SERVICES
Article Larousse
Taille du texte Diminuer la taille de la police Augmenter la taille de la police Imprimer Envoyer par e-mail

Green Day en concert en France

En double cliquant sur chacun des mots, vous accéderez aux définitions Larousse
Green Day en concert en France
Publié le:06/10/2009

La tournée européenne de Green Day fait escale ce soir à Toulouse au Zénith et dimanche à Paris au Palais Omnisport de Paris Bercy.


Green Day
Green Day
Green Day en concert en France ce week-end
© Marina Chavez
Dignes héritiers des Ramones, Green Day entame cet automne une tournée dans toute l’Europe, initiée à Seattle aux États-Unis, le 3 juillet 2009 et qui s’achèvera le 25 janvier à Nagoya au Japon. Trop rare en France, Green Day fait escale pour seulement deux dates, le 2 octobre au Zénith de Toulouse et le 4 octobre au POPB à Paris.

Issu de la scène rock alternative californienne, Green Day est un groupe punk rock américain formé en 1987 en pleine vague grunge. Ce trio explosif est aujourd’hui composé à la base de Billie Joe Armstrong (chant, guitare), de Mike Dirnt (basse, chant) et de Tre Cool (batterie).

LES ENFANTS DU PUNK

C’est en 1987 que Billie Joe Armstrong et Mike Dirnt, alors âgés de 14 ans, forment leur premier groupe Sweet Children. Quelques concerts plus tard sur les scènes de Rodeo, leur ville d’origine en Californie, le duo est rejoint par John Kiffmeyer alias Al Sobrante à la batterie, qui sera également leur manager. Ils écument alors la scène punk américaine et le groupe, remarqué par Larry Livermore (leader du groupe The Lookout), signe sur le label Lookout ! Records et sort en 1989 un premier maxi, 1000 hours. Remarqué par le microcosme punk hardcore californien, le trio en profite pour changer de nom et s’appelle désormais Green Day.

Les influences

La scène punk américaine et anglaise de la fin des années 1970 et du début des années1980 a considérablement influencé nos trois garçons déjantés. Ils ont puisé leurs influences chez les Ramones, les Buzzcocks pour les rythmes ultra-rapides de leurs morceaux, mais aussi chez les Clash, les Sex Pistols (regard fou et yeux exorbités à la Jonnhy Rotten dans leur premier passage télévisé en France sur Canal+ en 1995), les Dead Kennedys et Stiff Little Fingers.

Les premiers albums

En 1990 sort 39/Smooth, suivi de Slappy et Sweet Children, puis, en 1991, le groupe produit l’album 1,039 Smoothed Out Slappy Hours, compilation de leurs trois maxis. Plus motivé par ses études que par l’avenir incertain d’un groupe de rock, Al Sobrante quitte le groupe à la fin de l’année 1991 et c’est Tre Cool, alors membre du groupe Lookout, qui le remplace. En janvier 1992, leur deuxième album, Kerplunk, se vend à 50 000 exemplaires, petit succès d’estime dans le monde punk indépendant.

Avide de concerts et de tournées, le groupe arpente les États-Unis tout au long des années 1992 et 1993 et fera même une incursion en Europe. Fort de son succès, le groupe quitte son label indépendant et signe, au grand dam de ses fans, chez le major Reprise Records

SUR LES TRACES DE LEURS AÎNÉs

La consécration avec « Dookie »

Moins de huit ans après leurs débuts, trois ans après la sortie de leur premier album, et à peine âgés de 22 ans, nos trois vilains garnements connaissent en 1994 un succès international avec la sortie de leur troisième album, Dookie, enregistré en seulement trois semaines. Soutenus par leur maison de disque, ils bénéficient d’une couverture médiatique importante et les clips des trois singles de l’album passent en boucle sur MTV. Basket Case, Longview et When I come around  sont classés premiers dans les charts. Leur musique rapide, percutante, confère au groupe une énergie foudroyante qui leur vaut un succès rapide et relance le punk aux États-Unis avec d’autres groupes comme Offspring, The Rancid ou NOFX. Les textes de Billie Joe à l’humour décalé et teintés de rébellion traitent de l’amour, de l’ennui ou de la bisexualité sur une musique mélodique aux rythmes directs et efficaces.

Une reconnaissance internationale

Ils enchaînent désormais les concert et leur participation aux grands festivals de rock comme le non moins célèbre festival de Woodstock, où leur prestation scénique sera des plus remarquée (bataille de mottes de terre boueuses entre les membres du groupe et le public), les fait entrer dans le cercle légendaire des grands groupes de rock. Dookie se vend à plus de 13 millions d’exemplaires et reste à ce jour l’album de punk rock le plus vendu de l’histoire. Il obtient le statut de disque de diamant et le grammy du meilleur album alternatif en 1995. Le magazine Rolling Stones leur attribue le titre de l’espoir le plus sûr pour l’année 1995.

UN PASSAGE À VIDE

Fatigue et tensions

Insomniac succède à Dookie et, même si les ventes ne sont pas aussi colossales, l’album se vend tout de même à plus de cinq millions d’exemplaires. Les thèmes abordés sont moins légers, plus sombres (la drogue, l’aliénation) et l’album, reconnu par la critique, leur vaudra plusieurs nominations aux Americans Music Awards de 1996. Épuisés par les tournées incessantes de ces dernières années, les membres du groupe, en proie à des tensions internes, annulent leur tournée en Europe pour se consacrer à leur vie familiale.

Perte de confiance

Avec l’album Nimrod, en 1997, Billie Joe et ses acolytes changent de cap, expérimentent de nouveaux sons et intègrent dans cette nouvelle production des cuivres. L’esprit punk-rock est toujours là, agrémenté de ska et de surf music et le groupe s’essaye même à une ballade acoustique, Good Riddance, qui sera un véritable succès. L’album quant à lui, considéré comme un album majeur de leur carrière, ne se vendra qu’à deux millions d’exemplaires aux États-Unis et à cinq millions dans le monde. Ce n’est qu’en 2000, trois ans plus tard que le groupe retrouve les chemins des studios avec Warning. Les mélodies sont plus affinées, le rythme plus apaisé, les membres ont mûri mais l’album est tièdement reçu par la critique et par le public qui doute alors de la capacité du groupe à revenir sur le devant de la scène. Véritable échec commercial, il faudra attendre 2004 pour un nouvel album studio.

Afin de faire patienter les fans, et ils sont encore nombreux, un album Best of  et une compilation de faces B sont édités par leur maison de disque. Green Day tourne toujours, notamment en première partie de Blink sur le Pop Disaster Tour.

LE GRAND RETOUR

American Idiot

Green Day
Green Day
Green Day en concert en France ce week-end
© Marina Chavez
En 2004, Green Day signe son grand retour avec American Idiot. L’album est surprenant, plus mature, avec des morceaux de plus de 9 minutes, mais le plus novateur, c’est l’engagement politique qui en ressort. Cet opéra rock, au travers du parcours de Jesus of Suburbia, dépeint les travers de la société américaine et de son gouvernement, notamment la politique de G. Busch. American Idiot, co-produit avec Rob Cavallo (le producteur de Dookie), s’ouvre sur différents styles (pop, ballade) et Billie Joe Armstrong y révèle ses talents de compositeur avec deux longs titres particulièrement bien ficelés. Le groupe renoue enfin avec le succès et part en tournée mondiale durant toute l’année 2005, du Japon à l’Amérique du Sud en passant par l’Australie, les États-Unis et l’Angleterre.

Ce succès est couronné par le Grammy Award du meilleur album rock 2005, par sept MTV Music Awards et par quinze millions d’exemplaires vendus dans le monde.

L’engagement politique

Leur notoriété retrouvée, les membres du groupe s’engagent alors dans diverses causes humanitaires. C’est ainsi que Green Day collabore avec U2 en reprenant The Saints are coming du groupe écossais The Skids, afin de soutenir les sinistrés de l’ouragan Katrina. Parallèlement, le groupe s’investit dans la guerre contre le Darfour et s’associe également avec le NRDC (National Resources Defense Council), organisation environnementale américaine, pour la mise en ligne d’un site internet destiné à sensibiliser l’opinion sur la nécessité de protéger la planète.

En 2007, leur popularité est à son comble puisqu’ils apparaissent dans le film tiré de la série The Simpsons et enregistrent pour l’occasion une version spéciale du célèbre générique de Danny Elfman.

Le dernier album

Green Day
Green Day
Dernier album paru en 2009, 21st Century Breakdown
En 2008, le groupe reprend les chemins des studios et travaille, pour ce nouvel album aux influences très diverses (The Clash, Bob Dylan, les Beatles), avec Butch Vig, le producteur du mythique Nevermind de Nirvana. Intitulé 21st Century Breakdown, cet opus, édité le 15 mai 2009, s’est classé premier des albums américains et anglais dès sa sortie et fait un tabac avec les singles Know your Enemy et 21 Guns.

LINE UP ACTUEL

Membres permanents

-         Billie Joe Armstrong : chant et guitare

-         Tré Cool (Franck Edwin Wright) : batterie

-         Mike Dirnt (Michael Pritchard) : basse

Autres membres

-         Jason White : guitare et choeurs

-         Jason Freeze : piano, accordéon, cuivres, guitare et chœurs

-         Jeff Matika : guitare et chœurs

-         Ronny Blake : trompette et choeurs

DISCOGRAPHIE

- 1 000 Hours (1989)

- 1,039 Smoothed Out Slappy Hours (1991)

- Kerplunk (1992)

- Dookie (1994)

- Insomniac (1995)

- Nimrod 1997)

- Warning (2000)

- International Superhits (2001)

- Shenanigans (2002)

- American Idiot (2004)

- Bullet in a Bible (2005)

- 21st Century Breakdown (2009)

TOURNÉE EUROPÉENNE 2009

- Lisbonne, Portugal                28 septembre

- Madrid, Espagne                   29 septembre

- Barcelone, Espagne               1er octobre

- Toulouse, France                  2 octobre

- Paris, France                         4 octobre

- Cologne, Allemagne            5 octobre

- Berlin, Allemagne                  7 octobre

- Hambourg, Allemagne           8 octobre

- Copenhague, Danemark        9 octobre

-  Stockholm, Suède                11 octobre

- Oslo, Norvège                      12 octobre

- Dortmund, Allemagne            14 octobre

- Rotterdam, Pays-Bas            16 octobre

- Anvers, Belgique                   17 octobre

- Glasgow, Ecosse                   19 octobre

- Belfast, Irlande du Nord        20 octobre

- Dublin, Irlande                      21 octobre

- Londres, Angleterre              23 et 24 octobre

- Sheffield, Angleterre              26 octobre

- Birmingham, Angleterre         27 et 28 octobre

- Manchester, Angleterre         30 et 31 octobre

- Londres, Angleterre              1er novembre

- Munich, Allemagne                3 novembre

- Vienne, Autriche                   6 novembre

- Zurich, Suisse                        8 novembre

- Milan, Italie                           10 novembre

- Bologne, Italie                       11 novembre

- Turin, Italie                            12 novembre

___________________________________________________________________________

 

Compte-rendu du concert à Bercy

 

C’est dans un Bercy plein à craquer que Green Day a fait son grand retour sur une scène parisienne ce dimanche 4 octobre 2009. Pendant plus de deux heures, avec des effets visuels,  des décors et des intermèdes pyrotechniques à vous couper le souffle, Billie Joe et ses acolytes ont enflammé Bercy en revisitant tous les plus grands succès de leurs meilleurs albums. Le concert démarre sur 21st Century Breakdown puis les morceaux s’enchaînent, Holiday, Welcome to Paradise, Boulevard of Broken Dreams, Know Your Enemy, Paranoid, Basket Case, American Idiot, 21 Guns. Billie Joe, comme il aime à le faire, invite tour à tour un certain nombre de fans à monter sur scène auprès de lui, joue avec le public et arrose les premiers rangs, d’abord avec un tuyau d’arrosage, puis avec un énorme pistolet à eau. Il termine le concert seul à la guitare sèche, sur Good Riddance, en parfaite intimité avec son public. Superbe!