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Chef des Seminoles
L’un des plus farouches opposants à l’exil du peuple seminole vers le Territoire Indien, Arpeika se retranche à partir de 1840 dans les marais du centre de la Floride avec une poignée de survivants des guerres séminoles. Il ne se rendra jamais.
Arpeika, que les Américains appellent aussi Sam Jones, est l'un des chefs seminoles qui résiste à l’armée américaine dans les marais de Floride. Il combat aux côtés des jeunes chefs Osceola et Wild Cat pour empêcher à son peuple la déportation en Territoire Indien. Instruit par l’expérience, il ne fait aucune confiance aux Blancs. C’est contre les avis d’Arpeika qu’en octobre 1837, Osceola, Wild Cat et une vingtaine de guerriers seminoles se rendent à Fort Augustine, sous la sauvegarde du drapeau blanc, pour négocier avec le général Thomas S. Jesup. Tous les Seminoles présents sont aussitôt faits prisonniers. Osceola trouvera la mort à Fort Marion en 1838.
Arpeika participe en décembre 1837 à la bataille d’Okeechobee avec Wild Cat et Alligator. Durant les années qui suivent, Arpeika et les siens disparaissent dans les marais du centre de la Floride, se déplaçant de la région d’Okeechobee vers les marais de Big Cypress, plus au sud. En 1858, il recueille les derniers survivants du clan de Bowlegs qui, depuis 1855, mène une guérilla désespérée contre l’armée et les colons blancs.
Arpeika et les siens ne se rendront jamais. Il meurt quelque part dans les marais de Floride, âgé de près de cent ans.
Les descendants des derniers résistants seminoles vivent toujours dans les marais de Big Cypress, dans le comté de Collier. Ils constituent la "Nation Seminole Indépendante Traditionnelle". Pratiquement isolés, ayant conservé leur religion et leur mode de gouvernement, habitant des chickees d’herbe et de branchages, vivant surtout d’agriculture et de petit élevage, ce groupe d’une trentaine de personnes mène dans le monde moderne la vie la plus traditionnelle qu’il est possible.