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Une oeuvre qui débute par des triolets manifestement interrogatifs.
En cliquant sur le lient internet ci-contre vous pourrez écouter Tiffany Poon (11 ans) qui interprète l'oeuvre avec beaucoup de clarté, et ce en 10 minutes 44 secondes.
Le deuxième scherzo est le plus connu des quatre. Il fut écrit à Paris en 1837. Schumann aimait beaucoup ce morceau qu’il comparaît à une poésie de Byron, ‘débordante de tendresse et de hardiesse, d’amour et de mépris’.
Le début est marqué par des triolets mystérieux: des montées de 4 notes jouées deux fois et qui ont une allure manifestement interrogative (des triolets ‘sotto voce’ : avec retenue. Chopin demandait de les jouer ‘assez piano’).
[Le lecteur désarçonné par les fragments de partition pourra les 'écouter' en appliquant cette procédure:
1. Dans la vidéo d’exécution de la musique, remonter la minuterie et le curseur temporel juste au dessous de son portail (négligeant ainsi l'image) et descendre cette fenêtre jusqu’au tiers inférieur de l’écran
2. Remonter la base de la fenêtre du commentaire de façon à juxtaposer les deux fenêtres à l’écran.
3. Le curseur temporel permettra de retrouver dans le déroulement de l’oeuvre le moment du passage de la partition qui est bien souvent indiqué dans le commentaire]
Un élève de Chopin témoigna que les réponses étaient aussitôt données par des accords énergiques ainsi que par plusieurs gammes ondulantes (35") qui débutent chaque fois par une note éclatante, un ‘La’ (voir la partition quelque peu simplifiée ci-dessous : )
En la seconde 45, une valse très légère nous invite à danser :
La main gauche joue un accompagnement complexe, une sorte de ‘chaîne de montagnes’ et ce, pendant plusieurs pages de partition, sans toutefois alourdir la finesse de la valse.
Cette valse est exécutée trois fois au cours de ce scherzo.
En 6' 40", le rythme s’accélère quelque peu. En 6'59", la tension monte de plus belle.
Vers la huitième minute, un épisode très doux s’installe, suivi d’un retour aux notes interrogatives du début de l’œuvre. Les accords fermes y répondent puis réapparaît la valse accompagnée de la chaîne de montagnes
A la dixième minute, une conclusion semble se préparer. Une hésitation, puis une répétition d’accords très aigus, des descentes de gamme très expressives et enfin la conclusion très sentie, dont le dernier accord semble embrasser toute l’étendue du clavier.