SERVICES
Article Contributeur
Taille du texte Diminuer la taille de la police Augmenter la taille de la police Imprimer Envoyer par e-mail

Haïda

Note moyenne : pour 4 votes
Commentaires (100) Ajouter un commentaire Signaler un abus Votre vote  
En double cliquant sur chacun des mots, vous accéderez aux définitions Larousse
Haïda
Publié le:10/05/2009

Nation indienne de Colombie-Britannique


Les Haïdas représentent parfaitement la culture des Indiens du Nord-Ouest : une société fortement hiérarchisée, la pratique du potlach, une économie basée sur la pêche au saumon, le haut niveau atteint par la sculpture du bois (canoës, mâts totémiques) 

Un peuple du Nord-ouest


Le domaine du peuple haïda s’étendait des Iles de la Reine Charlotte jusqu’aux limites sud de l’actuel Alaska. La culture haïda est tout à fait typique de celles qui s’étaient développées sur les côtes du Nord-Ouest des Etats-Unis et de la Colombie Britannique. Ils constituaient un isolat linguistique.
Les Haïdas vivaient dans des villages en bordure de mer. Ils habitaient de grandes maisons familiales rectangulaires faites de planches et de rondins de cèdre. Les fameux mâts totémiques sculptés, mesurant de quinze à vingt mètres de haut, se dressaient au-dessus de l’entrée, racontant l’histoire de la famille. Les Haïdas utilisaient de longues pirogues pouvant atteindre 18 mètres creusées dans le tronc d’un cèdre pour pêcher et chasser baleines, orques et cachalots. La base de leur nourriture était le saumon. Les femmes ramassaient des baies dans les bois, ainsi que des coquillages sur les plages. Les échanges des Haïdas avec les autres Indiens, puis avec les commerçants blancs, étaient très développés.
Les Haïdas vivaient dans une société d’abondance. Aussi, ils avaient fondé leurs relations sociales sur la notion de richesse. Mais il s’agissait d’une richesse destinée avant tout à être distribuée. C’était la cérémonie du potlach durant laquelle une famille offrait aux membres de la tribu les biens accumulés depuis des mois ou des années. La considération et la noblesse venait de l’abondance et la qualité du potlach, une cérémonie interdite par les autorités canadiennes entre 1884 et 1951.

Les premiers contacts des Haïdas avec les Blancs remontent à 1774, quand une expédition espagnole explore les Iles de la Reine Charlotte. Puis en 1778, ils reçoivent la visite du capitaine James Cook. La variole apportée par les explorateurs anglais ravage la tribu haïda qui est détruite à plus de 90%.

Aujourd'hui


Les Haïdas, au nombre de mille cinq cent à deux mille, vivent actuellement à Skidegate et à Massat, dans les Iles de la Reine Charlotte. Ils s’efforcent de maintenir, au moins en partie, leur économie fondée sur la pêche au saumon. Certains Haïdas ont remis à l’honneur l’artisanat traditionnel, la sculpture des mâts totémiques, la construction de pirogues de cèdre, la vannerie.