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Armand d'Allonville

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Armand d'Allonville
Publié le:23/11/2010

La Cour, royaliste, émigration, Ségur, Münnich, Mémoires


Blason d'Allonville (Beauce) : D'argent à deux fasces de sable (Source : Armorial de Rietstap).
Blason d'Allonville (Beauce) : D'argent à deux fasces de sable (Source : Armorial de Rietstap).
© Guy de Rambaud, Odejea
Wikipédia
Armand d'Allonville [1] est né le 16 décembre 1764 au château de La Roche à Verdelot [2], dans la Brie et mort le 20 août 1853 à Metz [3].

Le comte [4] Armand d'Allonville, dit le marquis d'Allonville [5] est nommé en 1778, second sous-lieutenant au régiment du Roi infanterie [6], puis en 1785 lieutenant. Major en second du régiment d'Auxerrois [7]. Avant la Révolution, il est fait chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis, chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem et a le droit aux Honneurs de la Cour [8].

Ecarté de l’armée en 1791, il doit émigrer. Toutefois à la fin de cette année il rentre en France et s'offre comme otage en échange de la liberté de Louis XVI après sa fuite et son arrestation à Varennes [9]. En 1792, il émigre à nouveau. Armand François prend part à la campagne des Princes de 1792 [10]. Fin 1792, il revient en France. A nouveau, en 1794, il émigre, cette fois-ci avec son épouse Charlotte Levavasseur. En juillet 1799, elle décède et il demande sans succès à servir dans la Légion italique [11].

Vu ce refus en 1804, Armand se rend en Russie [12] où il passe une vingtaine d'années. Le comte d'Allonville est secrétaire du duc de Serracapriolo, ambassadeur du roi des Deux-Siciles, près la cour de Saint-Pétersbourg [13]. L'empereur Alexandre Ier de Russie le charge de divers travaux importants, ainsi que l'attestent de nombreux manuscrits qu'il laissera et dont la plupart ne seront pas édités [14]. On lui attribue la paternité du plan de Barclay de Tolly qui organise la retraite des troupes russes dans la campagne de 1812 [15]. Nommé maréchal de camp [16] Armand Joseph est aussi le précepteur français des Rostopchine, les parents de la comtesse de Ségur et il rencontre chez eux la comtesse Catherine von Münnich (1785-1851), en 1804, avec laquelle il se marie [17]. Elle est la fille d'un général et  l'arrière-petite-fille du célèbre maréchal Burckhardt de Münnich et aussi la cousine germaine de Barbara Juliane von Krüdener [18].

En 1813, il rédige sur Louis XVIII un Précis biographique qu'il adresse aux souverains alliés. Après les évènements de 1815, peu soucieux de courir la carrière des places [19], de Russie, il assiste Alphonse de Beauchamp dans la rédaction des Mémoires tirés des papiers d'un homme d'État, sur les causes secrètes qui ont déterminé la politique des cabinets dans la guerre de la révolution, depuis 1792 jusqu'en 1815 [20]. Il ne rentre vraiment en France que vers la fin de 1828, mais il ne prend point part aux affaires publiques et continue à se livrer entièrement à des études littéraires [21]. Armand François d'Allonville, légitimiste, ne peut que déplorer les résultats de la nouvelle révolution qui renverse le trône de Charles X [22].

 

SA FAMILLE

 

Blason des Bartillat
Blason des Bartillat
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Armand d'Allonville est l'un des fils du comte Armand Jean d'Allonville, dit le balafré (13 juillet 1732, à Dommartin-le-Saint-Père, en Champagne- 24 janvier 1811, à Londres), maréchal des Camps et des armées du Roi, commandant en émigration les Gentilshommes de la province de Champagne, puis le régiment d’Allonville [23]. Sa mère, Marie-Françoise Jehannot de Bartillat (1744-1817)[24] est la fille du marquis Louis Joachim Jehannot de Bartillat (1711-1748), marquis de Bartillat, baron d'Huriel, colonel d'un régiment de dragons de son nom, anciennement Dragons de Condé, puis en 1744 Régiment de Bartillat [25], et à partir de 1774 Dragons de Monsieur, capitaine-châtelain de Montluçon et de Jeanne Pouyvet de Lablinière (1721-1783), fille d’un conseiller du roi en son grand conseil. Les Bartillat portent : D'azur, au chevron d'or; au chef de même, chargé d'un lion léopardé de gueules. La baronnie d'Huriel est élevée au titre et à la dignité de marquisat par lettres patentes du roi Louis XV, homologuées par arrêt du Parlement de Paris en mai 1764 [26].

Armand d'Allonville est le neveu d'Antoine Charles Augustin d'Allonville et le frère d'Alexandre Louis d’Allonville (1774-1852), préfet, conseiller d'État. Voici quelques-uns de ses ancêtres et ses parents proches :

 

 Edmé II d'Allonville (1694-1783)

 x Antoinette Sauvage du Chatelier (1713- 1793)

 |

 | --> Armand Jean d'Allonville (1732-1811)

 |      x Marie Françoise Jehannot de Bartillat (1744-1817)

 |     |      

 |     | --> Armand d'Allonville (1764-1853)

 |     |      x 1) Charlotte Le Vavasseur (1769-1799)

 |     |      |

 |     |      | --> Marie-Louise d’Allonville (1794-1877)

 |     |      |     x Alexandre Louis d’Allonville (1774-1852)

 |     |      |                                                                           

 |     |      x 2) Catherine von Münnich (1785-1851)

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 |     |      | --> Pierre d’Allonville (1821-1877)

 |     |           x  Valérie de Lauzières-Thémines

 |     |           |

 |     |           | --> Emmanuel Armand d'Allonville (15 mai 1841-1912)

 |     |                                 

 |     | --> Alexandre Louis d’Allonville (1774-1852)

 |     |

 |     | --> Antoine Jean Baptiste d'Allonville (1765-1811)

 |     |     x Céleste Octavie de La Bourdonnaie-Liré (1790-1851)

 |     |     |    

 |     |     | --> Armand-Octave-Marie d’Allonville (1809-1867)

 |     |     

 |     |   --> Louis d'Allonville (1771-1814)

 |    

 |--> Antoine Charles Augustin d'Allonville (1735-1792)

 |        

 |--> Jean Nicolas d'Allonville (1735-1792)

 

AVANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

 

Le petit château des d'Allonville à Verdelot
Le petit château des d'Allonville à Verdelot
Archives Guy de Rambaud
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Le premier volume des Mémoires traite de l'enfance d'Armand et de ses premiers rapports avec la famille du roi Louis XVI de France. Il y est question tour à tour de Madame Élisabeth et de Madame de Marsan ; des ducs de la Vauguyon et de Choiseul; de l'effroyable catastrophe dont les fêtes célébrées à l'occasion du mariage de Louis XVI sont la cause ; du comte de Tressan, de Chevert, du maréchal de Vaux, de Voltaire. Il y est question encore de Turgot, Malesherbes, Saint-Germain, du général Conway, de Franklin, d'Arnold, de Lafayette, et de la guerre d'Amérique; du comte de Maurepas, de Sartine, Necker, Galonné, Griram et Beaumarchais; de Madame Dubarry, de Bouillé, du maréchal de Richelieu, de Madame de Luxembourg, de Jean-Jacques Rousseau ; de l'affaire du collier, de la reine Marie-Antoinette, de Marie Feodorowna, de Mirabeau, de Lauzun, de Polignac et de la duchesse de Grammont.

Nous arrivons à l'assemblée des notables. Approchez, Brienne et d'Orléans, d'Espréménil, et tous, président Dupaty et Pont Carre ! Voici poindre à l'horizon Caulincourt et Sémonville ! L'auteur est présenté à la cour. Il nous décrit les salons de Madame de Staël, nous fait connaître les Noailles et les autres affidés du château de Versailles, les ministres de Louis XVI, et les autres hommes d'État d'alors ; les beaux esprits Condorcet, Chamfort, Laharpe, Saint-Lambert, etc. ; les femmes à la mode...[27]. Il habite avec ses parents une maison de campagne à Boulogne, mais c'est son oncle, Antoine Charles Augustin d'Allonville, Sous-gouverneur du premier Dauphin, qui l'élève [28].

Armand d'Allonville n'est guère fasciné par les plus habiles des courtisans. Il remarque que la cour était insatiable d'honneurs, de dignités et d'argent [29]…

 ....  Soixante dix pour cent des revenus du ministre Choiseul viennent du Roi, la place de colonel général des Suisses et Grisons, un grand gouvernement, le grand bailliage d'Haguenau, la surintendance des postes ; ce qui lui donnait 700.000 livres de rente outre les 300.000 que la duchesse lui avait apportées. Cependant cette fortune ne l'empêcha pas de faire des dettes que le Roi daigna payer.

... Trois familles seules, quoiqu'elles ne pussent citer, ni services ni talents, recevaient environ trois millions en bienfaits annuels : c'étaient les Polignac, les Noailles et les Talleyrand. Si la faveur des Polignac est récente, celle des Noailles, paraît à d'Allonville, le couronnement de deux siècles de courtisanerie. Cette famille réunissait au commencement de la Révolution, outre des traitements pécuniaires immenses, deux duchés, deux bâtons de maréchal, deux des quatre compagnies des gardes du corps, deux cordons du Saint-Esprit… une grandesse, un régiment propriétaire, des gouvernements, ambassades et places de cour.  

Le mémorialiste dissimule à peine une involontaire indignation envers ces Noailles, sans cesse partagés entre deux partis de cour afin de s'y montrer au premier rang.

Armand d'Allonville est nommé en 1778, second sous-lieutenant au régiment du Roi infanterie [30], puis en 1785 lieutenant. Antoine de Rivarol parle souvent du bon vieux temps, primo della Rivoluccione. Voilà ce qu'en dit d'Allonville qui est en garnison à Caen de 1778 à 1783 : Tous les genres de plaisirs faits pour d'honnêtes gens se trouvaient réunis autour du château d'Harcourt : la promenade dans les jardins délicieux, la chasse dans des forêts très giboyeuses, la conversation avec des hommes aussi instruits que spirituels, avec des femmes aussi séduisantes par leur esprit que par leur figure ; la danse, la musique et par dessus tous les charmes de l'antique simplicité unis à ceux de l'élégance moderne.

Armand est par la suite major en second du régiment d'Auxerrois [31]. Avant la Révolution, il est fait chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis et chevalier de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem [32].

Le chevalier Alexandre Louis d’Allonville  (1771-1814), est le premier à avoir droit aux honneurs de la cour le 21 avril 1787, puis c’est à Armand Jean d'Allonville, son père, le 9 mai 1787. Le 16 mai 1787, le baron-général Jean Nicolas d'Allonville (1735-1792), frère de son père a le droit aux honneurs de la cour. Enfin le 21 janvier 1788, son frère aîné Armand François d'Allonville et son frère puîné Antoine Jean Baptiste d'Allonville (1765-1811) ont ce privilège rare [33].

Armand d'Allonville fait éditer en 1788, à Nancy, une brochure, De la constitution française et les moyens de la raffermir. Il y annonce des troubles importants enfantant une foule de crimes qu'un pouvoir absolu ferait cesser [34]. Porté à la députation par le bailliage de Château-Thierry, il ne peut être nommé du fait de son âge. Il rédige néanmoins les cahiers de doléances de la noblesse du bailliage [35]. Il obéit à des valeurs qui se perdent dès avant 1789.

L'honneur et le point d'honneur : Mystère moral et politique insoluble ! tu vis de souvenirs et d'espérances ; tu te repais en tes chimères, et n'en es pas moins réel et puissant ! Tu ne nuis à aucune vertu et peux y conduire, suppléer à toutes, tandis qu'il n'en est point qui sache te remplacer ! On est quelquefois coupable sous ton nom, mais jamais méprisable. Cette devinette pour l'éducation du Dauphin cache la définition de l'honneur par le comte d'Allonville, en 1788. L'auteur voie en chaque société un principe moteur, le patriotisme chez les Romains, la religion en Espagne, le mercantilisme en Angleterre. Celui de la France est noble et plus éclairé : c'est le principe de l'honneur, espèce de religion nationale… patriotisme des monarchies. Il participe de la virtus latine et des vertus chrétiennes, prescrit impérieusement la loyauté, la foi, la délicatesse, la soumission à tous les devoirs…, et fait produire à la vanité même presque tous les fruits de la vertu [36].

 

PENDANT LA RÉVOLUTION FRANÇAISE

 

Infanterie noble, armée des émigrés.
Infanterie noble, armée des émigrés.
Détail d'une gravure de F. Philipotteaux (1825)
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Chassé de l’armée en 1791, il émigre. Mais à la fin de cette année il rentre en France et s'offre comme otage en échange de la liberté de Louis XVI après l'évasion du roi et son arrestation à Varennes [37].

Début 1792, il émigre à nouveau. Armand prend part à la campagne des Princes de 1792 [38].

C'est lui qui est l'auteur de La lettre d'un royaliste à M. Malouet du mardi 22 mai 1792. Il y presse vivement son adversaire et après avoir détruit tous ses sophismes, il lui annonce une crise effrayante en préparation. Selon d’Allonville il est pressant de devenir exclusivement royaliste ou républicain et il ne sera plus possible d'échapper à son sort sous aucun subterfuge. Il prévoit  au début de cette année 1792 la proclamation de la république avant les autres écrivains [40]. Personnellement, selon  Royalist political thought during the French Revolution  de James L. Osen (1995),  il est partisan du programme de réformes que le roi propose lors de la séance royale du 23 juin 1789. Mais il voit les progrès des idées franchement hostiles au roi, aux nobles et à la religion. Il doit se cacher.

Fin 1792, il revient en France pour le procès de Louis XVI. Il essaie de sauver le Roi et s'entretient plusieurs fois avec l'abbé Henri Edgeworth de Firmont, qui est caché chez le seul autre de ses amis qu’il continue à voir pour éviter d’être dénoncé [39].

Payen Dallonville est le patronyme qu’adopte Armand d'Allonville pendant la Terreur et après en Italie. C'était le prénom de son premier ancêtre connu vivant au début du XIIe siècle [41].

De nouveau en 1794, Armand d’Allonville émigre, cette fois-ci avec son épouse Charlotte Levavasseur. Il est capitaine d'une compagnie dans les cadres de Lorge qui ne se forment pas, mais est nommé colonel au service du roi de France. En 1795, il est fait officier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint-Louis [42].

D'Allonville décide de retourner en France fin 1795. On le retrouve commissaire des guerres adjoint, employé à l'armée d'Italie (1797/98).

Il fournit des articles politiques et littéraires à des journaux : Le thé, de Jean-Marie-Bernard Clément, dit Clément de Dijon, L'historien et le Journal d'opposition littéraire de Colnet [43].

En juillet 1799, son épouse décède. Armand Allonville demande sans succès à servir dans la Légion italique en 1800/1801 [44].

 

 

EN RUSSIE

 

Blason des Munnich
Blason des Munnich
© héraldiste 1798, colorié par Arachn0
http://gerbovnik.ru/arms/18.html
Vu ce refus de l'administration impériale, en 1804, Armand se rend en Russie, et y retrouve le prince de Condé et ses officiers. Il y passe une vingtaine d'années. La Russie est déjà un immense empire dont Armand d'Allonville est l’un des rares Français à deviner la force invincible [45].

Armand Joseph est aussi le précepteur français des Rostopchine, les parents de la comtesse de Ségur. Même s'il est en disgrâce, Fédor Vassilievitch Rostoptchine (1763-1826) est un lieutenant-général d’infanterie et ancien ministre des Affaires étrangères de 1799 à 1801 et grand-maréchal de cour. Ce comte est un homme bien au courant de l'état de Russie. Il accueille dans sa somptueuse demeure de Voronovo, à une cinquantaine de kilomètres de Moscou, Armand et sa fille âgée de 9 ans. Dans ce monde assez clos, son arrivée est un évènement important. D'Allonville est rapidement considéré par ces hôtes comme un homme charmant. Cet émigré, de grande famille, frère d'un ancien précepteur du Dauphin, est un précepteur très apprécié et très estimé. C'est chez les Rostopchine qu'il fait la connaissance de la comtesse Catherine von Münnich , arrière-petite-fille du célèbre maréchal  Burckhardt von Münnich, fille d'un général et aussi la cousine germaine de Barbara Juliane von Krüdener. C'est donc une Germano-balte qui sert de conseillère au comte. Cette demoiselle, qui est déjà assez âgée habite leur château. Malgré leur grande différence d'âge (21 ans), elle tombe amoureuse de ce gentilhomme français. Et c'est l'abbé Henri Edgeworth de Firmont, dernier confesseur de Louis XVI, qui bénit le mariage du comte d'Allonville avec l'arrière-petite-fille de Munnich en 1804 à Mittau, où il est exilé avec Catherine von Münnich (1785-1851) qui a de la famille dans cette ville [46].

En 1812, Rostopchine est gouverneur de Moscou lors de l’entrée de la Grande Armée. Malgré l’opposition des propriétaires des plus belles demeures, il organise le grand incendie qui oblige Napoléon à une retraite désastreuse. On attribue à Armand d’Allonville la paternité du plan de Barclay de Tolly qui organise la retraite des troupes russes dans la Campagne de Russie (1812) [47]. Il est nommé maréchal de camp [48].

L'empereur Alexandre Ier de Russie charge Armand Joseph de divers travaux importants, ainsi que l'attestent de nombreux manuscrits qu'il laissera et dont la plupart ne seront pas édités [49]. Du fait de son mariage avec une Münnich, Armand Allonville récupère les mémoires du célèbre maréchal Burckhardt von Münnich [50]. Le comte d'Allonville est secrétaire du duc de Serracapriolo, ambassadeur du roi des Deux-Siciles, près la cour de Saint-Pétersbourg [51].

 

SOUS LA RESTAURATION

 

En 1813, il rédige avec Alphonse de Beauchamp sur Louis XVIII un Précis biographique qu'il adresse aux souverains alliés. Après les évènements de 1815, peu soucieux de courir la carrière des places [52], il assiste Alphonse de Beauchamp dans la rédaction des Mémoires tirés des papiers d'un homme d'État, sur les causes secrètes qui ont déterminé la politique des cabinets dans la guerre de la révolution, depuis 1792 jusqu'en 1815 [53]. Il est juste nommé maréchal de camp en 1814 et revient parfois à Paris à partir de 1815.

Armand d'Allonville publie entre autres, Les mémoires secrets de 1770 à 1830, que cite abondamment François Bluche dans La noblesse française au XVIIIe siècle [54] et succède à Alphonse de Beauchamp, dans la rédaction des Mémoires tirés des papiers d'un homme d'État, sur les causes secrètes qui ont déterminé la politique des cabinets dans la guerre de la révolution, depuis 1792 jusqu'en 1815 [55]. On l’accuse de n’être qu’un mercenaire à qui son salaire a été payé.Or, il n'accepte pas cette humiliation, et il veut prouver au public abusé qu'il n'est pas un scribe, un manœuvre, mais bien l'auteur des six derniers volumes et des notes du treizième. Il tire sa preuve, pour qu'elle ne soit plus incontestable, des pièces émanées de celui qui ose lui dénier cette qualité d'auteur, de l'éditeur lui-même. Il rapporte la copie des deux traités faits entre lui et Michaud; dans le premier, du 18 octobre 1833, on lit : A Moi, Armand d'Allonville, je m'engage à continuer la rédaction des Mémoires lires du portefeuille d'un homme d'Etat... Et dans le second, du 24 juin 1837: Moi, Armand d'Allonville m'engage à terminer le treizième volume des Mémoires par une suite de notes complémentaires ayant pour objet de développer ce qui ne l'aurait pas été assez dans les douze premiers volumes, de remplir d'importantes lacunes, et de produire des pièces diplomatiques propres à jeter un plus grand jour sur l'histoire politique de l'Europe durant notre Révolution ; à condition... qu'il n'y sera, sous aucun prétexte, rien retranche, ajoute, altéré sans mon consentement.  Certes, une pareille clause n'est pas celle d'un mercenaire ; elle caractérise le vrai homme de lettres.

Armand d'Allonville arrache avec son frère, Alexandre Louis d’Allonville, préfet de Rennes, le général Jean-Pierre Travot à la mort, malgré le fait qu'il ne partage pas ses opinions [56].

Barbara Juliane von Krüdener
Barbara Juliane von Krüdener
© E. Gaujean d'après le tableau d'Angelica Kauffmann
BNF
A cette époque, Armand d'Allonville rencontre très souvent Barbara Juliane von Krüdener, la cousine germaine de sa femme. Elle est logée dans l'hôtel tout délabré du comte de Montchenu, jouxtant le palais de l'Élysée où vit son ami l'empereur de Russie. Malgré son lien de parenté, il la critique dans ses Mémoires et montre le rôle trop important qu’a occupé cette femme mystique dans la politique étrangère européenne et française en 1815. Il la rencontre aussi par la suite en Russie, où elle est en disgrâce [57].

Dans la réalité, il ne rentre vraiment en France que vers la fin de 1828. Il ne prend point part aux affaires publiques et continue à se livrer entièrement à des études littéraires [58]. Armand d'Allonville, légitimiste, ne peut que déplorer les résultats de la nouvelle révolution qui renverse le trône de Charles X [59].

Armand d'Allonville est choisi pour être rédacteur du Journal de l'Armée et dans la Revue de la Société des études historiques [60]. Il concourt à la rédaction de plusieurs revues ou écrits périodiques. Il fournit notamment de nombreux articles au Dictionnaire de la Conversation [61] ; à la Biographie universelle ; au recueil dit des Cent-un; au journal de l'Institut Historique, dont il est membre de 1ère classe [62]. Il allait revoir et mettre eu état d'être imprimés deux volumes de mélanges pour faire suite aux mémoires secrets, sous le titre : Ma philosophie ou pensées, maximes et réflexions sur la religion, la morale et la politique, au moment où il a eu le malheur d'être frappé d'une cécité complète. Parmi les manuscrits relatifs au gouvernement russe que nous venons d'indiquer se trouve un travail considérable sur l'histoire de la Russie, sur le développement successif de sa puissance. Enfin des poésies, fables, contes, épîtres, traductions... [63]. Nommé en 1836, Vice-président de l'Institut historique il participe à un Congrès historique européen [64]. Armand d'Allonville meurt le 20 août 1853 à Metz.

 

SES MARIAGES ET SES DESCENDANTS [65]

 

Armand d'Allonville se marie avec Alexandrine Charlotte Le Vavasseur de Villiers (23 août 1769-7 juillet 1799) vers 1792, veuve du baron Adrien-Maximilien-Guislain de Béthune-Hesdigneul, frère du prince actuel de Béthune-Hesdigneul [66]. Elle a une fille de son premier mariage, MarieLe Vavasseur qui se marie en 1807 au colonel Armand Jean Louis Jehannot de Bartillat, marquis d'Huriel et de Bartillat. Armand d'Allonville a une fille avec sa première femme :

Marie-Louise d’Allonville (1794-1877) mariée à Alexandre Louis d’Allonville (1774-1852), préfet, Conseiller d'État, d'où une fille, Armande Marie-Antoinette d’Allonville (1817-1880), qui se marie avec le comte Frédéric des Mazis. Sa petite-fille, Aloyse des Mazis, se marie au général-comte Maurice Henri du Val de Dampierre.

 

Veuf, Armand François d'Allonville Armand épouse en secondes noces la comtesse Catherine von Münnich (1785-1851), en 1804 à Mittau. Elle est la fille d'un général, la petite-fille du comte Ernst von Münnich, l'arrière-petite-fille du célèbre maréchal Burckhardt von Münnich et aussi la cousine germaine de Barbara Juliane von Krüdener. Le comte a trois enfants avec sa seconde femme :

 

  • Raphaël d’Allonville
  • Catherine d’Allonville, née en 1807 à Mittau, se marie à 16 ans avec Petr Nikolaevich Kapnist (1796–1865), un très riche aristocrate ukrainien, jeune colonel de la Garde impériale russe. Chassés de Constantinople par les Turcs, les Kapnist se fixent un temps dans l’île de Zante. Pendant des siècles, ils combattent les Ottomans pour Venise, puis passent au service de Pierre le Grand et s’installent en Ukraine. La belle et jeune mariée amuse les Russes en disant à son mari à chaque fois qu’il lui fait un somptueux cadeau : Oui c’est joli, ce n’est pas mal. Ils divorcent et elle se remarie avec un jeune russe du nom de Bobarykin. Mais cela ne dure pas et c’est finalement Petr qui s’occupe de marier les deux filles de sa femme et Bobarykin. Linda Harriet Edmondson dans Gender in Russian history and culture raconte en détail les extravagances de ce couple en Russie, puis en Italie.
  • Pierre d’Allonville (1821-1877), marié en 1840 à Valérie de Lauzières-Thémines, sa cousine (1821-1???) fille de Hugues, comte de Thémines (1790-1877) et d’Adélaïde de Mertrus de Saint-Ouen (1800-1841) [65]. Leur fils, Emmanuel Armand d'Allonville (15 mai 1841-1912) est un correspondant d’Henri Dunant (fondateur de la Croix-Rouge) au Cap Martin en 1903, et écrit des courriers au nom du Prince impérial et de l'impératrice Eugénie de Montijo.

La famille d'Allonville s'est éteinte avec ce dernier descendant, après avoir été illustre pendant neuf siècles.

 

ARBRE GÉNÉALOGIQUE DES MUNNICH :

 

 

Portrait de Burkhard Christoph von Münnich
Portrait de Burkhard Christoph von Münnich
Archives Guy de Rambaud
© Guy de RAMBAUD
Guy de RAMBAUD
Anton Günther von Münnich (1645-1721)

 |

 |--> Burckhardt von Münnich (1683-1767)

 |     x Christiane Lucretia de Witzleben

 |       |

 |       |--> Ernst de Munnich (1707-1788)

 |       |       x Anne-Dorothée de Mengden

 |       |         |

 |       |         |--> Antoine von Münnich

 |       |         |      |

 |       |         |      |--> Serge von Münnich

 |       |         |      |

 |       |         |      |--> Catherine von Münnich (1785-1851)

 |       |         |            x Armand d'Allonville (1764-1832)

 |       |         |

 |       |         |-->  Johan Gottlieb von Münnich (1735-1813)

 |       |         |

 |       |         |--> Ernst Gustave von Münnich (1740-1812)

 |       |         |

 |       |         |--> Anna Ulrika von Münnich (1741-1811)

 |       |               x  Otto Hermann de Vietinghoff (1722-1792)

 |       |                  |

 |       |                  |--> Barbara Juliane von Krüdener (1764-1824)

 |       |

 |       |--> Sophie von Münnich

 |       |

 |       |--> Louise Dorothée von Münnich

 |

 |--> Johann Rudolf von Münnich (1678-1730)

 |       

 |--> Christian Wilhelm von Münnich (1686-1768)

 

SON ŒUVRE :

 

  • Paris, ou Le livre des cent et un, Les Cent-et-Un (Paris), 1831-1834, dont  http://www.bmlisieux.com/curiosa/allonv01.htm Les maisons de jeu
  • Mémoires secrets de 1770 à 1830 par M. le comte d’Allonville...
  • http://books.google.fr/books?&dq=%22Armand+d%27Allonville%22&&&&-5xsT-4ONzsG5VMA&&&&&& Mémoires tirés des papiers d'un homme d'état sur les causes secrètes qui... Written by A. F. d'Allonville, A. de Beauchamp and A. Schubart, although sometimes erroneously attributed to the Prince de Hardenberg.
  • Reconnaissance de la position de Créçancy, Description matérielle : 2 cartes : ms., tracés en coul., sur papier calque ; 19 x 26 cm et 45 x 58 cm + notice ms. (4 p. ; 32 cm), Martinpuy (17..?-18..), Crézancy (Aisne, France) -- Opérations militaires, Classement géographique : cxamsa.
  • Lettre d'un royaliste à M. Malouet, du mardi 22 mai 1792, Publication : Paris : au Palais-Royal, 1792.

 

NOTES ET RÉFÉRENCES DE L’ARTICLE

 

    1. ↑ Cet article Armand d'Allonville est la version du 13 février 2009 de l’article Wikipédia sur Armand François d'Allonville écrite par Furmeyer (Guy de Rambaud) qui a été vandalisée.

   2. ↑ Dictionnaire De La Conversation et De La Lecture, Inventaire Raisonné Des Notions Générales Les Plus Indispensables A Tous Par Une Société De Savants Et De Gens De Lettres, Tome 4, Duckett W., p.392.

   3. ↑ Journal, L'Investigateur, Société des études historiques, Investigateur - 1853, p.253.

   4. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit. ou Les supercheries littéraires dévoilées: galerie des auteurs apocryphes ... - Page 239, de Joseph-Marie Quérard – 1847 et La littérature française contemporaine: XIX siècle ... Page 25, de Joseph Marie Quérard, Louis-Ferdinand-Alfred Maury – 1842 et Mémoires Tirés Des Papiers D'Un Homme D'Etat. Sur Les Causes Secrètes Qui Ont Détermine La Politique Des Cabinets Dans Les Guerres De La Révolution Depuis 1792 Jusqu'En 1815, Allonville D’Armand François – Alphonse de Beauchamp.

   5. ↑ Mémoires Tirés... op. cit.

   6. ↑ Mémoires Tirés... op. cit. et Nouvelle Biographie Générale Depuis Les Temps Les Plus Reculés Jusqu'A Nos Jours, Avec Les Renseignements Bibliographiques Et L'Indication Des Sources A Consulter ; Publiée Par Mm. Firmin Didot Frères, Sous La Direction De M. Le Dr Hoefer, Hoefer (dr. J.C.F.), p.167.

   7. ↑ Nobiliaire Universel De France Ou Recueil Général Des Généalogies Historiques Des Maisons Nobles De Ce Royaume. Familles : Cocherel, De Tournier, Alexandre De Hanache, De Selle, De La Ville, Armynot Du Chatelet, Espagnet, Henin De Cuvilliers, Bonnavent De Beaumevielle, De Kemper Ou Quemper De Lanascol, De Madron, De Cugnac, Courtin, Andree,de Laigue, De Boubers-Abbevillez-Tunc, Le Gras Du Luart, Rouille D'Orfeuil, Daniel, Boutray, Gentil, Gaullier, De Fayet, Le Clement De Saint-Marcq, Lamajorie-Soursac, De Glason, Borel Du Chambon, Langlade Du,chayla De Montgros, Clugny, Gensoul, Bouchel De Merenveue, De La Croix De Chevrieres, Glans De Cessiat, Tilly, Sibour, Lardenoy Ou Lardenois, Rostaing-Champferrier, Belvezer, Andre, Carr Ou Carre De Luzancay Et De Carreville, Mongeot D'Hermonv

ille Et De Christon, Barbeyrac, Bragelongue, Doyen, Du Maisniel, De Laur, Goddes De Varennes, Du Bourblanc, De Charrier-Moissard, Gaillard De Baccarat De Denoeuvre, Carrere, De La Garde,de Pascal De Saint-ju, Saint-Allais, Nicolas Viton De - Avec Le Concours De Mrs De Courcelles, L'Abbe De L'Espines, De Sain-Pons & Autres Généalogistes Célèbres - Chevillard - De Chamillard, p.340 et Mémoires Tirés... op. cit..

   8. ↑ Présenté à la cour en 1788 et Journal, L'Investigateur, Société des études historiques, Investigateur - 1853, p.253 et Nobiliaire Universel De France... op. cit. et La littérature française contemporaine: XIX siècle ... Le tout accompagné de ... - Page 25 , de Joseph Marie Quérard, Louis-Ferdinand-Alfred Maury – 1842 et Dictionnaire De La Conversation Et De La Lecture, Inventaire Raisonné Des Notions Générales Les Plus Indispensables A Tous Par Une Société De Savants Et De Gens De Lettres, Tome 4, Duckett W., p.392.

   9. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit..

  10. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit..

  11. ↑ Mémoires Tirés... op. cit..

  12. ↑ Mémoires Tirés... op. cit..

  13. ↑ Les supercheries littéraires dévoilées... op. cit. et La littérature française contemporaine,  op. cit.

  14. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit., p.254.

  15. ↑ Mémoires Tirés... op. cit..

  16. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit.  et Mémoires Tirés... op. cit.. et Les supercheries littéraires dévoilées: galerie des auteurs apocryphes ... - Page 239,de Joseph-Marie Quérard – 1847 et La littérature française contemporaine,  op. cit..

  17. ↑ La Comtesse de Ségur et les siens, de Marthe de Hédouville, p.30 et 31.

  18. ↑ Nobiliaire Universel De France... op. cit. et Dictionnaire De La Conversation Et De La Lecture, Inventaire Raisonné Des Notions Générales Les Plus Indispensables A Tous Par Une Société De Savants Et De Gens De Lettres, Tome 4, Duckett W., p.392.

  19. ↑ Dictionnaire De La Conversation Et De La Lecture, Inventaire Raisonné Des Notions Générales Les Plus Indispensables A Tous Par Une Société De Savants Et De Gens De Lettres, Tome 4, Duckett W., p.392

  20. ↑ Mémoires Tirés... op. cit. et Les supercheries littéraires dévoilées... op. cit., pp. 240 et 241 de Joseph Marie Quérard, Louis-Ferdinand-Alfred Maury – 1842 et La littérature française contemporaine,  op. cit. et Nouvelle Biographie Générale... op. cit. , p.168.

  21. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit..

  22. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit..

  23. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit. ou Les supercheries littéraires dévoilées... op. cit. et La littérature française contemporaine,  op. cit. et Mémoires Tirés... op. cit. ou Dictionnaire historique et biographique des généraux français, depuis le onzième siècle jusqu'en ... par Jean Baptiste Pierre Jullien Courcelles, p.79.

  24. ↑ T 169 Papiers d’Allonville Archives nationales (Paris)

  25. ↑ État militaire de 1760 et Louis Joachim Jehannot de Bartillat

  26. ↑ Louis Joachim Jehannot de Bartillat et Armorial du Bourbonnais par le cte George de Soultrait - Page 196, Jacques Hyacinthe Georges Richard Soultrait - 1857.

  27. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit. , 1841, p.372 et Revue des études historiques, Société des études historiques (France), Baudouin, Paris, 1841, p.372.

  28. ↑ Dictionnaire des ouvrages anonymes, Antoine Alexandre. Barbier, Joseph-Marie Quérard, Féchoz et Letouzey, 1889, p.262.

  29. ↑ Mémoires secrets de 1770 à 1830, cité par François Bluche, dans La noblesse française au XVIIIe siècle

  30. ↑ Mémoires Tirés... op. cit. et Nouvelle Biographie Générale... op. cit. , p.167.

  31. ↑ Nobiliaire Universel De France... op. cit. et Mémoires Tirés... op. cit..

  32. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit. et Nobiliaire Universel De France... op. cit. et La littérature française contemporaine,  op. cit. et Inventaire Raisonné Des Notions Générales Les Plus Indispensables A Tous Par Une Société De Savants Et De Gens De Lettres, Tome 4, Duckett W., p.392.

  33. ↑ Présenté à la cour en 1788 selon État actuel de la noblesse de France, par M. de Saint-Allais,... Cet ouvrage contient : 1 , la chronologie historique des rois de France... 2, l'état des grands vassaux de la Couronne, des anciens ducs et pairs de France... 3 , l'état de la pairie... en 1814 et 1815 ; 4, une instruction générale sur la noblesse... et les armoiries ; 5, le catalogue alphabétique des personnes... qui ont joui des honneurs de la Cour depuis 1730 jusqu'en 1789 ; 6, les lettres d'anoblissement accordées par S. M. Louis XVIII en 1814 et 1815 ; 7, les articles généalogiques de plusieurs Maisons du royaume, Saint-Allais, Nicolas Viton de (généalogiste, pseud. Revenaz), Paris, 1816, p.358 ou La noblesse de France aux croisades, Paul Roger, Paul André Roger, Derache, 1845, p.545.

  34. ↑ La littérature française contemporaine,  op. cit..

  35. ↑ La littérature française contemporaine,  op. cit., p.26.

  36. ↑ Armand François d'Allonville. Mémoires secrets de 1770 à 1830, cité par François Bluche dans La noblesse française au XVIIIe siècle.

  37. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit..

  38. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit. ou Dictionnaire De La Conversation... op. cit., p.392. et Biographie moderne, ou Dictionnaire biographique, de tous les hommes morts et vivans qui ont marqué à la fin du XVIIIe siècle et au commencement de celui-ci, par leurs écrits, leur rang, leurs emplois, leurs talens, leurs malheurs, leurs vertus, leurs crimes, et où tous les faits qui les concernent ... Par Alph. de Beauchamp, H.L. de Coiffier, Gaubrières, Pierre François Félix Joseph Giraud, Joseph Fr Michaud, Henri Louis de Coiffier de Moret, Paul Jacques Besson, 1807, Notes sur l'article: P-Z, p.82 et Galerie historique des contemporaines, Pierre Louis Pascal de Jullian, Wahlen, Bruxelles, 1822, p.77.

  39. ↑ Captivité et derniers moments de Louis XVI.: récits originaux & documents officiels recueillis et publiés pour la Société d'histoire contemporaine / par le marquis de Beaucourt, Gaston Louis Emmanuel du Fresne Beaucourt, A. Picard, 1892, t.2, p.354 et Mémoires secrets de 1770 à 1830, Armand François Allonville, Société Belge de libraire, Hauman et compe, 1841, p.249.

  40. ↑ Biographie moderne... op. cit..

  41. ↑ Mémoires secrets de 1770 à 1830, Publié par Société Belge de libraire, Hauman et compe, 1841, p.234 et La vendita dei beni nazionali nella Republica Romana del 1798-99, Par Renzo de Felice, Publié par Ed. di Storia e Letteratura, p.60.

  42. ↑ Arnault, Antoine Vincent (1766-1834). Biographie... p.125 et Journal, L'Investigateur, op. cit. 1853, p.253 et Dictionnaire De La Conversation... op. cit., Tome 4, Duckett W., p.392. et Biographie moderne... op. cit.. et Galerie historique des contemporaines, Pierre Louis Pascal de Jullian, Wahlen, Bruxelles, 1822, p.77.

43. ↑ La littérature française...,  op. cit. p.26.

44. ↑ Mémoires Tirés... op. cit.

45. ↑ Mémoires Tirés... op. cit. ou Biographie moderne... op. cit..

46. ↑ Dictionnaire des ouvrages anonymes, par Antoine Alexandre. Barbier, Joseph-Marie Quérard, p.262. et La Comtesse de Ségur et les siens, de Marthe de Hédouville, p.30 et 31 et Nobiliaire Universel De France... op. cit. et Dictionnaire De La Conversation... op. cit., et Bibliographie napoléonienne française jusqu'en 1908 ... de Gustave Davois - 1910, page 233.

  47. ↑ Mémoires Tirés... op. cit..                                                                                                                                       

  48. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit. et Mémoires Tirés... op. cit. ou Les supercheries littéraires dévoilées... op. cit. et La littérature française contemporaine,  op. cit..

  49. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit. p.254.

  50. ↑ Biographie moderne... op. cit. et Galerie historique des contemporaines, par Pierre Louis Pascal de Jullian, p. 77.

  51. ↑ Les supercheries littéraires dévoilées... op. cit. et La littérature française...,  op. cit. p.26.

  52. ↑ Dictionnaire De La Conversation... op. cit..

  53. ↑ Mémoires Tirés... op. cit. et Les supercheries littéraires dévoilées... op. cit., pp. 240 et 241 1842 et La littérature française contemporaine: XIX siècle ... Le tout accompagné de ... - Page 25, de Joseph Marie Quérard, Louis-Ferdinand-Alfred Maury – 1842 et Nouvelle Biographie Générale... op. cit. , p.168.

  54. ↑ Publié à Paris par Werset, 1838-45, en 6 volumes

  55. ↑ Paris, 1828-1838, 13 volumes.

  56. ↑ Revue des études historiques, Société des études historiques, Institut Historique, 1841, v.8-9 (1841-42), p.375 et Journal, L'Investigateur, op. cit., 1841, p.375 et Mémoires secrets de 1770 à 1830

  57. ↑ Étude sur les origines de la Sainte alliance, E Muhlenbeck, F. Vieweg, 1887, p. 217 et Sainte-Beuve et la critique des auteurs féminins : thèse présentée pour le doctorat d'Université à la Faculté des Lettres de l'Université de Paris par Juliette Decreus-van Liefland, Juliette Decreus, Boivin, 1949, p. 129 et Les fous littéraires: rectifications et additions à l'Essai bibliographique sur la littéraire excentrique, les illuminés, visionnaires, etc., de Philomneste junior, August Ivanovich Cherpakov, W. G. Gautier, 1883, p.152.

  58. ↑  Journal, L'Investigateur, op. cit..

  59. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit..

  60. ↑ 29e livraison. - Chronique de Nestor sur la Russie, traduction de M. L. Paris, par M. le comte d'Allonville.

  61. ↑ Dictionnaire De La Conversation... op. cit. et Journal, L'Investigateur, op. cit..

  62. ↑ Journal de L'Institut Historique, par l'Institut historique, p.265 et Mémoires Tirés... op. cit..

  63. ↑ Journal, L'Investigateur, op. cit..

  65. ↑ Congrès historique européen, discours et compte-rendu des séances, 1836, Krabbe et Société des études historiques, Page x.

  66. ↑ Arhiv grafov Mordvinovyh, vol. VII, p. 333 et suiv. ; Chaix-d’Est-Ange, Dictionnaire des familles anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 1 ; Jougla de Morénas, Grand armorial de France, n° 596 ; Saint-Allais, tome 2, p. 136 et suiv. ; Woëlmont de Brumagne, Notices généalogiques, tome 7.

  67. ↑ Mariée en premières noces par contrat du 7 février 1786 au baron André-Maximilien-Ghyslain de Béthune Hesdigneul (°Arras 9.4.1759 - + Paris 4.4.1789)

  68. ↑ Nobiliaire Universel De France... op. cit..

 

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