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Depeche Mode en concert le 19 et 20 janvier au POPB, à Paris

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Depeche Mode en concert le 19 et 20 janvier au POPB, à Paris
Publié le:19/01/2010

Fleuron de la scène new wave anglaise des années 80, Depeche Mode est à Paris pour deux concerts consécutifs les 19 et 20 janvier au POPB à Paris.


Depeche Mode en concert, au POPB, le 19 et 20 janvier 2010
Depeche Mode en concert, au POPB, le 19 et 20 janvier 2010
© Dean Chalkley
EMI
Leur passage au Stade de France à Paris dans le cadre de la tournée internationale Tour of The Universe du 27 juin 2009 n’aura pas suffi à contenter tous les fans de Depeche Mode puisque les voilà de retour pour deux concerts exceptionnels au POPB de Paris-Bercy. Véritable succès planétaire, la tournée, qui fait suite à la sortie de leur dernier album Sounds of the Universe, initiée le 6 mai 2009 au Luxembourg, devrait prendre fin le 27 février 2010 à Dusseldorf, en Allemagne, après être passée par les États-Unis, le Canada, le Mexique, la Colombie, le Pérou et l’Europe.

Les débuts

Fondé en 1979 à Basildon en Angleterre par Vince Clarke, Martin L. Gore, Andrew Fletcher et Dave Gahan, Depeche Mode traverse les modes depuis 30 ans et reste aujourd’hui l’un des groupes phares de la musique britannique. Précurseur de la pop électronique, ces quatre musiciens font le pari d’une musique basée sur des sonorités synthétiques, alors que l’Angleterre vibre aux sons enragés de la vague punk. D’autres groupes, à l’époque, comme Orchestral Manœuvre in The Dark, Human League ou Kraftwork, s’essaient eux aussi avec succès à surfer sur la vague New Wave qui est alors en pleine émergence.

En 1980, comme tant d’autres groupes, Depeche Mode écume les pubs et les boites londoniennes dans l’espoir de décrocher un contrat. Par chance, le groupe se fait remarquer par Daniel Miller, fondateur du label Mute Records, qui va faire démarrer leur carrière. Un premier single, Dreaming of me, puis un second, New Life, et enfin l’excellent tube Just can’t get enought, qui reste encore aujourd’hui dans toutes les mémoires, scellent définitivement  la popularité de ce groupe auprès du public ténébreux de la new wave et des amateurs de pop anglaise. En octobre 1981, le groupe édite son premier album, Speak and Spell  et, grâce à Vince Clarke, qui est le principal compositeur du groupe, le son Depeche Mode, un son typiquement new wave, est né.

Mais alors que les fans sont de plus en plus nombreux et que le destin de Depeche Mode semble tracé, Vince Clarke décide subitement de quitter le groupe. L’identité musicale du groupe est amputée de son principal compositeur, mais c’est sans compter sur la force de réaction de Martin Gore qui se révèle très vite être un compositeur aussi prolifique que son prédécesseur.

Un groupe solide et engagé

Depeche Mode en concert, au POPB, le 19 et 20 janvier 2010
Depeche Mode en concert, au POPB, le 19 et 20 janvier 2010
© Dean Chalkley
EMI
Avec les albums qui vont suivre, Depeche Mode, à l’instar de Martin Gore, se défait de la réputation de groupe « léger » et c’est un groupe engagé qui enchaîne les concerts et les tournées dans les plus grandes villes du Royaume-Uni et d’Europe. Some Great Reward (1984), dont est tiré le tube People are People, aborde des thèmes plus politiques avec ses attaques contre les multinationales et, Master and Servant, aux allusions explicitement sexuelles, propulse le groupe au sommet des hits européens. Leur quatrième album, Black Celebration, plus noir, séduit la critique autant que les fans et, dès lors, le groupe acquiert une reconnaissance internationale. Leurs tubes sont remixés par les plus grands DJ’s de la planète et passent dans les clubs les plus prisés de la jeunesse branchée de l’époque. Le groupe s’attache également à contrôler son image ; le look vestimentaire, les clips et les pochettes des albums sont entièrement maitrisés par les musiciens

Leur succès se confirme avec Music for the Masses, sorti en 1987, et trouve son apogée avec Violator, leur septième album, édité en 1990, considéré comme leur chef-d’œuvre. Les paroles, noires, tendues mais talentueuses et profondes sont servies sur des mélodies prenantes, à la fois douces, angoissantes et agressives et font preuve de la qualité exceptionnelle des compositions de Martin Gore qui arrive ici au sommet de son art. Personal Jesus, Enjoy the Silence ou bien World in my Eyes sont les titres phares de cet album reconnu de façon unanime par la critique spécialisée.

Les années noires

Alors que le groupe n’a plus rien à prouver et qu’il fait partie des grands groupes de la new wave anglaise, fragilisé par le succès, Dave Gahan s’installe aux États-Unis où il sombre dans la drogue et l’alcool. Très dépendant à l’héroïne et suicidaire (début 1996, il est officiellement déclaré cliniquement mort pendant une minute), Dave Gahan entreprend une cure de désintoxication. La même année, Alan Wilder quitte le groupe, fatigué des querelles d’égo et d’une baisse de la production artistique. Mais l’engagement et la ténacité de Depeche Mode les aident à tirer partie de ces douloureuses épreuves et c’est avec Ultra, en 1997, que le groupe revient sur le devant de la scène. C’est un album désespéré, plus rock, qui marquera la fin de cette douloureuse période. Mais après plus de quinze années de tournées, Dave Gahan est contraint de s’arrêter.

La renaissance

Depeche Mode en concert, au POPB, le 19 et 20 janvier 2010
Depeche Mode en concert, au POPB, le 19 et 20 janvier 2010
© Dean Chalkley
EMI
Dave Gahan à nouveau d’aplomb, le succès est au rendez-vous avec la sortie d’Exciter en 2002 et le groupe renoue avec les tournées. En 2003, chaque membre du groupe ressent le besoin de se démarquer de ses comparses. Alors que l’album solo de Martin Gore est un échec commercial, celui de Dave Gahan, Paper Monster, obtient un succès impressionnant. Un disque en solitaire mais avec un vrai groupe qui lui permet, enfin, de montrer aux fans et aux autres que lui aussi sait composer de superbes chansons. Son inspiration est plus rugueuse, plus rock et blues. Clean, il est à nouveau la bête de scène qu’il était dans les années 1980 et 1990, un showman majeur de la trempe des grands.

Incarnant le retour du groupe sur le devant de la scène internationale, Playing the Angel sorti en 2005, est leur onzième album studio, célébrant ainsi leurs 25 ans de carrière. Renouant avec des sonorités synthétiques analogiques qui ont fait le succès de Violator ou Black Celebration, on y trouve d’excellents morceaux comme I Want All, Suffer Well ou bien John the Revelator.

Sounds of the Universe

Sounds of the Universe, dernier album de Depeche Mode sorti en avril 2009
Sounds of the Universe, dernier album de Depeche Mode sorti en avril 2009
© EMI
EMI
Loin de la frénésie des débuts de leur carrière où les Depeche Mode publiaient un album tous les ans, on les retrouve en avril 2009 sur l’album Sounds of the Universe, quatre ans après la sortie de leur précédent album. Les morceaux sont composés par Martin Gore (10 titres) et Dave Gahan (3 titres) qui obtient enfin sa légitimité d’auteur à part entière. L’album est produit par Ben Hillier (connu pour la production de Think Tank de Blur et de Some Cities de Doves) qui se révèle dans cet album être passé maître dans l’art de la musique électronique. Véritable sorcier de studio, les arrangements sont impeccables, rigoureux et ingénieux ! Wrong, sommet d’intensité de l’album appuyé par une rythmique martiale, est sans conteste l’un des meilleurs morceaux de leur carrière. Accompagné d’un clip à la noirceur fracassante, réalisé par Patrick Daughters, Wrong s’inscrit dans un album cohérent d’un excellent niveau. Sounds of the Universe est suivi d’une tournée mondiale baptisée Tour of the Universe 2009.

Discographie

  • Speak and Spell (1981)
  • A Broken Frame  (1982)
  • Construction Time Again (1983)
  • People are people (compilation sortie aux États-Unis seulement)
  • Some Great Reward (1984)
  • The Singles 81-85 (1985)
  • Black Celebration (1986)
  • Music for the Masses (1987)
  • 101 (en concert) (1989)
  • Violator (1990)
  • Songs of Faith and Devotion (1993)
  • Songs of Faith and Devotion Live (en concert) (1993)
  • Ultra (1997)
  • The Singles 81-85 (1998)
  • The Singles 86-98 (1998)
  • Exciter (2001)
  • The Remixes 81-04 (2004)
  • Playing The Angel, Édition Deluxe Super Audio CD Hybride + DVD (2005)
  • Touring The Angel, Live in Milan  Audio CD + DVD (2006)
  • Sounds of the Universe ( 2009)

 

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