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Nation sioux-lakota
Les Hunkpapas, un groupe important de la nation lakota, sont le peuple du grand chef Sitting Bull. Après s’être exilés au Canada entre 1877 et 1881, ils occupent la réserve de Standing Rock.
Leur nom signifie "ils campent à l’entrée", indiquant qu’à l’occasion des grands rassemblements des Lakotas, ils s’installaient près de l’entrée de l’immense cercle des tipis, contrôlant les arrivées et veillant à la sécurité.
Leur territoire de chasse s’étendait sur l’actuel état du Dakota du Nord. Avec les Sans Arcs, ils constituaient le groupe nord des Lakotas.
C’est le peuple du grand chef Sitting Bull. Une partie des Hunkpapas restent à l’écart de la guerre que mène Red Cloud avec les Cheyennes et les autres clans lakota de 1865 à 1868, leur territoire n’étant pas directement menacé. Mais d’importants chefs de guerre hunkpapas comme Gall et Rain-in-the-Face combattent cependant aux côtés de leurs frères du sud.
Après la signature du Traité de Fort Laramie de 1868, les Hunkpapas, encore peu touchés par l’invasion blanche, continuent à vivre de la chasse sur le vaste territoire qui s’étend vers l’ouest jusqu’aux Big Horn Mountains au Wyoming, rejoints par les autres Lakotas qui refusent la vie sur la réserve. Ils s’opposent énergiquement à la construction du « Northern Pacific Railroad » à travers leurs terres, attaquant les équipes d’ouvriers, détruisant les voies ferrées. Quand, en 1875, les Blancs envahissent les Black Hills et les territoires de chasse lakotas, les Hunkpapas s’engagent complètement dans la lutte.
Avec Sitting Bull et Gall, les Hunkpapas participent à la victoire indienne de Little Bighorn, le 25 juin 1876. Poursuivis sans relâche par l’armée durant tout l’hiver, les Hunkpapas et les Sans-Arcs se réfugient au Canada, dans la province du Saskatchewan, près de Fort Shaw. Ils accueillent en octobre 1877 les survivants des Nez-Percés de Chef Joseph. Un groupe important d’Oglalas les rejoint en novembre.
Les Hunkpapas demeurent au Canada dans des conditions très difficiles. Les troupeaux de bisons diminuent, et ils sont contraints de chasser sur les territoires des Indiens canadiens, Crees et Blackfeet, et jusque sur Territoire du Montana. Sans leur être franchement hostiles, les autorités canadiennes ne les encouragent pas à rester.
L’extrême misère, la famine, poussent les Lakotas à retourner aux Etats-Unis où les attend la vie de la réserve. Gall et les siens font leur reddition en janvier 1881. L’armée tire sur les Hunkpapas qui se rendent et Gall est mis aux fers. Sitting Bull se rend en juillet. Il n’avait plus avec lui que deux cents personnes affamées et en guenilles. On apprendra plus tard qu’un petit groupe de Hunkpapas est pourtant resté au Canada et que leurs descendants y vivent toujours.
Les Hunkpapas occupent dans le nord du Territoire du Dakota la réserve de Standing Rock où ils doivent s’adapter à la "civilisation" sous l’énergique pression de l’agent James Mc Laughlin.
En 1890, dès qu’apparaît la Danse des Esprits qui promet aux Indiens le retour à leur ancienne vie, les Hunkpapas y participent avec ferveur. Ce sont des Danseurs des Esprits hunkpapas qui tentent, au matin du 15 décembre 1890, près de Grand River, d’empêcher l’arrestation de Sitting Bull par la police indienne. Plusieurs d’entre eux sont tués. Après la mort de Sitting Bull, une quarantaine de Hunkpapas s’enfuient et rejoignent le groupe du chef Big Foot. Ils seront massacrés avec les Minnecoujous à Wounded Knee Creek, le 29 décembre 1890.
Les Hunkpapas vivent toujours sur la réserve de Standing Rock. Entre 1986 et 1990, ils participent aux côtés des autres Lakotas à la chevauchée entre Grand River et Wounded Knee, afin de perpétuer le souvenir de Sitting Bull et du massacre de Wounded Knee Creek.