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Auguste de Rambaud

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Auguste de Rambaud
Publié le:24/04/2011

Commissaire des guerres, secrétaire du gouvernement de Versailles, traducteur.


Gravure ancienne : Uniforme de commissaire des guerres au début de la Restauration.
Gravure ancienne : Uniforme de commissaire des guerres au début de la Restauration.
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD

Auguste de Rambaud naît le 11 janvier 1786 et est baptisé le lendemain à la paroisse Saint-Louis de Versailles. Il meurt à Mexico le 9 janvier 1834, à  l'âge de 47 ans. Auguste est le fils d'Agathe de Rambaud, qui élève le futur Louis XVII et de Messire André Benoît Thérèse de Rambaud, écuyer, capitaine d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Sa mère vit au château de Versailles avec le Dauphin, la famille royale et les membres de la Maison des Enfants du Roi. Ce roi Louis XVI, dont il va choisir de porter le vrai prénom usuel, et pas ceux de ses oncles, Georges Pléville Le Pelley et Benoît Mottet de La Fontaine. Auguste est orphelin très jeune et presque dès sa naissance, il est élevé par sa tante Marie Madeleine Mottet (1767-1817). Pendant ce temps, sa mère a été plus qu’une mère pour le futur Louis XVII, comme l'écrit l’historien Alain Decaux. Son oncle est Messire Pierre de La Brousse de Senesac, écuyer, seigneur de Bontems,  maréchal des logis de Messieurs les gardes du corps du Roy (= capitaine de 1ère classe dans l'armée), compagnie du Luxembourg, chevalier de l'ordre militaire royal de Saint Louis. Auguste est élevé avec sa soeur, Madeleine Célinie de Rambaud et le futur colonel-baron Louis de La Brousse (1788-1842). Hélas, son oncle doit émigrer fin 1790. Il est colonel à l'armée de Condé pendant 8 ans [1]. Auguste est alors élevé par son grand-père, Louis Melchior Mottet (1735-1811), ancien commissaire-général (= chef d'escadre) de la Marine. Après la fuite de sa mère, le 10 août 1792, racontée par Cléry, ils essaient de se cacher à Paris [2]. Mais sa soeur meurt pendant la Terreur.  Le cauchemar se termine et Auguste devient le 22 janvier 1804, employé au Ministère de la Marine, puis commissaire de 1ère classe à Toulon. Mais, la Marine française n'existant plus, en dehors des ports et de quelques navires corsaires, Rambaud accepte un poste de contrôleur des contributions directes, le 8 novembre 1810.

Royaliste, Auguste de Rambaud suit Louis XVIII à Gand. Le roi le nomme commissaire de guerre-adjoint titulaire et il est fait chevalier de la légion d’honneur. Hélas, il semble avoir comploté avec Chateaubriand lors de laConspiration du bord de l'eau. Le ministre, le duc de Feltre, recommande de le nommer à Paris, en 1816, pour mieux l'observer. Il annote dans son dossier :  sujet dangereux… à surveiller. Il est d'ailleurs mis en demi-solde le 16 octobre 1818. Auguste de Rambaud qui vient de se marier  à Thérèse-Françoise Gaudelet d'Armenonville le 8 juillet 1817 [2] devient secrétaire du gouvernement de Versailles. Le prince de Poix, ami de sa mère, étant très malade à Mouchy, Auguste de Rambaud le remplace comme gouverneur de la Maison royale de Versailles et de Trianon, lieutenant général, marguillier d'honneur de la paroisse et secrétaire général du gouvernement de Versailles [3]. C'est dans l'ancien hôtel particulier de la Pompadour que naît son fils, Ernest de Rambaud. Comme va l'écrire sa mère, Agathe Mottet à Charles X :  celui  qui était à tous égards son bienfaiteur décède le 15 février 1819. Elle dit aussi qu'il s'est  à cette époque déterminé à passer dans l'Inde où une puissante famille pouvait lui assurer quelque ressource pour améliorer son sort.  Toutefois si sa famille occupe aux Indes, qui est presque anglaise, des fonctions importantes dans l'administration et l'armée du protectorat britannique d'Hyderabad, il n'obtient pas  la restitution de la loge française de Cassimbazar [4]. Dans la réalité, il est envoyé par le roi en 1820 aux Indes en tant que directeur de cette loge [5] et il ne peut la récupérer dans cette tâche comme son prédécesseur. Auguste ne peut récupérer son poste à son retour en France.  Il devient juste agent comptable des vivres, à Vendôme, à partir du 1er juin 1824. Il quitte sa femme et ses enfants pour se rendre en Amérique, où il donne des leçons de français pour vivre. Auguste de Rambaud est mort à Mexico le 17 juillet 1834[6].

 

SA FAMILLE

 

Uniforme d'ingénieur géographe de la Marine avant 1789
Uniforme d'ingénieur géographe de la Marine avant 1789
© anonyme
gravure ancienne
Son père, Benoît-Thérèse de Rambaud,  est né le 13 octobre 1750, à Marseille, et baptisé le lendemain à la paroisse des Accoules. Il est décédé à l’hôpital de Saint-Louis du Sénégal et inhumé au cimetière européen de cette ville. Le futur écuyer et lieutenant-colonel Benoît-Thérèse de Rambaud est le fils d'un membre de la famille Rambaud appartenant à la bourgeoisie de Marseille  qui porte : D'azur à un lion d'or lampassé de gueules rampant contre un rocher d'argent et regardant un soleil d'or mouvant de l'angle dextre du chef  [7]. André, à l'âge de 14 ans, devient déjà Aide de port à La Martinique. De là, il part aux Indes orientales, puis lors de l’annexion de la Corse à la France, il est présent en tant qu’ingénieur-géographe de la Marine. Le 1er septembre 1778, André de Rambaud est nommé lieutenant à la Troisième légion des volontaires étrangers de la Marine du colonel d'Argoult. Quand il est blessé à Negapatnam, puis plus grièvement à Gondelour, Suffren observe que cet officier est rempli de zèle et de valeur militaire soutenue d'une très bonne conduite. Il obtient pour ce jeune officier la croix de chevalier de Saint-Louis et le grade de capitaine. Par contre, il n'est pas décoré de l'Ordre national de Cincinnatus,ce qui est certainement dû au fait qu'il est déjà reparti à l'époque des attributions. En revanche, Barras, qui combattait à ses côtés, l'est, alors qu'il s'est rendu et a été chassé de la Marine par le maréchal de Castries, ministre de la Marine. Il se marie à son retour en France avec Agathe Rosalie Mottet. Leur acte de mariage est présenté, avec ceux d'autres habitants de Versailles célèbres, aux Archives municipales de cette ville. Il est vrai que les témoins du marié sont Suffren et Thomas Villaret de Joyeuse.Sa femme, Agathe Rosalie Mottet va élever le futur Louis XVII de sa naissance à son emprisonnement au Temple. Benoît-Thérèse est nommé commandant de la troupe du Sénégal. Il doit gouverner le royaume au coeur de l'Afrique. Toutefois, le chevalier de  Boufflers nous dit que la compagnie du Sénégal ne respecte pas ses engagements vis-à-vis d'André. Il ne peut rejoindre le fort Saint-Joseph à Galam et décède des fièvres, comme ses hommes, à son retour à Saint-Louis.

 

Agathe de Rambaud, née Mottet, par Jacques Commarmond.
Agathe de Rambaud, née Mottet, par Jacques Commarmond.
d'après des gravures d'époque. Cette toile est un cadeau du Docteur Jacques Commarmond à son ami Guy de Rambaud.
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD

Sa mère, Agathe Mottet,  plus connue sous le nom de Madame de Rambaud, est née à Versailles et est baptisée en l'église Saint-Louis de Versailles le 10 décembre 1764 [8]. Agathe est morte à Aramon, dans le Gard, le 19 octobre 1853 et enterrée à Aramon, puis au cimetière Saint-Véran, à Avignon, mais en 1891. Agathe Mottet se marie vingt jours avant la naissance du duc de Normandie (= Louis XVII), le 7 mars 1785,  avec André de Rambaud, protégé de Suffren, ami de Villaret de Joyeuse. Son mari, Benoît-Thérèse de Rambaud, meurt en revenant d’une expédition à Galam, au coeur de l'Afrique Noire, le 5 octobre 1787. Agathe est à Versailles la berceuse des Enfants de France, puis aux Tuileries elle est attachée à la personne du Dauphin, le futur Louis XVII. Elle est la personne la plus proche de ce prince, comme le rappellera Alain Decaux, de sa naissance au 10 août 1792. Après l'avoir protégé des années pendant les funestes journées révolutionnaires, elle doit s'enfuir ce 10 août, après la prise des Tuileries, avec le fidèle Cléry. Il racontera, dans son Journal, comment ils ont évité de peu les prisons des massacreurs de septembre. Alors que son cher Dauphin est emmené au Temple, elle demande néanmoins à être emprisonnée avec lui pour pouvoir le servir à nouveau. Puis, Agathe de Rambaud, comme tous les autres fidèles serviteurs de la famille royale, doit se terrer. Elle verra sa fille, Marie Célinie, mourir de privations. Thermidor sauve Agathe et son fils, dont le prénom usuel est Auguste, comme le roi-martyr. Son beau-frère, Georges-René Pléville Le Pelley devient amiral et ministre. Le frère d'Étienne Guillaume Picot de Bazus, un autre de ses beaux-frères, le savant Philippe Isidore Picot de Lapeyrouse, est maire de Toulouse. Elle revoit même par la suite son ami, le prince de Poix. Connaissant le comte de Provence et Artois, elle, ainsi que le prince de Poix, ne s’attendent qu’à de l’ingratitude des frères de Louis XVI sous la Restauration. La naissance de Louis XVII avait contrarié les plans du futur Louis XVIII. Marie-Antoinette avait empêché de peu que son bébé mange du verre pilé introduit dans sa nourriture. Sous la Restauration, Agathe touche néanmoins une pension, qui s’ajoute à ses revenus qui sont d’environ 10.000 francs, somme assez considérable. Elle est invitée régulièrement aux Tuileries et rencontre la duchesse d’Angoulême et surtout la duchesse de Berry, princesse qui fréquente aussi sa cousine, mariée à un Russell  de Swallowfield. Avec le général Wellington, cette grande Dame va permettre à Édouard de Warren, cousin d’Agathe, de devenir officier dans l’armée anglaise des Indes.  Madame de Rambaud dans les années 1830 va avoir 70 ans, et même ses rares ennemis disent qu’elle en paraît 10 ans de moins. C’est quelqu’un de très moderne et même si désormais des romans de gare la disent très bigote, ses amis ecclésiastiques lui reprochent de ne pas être catholique pratiquante. La réalité est que sa famille et ses proches sont tous francs-maçons, tout en étant royalistes. Ce qui, à l’époque, était possible en France, comme de nos jours de Madrid à Oslo, et bien entendu à Londres. Quand en 1834, Naundorff, un étrange personnage venu de Prusse, arrive à Paris et prétend être Louis XVII. Agathe le rencontre et après une série de questions, en arrive à la conclusion qu’il est son prince. Celui-ci va vivre plus d’un an chez elle, en étant malade. Agathe de Rambaud va reconnaître sur son corps les mêmes marques et cicatrices qu'elle avait observées chez le Dauphin et confronter ses souvenirs avec le prétendant. Convaincue de la justesse de sa cause, elle devient l'un des plus fidèles partisans de ce Naundorf et regroupe autour d'elle d'autres anciens proches de la famille royale. Commence alors ce qui sera le dernier combat de sa vie, le plus passionné aussi, pour faire reconnaître son prince et le faire rétablir dans ses droits et prérogatives. Elle n’est en rien sénile. Au contraire, son témoignage pousse ceux qui la connaissent à reconnaître le prince, comme par exemple le comte Charles d’Hozier ou à être fortement ébranlé dans leurs convictions. C’est le cas aussi du duc Sosthène de La Rochefoucauld, sorte de ministre de la culture de Charles X, et espion de la duchesse d’Angoulême, qui n’a aucune envie de partager son énorme héritage. Elle n’est en rien intéressée, comme le proclame aujourd’hui des personnes qui ne connaissent pas cette énigme. Bien au contraire, elle se ruine pour son prince, comme le prouvent les actes notariés de sa famille. Sa mère passe ses dernières années à Avignon, chez sa petite-fille, qui possède un hôtel particulier au pied du palais des Papes. Elle décède dans une métairie appartenant au mari de sa petite-fille à Aramon.

 

Sceau Mevouillon
Sceau Mevouillon
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Blason des Rambaud : d'azur à un lion d'or lampassé de gueules rampant contre un rocher d'argent et regardant un soleil d'or mouvant de l'angle dextre du chef  [9]. Du temps des persécutions contre les protestants on retrouve aussi des Rambaud, venant du Dauphiné, en Charente, les Maillou et La Roque [15]. Les blasons de ces deux familles et celui des Rambaud de Marseille ressemblent étrangement au sceau des ancêtres probables de Pons Rambaud, les Mevouillon.

 

 

 

La descendance d'André Rambaud

 

André Rambaud (1438-1503)

  x 1483  Annette Richier (1465-1532)

  I

  | --> Jeanne Madeleine Rambaud  

  |      x  Olivier Martin de Champoléon (1454-1536)

  |      |     

  |      | --> Marguerite Martin de Champoléon (ca1500-1568)

  |      I      x 1517 Georges Serre du Rivail (ca1480-1540)

  I      I      I

  I      I      I --> Jeanne Serrre du Rivail (1520-15??)

  I      I      I     x 1540 Antoine de Bosse (1520-1544)

  I      I      I     I

  I      I      I     I --> Louis de Bosse (1520-15??)

  I      I      I     I      x Antoinette du Périer 

  I       I      I     I     I

  I      I      I     I      I --> Isabeau de Bosse 

  I      I      I     I      I      x Antoine David 

  I       I      I     I      I     I

  I      I      I     I      I      I -->  Hélène David

  I      I      I     I      I      I      x 1645 Étienne Lions (ca1620-1692)

  I       I      I     I      I     I      I

  I      I      I     I      I      I      I -->  Antoinette Lions (1649-1708)

  I      I      I     I      I      I      I       x  1665 Abraham Jordan (1638-1702)

  I       I      I     I      I     I      I       I

  I      I      I     I      I      I      I       I -->  Hélène Jordan (1689-17??)

  I      I      I     I      I      I      I       I      x  1711Claude II du Puy 

  I       I      I     I      I     I      I       I      I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I -->  Marie Elizabeth du Puy (1719-1798)

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       x  1741 Jacques II Périer (1703-1782)

  I       I      I     I      I     I      I       I      I       I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I -->  Rose Euphrosine Périer (1748-1797)

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I     x  1766 Pierre François Duchêne (1749-1821)

  I       I      I     I      I     I      I       I      I       |     I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I     I -->  Philippine Duchêne  (1769-1852)

  I       I      I     I      I     I      I       I      I       I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I -->  Marie Elizabeth Périer (174?-1792)

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I     x  1765 Pierre Jordan (1727-1791)

  I       I      I     I      I     I      I       I      I       I     I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I     I -->  Camille Jordan (1771-1821)

  I       I      I     I      I     I      I       I      I       I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I -->  Claude II Périer (1742-1801)

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I     x  1767 Marie Charlotte Pascal (1749-1821)

  I       I      I     I      I     I      I       I      I       I     I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I     I -->  Augustin Périer (1773-1833)

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I     I     x  1798  Églantine de Berckheim (1772-1863)

  I      I      I     I      I     I       I       I      I       I     I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I    I --> Casimir Périer (1777-1832)

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I    I      x  1805  Marie-Cécile Loyer (1788-1865)

  I      I      I     I      I     I      I       I      I       I     I      I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I    I      I --> Auguste Casimir-Perier (1811-1876)

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I    I      I     x  1841  Camille Fontenillat (1823-1907)

  I      I      I     I      I     I      I       I      I       I     I      I     I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I    I      I     I --> Jean Casimir-Perier (1847-1907)

  I      I      I     I      I      I      I       I      I       I    I      I     I      x  1873  Hélène Perier-Vitet (1854-1912)

  | --> Guélis II Rambaud 

  |      x 1516  Anne Matheron de Peynier

  |      |     

  |      | --> Antoine Rambaud

  |      |    

  |      | --> Jacques Rambaud

  |      |     

  |      I --> Marguerite Rambaud

  |      I    x  1535 Simon Montauban du Villard 

  I      I    I 

  I      I    I --> Isabeau de Montauban-Rambaud

  I     I          x 1581 Joseph de Martinel

  I      I        I

  I      I        I --> Jacques de Martinel  (1583-1615)

  I      I      I     x 1604 Blanche Alleman d'Allières (ca 1585-1627)

  I      I      I     I

  I      I      I     I --> Bonne de Martinel  (1520-15??)

  I      I      I     I      x  1621 Antoine Caritat de Condorcet (ca1600-1660)

  I       I     I     I      I

  I      I      I     I      I --> Laurent Caritat de Condorcet 

  I      I      I     I      I       x  1668 Marie Yse de Rosans 

  I       I      I     I      I     I

  I      I      I     I      I      I -->  Antoine II Caritat de Condorcet 

  I      I      I     I      I      I      x 1693 Judith Amieu 

  I       I      I     I      I     I      I

  I      I      I     I      I      I      I -->  Antoine III Caritat de Condorcet (1700-1746)

  I      I      I     I      I      I      I       x  1740 Marie Madeleine Gaudry (ca1720-1784)

  I       I      I     I      I     I      I       I

  I      I      I     I      I      I      I       I -->  Nicolas Caritat de Condorcet (1743-1794)

  I      I      I     I      I      I      I       I      x  1786  Sophie de Grouchy (1764-1822)

  I       I      I     I      I     I      I       I      I

  I      I      I     I      I      I      I       I      I -->  Elisa Caritat de Condorcet (1790-1859)

  I      I      I     I      I      I      I       I      I     x Arthur O'Connor (1763-1852)

  |     

  | --> Antoine Rambaud 

  |       x Jeanne Montauban du Villard 

  |      |     

  |      I --> (hyp) Honorat Rambaud

  |      I                 x  Catherine Fabre

  I      I                 I 

  I      I                 I --> André II Rambaud

  I      I                 I

  I      I                 I --> Pierre Rambaud

  I      I                 I        x 1585 Lucresse Reynier-Manoly

  I      I                 I        I     

  I      I                 I        I --> Jeanne Rambaud 

  I      I                 I        I       x 1629 Jean Christophe de Tournon

  I      I                 I        I       

  I      I                 |        I --> Diane de Tournon  

  I      I                 I        I       x  1662 Antoine de Chateauneuf

  I      I                 I        I     

  I      I                 I        I --> Melchion  Rambaud 

  I      I                 I        I       x  1629 Alexandra de Lavison

  I      I                 I        I       I     

  I      I                 I        I       I --> Magdalene Rambaud 

  I      I                 I        I       x  1644 Claude Gabriel de Molieres 

  I      I                 I        I     

  I      I                 I        I        I --> Jean Rambaud 

  I      I                 I        I        I       x  1655 Jeanne Maillet (fille de Jehanote de Rians)

  I      I                 I        I        I       I 

  I      I                 I        I        I       I --> Jacques Rambaud 

  I      I                 I        I        I       I       x  1698 Catherine Chappus

  I      I                 I        I        I       I       I

  I      I                 I        I        I       I       I --> Jean II Rambaud 

  I      I                 I        I        I       I       I        x  1730 Magdeleine Lieutaud

  I      I                 I        I        I       I       I        I

  I      I                 I        I        I       I       I        I --> Ursule Rambaud 

  I      I                 I        I        I       I       I        I       x  1757 Georges-René Pléville Le Pelley

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I --> Marie Thérèse Pléville Le Pelley

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      x  1777 Luc Laugier-Pléville

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I --> Marie Désirée Laugier-Pléville

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     x  Jean-Théodore Nicolas-Pléville

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     I --> Thérèse Coralie Nicolas-Pléville

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     I     x  Amédée Couret-Pléville

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I --> Lucie Joséphine Couret-Pléville

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I      x  Ernest Vallée

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I --> Marguerite Vallée

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     x Fernand Bourdet

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I --> Édouard Bourdet

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     x 1909 Catherine Pozzi

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I    I -->  Claude Bourdet

  I      I                 I        I        I       I       I        I

  I      I                 I        I        I       I       I        I --> Jean Michel Rambaud 

  I      I                 I        I        I       I       I        I

  I      I                 I        I        I       I       I        I --> Benoît-Thérèse de Rambaud  

  I      I                 I        I        I       I       I        I       x  1785 Agathe Mottet

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I --> Auguste de Rambaud  

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      x  1817 Françoise Gaudelet d'Armenonville

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I --> Ernestine de Rambaud  

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     x  1844 Léon Verger 

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     I --> Louise Félicité Verger

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     I     x 1868  Eugène Gaillard de S G

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I --> Yvonne Gaillard de Saint Germain

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I      x 1934 Michel Hurault de Vibraye

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I --> Roger Gaillard de S G

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     x Marguerite Collette

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I --> Gen. Jacques Gaillard de S G

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     x 1939 Marie Soulez

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I --> Ulric Gaillard de Saint Germain

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     x  Marie-Thérèse Mariani

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I --> Roger Gaillard de S G

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     x  1948 Nicole des Plas

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     I --> Yannick Gaillard de S G

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     I     x  1975 Jacques de Gaulle

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I --> Raoul Gaillard de Saint Germain

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I      x 1912 Ludovie Lallet de Montulle

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I --> Gen. Raymond Gaillard de S G

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     x  1943 Thérèse Becquet de M

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I --> Arthur Gaillard de Saint Germain

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I      x 1919 Marie Lacretelle

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I --> Gaston Gaillard de Saint Germain

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I      x 1912 Suzanne Duflot

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I --> Ernest de Rambaud  

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      x  1868 Marguerite  Le Clerc de Pulligny 

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I --> Jean de Rambaud

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     I     x (2)  Ernestine Million

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I --> Pauline de Rambaud

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I      x 1943 Désiré Roy

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I --> Christian Roy-de Rambaud

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     x Susan Heubusch

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I   

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I     I     x (1)  Eugénie Renault

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I --> Gérard de Rambaud

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      I    I      x 1922 Valentine Odant

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I --> Edouard de Rambaud

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     x 1946 Monique Lecouteux

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I --> Michel de Rambaud

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     x 1952 Françoise Coëffet

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I    I -->  Guy de Rambaud

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     I     x Nadia Arrivé

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     I

  I      I                 I        I        I       I       I        I       I      I      |    I     I     I      I --> Olivier de Rambaud

 

 

 

Pour mieux connaître son ascendance Mottet (famille de sa mère) :

ALLER A FAMILLE MOTTET DE PROVENCE

ALLER A FAMILLE MOTTET D'ILE-DE-FRANCE

 

SA JEUNESSE  

 

SON ENFANCE (1786-1804) 

 

Acte de baptême d'Auguste de Rambaud, Registres paroissiaux AD 78
Acte de baptême d'Auguste de Rambaud, Registres paroissiaux AD 78
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Benoît Auguste George de Rambaud (1) naît le 11 janvier 1786 et est baptisé le lendemain à la paroisse Saint-Louis de Versailles. Ses parents se sont certainement connus du fait de l'oncle de sa mère, Benoît Mottet de la Fontaine, Commissaire ordonnateur à Pondichéry, aux Indes, où son père s’est distingué à la bataille de Gondelour. Sur le registre paroissial de Saint-Louis, on peut lire : L'an 1786, le 12 janvier, Benoît Auguste George, né hier, fils légitime de Messire André Benoît Thérèse de Rambaud, écuyer, capitaine d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et de Dame Agathe Rosalie Mottet. Le parrain Messire George René Pléville Le Pelley, capitaine des vaisseaux du Roi, chevalier des ordres militaires de Saint-Louis et de Cincinnatus. la marraine, Dame Jeanne Agathe de la Rivière, épouse de Louis Melchior Mottet, premier commis de la Marine, grand-mère de l'enfant…lesquels et le père présent ont signé avec nous [10]. 

 

Georges-René Pléville Le Pelley
Georges-René Pléville Le Pelley
Huile sur toile, fin XVIIIe siècle, Musée du Vieux Granville
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Son père, Benoît-Thérèse de Rambaud est présent à son baptême, mais après le 30 mars 1787, il part prendre le commandement des troupes du Sénégal et administrer le royaume de Galam, que la Compagnie du Sénégal et le roi lui confient. Auguste a 15 mois, il ne reverra jamais son père qui meurt et est enterré à Saint Louis du Sénégal. Le parrain d'Auguste est son oncle, Georges-René Pléville Le Pelley, futur ministre de la marine (07/1797 - 04/1798). Il est toujours là pour aider sa famille dès qu'il le peut. Il a perdu son fils en 1783, donc il reporte son affection sur Auguste.

 

Auguste est élevé par ses grands-parents et surtout sa tante Marie Madeleine Mottet et son mari le colonel Pierre Louis de La Brousse de Senesac, avec sa sœur Madeleine Célinie, d'un an à peine sa cadette et leur fils aîné le futur colonel-baron Louis Marie de La Brousse. Les Mottet et les Le Proux de La Rivière forment des familles nombreuses vivant autour de l'église Saint-Louis de Versailles ou y revenant fréquemment. La plupart sont des conseillers du roi, des Commis de la Marine ou des officiers de la Maison militaire du roi.

 

Hélas, la Révolution va venir bouleverser cet univers heureux. Auguste a quatre ans. Agathe, sa mère se retrouve avec le Dauphin aux Tuileries jusqu’au 10 août 1792, où elle échappera de peu à la mort. Cléry raconte leur évasion dans un chapitre de ses Mémoires. À Versailles, à cette époque, Louis-Melchior Mottet, son grand-père ne touche plus ni sa pension de commissaire, ni celle d'invalide de la marine. Ses oncles ne peuvent partir aux colonies malgré l'offre du grand oncle Benoît Mottet de la Fontaine, commissaire-ordonnateur aux Indes orientales, de se charger de l'un d'eux. Le pain manque. On décapite un peu partout les nobles et les partisans du roi. Le grand-père de la future Femme de Benoît, Jean-Baptiste Gaudelet d'Armenonville, qui travaillait pour la ferme générale, est brutalisé par des émeutiers et perd ses biens car son fils doit émigrer. Le prince de Poix, l'ami de la famille, réussit à s'échapper de prison grâce à des documents compromettants pour un révolutionnaire nommé Pétion. Mais, l'homme qui l'a élevé, son oncle de La Brousse, doit émigrer. Même la tête de son parrain pourtant très favorable à la Révolution Georges-René Pléville Le Pelley est mise à prix. Le cadavre d'un autre ami et même protecteur de son père, l'amiral Suffren est déterré et jeté aux ordures. 

 

Après son évasion des Tuileries, sa mère va demander à être incarcérée au Temple avec le Dauphin. Elle est prête à abandonner Benoît et Madeleine Célinie (qui n'ont que six et cinq ans) pour aller en prison avec le Dauphin (Charles Louis) et le roi. Cette grâce, comme elle l'écrit, lui est refusée. Elle s'installe alors à Paris. Comment survivent-ils aux violences révolutionnaires ? Il se peut que son beau-frère les ait protégé grâce à ses amis dans le gouvernement révolutionnaire. Mais la sœur d'Auguste meurt à cette époque de privations, car les notaires sont surveillés et guillotinés s'ils aident les nobles.

 

COMMISSAIRE DE LA MARINE (1804-1810)


Vue de la ville et de la rade de Toulon sous l'Empire.
Vue de la ville et de la rade de Toulon sous l'Empire.
© Anonyme
Gallica
Orphelin, abandonné par sa mère jusqu’à l‘âge de 7 ans, se cachant ensuite des révolutionnaires,  Auguste de Rambaud a heureusement un parrain qui devient ministre de la Marine sous le Directoire et est fait sénateur et grand officier de la légion d’honneur par Napoléon. Il meurt en 1805 et conserve beaucoup d'amis au gouvernement. 

 

Auguste devient le 22 janvier 1804, employé au ministère de la Marine, où une grande partie de sa famille et ses amis avaient servi avant lui. Il reste à ce poste parisien jusqu'au 7 juillet 1806. Il part la même année à Toulon pour y être commissaire de deuxième classe de la Marine. La marine essaie de survivre à la bataille de Trafalgar. Le port de Toulon n'a plus l'aspect d'avant la Révolution. Malgré cela son avancement est rapide. Le 1er janvier 1808, Auguste est nommé commis de 1ère classe à Toulon et il est à Lorient, jusqu'au 1er septembre 1810, port que son père connaissait bien.

 

Mais, la Marine française n'existant plus, en dehors des ports et de quelques navires corsaires, Auguste de Rambaud accepte un poste de contrôleur des contributions directes, le 8 novembre 1810. Il est contrôleur jusqu'au 1er janvier 1814.

 

L’épopée napoléonienne se transforme en déroute. Les morts sont nombreux. Notre production économique et nos ventes chutent. L’empereur devient très impopulaire, mais la presse est censurée, les opposants fusillés. L‘armée et la police rendent impossible tout changement de régime politique.


L'ARMÉE DU NORD (1814-1815) 

 

Louis XVIII faisant ses adieux avant de partir en exil de Lille à Gand.
Louis XVIII faisant ses adieux avant de partir en exil de Lille à Gand.
© Debucourt (d'après un tableau du chevalier de Basserode)
http://www.thierryprouvost.com/Screpel-Mottez.html
Le 1er janvier 1814, c'est le début de la campagne de France, Auguste de Rambaud donne sa démission et accueille les troupes alliées et le retour des Bourbons avec joie. Le 24 avril 1814, le roi débarque à Calais. 

 

Mais le 1er mars, Napoléon revient de l'île d'Elbe et le 20 mars Rambaud choisit de suivre Louis XVIII à Gand. Le roi le nomme commissaire de guerre-adjoint titulaire. Le commissaire des guerres agenouillé devant le roi sur la gravure à droite c'est peut-être Auguste de Rambaud. 

 

Il fait partie en cette qualité du corps d'armée du duc de Berry et le 19 avril 1815, il fait la campagne dans cette armée royale du Nord. Cette armée regroupe surtout des gardes du corps du roi et des volontaires royaux venant de toutes les villes du Nord de la France. A la rentrée des armées alliées en France, ces partisans de la cause royale poussent au soulèvement les populations des Flandres, s'emparent de dix-sept villes, dont Lille, Dunkerque, Arras, Bapaume... Il préserve ainsi de l'occupation deux provinces et récupère beaucoup d'armement et 6 millions de francs.

 

Louis XVIII revient à Paris le 8 juillet 1815.

 

 Auguste de Rambaud figure comme commissaire de guerre-adjoint titulaire dans l'Almanach royal de 1816 et dans celui de 1817. Les commissaires des guerres, subordonnés au commandement, sont chargés des ravitaillements (munitions, vivres, fourrages, habillement, ambulances) et des vérifications des dépenses. L'époque impériale a connu quelques grands administrateurs militaires tels que Daru et les généraux Dejean, Lacuée et Mathieu Dumas. Auguste côtoie à Gand, un aïeul du général-comte de Hautecloque, dit Leclerc, lui aussi commissaire des guerres.

 

PARIS (1815-1818) 

 

Auguste de Rambaud est chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'honneur.
Auguste de Rambaud est chevalier de l'Ordre Royal de la Légion d'honneur.
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Revenu en France, Auguste de Rambaud est surveillé par des espions du duc de Feltre qui recommande de le nommer à Paris, en 1816, pour mieux l'observer. Il annote dans son dossier : sujet dangereux… à surveiller. Il est vrai que le duc de Feltre, Clarke de son vrai nom, avait déjà agi de même avec Bonaparte, en Italie. D'après l'Empereur :  il alla jusqu'à demander au Directoire d'Italie s'il y aurait la possibilité de me faire arrêter… qui lui répondit qu'on devait s'éviter toute peine et n'y point songer… Clarke n'avait aucune habitude du commandement ; son genre d'esprit était celui d'un observateur : il s'occupe au quartier général, pendant la bataille de Rivoli à faire des recherches sur les officiers particuliers; cela en mécontenta plusieurs et lui attira des désagréments  [11].

 

Malgré cet ennemi puissant, il reste commissaire de guerre-adjoint, jusqu'en 1817. On le fait même chevalier de l'ordre royal de la légion d'honneur, le 23 octobre 1816. Toutefois, il doit rester à Paris et est surveillé par la police de Fouché. Chateaubriand dit de cet autre traître : Fouché venait jurer foi et hommage à son seigneur; le féal régicide, à genoux, mit les mains qui firent tomber la tête de Louis XVI entre les mains du frère du roi  ; l'évêque apostat fut caution du serment. 

 

Auguste de Rambaud est mis en demi-solde.
Auguste de Rambaud est mis en demi-solde.
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Auguste de Rambaud est toujours commissaire des guerres et est fait chevalier de la légion d’honneur par Louis XVIII :

 

Honneur et patrie Brevet de Chevalier série 5 n° d'ordre 1259 Ordre royal de la légion d'honneur Louis par la grâce de dieu, roi de France et de Navarre, chef souverain et grand maître de l'ordre royal de la légion d'honneur, à tous ceux que ces présentes verront salut Voulant donner une preuve de notre satisfaction royale au sieur de Rambaud Benoît Auguste Georges, né le onze janvier 1786, à Versailles, département de Seine et Oise, Commissaire des guerres adjoint, pour les services qu'il nous a rendus et à l'état. L'avons nommé Chevalier de l'ordre royal de la légion d'honneur pour prendre rang dans la légion à compter du 18 janvier 1816 et jouir du titre de chevalier et de tous les honneurs et prérogatives qui y sont attachées. Donné au château des Tuileries, le 23 octobre de l'an de grâce 1816 et notre règne le vingt deuxième. Signé Louis Par le Roi, Chef souverain et grand Maître Le grand chancelier de la légion d'honneur. Signé Mac Donald vu, vérifié et enregistré Registre 1 f.126 Le secrétaire général de l'ordre signé Comte Hulot d'Osery Certifie la présente copie conforme à l'original qui nous a été présenté. L'Intendant militaire du Loir et Cher Waré (cachet de l'intendant)

Ministère de la Guerre Direction Générale de l'administration Enregistrement n° 118 Délivré gratis.

 

Mais, il se retrouve, comme tant d'autres, en demi-solde, le 16 octobre 1818. Vu la date et ses idées, il a certainement été mêlé à la conspiration du bord de l'eau,  avec Chateaubriand et un certain nombre d'officiers royalistes.

 

Par ordre de son Excellence le Ministre de la Guerre Le secrétaire général du Ministère

Certifie à tous qu'il appartiendra, qu'il résulte des pièces déposées par les que M. de Rambaud (Benoît Auguste George), né le 11 ja nvier 1786 à Versailles (Seine et Oise) a été employé 

1°  au Ministère de la Marine depuis le 22 janvier 1804, jusqu'au 7 juillet 1806 

2° en qualité de commis de la Marine de 2e classe à Toulon le 7 juillet 1806 Commis entretenu en 1ère classe au même port et ensuite à Lorient le 1er janvier 1808, jusqu'au 1er septembre 1810 

3° qu'il a été nommé contrôleur des contributions directes le 8 novembre 1810 & a servi en cette qualité jusqu'au 1er janvier 1814 

4° qu'il a été nommé adjoint aux commissaires de guerre le 19 avril 1815 et continue à percevoir la demi-solde de ce grade.

Certifie en outre qu'il a fait la campagne de 1815 à l'armée Royale du Nord

En foi de quoi il a délivré le présent Certificat pour servir et valoir ce que de raison. 

Fait à Paris le 14 juin 1824. 

 

Auguste ne perçoit plus qu’une demi-solde de 1.200 francs par an. 

 

SON MARIAGE (1817)

 

Françoise Gaudelet d'Armenonville-de Rambaud, puis d'Allonville.
Françoise Gaudelet d'Armenonville-de Rambaud, puis d'Allonville.
© Candide Blaize
Archives Rodolphe Gaillard de Saint Germain
Le 8 juillet 1817, Auguste de Rambaud se marie avec Thérèse Françoise Gaudelet d'Armenonville. Il a 31 ans, sa femme en a 17 à peine. Le mariage a eu lieu à Paris. Son épouse est la fille d'un ancien inspecteur général de tous des services, près des troupes alliées (anglaises), pour le département de la Seine, puis celui du Nord, en 1815. Son beau-père, François Gaudelet d'Armenonville a fait une  déclaration énergique à la tête de ses camarades lors de la rentrée du roi en juillet 1815, a été publié dans tous les journaux.. Il est entrepreneur au service des fourrages à Meaux. Cet ancien émigré est devenu très anti-bonapartiste quand l'empereur a nationalisé sa manufacture des tabacs de Morlaix. La faillite de sa banque, dont parle l'empereur et qui selon Cambacérès a été la première d'une longue bien trop longue liste, a achevé d'en faire un ennemi de l'usurpateur. Comme son père,  Jean-Baptiste III Gaudelet 

d’Armenonville, dernier trésorier de la Marine de Louis XVI, a été ruiné par la Révolution. Son oncle est le général-comte Louis Groult des Rivières, qui commandait les Suisses du comte d'Artois avant 1789, veuf de la fille unique du maréchal de La Fare et  nièce du cardinal-duc Étienne Joseph de La Fare, l'ennemi des jansénistes.

 

Côté maternel, la famille de Thérèse Françoise est plus modérée au niveau des idées et des actes. Son grand-père, Armand Joseph Dubernad est un financier, mais aussi un révolutionnaire. Cependant presque tous ses ancêtres maternels, les du Bernad (de La Plume, Gascogne), les Lannux de La Chaume (de La Plume et avant du Béarn) ou les Saulnier de Cugnon (Lorraine et Luxembourg) appartiennent à des familles nobles très anciennes. Ils sont négociants avec l'outre-mer, ce qui leur permet de ne pas déroger. Mais ils se soucient plus de leurs affaires que de leur noblesse. La plupart sont consuls d'autres royaumes ou de l'empire.

 

Le château de la Bourdaisière à Montlouis du temps des Dubernad.
Le château de la Bourdaisière à Montlouis du temps des Dubernad.
© Anonyme
http://www.labourdaisiere.com/fr/historique
Les Dubernad sont  des descendants de Jean de Fourcade, bourgeois de Bayonne et sont donc parents avec un grand nombre de personnes célèbres. Cette généalogie permet d’illustrer ce qu’est une famille vers 1815. Tous ses descendants gardent des liens pendant des générations et sont presque tous soit des hommes d’affaires, soit des diplomates, parfois les deux. Une grande partie d’entre eux vivent en Espagne et sont merveilleusement bien intégrés à une frange de l’aristocratie espagnole libérale, comme le prouve de lien de parenté proche à la fois des Cabarrus, mais aussi des Lesseps avec l’impératrice Eugénie de Montijo. Sa cousine, Thérésa Cabarrus, est la fille de François Cabarrus,  ministre espagnol, ami de Goya. Divorcée de Tallien, maîtresse de Barras, elle est devenue par son mariage princesse de Chimay.

 

Thérèse Françoise est la nièce d'un Gouin, famille de banquiers et d'industriels originaires de Tours, qui va donner plusieurs régents de la Banque de France au XIXe siècle. Sa tante, Marie Pauline Behic est la petite-nièce du premier évêque constitutionnel Louis-Alexandre Expilly de La Poipe, la belle-soeur du frère du général Moreau (1763-1813), le député et préfet Joseph Moreau. Elle est également la belle-soeur de l'amiral Jacques Bergeret (1771-1857) et la tante de deux contre-amiraux.

 

Sur un portrait de Blaise, on peut noter que Thérèse Françoise Gaudelet est à cette époque une très jolie jeune fille. Elle est aussi quelqu'un de très cultivé.

 

Elle est née à Morlaix, rue Longue-section de la Roche, la rue des riches négociants et armateurs. Les témoins à sa naissance sont son oncle Gouin et son frère Henri Jacques Goüin-Moisantnégociant, maire de la ville de Tours en 1795, vice-Président de la Chambre de Commerce de Paris, chevalier de la Légion d'Honneur, et député de l'Indre-et-Loire  de 1815  à 1822.  Thérèse Françoise est élevée à Morlaix, à Paris et à Meaux. Elle vit jusqu'à l'âge de deux ans avec sa mère au château de La Bourdaisière.

 

LE PRINCE DE POIX & VERSAILLES (1817-1819) 

 

Trumeaux peints par Pieter Rysbrack, dans l'ancien hôtel particulier de la marquise de Pompadour.
Trumeaux peints par Pieter Rysbrack, dans l'ancien hôtel particulier de la marquise de Pompadour.
Ernest de Rambaud est né dans ce somptueux logement devenu l'hôtel du Gouvernement.
© Lorenzo Crivellin
Envoi sur Internet
Auguste de Rambaud est chassé par le duc de Feltre de l'armée du roi, pour lequel il a été pourtant l'un des rares officiers à s'être battu pour les Bourbons. Par ordonnance du roi du 29 juillet 1817 le corps des Inspecteurs aux revues et des commissaires des guerres est supprimé et remplacé par un corps d'intendants militaire, dont il ne fait pas partie. Il y a dans l'armée au début de la Restauration une majorité d'anciens combattants de la Révolution. Un noble d'Ancien régime, monarchiste, dont la mère a élevé Louis XVII est un ennemi qu'il faut chasser de l'armée.

Auguste de Rambaud devient alors le secrétaire particulier du  prince de Poix, Louis-Philippe de Noailles qui est depuis 1814, gouverneur de la Maison Royale de Versailles et de Trianon, lieutenant général, marguillier d'honneur de la paroisse et secrétaire général du gouvernement de Versailles. Le prince de Poix représente le roi à Versailles et en plus a le soin de tout ce qui regarde la fabrique et l'œuvre de la paroisse Saint-Louis. Auguste loge dans l'ancien hôtel particulier de la Pompadour.La marquise l'a fait construire en 1752 par Cailleteau dit Lassurance. C'est à cette époque une charmante demeure comportant un rez-de-chaussée, un étage et un comble. Après la mort de la marquise, en 1764, cette maison revient à son frère, le marquis de Marigny, qui la vend à Louis XV. Il devient l'hôtel du gouvernement. 

Le prince de Poix, ami de sa mère,  est très malade. Il vit en son château de Mouchy-le-Châtel, dans l'Oise Auguste de Rambaud le remplace, comme on peut le constater en lisant des lettres datant des 5 et 12 septembre 1818 d'Auguste de Rambaud, secrétaire du gouvernement de Versailles, pour le prince de Poix, malade à Mouchy, donnant une réponse négative au comte de Pradel [3].  Le comte de Pradel est le directeur général de la Maison du roi, donc l'équivalent d'un ministre. 


MORT DU PRINCE DE POIX (1819)

Le colonel-baron Louis Marie de La Brousse, neveu d'Agathe Mottet-de Rambaud, frère de la baronne de Générés.
Le colonel-baron Louis Marie de La Brousse, neveu d'Agathe Mottet-de Rambaud, frère de la baronne de Générés.
© anonyme
Archives Louis de Lyrot-Guy de Rambaud
Hélas, celui  qui était à tous égards son bienfaiteur décède le 15 février 1819. Comme Ernest, son fils, vient de naître le 1er février 1819, Auguste de Rambaud se retrouve dans une fâcheuse situation. Il doit quitter l'hôtel du gouvernement de Versailles, où il est logé du fait de ses fonctions. Il doit aussi dire au revoir à sa famille versaillaise,  très présente à la naissance de son fils, notamment les témoins : le baron Jean Baptiste Barthélemy Picot de Buissaizon, chevalier, demeurant au château, son oncle et son cousin germain, Louis Marie de la Brousse, également baron, lieutenant colonel, adjudant, major des gardes du corps du Roi, compagnie de Noailles, chevalier de l'ordre Royal et militaire de Saint-Louis, officier de la Légion d'Honneur, avec qui il a été élevé.

Auguste part pour Paris, où il habite dans le 1er  arrondissement (8actuel). Il y vit uniquement avec sa pension militaire et des aides de sa mère et de sa belle-famille. Sa mère a peu hérité de ses parents, ruiné pendant la Révolution, mais elle touche la moitié de la retraite de son mari et une pension de 1.000 francs pour s'être chargé de l'éducation du Dauphin. Comme elle faisait heureusement partie des hoirs de Jean Rambaud, grand-père d'Auguste, armateur et négociant connu de Marseille, elle dispose d'une rente annuelle de 10.000 francs, ce qui est assez considérable.

Il végète à Paris de février 1819 à fin 1920. Le 28 août 1820, Auguste de Rambaud est au mariage de la cousine germaine de sa femme Elisabeth Groult des Rivières avec Frédéric Le Pippre, capitaine aux gardes à pied du roi, au château de Morville.

 

LES INDES (AUTOMNE 1820-1822) 

 

Henry II Russell, deuxième baronnet de Swallowfield et British Résident de l'important État princier autonome d'Hyderabad.
Henry II Russell, deuxième baronnet de Swallowfield et British Résident de l'important État princier autonome d'Hyderabad.
© George Richmond
Swallowfield and its owners, Constance Lennox

Auguste en ayant assez d'être un demi-solde s'est déterminé à passer dans l'Inde où une puissante famille pouvait lui assurer quelque ressource pour améliorer son sort  écrit en 1824 sa mère à Charles X.  Dans la réalité, il est envoyé par le roi en 1820 aux Indes en tant que directeur de la loge de Cassimbazar [5] et il ne peut la récupérer dans cette tâche comme son prédécesseur, M. Bourgoin, en 1817,par suite de difficultés soulevées par les Anglais [4]

 

Auguste de Rambaud vit aux Indes chez ses cousins germains de sa mère, les Mottet de La Fontaine et les  Russell [12].

 

Malheureusement, contrairement à son oncle Jean-François Mottet qui va à Pondichéry, chez son cousin germain, Adolphe Mottet de la Fontaine, pour échapper, lui aussi, au triste sort des demi-soldes et qui devient tour à tour procureur général à la Cour royale d'un prince indigène en 1817, puis conseiller, en 1823 et vice-président du gouvernement local de l'Inde du Sud, en 1825, Auguste ne réussit pas à entrer au service d'un souverain local.  

 

Au début de son absence, en 1821, il a un deuxième enfant, Ernestine, qui vivra surtout avec sa grand-mère et dont nous possédons un grand nombre de courrier. Le baron François de Cassand, sous-lieutenant des Gardes du Corps du Roi (ce qui correspond au grade de lieutenant-colonel dans l'armée), dans la compagnie de Noailles, celle de Louis de Labrousse, baron de Mauzac, chevalier de Saint-Louis et son oncle, Claude Louis Mottet, chef d'escadron de gendarmerie en disponibilité, déclarent l'enfant.

 

VENDÔME (1824-1828) 

 

Auguste de Rambaud revient à Paris en 1822. Sa mère écrit : Mais, cette résolution pénible n'ayant pas eu le succès qu'il pouvait en attendre, il est revenu après trois ans d'épreuves douloureuses et s'est retrouvé par cette absence même dans l'impossibilité de rejoindre son corps en raison des nouvelles ordonnances qui ont été rendues depuis. Madame de Rambaud-mère, le 26 février 1824, écrit une lettre à Monsieur, le futur Charles X. Elle demande pour son fils une place de garde-magasin des vivres et fourrages et de préférence celle de Meaux, celle de son beau-père, si elle devient vacante. Il est recommandé par le comte de Damas, bientôt ministre de Charles X. Auguste  réussit seulement à récupérer une place d'agent comptable des vivres, à Vendôme, à partir du 1er juin 1824.

 

Son fils, Ernest de Rambaud, est un enfant très éveillé qui sera polytechnicien et un brillant officier d'état-major. 

 

MORT À MEXICO (1829-1834) 

 

Acte de décès d'Auguste de Rambaud (ambassade Mexico)
Acte de décès d'Auguste de Rambaud (ambassade Mexico)
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Auguste de Rambaud perd son poste le 15 novembre 1828 et part au Mexique, en 1829. Là-bas, depuis la proclamation de l’indépendance, les Français jouent un rôle considérable dans la vie économique du pays. 1827 marque l’heure de la colonisation. Les Français se retrouvent dans la région de Vera Cruz, à Hidalgópolis, Morelópolis, Léonard y Minápolis. 

 

À partir de 1828, ils colonisent la zone de Coatzacoalco. Atanasio Gabriel Laisné de Villevêque, né à La Nouvelle Orléans, vice-consul des USA est l’artisan de cette colonisation. C’est lui qui rédige l’acte de décès  d’Auguste de Rambaud, comme vice-consul français. Une campagne de propagande sur les riches colonies, à Paris, a dû attirer Auguste qui veut toujours s’enrichir. Il n’est pas le seul ! En novembre 1829 arrive un premier groupe : 300 entrepreneurs français. Il vient de tout, même des avocats. La réalité du pays est différente : la nourriture pourrit, les insectes pullulent, des régions entières sont des déserts et la température est proche des 38ºC ! Malgré cela, trois années après, les Mexicains consomment pour 46 millions de francs de produits français et 6.000 Français vivent dans ce pays. Auguste de Rambaud donne des cours de langues à des français ou des Mexicains passionnés par la culture française ou voulant faire des affaires avec France.

 

Acte de décès d'Auguste de Rambaud (ambassade de Mexico.
Acte de décès d'Auguste de Rambaud (ambassade de Mexico.
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Selon des souvenirs familiaux, il finit sa vie en donnant des cours de Français à Mexico ou à des membres de l’aristocratie locale pour survivre. La réalité est un peu différente : Agustín de Rambaud  traduit les grands auteurs français, en castillan, pour le compte du gouvernement mexicain. Certes, il n'est pas très riche, mais il devient un traducteur assez célèbre à cette époque pour être encore cité de nos jours [13].

 

Agathe, sa mère, ne peut toucher sa demi-solde, et lui envoyer cet argent, car très négligeant  il n'a pas laissé d'autorisation aux services administratifs de l'armée française. 

 

Auguste de Rambaud meurt à Mexico le 9 janvier 1834, à  47 ans. Son fils a 14 ans, sa fille 12. Il figure parmi les dossiers des Français du consulat général de France à Mexico [14] :

 

Année 1834

Gestion de Messire le Baron Deffandis, ministre plénipotentiaire de France au Mexique.

N°2 Acte de décès

Du Jeudi neuf janvier mil huit cent trente quatre à dix heures du matin.

Actes de décès du Sieur Benoist Auguste de Rambaud, ancien Commissaire des guerres adjoint, Professeur de Langues à Mexico, y demeurant rue des Belenitas, et ci-devant en France à Paris, décédé de ce matin neuf janvier mil cent trente quatre à neuf heures ; âgé de  quarante huit ans, né à Versailles, Département de Seine et Oise !

Sur la déclaration à Nous faite par le Sr Gabriel Villette, demeurant à Mexico, Médecin du défunt et âgé de trente quatre ans ;

Ce par le Sr David Prosper Varnier, demeurant à Mexico, Médecin âgé de trente huit ans. Et ont signé après lecture faite, Varnier Villette

Constaté par nous, vice-consul de France, chanceler de la légation du roi à Mexico, remplissant les fonctions d’officier de l’état-civil.

Laisné de Villevêque. 


SA VEUVE DE REMARIE

AMÉDÉE D'ALLONVILLE

 

Photo de Thérèse Françoise Gaudelet d'Armenonville très âgee.
Photo de Thérèse Françoise Gaudelet d'Armenonville très âgee.
Archives Guy de Rambaud, Rodolphe Gaillard de Saint Germain
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD

Depuis son départ et grâce à sa belle-mère, sa femme touche une partie de sa demi-solde et une pension de 600 francs du roi. Cette pension sera maintenue par Louis Philippe en exécution de la loi du 23 décembre 1831 [15]. Mais elle n'est pas inactive et moderne pour son temps. Thérèse-Françoise figure dans le Dictionnaire des femmes libraires en France, 1470-1870 (2003) [16]. Elle est libraire le 23 octobre 1827 et remplace Louise, Élisa Rémy, épouse Barré. Son adresse est au 25, rue Saint-Dominique. C'est dans cette rue qu'Honoré de Balzac situe les plus beaux hôtels particuliers de la Comédie humaine.

 

 Thérèse confie sa fille à sa belle-mère et envoie son fils, Ernest de Rambaud, dans des pensionnats. Elle demeure à Fontenay-aux-Roses avant son second mariage le 18 novembre 1834. Elle se remarie à Paris (Saint Germain-les Prés, 6e arrondissement de Paris) avec le comte Amédée d'Allonville (1804-1885), qu’elle devait connaître depuis longtemps [17]. En effet, elle est présente au mariage du capitaine Frédéric François Le Pippre avec Elisabeth Augustine Groult Desrivières, sa cousine germaine, le 28 août 1820 à Hanche. Les d’Allonville sont présents. Ils sont cousins avec son oncle le général-comte Louis Groult des Rivières par les Petau et originaires de Montfort l’Amaury. Henri est le descendant de l’une des plus anciennes familles de la noblesse française, la Maison d'Allonville, qui tire son nom de la terre de Dallonville en Beauce, à deux lieues de Chartres, dont la filiation remonte à Payen d'Allonville qui vivait avant 1120. 

 


Hôtel d'Allonville-Rambaud
Hôtel d'Allonville-Rambaud
9, boulevard de la Reine à Versailles
© Jacques Rambaud
Jacques Rambaud (cousin)
Saint-Cyrien (promotion 1820-1822), Amédée d'Allonville de Réclainville est sous-lieutenant le 1er octobre 1822 [18]. Il est nommé sous-lieutenant dans le 1er régiment d'infanterie de la Garde royale, depuis le 27 mai 1828. Amédée d'Allonville est caserné à Paris. Quand Charles X est chassé par la révolution, il quitte l’armée et est qualifié sur les actes de rentier et propriétaire. L'été, la famille vit au château de La Hauteville dans le canton de Houdan. C'est une belle propriété en bordure de la forêt de Rambouillet. La ferme se compose de 150 hectares de riches terres et de bois. L’hiver, ils demeurent dans le faubourg Saint Germain ou dans leur hôtel particulier de Versailles. Amédée peut vivre en rentier, car sa mère est d'une famille de financiers, dont le fermier général François Baudon d'Issoncourt,  sous Louis XV,  qui vend sa charge à Lavoisier.

 

Amédée est dit propriétaire en 1844. Il constitue une dot de 62.500 francs pour sa belle-fille, Ernestine de Rambaud. Mais il n’est pas présent au mariage. Lui et sa femme sont des anti-naundorffistes toujours prêts à critiquer Agathe de Rambaud et le fiancé est naundorfiste et roturier. 

 

La fortune d'Amédée du fait de l'entretien de trois logements et de nombreux domestiques s'amenuisent. Il meurt 9, rue Neuve Notre Dame à Versailles, un petit immeuble comme il y en a tant à Versailles. Sa femme y est morte avant lui le 30 mars 1877 [17]. Les derniers d’Allonville et les Tocqui(g)ny de Villarceaux sont âgés ou malades et n’ont plus de descendance.

 

LES TOCQUI(G)NY DE VILLARCEAUX

 

Cpa : le château de Bel Air à Montfort-l'Amaury, restauré par Guy Paul Tocqui(n)y de Villarceaux.
Cpa : le château de Bel Air à Montfort-l'Amaury, restauré par Guy Paul Tocqui(n)y de Villarceaux.
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Les Tocqui(g)ny, seigneurs de Villarceaux sont la famille maternelle d'Amédée d'Allonville. Elle compte des conseillers secrétaires du roi (morts à cette date), et se transmet au XVIIIe siècle un office de trésorier de France à Paris [18]. Le grand-père d'Amédée,  Guy-Paul de Tocquigny de Villarceaux (1737-1821), est nommé Trésorier de France dans le cinquième office (Paris) par provisions du 30 mars 1763. Il est reçu en Chambre des comptes le 15 avril 1763, au bureau le 16 mai [19] et Grand Voyer en la Généralité de Paris. La charge de président-trésorier de France, aux bureaux des Finances, occupait l'un des premiers rangs parmi celles qui ser vaient à acquérir la noblesse, constate la Revue nobiliaire, héraldique et biographique. Guy Paul achète une maison rue du Four, actuellement au 12 rue Petau de Maulette, à Montfort-l'Amaury qui fut habitée par Monsieur d'Articles, seigneur de Tronchay, au XVIIe siècle et qu'il revendra aux Le Pippre, qui sont de la famille des Gaudelet d'Armenonville. A Paris, il loge 22 rue d'Anjou (= Saint-Honoré) et 3 rue de La Ville-l'Evêque, Immeuble datant de 1763 [20]. En 1780, Guy-Paul de Tocquigny de Villarceaux (1737-1821), chevalier, prend le titre de seigneur de Montcornet, Renneval et autres lieux [21]. Huguette Adrot, dans son excellente étude sur Montfort l'Amaury de l'an mil à nos jours  nous dit qu'il habite au château du Bel Air, sur la route de Saint Léger. Après la mort de Villarceaux le château du Bel Air est vendu au comte de La Boissière de Chambord, dont le père avait été tué à la chasse par le Dauphin.  La grand-mère d'Amédée est Marguerite-Anne Petau de Maulette, veuve d'Albert Perrin de Morchy, sieur de Mercatel, gouverneur des Pages de la Grande-Écurie, Valet de Chambre du roi [22], porte-manteau ordinaire du Roy, ancien sous-brigadier des Mousquetaires gris

 

Ce sont les enfants de la femme d'Amédée d'Allonville, les Rambaud, qui vont hériter des restes de leurs fortunes. Jean de Rambaud va faire cadeau de cinquante hectares de terrains à bâtir autour de la gare de Montfort-l'Amaury pour créer des logements sociaux. Pendant des années, il va avoir une écurie de courses à côté de Paris.

 

SES ENFANTS


ERNEST DE RAMBAUD

 

Ernest de Rambaud (1819-1899),.
Ernest de Rambaud (1819-1899),.
La tenue conforme aux réglements de 1845. L'habit noir aux boutons dorés (ornés du casque antique, de l'épée et des feuilles de chêne et de Laurier) est passepolé d'amarante. Le col et le parement des manches portent les broderies supérieurs. A l'épaule droite les aiguillettes dorées sont l'attribut du corps royal d'état-major, de même que la ceinture de soie amarante et or, depuis 1852. De gauche à droite, les décorations sont les suivantes : croix d'officier de l'ordre impérial de la légion d'honneur, médaille d'Italie (1859), ordre italien des saints Maurice et Lazare et médaille de Crimée (1855) avec trois barrettes correspondant à trois batailles auxquelles il a participé.
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Ernest de Rambaud est né à Versailles, dans l’hôtel du Gouvernement (ancien hôtel particulier de la marquise de Pompadour), et est décédé en son château de La Hauteville le 25 février 1899 [24]. Il est inhumé au cimetière Saint-Louis de Versailles le 2 mars 1899.

 

Comme presque tous les hommes de sa famille, Ernest veut être officier. Son beau-père, Saint-Cyrien de la promotion 1820-1822, lui conseille de devenir polytechnicien. Après avoir réussi son examen, comme il est l'un des meilleurs élèves de sa promotion il est accepté à l'École d'application du Corps Royal d'État-Major [25]. Mais le choix cette école et celui courageux de sa grand-mère, Agathe de Rambaud, de soutenir celui qu'elle reconnaît comme étant Louis XVII, font que sa carrière va être bloquée.

 

Sous le Second Empire, il reconnaît un fils de Naundorf comme étant le prétendant légitime au trône. Après la proclamation de la IIIe République il séjourne au château de Frohsdorf. Le comte de Chambord, Henri V de France, lui fait cadeau de l'une de ses bagues. Et puis son ami le général marquis Gaston de Galliffet, prince de Martigues, ne devient Ministre de la Guerre que quatre mois après sa mort. Donc il n'est pas général. Il fait pourtant toutes les guerres du Second Empire. Il est même des conjurés qui font la Campagne de Paris en 1851, doux euphémisme qui peut se traduire par le coup d'état du futur Napoléon III [25]. Ernest est tour à tour aide de camp du général de Grouchy, de son cousin le général comte d'Allonville, du maréchal Baraguey d'Hilliers. Ils l'apprécient beaucoup et demande en vain de l'avancement pour lui [26]. Être aide de camp est, à cette époque là, très dangereux.

 

À l'étranger, du fait de ses actions courageuses et efficaces lors de trois des cinq batailles décisives de la Guerre de Crimée (1854-1856), il est l'un des rares non-Britanniques décoré de la Crimea Medal avec trois agrafes officielles (et pas des non autorisées françaises !) [25]. Il est vrai que c'est son unité qui sauve les survivants de la Brigade Légère après sa célèbre charge [25]. En Italie, Rambaud à  Magenta (4 juin 1859) apporte la grande nouvelle de la victoire à Napoléon III [24]. Quelques jours plus tard,  après la victoire de Melagno (10 juin 1859) dans un rapport,  devenu historique même à l'étranger [27], le maréchal Baraguey d'Hilliers le recommande à nouveau à la bienveillance de l'empereur. Il trace avec d'autres anciens élèves de l'École d'État-Major les plans de la victoire de Solferino.

 

En Italie, devient l'ami d'un certain Henri Dunant. Certes, Ernest est enfin nommé chef d'escadron [24]. Il est fait officier de l'ordre impérial de la Légion d'Honneur, et reçoit la médaille d'Italie [25][28]. Mais comme pour la Crimée, c'est un pays étranger qui lui décerne la plus belle récompense. Vittorio Emanuele II di Savoia, roi d'Italie lui attribue la dignité de chevalier dans l'Ordre de Saint-Maurice & Saint-Lazare [25]. 

 

 1870, il est sous Metz, chef d'état-major de la division Grenier et il est trois fois à l'ordre de son corps d'armée [24][25]. Longtemps, les braves gens, soutenus par la présence du général Grenier et de son chef d'état-major, le lieutenant-colonel de Rambaud, se sont défendus contre les Allemands [29]. Mais Ernest de Rambaud est grièvement blessé. Il est très bien soigné en Allemagne, ce qui le surprend.

 

Château de La Hauteville (Yvelines)
Château de La Hauteville (Yvelines)
Ce château et ses terres appartiennent aux comtes d'Allonville, puis aux de Rambaud, leurs héritiers.
© Henry Salomé
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:La_Hauteville_Ch%C3%A2teau.jpg
Il ne combat pas les Communards. Mais en 1872, le général Changy l'appelle à Tours comme sous-chef d'état-major  général. Il concourt alors à la réorganisation du 9e corps [25] et installe en 1872 l'important camp militaire du Ruchard [24]. Ce sont ses derniers services : l'heure de la retraite sonne pour lui. Il vit ses dernières années au château de La Hauteville et à Versailles, ville qui l'avait  vu naître. Du fait de son amitié avec Dunant et des liens de ce dernier avec les derniers d'Allonville, il est directeur du service hospitalier de la Croix-Rouge. À La Hauteville, il exploite ses terres et ses bois.

 

Ernest de Rambaud est un officier qui, malgré les idées d'une partie de sa famille et de son beau-père, Amédée d'Allonville, prend part à toutes les campagnes du Second Empire. D'ailleurs, sur tous ses portraits et sur l'unique photo que nous connaissons de lui, il porte une moustache en pointe et la forte barbiche au menton, comme l'empereur.

 

Le 1er octobre 1867, il épouse Marguerite Le Clerc de Pulligny,  fille de Frédéric Le Clerc et Marie Eugénie Meusnier, le 2 mars 1868 à Versailles. Ils ont trois enfants.

 

ERNESTINE 

 

Ernestine de Rambaud
Ernestine de Rambaud
Il esrt souvent question d'elle dans l'énigme Louis XVII-Naundorf. Elle est la soeur d'Ernest de Rambaud et l'ancêtre des Gaillard de Saint Germain. Sur ce portrait elle a plus de 70 ans.
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Rodolphe Gaillard de Saint Germain
Sœur cadette d’Ernest, Ernestine Louisa Clotilde de Rambaud, est née le dimanche 8 avril 1821 à Paris (1èremairie-8e actuel). Le témoin à sa naissance, le baron François de Cassand, futur officier supérieur des gardes de la compagnie de Noailles est un ami de la famille. Il loge chez le colonel-baron de Labrousse et sera aussi témoin à la naissance de sa fille Amélie. Elle est présentée à Charles X et à sa nièce, la duchesse d'Angoulême, aux Tuileries en 1828, avec son frère Ernest. A la mort de son père au Mexique, elle a 13 ans et vit déjà chez sa grand-mère, Agathe de Rambaud-Mottet avec Adèle de La Brousse, sa tante à la mode de Bretagne, jeune veuve du baron de Générès. 

 

La reconnaissance de Naundorf comme étant Louis XVII par sa grand-mère fait qu’elle va avoir une jeunesse certes troublée par cette affaire, mais passionnante. Naundorf lui promet de s'occuper d'elle comme un père le ferait. Il vit chez sa grand-mère avec elle et sa cousine, la baronne de Générès. Ernestine fait de fréquents voyages en Allemagne dans la famille du prince Charles.  Après l'expulsion de celui-ci, elle ira en Angleterre chez ce personnage étrange, voir sa fille qui est son amie.


Entre temps, sa mère s'est remariée avec le comte d'Allonville. Ernestine et Agathe font de fréquents séjours dans leur hôtel particulier. Toute la famille croit aux origines royales de Naundorf sauf son beau-père qui est un farouche légitimiste.

 

Ernestine se marie avec Maître Léon Joseph Verger, d'une famille naundorfiste, lui aussi. Leurs témoins sont Elzéar Blaze (1788-1848), officier et écrivain, né à Cavaillon, Xavier Martin de Laprade, avocat du prince, mari de sa cousine Adèle de Labrousse-Générès et son cousin Dubernad, jeune lieutenant de vaisseau. Sa dote est de soixante deux mille cinq cents Francs venant de son beau-père et d'une Tocqui(g)ny de Villarceaux. Mademoiselle de Rambaud se constitue personnellement en dot la somme de quatre mille francs à laquelle a été porté la valeur de son trousseau composé en effets, linge, dentelles, et bijoux à son usage personnel.

 

Sa grand-mère meurt dans une métairie lui appartenant à Aramon, le 18 octobre 1853. Ernestine soutient elle aussi Charles Naundorf, comme le prouve une dédicace au dos d'une photo rédigée par la fille aînée de Naundorf et bien des lettres. Sans parler de témoignages dans le journal naundorfiste : La légitimité. Son mari décède le 30 avril 1891 à Avignon (toujours 17, rue Banasterie). Ernestine de Rambaud Verger est décédée le vendredi 28 juin 1895, à Roanne. Elle a une fille, Félicité Verger (1845-1934) qui est l'ancêtre de la plupart des Gaillard de Saint Germain.

 

NOTES ET RÉFÉRENCES

 

1. Mémoire pour servir à l'inscription au Contrôle du ministère de la guerre, d'une solde de retraite de 750 francs, accordée par le Roi,  le 31 octobre 1815, sur la proposition de  M. le Duc de Luxembourg, à Mme veuve de Labrousse Pierre, sous-lieutenant des gardes du corps du Roi.

2. Louis XVII: des documents-- des faits-- des certitudes-- : 1785-27 mars 1986 - P‎age 578, Xavier de Roche - 1986 - 

3. Bulletin de la Société de l'histoire de l'art français, Centre national de la recherche scientifique (France), F. de Nobele, 1990, p.164.

4. Mélanges de linguistique et d'anthropologie, Abel Hovelacque, Julien Vinson, Émile Picot,  E. Leroux, 1880,  p. 28

5. Statistiques de Chandernagor, 1823, 1827, 1838, Volume 78 de Publications de l'Institut français d'indologie, Institut Français d'Indologie. 78, Joseph-Marie-Emmanuel Cordier, Achille Bédier, Jean Deloche, Institut français de Pondichery, 1990, p.11

6. La légitimité, 1898, p.559.

7. Armorial de la ville de Marseille: recueil officiel, dressé par les ordres de Louis XIV, publié pour la première fois, d'après les manuscrits de la Bibliothèque impériale, Godefroy Montgrand, 1864, p.190.

8. Acte de baptême d'Agathe Rosalie Mottet, numérisé par les archives départementales des Yvelines, 1112625, B, Versailles paroisse Saint Louis, 1764, p. 78, le parin a été messire Jean Augustin Accaron, intendant général des colonies.

9. D'Hozier Provence,  tome I p. 652 et  II  p. 1246 et il figure aussi sur l'Armorial de la ville de Marseille(recueil officiel dressé par les ordres de Louis XIV publié pour la première fois d'après les manuscrits de la Bibliothèque impériale par le comte Godefroy de Montgrand).

10. Copie de l'acte de baptême de Benoît Georges Auguste, certifiée véritable par le TPI de Versailles, datant de 1816 et figurant dans les archives du Ministère de la Guerre.

11. Napoléon, Biographie des contemporains.

12. The Peerage, Baronetage, and Knightage of Great Britain and Ireland, Robert P. Dod, 1864, p.509.

13. Historia general del Estado de México, María Teresa Jarquín, Manuel Miño Grijalva, Gobierno del Estado de México, 1998, v.4, p.464.

14. Etat-civil MEXICO 1829-1900 49.

15. Liste imprimée, Paris, imprimerie royale 1833, Bibliothèque Nationale, cote LF 158 53.

16. Dictionnaire des femmes libraires en France, 1470-1870, Ecole pratique des hautes études. Section 4, Sciences historiques et philologiques, Volume 26 de Histoire et civilisation du livre, Roméo Arbour, Droz, 2003, p.446.

17. Bulletin et mémoires ..., Volume 109‎ - Page 146, Société archéologique du département d'Ille-et-Vilaine - 2005.

18. Œuvres de Lavoisier: correspondance, Volume 4,  Ministère de l'éducation nationale, Antoine Laurent Lavoisier, Rédacteur René Fric, Belin, 1955, p.188.

19. Bulletin de la Société de l'histoire de Paris et de l'Ile-de-France, H. Champion, 1973, vol. 97-102, p.210.

20. Almanach royal, 1766, p.252.

21. Le Canton de Rozoy-sur-Serre: histoire, géographie, biographie, statistique, Isidore Philoximène Mien-Péon,  Typographie et lithographie de J. Moureau, 1865, p.273

22. L'État de la France: ou l'on voit tous les princes, ducs et pairs, marêchaux de France, et autres officiers de la couronne ..., Nicolas Besongne, Louis Trabouillet, Cavelier, 1736, vol. 2, p.214.

23. Annuaire de l'état militaire de France... 1819-1847. 1829.

24. Le Petit Versaillais (10 mars 1899).

25. Dossier militaire d'Ernest de Rambaud, Cote 6y6 7210

26. La campagne d'Italie de 1859: chroniques de la guerre, Volume 2, César Lecat Bazancourt (baron de), Édition 3, Amyot, 1862, p.432.

27. Revue militaire suisse, v.4, 1859, p.235 et Storia politico-militare della guerra dell'indipendenza italiana (1859-1860), Volume 3, Pier Carlo Boggio, S. Franco e figli, 1867, p.205.

28. Base Leonore : LH/2262/52.

29. Français & Allemands: histoire anecdotique de la guerre de 1870-1871, N. Hardoin, Édition: 8, Garnier, 1888, Notes sur l'article: vol. 3, p.250.