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Custer George Armstrong (1839-1876)

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Custer George Armstrong (1839-1876)
Publié le:22/07/2009

Officier américain


C’est l’un des plus célèbres officiers supérieurs américains. Son caractère courageux et indiscipliné et sa mort héroïque au cours de la bataille de Little Bighorn l’ont fait entrer dans la légende de l’Ouest américain.

un général fougueux

 

Né à New Rumley dans l’Ohio le 5 décembre 1839, George Armstrong Custer connaît une jeunesse insouciante avant d’entrer à l’Académie militaire de West-Point dont il sort dernier de sa promotion.
En 1861, au début de la Guerre de Sécession, il s’engage dans l’armée de l’Union. A l’Etat-major, on remarque sa bravoure. Il devient rapidement l’adjoint du général Mac Clellan. Dans la plupart des engagements, il n’hésite pas à charger à la tête de ses hommes, les Volontaires du Michigan. Il est nommé brigadier-général à vingt-trois ans après une charge héroïque à la bataille de Gettysburg le 1er juillet 1863. Sa fougue et sa bravoure sont aussi célèbres que ses extravagances vestimentaires. Il porte, en effet, un uniforme fantaisie chamarré d’or, une chemise de marin, des éperons dorés et un foulard rouge.
En février 1864, il épouse Elisabeth Bacon. Le 9 avril 1865, à Appomatox, il reçoit le drapeau de la Confédération des mains du général en chef des Confédérés Robert E. Lee, lors de sa capitulation. Le général Custer est alors au faîte de sa gloire.

George Armstrong Custer
George Armstrong Custer
© Inconnu
Inconnu

La campagne des smoky hills (1867)

 

Son grade de général gagné pendant la guerre n’est qu’honorifique. Il n’est encore officiellement que capitaine quand son ami personnel, le général Philip H. Sheridan, obtient pour lui un commandement dans l'Ouest avec le grade de lieutenant-colonel du 7 ème régiment de cavalerie, après qu’il a refusé d’être le colonel du 9 ème régiment de cavalerie composé de Noirs. Pour ses campagnes dans l’Ouest, il a troqué sa tenue chamarrée pour une veste d’éclaireur en cuir à franges. Sous les ordres du général Winfield S. Hancock, pendant la campagne de la Smoky Hill de 1867, celui qu’on continue à appeler le "général Custer" traque les Cheyennes et les Arapahos du Kansas, puis les Comanches et les Kiowas au Texas. L’opiniâtreté avec laquelle il les poursuit lui vaut des Indiens le surnom de "Fesses-Dures". La dureté avec laquelle il exerce son commandement le fait détester aussi bien des hommes de troupe que des officiers. Custer est suspendu de son commandement pendant un an pour avoir fait tirer sur des déserteurs. Il est d’autre part accusé d’avoir abandonné son poste de Fort Wallace et d'avoir rejoint sa femme à Fort Riley.

Washita river (27 novembre 1868) 

 

En septembre 1868, il est rappelé par Sheridan qui lui confie le commandement de sa campagne d'hiver contre les Cheyennes et les Arapahos du Sud. A l'aube du 27 novembre 1868, sur la réserve cheyenne du Territoire Indien, le 7 ème régiment de cavalerie attaque au son de "Garry Owen" le village du chef cheyenne pacifiste Black Kettle qui campe le long de la Washita River. Environ cent-quarante cheyennes, principalement des vieillards, des femmes et des enfants, trouveront la mort. Black Kettle et sa femme sont parmi les morts. Custer fait détruire les réserves de nourriture et abattre les neuf cents poneys des Indiens. Une cinquantaine de prisonniers sont emmenés à Camp Supply. Custer ordonne au major Joel Eliott de contenir avec sa compagnie plusieurs centaines de les guerriers cheyennes et arapahos qui remontent la vallée. Ils seront tués jusqu'au dernier. Custer est traduit en cour martiale pour avoir abandonné ses hommes aux mains de l'ennemi.

 

"la piste des voleurs" (1874)
Custer
Custer
Custer et ses scouts indiens (1873)
© Inconnu
inconnu

 

En août 1873, lors d’une expédition militaire dans la région de la Yellowstone River, au Montana, il traque les Hunkpapas de Sitting Bull et de Rain-in-the-Face.

En 1874, Sheridan envoie Custer dans les Black Hills, au cœur de "la Grande Réserve Sioux", pour vérifier les rumeurs concernant l’existence de gisements aurifères et pour construire un fort. L’expédition de Custer qui pénètre dans le sanctuaire des Lakotas, empruntant ce qu’ils appelleront "la Piste des Voleurs", révèle la présence d’énormes quantités d’or dans les collines. L’année suivante, Custer publie ses mémoires : "My Life on the Plains" ("Ma vie dans les Plaines").

 

La campagne contre les sioux (1876)

 

Quand Sheridan prépare, au printemps 1876, "la Campagne contre les Sioux", destinée à s’emparer par la force des Black Hills, il réclame à nouveau Custer, bien que celui-ci soit cité comme témoin dans une affaire de détournement de fonds dus aux Indiens dans laquelle est impliqué le propre fils du président Grant. Pour cette campagne décisive, Grant, furieux, refuse à Custer le commandement des troupes du Dakota et le confie au général Alfred H. Terry qui n'en voulait pas. Sheridan obtient néanmoins que Custer soit l’adjoint de Terry. Celui que les Sioux appellent "Pehin Hanska" (Longs-Cheveux) a fait couper ses fameuses boucles. Partant de Fort Lincoln au Dakota, le 7ème de cavalerie de Custer se met en route en direction du Montana. Son régiment, très mobile et très entraîné, est le fer de lance des troupes du général Terry.

 

Little bighorn (25 juin 1876)

 

En juin, les éclaireurs du major Marcus A. Reno ont localisé les traces d'un immense regroupement d'Indiens le long de la Rosebud River. Custer est chargé de suivre les traces et de débusquer les Indiens. Le 25 juin 1876, quand les éclaireurs crows du 7ème de cavalerie découvrent un immense camp indien sur la Little Bighorn River, Custer décide, selon le plan prévu, d’attendre sa jonction avec les troupes de Terry et celles du colonel John Gibbon qui viennent de l'ouest. Mais les Indiens ont repéré la présence des soldats. Custer change ses plans et choisit d’attaquer immédiatement, craignant que les Indiens ne se dispersent. Les soldats sont, à l'évidence, très inférieurs en nombre. Custer, qui n’a pas encore pu apercevoir dans son ensemble, se fie une nouvelle fois à sa chance légendaire.
Il envoie l'unité de Reno attaquer au sud de l’immense village tandis qu'il le contourne par les crêtes avec cinq compagnies. Quand il arrive enfin en vue du camp, il comprend trop tard qu’il n’aurait pas dû séparer ses forces. Il tente de rappeler le groupe du capitaine Frederick W. Benteen et passe à l’attaque, chargeant vers le gué de Medicine Coulee Tail. La charge est brisée au passage de la rivière par le feu nourri des Indiens. Les soldats se replient sur une colline appelée depuis "Custer’s Last Stand" et succombent sous le nombre des guerriers sioux, cheyennes et arapahos.
On ne sait qui a tué Custer. Au sommet de la colline, son cadavre est retrouvé, au milieu de ceux de ses hommes, atteint de deux balles. Il est parmi les rares Blancs à ne pas avoir été scalpés.
Le 27 juin, Curly, le fidèle éclaireur crow de Custer, rejoint le général Terry et lui apprend que le "Fils de l’Etoile du Matin", comme l’appelaient les Crows, est mort avec tous ses soldats.

La légende

 

A Philadelphie, sur la côte est, au milieu des fêtes célébrant le centenaire des Etats-Unis, l’émotion est immense à la nouvelle de la mort du célèbre "Boy General". La légende raconte qu'il est mort héroïquement, résistant jusqu'au bout au milieu des derniers survivants regroupés autour de son fanion personnel.

Les Américains n’auront désormais de cesse de venger la mort du général Custer. Les Indiens encore libres seront pourchassés jusqu'à leur complète reddition. Sa femme veillera, jusqu’à sa mort en 1932, à entretenir la légende de son mari.