIV, 1911) donne la liste des propriétaires de XIVe au début du XXe s.

32. Louis XVII: des documents-- des faits-- des certitudes-- : 1785-27 mars 1986, Xavier de Roche, Editions de Paris, 1986, p.578 ou L'intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume 90, Benj. Duprat, Libraire de l'Institut, 1927, p.362 ou Mémoires, Académie de Vaucluse, Avignon, 1927, p.25 ou Bulletin de la Société historique de Compiègne, Volume 2, Société historique de Compiègne, 1874, p.378 ou Correspondance intime et inédite de Louis XVII, Charles-Louis, duc de Normandie, "Naundorff," avec sa famille 1834-1838. Volume 1 Otto Friedrichs, H. Daragon, 1904, p.198 ou Notes and queries, Volume 162, William White, Oxford University Press, 1932, p.462 ou DEBRETT'S HOUSE OF COMMONS AND THE JUDICIAL BENCH. 1880, p.204  ou Renseignements pour servir à l'histoire de l'Île de France jusqu'à l'année 1810, inclusivement: précédés de notes sur la découverte de l'île, sur l'occupation hollandaise, etc Adrien d'. Epinay, Imprimerie Dupuy, 1890, p. XVI...

33. Dans un courrier électronique à Guy de Rambaud. Il est secrétaire de la Société d'histoire moderne et contemporaine de Compiègne, maître de conférences en histoire moderne à l'université de Valenciennes