



pour 1 votes
Officier général américain.
Le général Hancock s’est signalé par des opérations menées au Kansas en 1867 contre les Indiens des Plaines du Sud.
Winfield Scott Hancock est né dans le comté de Montgomery en Pennsylvanie. Diplômé de l’Académie militaire de West-Point en 1844, il participe à la Guerre contre le Mexique entre 1846 et 1848.
Au début de la Guerre de Sécession, il est général des Volontaires de l’Union. Il prend part à presque tous les engagements de l’armée du Potomac. C’est un brillant officier très populaire. Après la guerre, il est nommé général dans l’armée régulière et prend le commandement de la région militaire du Missouri.
En 1867, il reçoit l’ordre de protéger les travaux de construction de la "Kansas Pacific Railroad" et la piste de Santa Fé. Au printemps, il rencontre les principaux chefs des Comanches, Kiowas, Arapahos et Cheyennes du Sud à Fort Larned au Kansas. Il leur intime l’ordre de se rendre sur les réserves qui leurs sont assignées au sud de la rivière Arkansas. Les Indiens tardant à obéir, il marche sur un village cheyenne installé sur la Pawnee Fork et le fait incendier. En réponse aux provocations des soldats, les guerriers lakota et cheyennes, conduits par les chefs Pawnee Killer, Roman Nose et Tall Bull, répandent la terreur dans les établissements blancs installés aux confins du Kansas et du Colorado. Adjoint du général Hancock, le lieutenant-colonel George A. Custer, à la tête de son 7ème régiment de cavalerie, poursuit les Indiens sans relâche. Mais malgré quelques accrochages le long de la rivière Republican, les Indiens demeurent insaisissables. La campagne de la Smoky Hill est un cuisant échec pour l’armée.
Dans un rapport au Ministère de l'Intérieur, le général John Sanborn, en tournée d’inspection, déclare : "Les opérations du général Hancock [contre les Cheyennes du Sud] ont été tellement désastreuses pour les intérêts publics et me paraissent si inhumaines que je juge nécessaire de vous communiquer mon point de vue à ce sujet ... Pour une nation puissante comme la nôtre, poursuivre la guerre contre quelques sauvages disséminés qui luttent à la débandade, c'est donner un spectacle des plus humiliants, commettre une injustice sans pareille, perpétrer un crime national des plus révoltants qui doit tôt ou tard, attirer sur nous et notre postérité le jugement de Dieu". Le général Hancock est bientôt remplacé par le général Philip H. Sheridan.
Adversaire malheureux à l’élection présidentielle de 1880 contre le républicain James Garfield, Hancock termine sa carrière en tant que commandant de la région militaire de l’Est. Il meurt à New York en 1886.