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Eclaireur et officier américain
C’est l’un des plus fameux éclaireurs américains de la première moitié du XIXè siècle. Après s’est rendu célèbre par de nombreux exploits comme trappeur et aventurier, il conduit, sous les ordres du général Carleton, des opérations de destruction contre les Apaches Mescaleros et les Navajos.
Christopher Houston Carson est né au Kentucky. Sa famille s’établit ensuite à Franklin au Missouri. Il travaille comme apprenti chez un sellier puis, brusquement, à l’âge de quinze ans, il part à l’aventure. Il gagne Santa Fé au Nouveau-Mexique, puis Taos. Il commence alors une carrière de trappeur dans le Sud-Ouest, encore largement inconnu des Américains. Au cours de ses longues pérégrinations dans l’Ouest, il rencontre les fameux trappeurs Jim Bridger et Thomas Fitzpatrick. Il acquiert une parfaite connaissance des tribus indiennes qu’il fréquente et combat souvent. Les Indiens le surnomment "le Lanceur de lasso". Il devient un ami de Washakie, le chef des Shoshones.
Entre 1842 et 1846, l’explorateur John C. Fremont l’engage comme guide pour traverser les Montagnes Rocheuses. Au cours de ces expéditions, Carson et ses éclaireurs attaquent, sous des prétextes divers, de nombreuses petites tribus pacifiques de Californie. A la fin de son contrat, Kit Carson s’établit à Taos, au Nouveau-Mexique.
Quand éclate la guerre contre le Mexique, Carson s’engage sous les ordres du général Stephen W. Kearny comme guide et courrier. Son plus célèbre fait d’armes est d’avoir franchi les lignes mexicaines et alerté la flotte américaine de San Diego afin de délivrer les troupes de Kearny encerclées près de Los Angeles. L’année suivante, il est reçu à Washington par le président James K. Polk qui le nomme "héros national". Il retourne ensuite à Taos où il devient fermier. Il sert de guide aux soldats contre les Utes et les Apaches Jicarillas qui menacent la piste de Santa Fé. Il devient responsable d’une agence indienne en 1853, puis colonel d’un régiment de Volontaires du Nouveau-Mexique, donnant la chasse aux Apaches, Navajos et Kiowas.
En 1861, il démissionne de son poste d’agent indien et s’engage sous les ordres du général James H. Carleton. Carson poursuit les Apaches Mescaleros avec la plus grande opiniâtreté et finit par contraindre les survivants à s’exiler à Bosque Redondo, une réserve insalubre près de Fort Sumner.
En 1864, Carleton donne l’ordre à Kit Carson de poursuivre les Navajos du chef Manuelito qui refusent de rejoindre Bosque Redondo. Carson et ses hommes pénètrent dans le Canyon de Chelly, le sanctuaire des Navajos, capturent bétail et chevaux, brûlent les récoltes et abattent les arbres, en particulier des milliers de magnifiques pêchers, la fierté des Navajos. Les Navajos lutteront jusqu’à l’épuisement, mais seront forcés de s’exiler à Bosque Redondo.
Kit Carson conduit en novembre 1864, près d’Adobe Walls au Kansas, une attaque contre un camp de Kiowas et de Comanches. Le lendemain, les guerriers indiens obligent la troupe de Carson à se réfugier au Fort Bascom.
Promu brigadier-général à la fin de la Guerre de Sécession, Carson représente l’armée au traité de Little Arkansas conclu en 1865 avec les tribus des Plaines du sud. Il quitte l’armée en 1867.
Il meurt l’année suivante à Fort Lyon, au Colorado. Son nom a été donné à la capitale de l’Etat du Nevada.