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Son histoire, son fonctionnement
Le bassin minier du Nord de la France, qui s'étend de Béthune dans le Pas de Calais en passant par Lens, Douai, Cambrai, Valenciennes jusqu'en Belgique, a fait vivre énormément de familles du Nord de la France mais aussi de toute l'Europe. Les contingents comptaient même des ouvriers des pays Africains venus travailler pour faire vivre leurs familles restées au pays.
Pendant longtemps, le mineur qui commençait à travailler à la mine à l'âge de huit ans, n'allait pas beaucoup à l'école et, travaillant avec des mineurs venus de tous horizons, a développé un dialecte (parlé uniquement) dont il reste quelque mots aujourd'hui, qui appelle le Ch'ti ou le rouchi. Des passionnés des dialectes des mineurs ayant voulu créer un dictionnaire ont recensé un dialecte différent par mine.

Dans le Nord de la France on exploite la mine depuis le 3 février 1720, date à laquelle les première veines de charbon ont été découvert dans la ville de Fresnes-sur-l'Escaut. Jusqu'au 19ème siècle, les mineurs descendaient au fond de la mine grâce à des échelles et remontaient , par ces mêmes échelles, avec sur leur dos des paniers remplis de charbon. Le travail était pénible.
Mais l'arrivée des machines au 19ème siècle a rendu la descente moins dure grâce à l'invention des chevalets en métal et des ascenseurs qui permettait de descendre et remonter des hommes mais aussi des berlines, ces fameux wagons remplis de charbons poussés par des hommes ou tractées par des chevaux très puissants. Ces pauvres chevaux descendaient au fond de la mine pour ne plus jamais en sortir de leur vie.
Le mineur vivait avec sa famille dans une cité appelée coron où les maisons se ressemblent toutes. Il était logé, chauffé, soigné gratuitement. Mais si il démissionnait, il perdait tous ces avantages et se retrouvait à la rue. Le coron était tenu par un garde qui veillait à ce que les ruisseaux et les maisons soient bien entretenues sous peine d'amendes ou de retrait des primes du mineurs fautif.
Il travaillait soit l'après midi, soit le matin soit la nuit. Avant de descendre, il allait dans la sale des pendus pour y décrocher sa tenue, accrochée au plafond à l'aide d'une corde ( casque, tenue et bottes) et il allait percevoir ses outils et sa lampe, indispensable pour voir clair dans l'obscurité de la mine.
Sa journée de travail était beaucoup moins pénible que la journée dans une usine aux dires de mineurs ayant quitter la mine pour aller travailler à l'usine et regrettant leur choix. Mais le travail se faisait dans des conditions assez dures, poussières, bruits, manque d'air, effondrements, explosions. Il ressortait de la mine avec les mains et le visage noircis par les poussières et le charbon d'où le nom de « gueule noire »
La mine avait besoin de mineurs pour extraire le charbon, des trieurs , pour trier le charbon( travail effectué pendant longtemps par des femmes qui étaient appelées cafuts) . Il y avait des petits chefs, pris dans les mineurs, appelés chefs porions et du personnel assurant la logistique en surface comme les lampistes qui distribuaient les lampes, des techniciens des mécaniciens et des personnes assurant des travaux de manutentions diverses. Mais il fallait des contre-maîtres et des ingénieurs et aussi du personnel administratifs : secrétaires, comptable, commerciaux et dirigeants.
Il fallait aussi des conducteurs de trains pour acheminer le charbon, le matériel et les hommes d'un point A à un point B. Mais aussi du personnel pour entretenir les voies, nettoyer et aiguiller les trains. Des gardes barrières pour fermer les barrières aux passages à niveaux qui étaient logés eux aussi gratuitement mais étaient astreint à des horaires.
Le mineurs avait le droit à une médecine gratuite et la profession comptait des pharmacies, des hôpitaux, des médecins et des spécialistes. Il pouvait acheter des denrées à des prix défiant toutes concurence dans des magasins qui lui était réservé, à lui et à sa famille.
Au début, il y a plusieurs siècle le mineur n'avait que la pioche pour creuser des tunnels et casser les veines de charbon et des paniers pour le transporter. Ensuite sont venu les berlines ces espèces de petits wagonnets dans lesquels l'on mettait le charbon que les ouvriers remplissait avec des pelles appelées bilo, la dynamite est souvent utilisée pour creuser des tunnels car elle est plus efficace que des outils. A la fin du vingtième siècle, c'est une exploitation quasiment industrielle de la mine qui est mise en place : le marteau piqueur portatif utilisable horizontalement remplace la pioche, des tapis roulants acheminent le charbon et des machines creusent des tunnels....
A cause notamment des torches et des lampes à pétrole des mineurs qui produisaient une flamme, il y avait souvent

Le grisou à fait 1200 victimes en 1906 à Courrières dans le Pas de Calais arrondissement de Béthune. L'explosion s'est propagée dans les tunnels grâce à la poussière qui lui servait de combustible, des mineurs sont restés prisonniers de la mine pendant plusieurs semaines survivant en mangeant les chevaux et en buvant leurs propres urines. L'invention des lampes électriques a considérablement réduit les risques.
Les ascenseurs, faisaient courir un risque important aux mineurs. Le câble pouvait se rompre et la cabine allait s'écraser au fond de la mine souvent à des profondeurs extrêmes et ses occupants ne survivaient pas. Pierre Joseph Fontaine, un nordiste né à Bruay sur l'Escaut en 1801 et décédé en 1877, a inventé un système de bras articulés munis de pointes aux bouts, se trouvant en haut de l'ascenseur, qui viennent se planter dans les boiseries du puits quand le câble de la cabine se rompait , coinçant ainsi la cage dans laquelle les mineurs se trouvaient, les empêchant de s'écraser au fond du puits.
Les accidents dûs aux chutes de blocs de charbons qui pouvaient peser plusieurs tonnes étaient monnaie courante au fond de la mine. Ces accident arrachaient des membres, voir tuaient les mineurs en les écrasant. Ses événement tragiques étaient bien souvent imprévisibles.
La mine avait aussi ses maladies professionnelles comme la silicose qui, d'après le Larousse de la médecine est une affection broncho-pulmonaire, du groupe des pneumoconioses, provoquées par l'inhalation de poussières de silice. Il existe beaucoup de causes à cette maladie mais en l'occurrence, le creusement des galeries dans les mine expose le mineur à ce problème.Le malade tousse beaucoup, des radiographie des poumons révèlent des tâches. Le traîtement consiste à soustraire le malade de la situation qui lui a provoqué la maladie, par exemple en le reclassant professionnellement à des tâches plus propres dans lesquelles il ne risque pas d inhaller de la poussière de silice. Il faut en général 5 ans avant que la maladie commence à disparaître.
Il s'agit d'un énorme tas de déchets provenant de la mine ( appelés stériles) composé de schistes et de gré carbonifères ainsi que des déchets divers. Le mots stérile à donner en patois le mot Chtérile, terme pour désigner un terril. Ce tas peut atteindre plusieurs centaines de mètr
es. Ils sont les montagnes du Nord de la France résultat de plus d'une centaine d'années d'amoncellement de déchets provenant d'une exploitation intensive du sous-sol. Ils peuvent être de forme plate ou cônique. Bien souvent de couleur noire mais aussi de couleur rouge.Le terril est plus chaud du côté sud et une combustion couve à l'intérieur. Les arbres qui poussent dessus, en grande quantité parfois, sont les graines des trognons de fruits que les mineurs jetaient négligemment dans les berlines. On retrouve sur ces montagnes une concentration d' arbres fruitiers que l'on ne retrouve nul par ailleurs dans le nord.
Les terrils sont une source de matières premières pour fabriquer des autoroutes avec le schiste qu'ils contiennent par exemple, d'où la disparition de certains terrils.