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En 2009, le Paris-Dakar fête ses trente ans en Amérique du Sud

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En 2009, le Paris-Dakar fête ses trente ans en Amérique du Sud
Publié le:25/08/2011


Un nouveau continent pour le Paris-Dakar : le 3 janvier 2009, le rallye-raid s’est élancé de Buenos Aires, en Argentine, pour un périple de deux semaines en Amérique du Sud. L’arrivée du rallye-raid Dakar (le nom officiel du Paris-Dakar) est prévu à Buenos Aires le 17 janvier prochain, après 9 578 km dpnt 5 591 km de spéciales, une incursion au Chili et la traversée de la cordillère des Andes.

L’an dernier, l’assassinat de quatre touristes français en Mauritanie et les menaces de prises d’otage liées à une branche mauritanienne d’al-Qaida (al-Qaida au Maghreb islamique) avait conduit l’organisateur, Amaury Sport Organisation (A.S.O.), à annuler l’épreuve et à abandonner toute idée d’une nouvelle compétition sur le continent africain. C’est donc un nouveau tracé et de nouveaux paysages que vont découvrir les 500 équipages inscrits (177 voitures, 217 motos, 81 camions, 25 quads).

Un nouveau continent pour le Paris-Dakar

L’organisateur a décidé de conserver le même nom et de reprendre les mêmes ingrédients, un cocktail de difficultés liées à la longueur des étapes et à la difficulté des pistes.

Les concurrents vont trouver du sable et des cailloux, des pistes et des traversées de gués profonds. Ils vont affronter les différences de températures entre les portions situées au niveau de la mer, au moment de l’été austral, et les températures plus rudes de l’Altiplano, ces hautes plaines à plus de 4 000 m d'altitude.

Au menu : la Pampa, le désert de l’Atacama et la cordillère des Andes.

Après le départ de Buenos Aires, le parcours traverse la Pampa, vient toucher la Patagonie, arrive à Neuquen, puis bifurque vers le nord en longeant la cordillère des Andes jusqu’à Mendoza. De là, les concurrents fileront plein ouest pour traverser la cordillère des Andes. L’entrée au Chili passe par une piste de guadal, du sable très fin qui se réduit en poussière, puis par un col à 3 000 m d’altitude, non loin de l’Aconcagua, le point culminant (6 959 m) des Andes et de l’ensemble du continent américain. Après avoir goûté aux joies des plages de Valparaíso, au bord de l’océan Pacifique, les concurrents mettront le cap au nord pour rejoindre La Serena, puis Copiapó, avant d'affronter l’Atacama, l’un des déserts les plus absolus du globe. Dunes et cailloux seront au rendez-vous. Le retour en Argentine nécessite de retraverser la cordillère des Andes, avec un passage par le paso San Francisco, à près de 4 700 m d’altitude. Les rescapés devraient ensuite pouvoir rejoindre La Rioja, puis Córdoba, en prenant garde aux cactus géants, et enfin Buenos Aires.

 

le Paris-Dakar en afrique : Une épreuve exigeante

Le Paris-Dakar avait connu par le passé divers parcours en Afrique, qui l’avait conduit au Caire et même dans une traversée de la totalité du continent, jusqu’au Cap, en Afrique du Sud. Sa réputation s’est établie sur un parcours très exigeant, qui soumet les hommes et le matériel à rude épreuve, avec une traversée du Sahara et du Sahel.

Une aventure qui s’est banalisée.

Le Paris-Dakar avait beaucoup évolué au fil du temps et des éditions, passant de l’aventure individuelle de quelques amateurs épris d’exotisme à une entreprise commerciale dominée par la caravane des professionnels du rallye-raid, rappelant l’évolution qu’a connue le Tour de France cycliste. De grands constructeurs automobiles, Porsche, Peugeot, Citroën, Mitsubishi, sont venus tester leur matériel dans les dunes, conduit par les meilleurs pilotes du monde, comme le Belge Jacky Ickx ou le Finlandais Ari Vatanen. Le Dakar a constitué également un banc d’essai grandeur nature pour toutes sortes de prototypes adaptés à la conduite sur sable, avec plus ou moins de réussite.

Depuis 1993, le Dakar est la propriété d’Amaury Sport Organisation (A.S.O.), une filiale du groupe Amaury, éditeur, par ailleurs, du quotidien sportif L’Équipe, du journal Le Parisien, de l’hebdomadaire France Football et du mensuel Vélo Magazine.

Un parcours dépendant des évolutions géopolitiques.

L’épreuve a connu son lot de vicissitudes. Le parcours a dû être révisé à plusieurs reprises et réduit comme une peau de chagrin à mesure de l’évolution géopolitique des pays traversés. Les sites les plus emblématiques des premières éditions étaient devenus inaccessibles, soit en raison de la guerre civile en Algérie, qui excluait l’étape de l’oasis de Djanet et la traversée du Hoggar, soit de la violence au Niger, le Ténéré, l'Aïr et Agadez devenant interdits. Après une baisse du nombre d’inscrits, des tentatives de relance ont été faites, en faisant traverser la totalité du Sahara, d’ouest en est, jusqu’au Caire, en faisant étape en Libye, chez le colonel Kadhafi, en 1990, et même en ralliant Le Cap, en Afrique du Sud, après la fin de l’apartheid, en 1992.

Des pilotes consacrés.

Le Dakar a vu l’émergence de quelques grands sportifs, tels les Français Stéphane Peterhansel, six fois vainqueur en moto et trois fois dans la catégorie auto, et Cyril Neveu, cinq fois vainqueur en moto. Des pilotes confirmés y ont été couronnés, comme le pilote finlandais de rallyes Ari Vatanen, quatre fois vainqueur en voiture. D’autres pilotes ont tenu à y participer, comme l’Espagnol Carlos Sainz, double champion du monde des rallyes, le Belge Jacky Ickx, six fois vainqueur des Vingt-Quatre Heures du Mans et vainqueur du Paris-Dakar en 1983, le pilote italien de formule 1 Clay Regazzoni, les Français Henri Pescarolo, quatre fois vainqueur des Vingt-Quatre Heures du Mans, Jean-Pierre Jabouille et Jacques Lafitte, tous deux pilotes de formule 1. Un moment délaissée par les grands noms du pilotage dans les années 1990, l’épreuve a renoué dans les années 2000 avec la présence de plusieurs écuries d'usine (Mitsubishi, Volkswagen, Nissan, BMW et Ford-Schlesser).

Des sportifs venus d’autres disciplines.

Le Paris-Dakar a permis à plusieurs anciens sportifs de découvrir une autre discipline que la leur. Parmi eux figurent un cycliste, Jacques Anquetil, une nageuse, Christine Caron, un footballeur, Raymond Kopa, une championne olympique de judo, Marie-Claire Restoux, une skieuse, Carole Montillet. Plusieurs sportifs en activité s’y sont diversifiés : les navigateurs Loïck Peyron et Laurent Bourgnon, le rameur Gérard d’Aboville, qui a participé à moto, les joueurs de rugby Christian Califano, également à moto, et Philippe Bernat-Salles. Le meilleur exemple de reconversion est celui du champion olympique Luc Alphand : passé avec succès des pistes de ski aux dunes de sable, il est sorti vainqueur du Paris-Dakar en 2007 dans la catégorie auto.

Des chanteurs, un spationaute et une princesse.

Le Paris-Dakar a aussi attiré diverses personnalités à la recherche d’exotisme et de sensations fortes. Plusieurs représentants du monde des arts et du spectacle s’y sont essayés, dont plusieurs chanteurs : Michel Sardou en 1984, associé au pilote Jean-Pierre Jabouille, Gérard Lenorman en 1990, Johnny Hallyday en 2002. Le comédien Claude Brasseur l’a emporté en 1983, comme copilote de l’équipage auto emmené par Jacky Ickx. Le spationaute Jean-Loup Chrétien était présent en 1984, et plusieurs membres de la famille princière de Monaco, la princesse Caroline et le prince Albert, en 1985.

Une épreuve controversée.

Le Paris-Dakar, version africaine, avait été aussi très décrié et avait fait l’objet de controverses : de nombreux opposants s’étaient élevés contre ce défilé ostentatoire de matériel ultra-moderne dans des pays et au milieu de populations qui figurent parmi les plus pauvres du monde. Les critiques avaient redoublé à l’annonce des nombreux accidents mortels qui ont endeuillé les différentes éditions et frappé des concurrents – 32 –, des journalistes – 7 –, mais aussi de nombreux habitants (17, dont 9 enfants) des différents pays traversés. Thierry Sabine, le créateur et l’organisateur de l’épreuve, devait lui-même trouver la mort dans un accident d’hélicoptère lors de l’édition de 1986, aux côtés notamment du chanteur Daniel Balavoine, dans le Ténéré, au milieu du Sahara.

 

Le parcours depuis 1979

1979 : Paris - Alger - Dakar

1980 : Paris - Alger - Dakar

1981 : Paris - Alger - Dakar

1982 : Paris - Alger - Dakar

1983 : Paris - Alger - Dakar

1984 : Paris - Alger - Dakar

1985 : Paris - Alger - Dakar

1986 : Paris - Alger - Dakar

1987 : Paris - Alger - Dakar

1988 : Paris - Alger - Dakar

1989 : Paris - Tunis - Dakar

1990 : Paris - Tripoli - Dakar

1991 : Paris - Tripoli - Dakar

1992 : Paris - Syrte – Le Cap

1993 : Paris - Tanger - Dakar

1994 : Paris - Dakar - Paris

1995 : Grenade - Dakar

1996 : Grenade - Dakar

1997 : Dakar - Dakar

1998 : Paris - Grenade - Dakar

1999 : Grenade - Dakar

2000 : Dakar – Le Caire

2001 : Paris - Dakar

2002 : Arras - Madrid - Dakar

2003 : Marseille - Charm el-Cheikh

2004 : Clermont-Ferrand - Dakar

2005 : Barcelone - Dakar

2006 : Lisbonne - Dakar

2007 : Lisbonne - Dakar

2008 : épreuve annulée

2009 : Buenos Aires - Buenos Aires

 

Le palmarès

 

Le palmarès auto.

1979 Genestier (pilote), Terbiaut (copilote), France, Range Rover

1980 Kottulinsky (pilote), Suède, Luffelman (copilote), Allemagne, Volkswagen

1981 Metge (pilote), Giroux (copilote), France, Range Rover

1982 Marreau (pilote), Marreau (copilote), France, Renault

1983 Ickx (pilote), Belgique, Brasseur (copilote), France, Mercedes

1984 Metge (pilote), Lemoyne (copilote), France, Porsche

1985 Zaniroli (pilote), Da Silva (copilote), France, Mitsubishi

1986 Metge (pilote), Lemoyne (copilote), France, Porsche

1987 Vatanen (pilote), Finlande, Giroux (copilote), France, Peugeot

1988 Kankkunen (pilote), Piironen (copilote), Finlande, Peugeot

1989 Vatanen (pilote), Berglund (copilote), Finlande, Peugeot

1990 Vatanen (pilote), Berglund (copilote), Finlande, Peugeot

1991 Vatanen (pilote), Berglund (copilote), Finlande, Citroën

1992 Auriol (pilote), Monnet (copilote), France, Mitsubishi

1993 Saby (pilote), Serieys (copilote), France, Mitsubishi

1994 Lartigue (pilote), Périn (copilote), France, Citroën

1995 Lartigue (pilote), Périn (copilote), France, Citroën

1996 Lartigue (pilote), Périn (copilote), France, Citroën

1997 Shinozuka (pilote), Japon, Magne (copilote), France, Mitsubishi

1998 Fontenay (pilote), Picard (copilote), France, Mitsubishi

1999 Schlesser (pilote), Monnet (copilote), France, Schlesser

2000 Schlesser (pilote), Magne (copilote), France, Schlesser

2001 Kleinschmidt (pilote), Schulz (copilote), Allemagne, Mitsubishi

2002 Masuoka (pilote), Japon, Maimon (copilote), France, Mitsubishi

2003 Masuoka (pilote), Japon, Schulz (copilote), Allemagne, Mitsubishi

2004 Peterhansel (pilote), Cottret (copilote), France, Mitsubishi

2005 Peterhansel (pilote), Cottret (copilote), France, Mitsubishi

2006 Alphand (pilote), Picard (copilote), France, Mitsubishi

2007 Peterhansel (pilote), Cottret (copilote), France, Mitsubishi

Le palmarès camions.

1979 Pas de course

1980 Ataquat, Boukrif, Kaoula, France, Sonacome

1981 Villette, Gabrielle, Voillerau, France, Alm/Acmat

1982 Groine, De Saulieu, Malferiol, France, Mercedes

1983 Groine, De Saulieu, Malferiol, France, Mercedes

1984 Lalleu, Durce, France, Mercedes

1985 Capito, Capito, Italie, Mercedes

1986 Vismara, Minelli, Italie, Mercedes

1987 De Rooy, Geusens, Van, Pays-Bas, Daf

1988 Loprais, Stachura, Ingmuck, Tchécoslovaquie, Tatra

1989 Pas de course

1990 Villa, Delfino, Vinante, Italie, Perlini

1991 Houssat, De Saulieu, Bottaro, France, Perlini

1992 Perlini, Albieio, Vinante, Italie, Perlini

1993 Perlini, Albieio, Vinante, Italie, Perlini

1994 Loprais, Kalina, Stachura, Tchécoslovaquie, Tatra

1995 Loprais, Kalina, Stachura, Tchécoslovaquie, Tatra

1996 Moskovskikh, Kouzmine, Russie, Kamaz

1997 Reif, Deinhofer, Autriche, Hino

1998 Loprais, Kalina, Cermak, Tchécoslovaquie, Tatra

1999 Loprais, Kalina, Stachura, Tchécoslovaquie, Tatra

2000 Chagine, Iakoubov, Savostine, Russie, Kamaz

2001 Loprais, Kalina, Russie, Kamaz

2002 Chagine, Mardeev, Savostine, Russie, Kamaz

2003 Chagine, Iakoubov, Savostine, Russie, Kamaz

2004 Chagine, Iakoubov, Savostine, Russie, Kamaz

2005 Kabirov, Belyaev, Mokeev, Russie, Kamaz

2006 Chagine, Iakoubov, Savostine, Russie, Kamaz

2007 Stacey, Gotlib, DerKinderen, Pays-Bas, Man

Le palmarès motos.

1979 Neveu, France, Yamaha

1980 Neveu, France, Yamaha

1981 Auriol, France, BMW

1982 Neveu, France, Honda

1983 Auriol, France, BMW

1984 Rahier, Belgique, BMW

1986 Neveu, France, Honda

1987 Neveu, France, Honda

1988 Orioli, Italie, Honda

1989 Lalay, France, Honda

1990 Orioli, Italie, Cagiva

1991 Peterhansel, France, Yamaha

1992 Peterhansel, France, Yamaha

1993 Peterhansel, France, Yamaha

1994 Orioli, Italie, Cagiva

1995 Peterhansel, France, Yamaha

1996 Orioli, Italie, Yamaha

1997 Peterhansel, France, Yamaha

1998 Peterhansel, France, Yamaha

1999 Sainct, France, BMW

2000 Sainct, France, BMW

2000 Meoni, Italie, KTM

2001 Meoni, Italie, KTM

2002 Meoni, Italie, KTM

2003 Sainct, France, KTM

2004 Roma, Espagne, KTM

2005 Despres, France, KTM

2006 Coma, France, KTM

2007 Despres, France, KTM