À l'occasion de le 82e édition
La 82e cérémonie des Oscars se déroulera dans la nuit de dimanche à lundi au théâtre Kodak de Los Angeles. Suivie aux États-Unis par des millions de téléspectateurs et présentée par Alec Baldwin et Steve Martin, elle devrait une nouvelle fois généré son lot de surprises, d’émotions et de strass.
Avatar, du Canadien James Cameron, y tiendra certainement le haut de l’affiche : le film, qui a pulvérisé des records au box-office mondial, est nominé dans neuf catégories, dont celles du meilleur film et du meilleur réalisateur. À noter que la France est représentée par Un prophète, de Jacques Audiard, dans la catégorie « meilleur film étranger », où figure également le Ruban blanc, de Michael Haneke, Palme d'or au dernier Festival de Cannes.
L’Oscar est le nom de la statuette (masculine) remise aux lauréats chaque année par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences (Académie des Arts et Sciences du cinéma), et dont le nom officiel est Academy Award. Cette statuette, de vingt-cinq centimètres environ, est un alliage de cuivre et d'étain plaqué d’or. Dessinée par Cedric Gibbons (1893-1960), architecte et décorateur devenu directeur artistique influent de la Metro-Goldwyn-Mayer, elle a été sculptée par George Stanley. Elle ne trouva son surnom, dit-on, qu’en 1931, quand une secrétaire de l’Academy s’écria qu’elle lui rappelait son oncle, justement prénommé Oscar...
En effet, la récompense attribuée annuellement par l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences aux meilleurs films et cinéastes a pour nom un prénom : celui d’un certain Pierce. On sait que sa « version française » doit son nom à celui du sculpteur César Baldaccini, qui lui-même signait ses œuvres de son prénom. Ce « nom-prénom » présente en outre l’avantage d’être homonyme du titre que s’étaient donné les empereurs de la Rome antique et convient donc bien pour désigner une récompense destinée à couronner les meilleurs. Quelle célébrité se cache donc derrière Oscar Pierce ? Ni génial metteur en scène, ni magnat du 7e art, ni star adulée. Ce serait simplement le nom d’un parent de la bibliothécaire de l’académie américaine, Margaret Herrick, qui aurait trouvé en découvrant le trophée que ce dernier ressemblait à son oncle Oscar, commerçant dans le Wisconsin. L’anecdote aurait fait sourire et ce nom serait resté. D'autres sources attribuent le sobriquet de la statuette à l'actrice américaine Bette Davis, dont le mari, Harmon Oscar Nelson, lui aurait aussi ressemblé.
Dès sa fondation en 1927, l’Academy Award avait dans l’idée de décerner des prix. Mais ce n’est qu’à partir de 1929 qu’elle s’y est résolue. Depuis, les récompenses les plus recherchées de l’industrie cinématographique ont été attribuées chaque année, même durant la Seconde Guerre mondiale. Cette attribution se fait par un système de cooptation ; les membres de l’académie – aujourd’hui au nombre de 5 800 environ – se recrutent parmi toutes les branches du secteur et comprennent notamment des réalisateurs, des scénaristes, des acteurs, des producteurs et des techniciens. Au terme de sélections successives, ces membres dressent une liste de nominés par catégorie. C'est parmi ces nominés qu'ils choisissent finalement le lauréat.
L’Oscar du meilleur film est le plus souvent décerné à une œuvre qui connaît un succès public d'envergure. Les Oscars consacrant les acteurs et actrices, pour les premiers rôles comme pour les seconds rôles, sont quant à eux moins soumis aux critères commerciaux. Aujourd'hui, on ne compte pas moins de vingt-quatre récompenses, dont un Oscar pour le meilleur film étranger et de nombreux Oscars techniques (costumes, décors, son, effets visuels, etc.) et spécialisés (film d’animation, court métrage, documentaire, etc.). Il faut, à ceux-là, ajouter un certain nombre de prix complémentaires, comme les Oscars exceptionnels décernés à des acteurs ou à des cinéastes au titre de leur prestigieuse carrière.
Le record du plus grand nombre d'Oscars remporté par un seul film (11) est, à ce jour, codétenu par Ben Hur, de William Wyler (1959), Titanic, de James Cameron (1997), et le Seigneur des Anneaux : le Retour du roi, de Peter Jackson (2003).