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Huron

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Huron
Publié le:13/06/2009

Nation indienne qui vivait le long du Saint Laurent et au nord du lac Ontario.


Les Hurons se lient d’amitié avec l’explorateur français Jacques Cartier en 1534, puis avec Samuel Champlain au début du XVIIè siècle. De nombreux Hurons se convertissent au catholicisme. A partir de 1640, les Iroquois entreprennent la destruction des Hurons. Leurs descendants vivent en Oklahoma et au Québec.

Les "wyandots"

 

L’explorateur français Samuel de Champlain les avaient appelés "Hurons" à cause de leur coiffure en forme de hure. Ils s’appelaient eux-mêmes "Wendats" (ou  "Wyandots").
Les Hurons sont très proches des Iroquois par la langue et par la culture.
Les femmes huronnes cultivent le maïs, les fèves, les courges, le tournesol dans de petits champs proches des villages. Les hommes chassent l’ours, le cerf et le petit gibier. Ils pêchent, construisent des maisons et les canoës, s’adonnent au jeu de balle et lancent de fréquentes expéditions de guerre. Les guerriers au crâne rasé portent des armures et des boucliers faits de plaques d’écorces battues et collées. Ils sont armés d’arcs, de flèches et de casse-tête terminés par une lourde pierre.
Les Hurons habitent des "longues maisons" recouvertes d’écorce, regroupées dans de gros villages défendus par de solides palissades. Ils ont installé leurs villes le long du Saint-Laurent, à Hochelaga et à Stadacona, là où le fleuve se rétrécit.

Amis des français

 

En 1534, lors de son premier voyage, le Français Jacques Cartier rencontre un groupe de plusieurs centaines de Hurons venus pêcher le long des côtes, au sud de l’estuaire du Saint Laurent, dans le pays des Indiens Micmacs. Comme les Hurons n’ont ni or, ni objets précieux, Cartier dira d’eux : "Tous ensemble, ils ne valaient pas cent sous" et qu’ils sont "les plus pauvres gens qui puissent être au monde". Puis il s’empare de deux jeunes Hurons et les emmène à bord de son navire.
Cartier revient l’année suivante, ramenant les deux jeunes gens. Le chef huron Donacona et les siens invitent les Français à se rendre à Stadacona, puis à Hochelaga. Quand l’équipage de Cartier souffre du scorbut, les Hurons enseignent aux Français comme se soigner avec des plantes. Jacques Cartier réussit à convaincre Donacona et plusieurs Hurons, dont des femmes et des enfants, de l’accompagner en France. Les Hurons sont présentés au roi François Ier. Tous mourront de maladies contractées en Europe.
Samuel Champlain débarque en 1603 dans l’estuaire du Saint-Laurent. Devenu l’ami des Hurons qui ont gardé un bon souvenir de l’expédition Cartier, il fonde en 1608 près de Stadacona la ville de Québec qui devient le centre du commerce de la fourrure. Les Hurons qui approvisionnent les Français en peaux sont payés en objets d’origine européenne tels que haches, couteaux, étoffes, fusils. Les relations se détériorent bientôt entre les Hurons et leurs voisins Iroquois qui entendent contrôler le commerce de la fourrure.
Des missionnaires français convertissent au christianisme près de la moitié de la nation huronne. Les nouveaux convertis, plus ou moins poussés par les prêtres, font la guerre aux Iroquois païens. A partir de 1649, les Iroquois entreprennent une campagne d’extermination des Hurons chrétiens et de leurs amis français. De nombreux prisonniers hurons ainsi que des prêtres catholiques meurent au poteau de torture.
Les Hurons survivants se dispersent, fuyant le pays. Ils trouvent refuge dans les tribus voisines. Un groupe huron est recueilli par des Santees. Certains sont adoptés par des Iroquois eux-mêmes.
En 1763, les Hurons participent à la guerre de Pontiac contre les Anglais. Mais ils sont aux côtés des Anglais durant la Guerre d’Indépendance américaine.

Exil en territoire indien

 

Dans les années 1830, ils subissent le sort des Indiens du Nord-Est : l’exil dans l’Ouest, au Kansas en 1837, puis en Territoire Indien en 1867. Ils ont actuellement en Oklahoma un petit territoire placé sous statut fédéral où ils ont repris leur nom de Wendats.
Un groupe de Hurons a pu se maintenir dans la province de Québec, près de Lorette. "Le Village Huron" qui accueille de nombreux touristes, s’efforce de reconstituer la vie ancienne.