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Document Larousse.
Voici le troisième d'une série de trois articles consacrés à Pierre Larousse lui-même dans son propre Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle. Voir Larousse, Pierre (1).
Bien que ces textes soient longs, nous ne les avons pas intertitrés, de façon à leur conserver toute leur originalité et leur caractère documentaire de référence. Nous ne les avons pas non plus illustrés.
Ces trois textes ont été numérisés par nous avec le logiciel Readiris Pro11 à partir de fichiers .pdf téléchargés depuis le site Gallica de la BNF. Malgré le soin apporté à cette opération, des erreurs (écarts avec le texte imprimé) peuvent avoir été introduites. Il serait utile de nous les signaler afin que nous les corrigions.
Yan Vriegers.
**LAROUSSE (Pierre-Athanase), grammairien, lexicographe, littérateur et encyclopédiste français, né à Toucy (Yonne) le 23 octobre 1817, mort à Paris le 3janvier 1875.
Nous avons essayé de faire connaître l'écrivain et son œuvre, que nous nous efforçons de tenir à jour (v. LAROUSSE aux tomes X et XVI du Grand Dictionnaire). Ce que fut l'homme, affectueux et bon entre tous, aucun de ceux qui l'ont approché ne l'oublie, et s'il est un nom qui éveille dans l'esprit l'idée d'indulgente bonne grâce, d'amabilité affable, de bienveillance souriante, c'est celui de l'infatigable travailleur qui trop tôt a succombé à la peine. Un écrivain mort trop jeune, lui aussi, M. Adolphe Racot, qui avait beaucoup connu Pierre Larousse et avait été un de ses collaborateurs, a tracé de l'auteur du Grand Dictionnaire un portrait familier d'où nous détachons quelques lignes caractéristiques.
« Dans l'immense personnel qui compose aujourd'hui le journalisme parisien, il n'est peut-être pas, dit M. Racot, cinquante personnes qui n'aient donné des lignes au Dictionnaire universel du XXe siècle. Pierre Larousse était républicain, c'est vrai, mais il faut lui rendre cette justice qu'il fut d'un éclectisme des plus bienveillants pour ses collaborateurs. Ce fut un brave homme dans toute l'acception du mot. Quiconque a vu Pierre Larousse, ses cheveux grisonnants à demi cachés sous son bonnet de velours noir, assis dans son fauteuil de cuir, devant son bureau de la rue Notre-Dame-des-Champs, surchargé de papiers et de livres, n'oubliera jamais cette physionomie fine et spirituelle, ce regard bienveillant dont il accueillait tout le monde, la patience avec laquelle il écoutait toutes les ouvertures, espérant toujours découvrir dans les nouveaux venus des qualités ou des aptitudes spéciales pour son cher Dictionnaire universel. Il y avait une raison bien simple pour que tout inconnu désireux d'écrire et de vivre de sa plume accourût chez Larousse. Cet homme étonnant payait la copie à bureau ouvert, comptant. Il était si désireux de publier un dictionnaire vraiment universel, encyclopédique, où rien ne manquât, qu'il acceptait tout, tout, pourvu que ce fût consciencieusement rédigé avec documents précis. À ce jeu, Larousse payait quelquefois dix articles sur le même mot, Il ne s'en apercevait, ou feignait de ne s'en apercevoir, qu'au dernier. Il prenait alors un air désespéré, et levant ses bras en l'air en criant avec un mélange de pitié et d'impatience : « Mais c'est fait, monsieur, c'est fait ! ». L'auteur baissait la tête. Il avait compté sur ces cent lignes pour acheter (on était près du jour de l'an) une poupée à sa petite fille. Larousse le regardait, puis bruyamment : « Allons, je le prends tout de même. » et il payait. En dehors de son dictionnaire, de son œuvre, à laquelle il pensait toujours, qui était comme le sang de ses veines, la cervelle de son crâne toujours en feu, ce prodigieux travailleur n'avait qu'une affection : les siens... Fils de Voltaire, de 1830, des chansons de Béranger, des folies anticléricales et républicaines de l'opposition des dernières années de la Restauration, ses erreurs furent celles de sa génération, la génération des Casimir Périer et des Thiers. Ses qualités furent à lui, à lui seul. » Nous partageons trop les « erreurs » de Pierre Larousse pour ne pas les absoudre. M. Adolphe Racot appartenait à un parti dont la tolérance est loin d'être la vertu dominante ; nous ne lui en sommes que plus reconnaissant de s'être montré impartial vis-à-vis du maître qu'il avait appris à estimer.
Dans un article sur le Grand Dictionnaire, M. Victor Meunier, après avoir rendu justice à nos efforts pour mettre à jour l'œuvre de Pierre Larousse, rappelle en quelques lignes la première entrevue qu'il eut avec le fondateur du Grand Dictionnaire. « Ce fondateur,dit M. Victor Meunier, nous le vîmes en pleine création... Il habitait alors (en 1865) une rue bâtie en matériaux plus durs que nature, apparemment, puisque l'énorme écoulement de voitures qui se fait par son étroit et irrégulier canal est sans effet d'érosion sur ses berges ; c'était rue Saint-André-des-Arts. La librairie était sur le devant. Pour le trouver, prendre au fond de la cour une espèce d'escalier de service, monter au premier étage et pousser une porte. Pierre Larousse était là, assis à son bureau su milieu de la pièce et tournant le dos au jour, qui ne blessait cependant pas par son intensité. Ses collaborateurs lui remettaient, avec leur copie, le compte des lignes qu'elle faisait. Tant de ligne à tant, total tant. Il regardait le total, fourrait la main dans la poche de droite de son pantalon, tirait pêlemêle de l'or, de l'argent, du billon et payait. Point de reçu : c'était un simplificateur. C'était aussi un homme très instruit, doué d'originalité d'esprit, en fonds de théories personnelles. Cette rondeur d'exécution, sans inconvénient avec les collaborateurs dont Pierre Larousse avait su s'entourer, explique comment une œuvre qui eût pu absorber toute une vie n'en prit en définitive qu'un petit nombre d'années. C'est pourquoi nous en consignons ici le souvenir. »
D'autres l'ont dit avant nous : connaître Pierre Larousse, c'était l'aimer et l'estimer tout à la fois. S'il fallait une preuve nouvelle de cette affection et de cette estime unanimes que rencontra, à toutes les époques de sa vie, celui dont la mémoire nous est restée si chère, nous la trouverions dans le jugement porté sur l'auteur du Grand Dictionnaire par un écrivain illustre, chez qui le cœur était à la hauteur du talent. Le 3 août 1883, Edmond About, présidant la distribution des prix du lycée Charlemagne, rappelait en ces termes les débuts de Pierre Larousse : « J'ai connu des maîtres d'étude bien méritants, un entre autres qui avait pris du service chez mon cher et vénéré chef d'institution, M. Jauffret. C'était un petit homme trapu, à barbe fauve, aux yeux pétillants, un piocheur renfermé, ténébreux, fortement soupçonné de couver des idées subversives. Il en avait au moins une, subversive ou non, et il la mena à bonne fin, sans autres ressources qu'une volonté de fer. Ce « pion » rêvait de publier un dictionnaire comme on n'en avait vu, une encyclopédie populaire, et il n'en a pas eu le démenti. Il a laissé non seulement une fortune, mais une œuvre. EXEGIT MONUMENTUM. » Il a, en effet, élevé un monument et ce monument ne périra pas.
Grâce au labeur infatigable de Pierre Larousse, au choix judicieux des immenses matériaux que depuis longtemps il avait recueillis, onze années suffirent pour réaliser et mener à bien la vaste et noble entreprise que cet esprit audacieux avait conçue et qui restera son éternel honneur. Le premier fascicule du Grand Dictionnaire universel du XXe siècle avait été publié en 1865. En 1876 parut le dernier fascicule de cette œuvre colossale, qui représente à elle seule 400 volumes in-8° de 500 pages. La dernière livraison était à peine imprimée que paraissait le Premier Supplément (1878). Mais on vit si vite à notre époque que dix années sont à la fois un jour et un siècle : un jour pour la rapidité, un siècle pour les événements qui se pressent. Nous inspirant de la pensée du maître, préoccupés de rester fidèles à sa mémoire, nous nous efforçons d'inventorier, dans ce Deuxième Supplément, les hommes, les œuvres, les actes qui se sont produits dans cette période décennale, Mais, comme l'a dit M. Victor Meunier, « tout en constituant une annexe au Grand Dictionnaire, ce supplément est à lui seul une encyclopédie, celle des faits contemporains. Il est même plus que cela. De combien de choses anciennes en effet, les choses nouvelles ne donnent-elles pas occasion de parler! » En effet, dans l'œuvre principale comme dans ses suppléments, le Grand Dictionnaire traite de toutes choses, selon l'esprit du XIXe siècle. Et en cela nous nous montrons les scrupuleux exécuteurs des volontés de Pierre Larousse.
Le Larousse, c'est sous cette abréviation familière que, dans le monde de la presse, est désigné le Grand Dictionnaire du XXe siècle. Cette appellation n'a rien qui puisse nous déplaire. On ne tutoie que les gens que l'on connait bien, et il est impossible de connaître le Grand Dictionnaire sans l'aimer. Donc parlons du « Larousse ».
À Paris comme en province, il n'est pas de journaliste qui, surpris par une actualité à traiter, ne demande à son Larousse, soit un renseignement, soit une date, soit un texte de loi : « Tout ce dont j'ai besoin en fait de connaissances, écrivait en 1886 M. Francisque Sarcey dans l'« Estafette », je le trouve dans le Larousse. » Voilà certes une attestation dont nous avons le droit d'être fier, puisqu'elle vient du maître incontesté du journalisme contemporain. Et ce certificat d'utilité publique, M. Sarcey ne laisse pas échapper une occasion de le délivrer au Larousse.
Le 25 juillet 1886 il écrivait dans les « Annales politiques et littéraires » : « Je vous révèle ici les secrets du métier, et, pour me servir de notre aimable argot, je vous débine le truc. Il y a dans le journalisme comme à la Chambre des questions que l'on ne peut traiter sans études préalables et celles, au contraire, sur lesquelles il est permis au premier venu de tartiner sans rien savoir, Les premières ennuient le public, qui ne lit les journaux que pour s'amuser ; les secondes le passionnent, Aussi qu'arrive-t-il ? C'est que sur une de ces questions générales où il est loisible à Bouvard et à Pécuchet d'avoir un avis Tartempion se lance à corps perdu, et il s'en occupe, et il y revient et il s'y acharne. C'est un os à ronger qu'il tourne, retourne, déchiquète, suce, dévore jusqu'à ce qu'il ne reste plus ni une miette de chair, ni un atome de moelle. Combien faut-il de compagnies dans un bataillon et en quel ordre doivent-elles marcher ? Voilà qui ne prête pas aux développements improvisés. Mais vaut-il mieux que le soldat porte la barbe ou la moustache ? Est-il préférable qu'il soit rasé ? Oh ! là-dessus, il n'est fils de bonne mère qui ne puisse parler dix-sept éternités de suite et l'encre coule à flots ; car tous les chroniqueurs à court de copie se jettent sur cette grosse proie. L'un tient pour la barbe, l'autre pour la moustache. Et à moi, Larousse ! On interroge son dictionnaire à l'article « barbe » et à l'article « moustache » ; on y trouve et l'historique de la chose et les anecdotes à l'appui. Il y en a pour deux cents lignes aujourd'hui. Il y en aura pour deux cents autres demain. Une polémique s'engage; on s'attaque, on se répond. Cela est si commode. On tire tout de son fonds, alors même qu'on n'a pas de fonds. Et le public, qui n'en a pas davantage, fait galerie autour : « Ces gaillards-là, se dit-il, ont tout de même joliment d'esprit : Et quelle érudition. » LAROUSSE, for ever !
M. Francisque Sarcey ne se montre-t-il pas un peu bien sévère pour les journalistes plus ou moins improvisés qui badinent sur les lieux communs de la chronique quotidienne ? Le mal, si mal il y a, ne date pas d'aujourd'hui, et Léo Lespès, devenu fameux sous le nom de Timothée Trimm, leur a depuis longtemps tracé la voie et indiqué de bonne heure le moyen d'acquérir de l'érudition à bon compte. Lorsque parurent les premiers volumes du Grand Dictionnaire, ce fut pour le chroniqueur du « Petit Journal » une grande joie. « Quand donc, disait-il à un ami, pourras-tu m'envoyer tout le Larousse ? Je suis vidé, j'ai vidé le Dictionnaire de la conversation, Je n'ai plus que cette ressource. Puisse-t-elle ne pas me faire longtemps défaut. » Et à dater de 1866, Pierre Larousse devint, sans trop y prendre garde, le collaborateur le plus assidu du « Petit Journal ». Sans trop y prendre garde, disons nous. Pierre Larousse, en effet, souriait de bonne grâce à ces emprunts qu'on lui faisait chaque jour. Il se contentait d'interrompre un instant sa lecture et de soulever le bonnet de velours dont parle Racot. « Je salue, disait-il, une de mes vieilles connaissances ».
À quoi bon récriminer, d'ailleurs ! Le Grand Dictionnaire n'a eu d'autre but que d'instruire, et nous ne pouvons que nous féliciter de voir ce but atteint. Les emprunts faits au Larousse sont monnaie courante dans certains journaux. Témoin, cet écho publié dans l' « Événement » du 10 février 1887. La scène se passe dans une salle de rédaction. »Vous ne savez donc rien de rien, qu'il vous faille consulter le Larousse pour un article si facile ? - C'est au contraire, parce que je sais trop de choses... - Allez toujours. - ...Et que dans Larousse je vais trouver mon affaire toute faite par quelqu'un qui ne savait que ça ». La défaite est dépourvue d'artifice, et on pourrait la nommer « le triomphe de la spécialité ». Telle est du reste l'opinion de certains spécialistes qui, même dans la partie qui leur est familière, invoquent l'autorité du Larousse. Tel fabricant d'apéritif s'appuie sur le Larousse pour diriger une charge à fond contre le vermouth, auquel sa nouvelle invention fait concurrence, et, du coup, nous voilà recommandant un produit qui, sans aucun doute, ne vaut pas mieux que celui que nous avons combattu au nom de l'hygiène. Tel autre industriel, un horticulteur cette fois, reproduit dans le prospectus de sa maison de commerce notre « nomenclature de cent quarante variétés principales de poires cultivées en France », et il se targue de voir les produits vendus par lui figurer en tête de notre liste, sans même s'apercevoir que cette liste a été dressée par ordre alphabétique.
Mais ce ne sont pas seulement les journalistes « à court de copie », ce ne sont pas seulement les fabricants et les marchands qui ont recours au Larousse. Les personnages officiels ne dédaignent pas de puiser à nos sources leurs plus brillantes improvisations. Nous empruntent-ils nos idées, qui peuvent, comme les diamants de lu. mine, sortir parfois frustes, ajoutent-ils à leur prix par la taille et l'enchâssure ? Non, ils les prennent, ma foi, telles qu'elles sont et telles qu'elles sont ils se les approprient. Voici la délicieuse histoire que raconte à ce propos M. de Léoni dans le journal « l'Autorité ». Il s'agit d'un sous-préfet qui doit inaugurer un chemin de fer d'intérêt local, quelque part, en Bretagne. » À cette époque, dit M. de Léoni, ce sous-préfet, que, moins cruel que l' « Autorité », nous ne désignerons que par une initiale, ce sous-préfet donc, ayant à inaugurer un chemin de fer, cherchait déjà à se signaler. Il avait résolu d'« épater » les populations et il les épata, en effet, par un discours, ma foi, fort bien tourné. Diable, se dit-on. dans les environs de M..., ce D... a parlé mieux qu'un dindon, serait-il un aigle ? Le discours du sous-préfet fut reproduit dans la feuille locale, et de toutes parts arrivèrent des félicitations à son auteur. Seulement... seulement, il se trouva que le discours du sous-préfet n'était pas du sous-préfet. Il était simplement du Larousse, d'où le fonctionnaire applaudi l'avait découpé. Après cela, le sous-préfet pouvait se vanter d'avoir parlé comme un livre. Et impitoyablement, l' « Autorité » reproduit les phrases du discours officiel, en regard desquelles elle plaça les phrases du Larousse. Deux épreuves d'une même photographie. Le plus joli de l'histoire, la morale si l'on veut, c'est que, à raison de ce même discours, le sous-préfet reçut du ministère de l'Instruction publique les palmes d'officier d'académie ! Ce fut son expiation.
On ne se contente pas toujours d'emprunter au Larousse. Il est des gens peu délicats qui empruntent le Larousse lui-même, ou, pour nous servir d'un mot bien en situation ici, « font le Larousse ». Vu le poids de l'ouvrage, la chose semble difficile au premier abord, mais
Il est avec le ciel des accommodements,
et ce que l'on ne peut tenter en bloc on le tente en parcelle ou plutôt en feuillet. Témoin l'histoire suivante absolument authentique. Le 3 décembre 1887, le Congrès était réuni à Versailles pour choisir un successeur à M. Grévy. Les candidats à la présidence de la République étaient connus et chaque journal avait d'avance composé leur biographie, Jules Ferry, Freycinet, Saussier étaient sur le marbre, prêts, au premier signal du télégraphe à entrer en pages. Toujours le larron sur lequel on ne compte pas :
M. Sadi Carnot fut élu. Personne, quelques instants auparavant, n'avait songé à lui. Il fallait sa biographie dare dare. Or, la nouvelle de son élection arriva à Paris à trois heures et demie. Un reporter se précipite à la bibliothèque la plus proche. Il arrive, prend place à la table de travail, ouvre le Larousse et se dispose à écrire. Il est trois heures cinquante-cinq et on ferme à quatre heures. Que fait notre homme, qui semble ne pas être à son coup d'essai. Il mouille un fil que par hasard sans doute il avait en poche, le pose sur la marge intérieure de la page contenant la biographie de M. Carnot, laisse deux minutes le fil faire son œuvre, et, quand il sent le papier suffisamment imbibé, quand le petit sillon lui parait assez profondément creusé, il tire à lui le feuillet, le détache, le plie délicatement dans son garde-notes et remet bravement le Larousse au rayon. Quatre minutes ont suffi à cette besogne. L'ouvrage est détérioré, c'est incontestable. Mais qu'importe au reporter plus malin que l'inventeur du fil à couper le beurre : il arrive bon premier à son journal et place cent lignes. Hâtons-nous de dire que ces faits de piraterie sont rares...
Donc et sans recourir à de tels procédés, on pille effrontément le Larousse, C'est un fait certain, avéré, prouvé. Ne nous en plaignons pas : on n'emprunte qu'aux riches. Il est vrai qu'on ne prête aussi qu'aux riches. Dans un des principaux cafés du boulevard, Aurélien Scholl rencontrant un des chroniqueurs parisiens les plus connus, l'invite à s'asseoir à sa table, et comme celui-ci refuse : « C'est vrai, dit Scholl, tu ne prends que du Larousse entre tes repas. »
Source : article Larousse (Pierre) du Supplément 2 au Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, de Pierre Larousse, pages 1501 et 1502.
André Rétif, Pierre Larousse et son oeuvre (Larousse, 1975).
Jean-Yves Mollier et Pascal Ory, Pierre Larousse et son temps (Larousse, 2003).
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