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Crise du syndicalisme en France

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Crise du syndicalisme en France
Publié le:12/01/2012


La crise du syndicalisme en France : 

 

Depuis une trentaine d'années, le syndicalisme français est en situation de crise. Alors qu'en 1950, il y avait un peu moins de 30% de syndiqués, en 2003, le taux de syndiqués est inférieur à 10%. 

 

Quelles en sont les causes ? Voici ce qu'il convient d'expliciter ici. 

 

 

Dans 100 fiches pour comprendre les sciences économiques, Marc Montoussé et Dominique Chemblay, (M.Montoussé, D.Chemblay, 100 fiches pour comprendre les sciences économiques, 2005) expliquent les causes de cette crise. Pour eux, l'inégalité du taux de syndicalisation entre la France et d'autres pays se justifie par la présence de closed shop dans d'autres pays et non en France. Le closed shop est une convention mise en place entre un syndicat et un employeur qui permet de n'employer que des travailleurs syndiqués. Ils peuvent aussi gérer massivement les oeuvres sociales ce qui appuie sur un rôle caritatif. Toutefois, selon les auteurs, dans les pays où « les syndicats ont un caractère révolutionnaire », le taux de syndicalisation est plus faible. 

 

Les auteurs remarquent deux choses :

– Le taux de syndicalisme en France a toujours été faible par rapport aux autres pays

– Les mots d'ordres syndicaux sont de moins en moins suivis.

 

Selon eux, les causes de cette crise est le manque d'adaptation des syndicats aux mutations économiques : le taux de syndicalisation était fort dans les années 50, quand la société était industrielle. Les syndicats n'ont pas suivi la tertiarisation et, de ce fait, ont perdu beaucoup d'adhérents, comme cela a été vu avec les chiffres donnés précédemment. De même, avec l'effritement de la société salariale constatée depuis les années 80, la syndicalisation se réduit tant il est difficile de cumuler plusieurs emplois atypiques en étant salarié. Cela explique la chute de plus de cinq points de pourcentage sur le graphique donné ci-dessus entre 1980 et 2005. Un autre facteur de ce déclin du syndicalisme est, l'acquisition des progrès sociaux durant les Trente Glorieuses : il semble moins indispensable de se syndiquer pour grand nombre de travailleurs. Ce n'est donc pas particulièrement par manque de confiance qu'il y a un faible taux de syndicalisation mais par manque d'effectifs et d'audience. 

 

Bibliographie : 

 

Montoussé M. & Chemblay D., (2005), 100 fiches pour comprendre les sciences économiques, Bréal

 

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bonnel.germain bonnel.germain Voir sa fiche
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