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La tragédie de la mine de Courrières dans le Pas-de-Calais

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La tragédie de la mine de Courrières dans le Pas-de-Calais
Publié le:16/06/2010

Le 10 mars 1906, une catastrophe meurtrière survient dans la mine de Courrières dans le Pas-de-Calais.


Il s'agit d'une des plus effroyable catastrophe mondiale survenue dans une mine de charbon qui a causé de 1000 à 1300 morts (suivant les sources), 562 veuves et 1133 orphelins ce 10 mars 1906 à 6 h 30 du matin à Courrières dans la fosse de Méricourt.

 

Les causes

 

Une forte présence de grisou dans les galerie signalé par le délégué mineur Ricq en février de cette année, un incendie muré par des ingénieurs incapables de le maîtriser alors qu'il aurait fallut inonder la galerie, une présence importante de poussières de charbon, signalée elle aussi. Une compagnie minière qui voulait réaliser de plus en plus de bénéfices au détriment de la sécurité faisant fit des remarques des délégués sur les conditions de travail.

 

La catastrophe

 

Une violente explosion de grisou qui se propage dans les galeries à grande vitesse, alimentée par les poussières, projette les boiseries de soutenance des galeries, les chevaux et les cages d'ascenseur en dehors du puits, détruit le chevalement et tue un ouvrier à la surface. Beaucoup d'hommes sont tués, brullés vifs, sous terre, d'autres se rassemblent est essaient de survivre pendant plusieurs jours en mangeant les chevaux et en buvant leurs urines pendant qu'à la surface, les sauveteurs et des pompiers venus de Westphalie, remontent de nombreux corps carbonisés dans les galeries en flammes. La compagnie, pour qui l'arrêt de la production fait perdre beaucoup d'argent, veut relancer l'exploitation de la mine. L'indignation est grande chez les mineurs, qui entament une grève qui s'étend dans tous le bassin minier. Maurice Thorez, qui était présent à Courrières lors de l'accident à l'age de 6 ans, parle d'une grève qui a duré 52 jours avec sont lot de famine et de répressions extrêmes des grévistes par la gendarmerie. Clémenceau, ministre de l'intérieur à l'époque, étudie le registre dans lequel les délégués syndicaux inscrivent leurs observations pour officialiser la thèse de l'accident imprévisible. Le 18 mars, compagnies et mineurs se rencontrent mais, face aux concessions médiocres des compagnies, les deux parties n'arriveront pas à un accord véritable. Le 30 mars, 13 survivants remontent à la surface, le 14 avril un quatorzième remonte, ces survivants ont reçut ensuite la Croix d'Honneur . Le travail reprend fin avril.

 

Après l'accident

 

En 1907, près de Courrières et dans plusieurs pays, sont misent en place des études sur les poussières de charbon et leur risque d'explosion, ainsi que des études sur la sécurité en général afin que cet accident terrible ne se reproduise plus à l'avenir. Toutes les mines du monde exploitant le charbon et d'autres industries n'ayant aucun rapport avec la houille, mais exposées aux mêmes risques, ont profité des résultats de ces études.

Après Courrières, les lampes à flamme nue sont interdites, arrive les lampes à benzine avec un système de sécurité développées au cours du XIXème siècle et les lampes électriques. Un poste de secours et créé près de Lens afin de venir en aide rapidement aux mineurs en cas de catastrophe.

 

Sources

[1] http://hal.inria.fr/docs/00/14/05/15/PDF/EN-2006-243_Heritage_de_Courrieres.pdf

[2] http://www.humanite.fr/2004-04-03_Medias_-1906-la-tragedie-de-Courrieres-Par-Diana-Cooper-Richet-Maitre-de

 

[3] http://dimitri1.spaces.live.com/blog/cns!8A59406B21979A97!313.entry

[4] Fils du Peuple, Maurice Thorez, éditions Sociales