Le Canada a reçu les Jeux pour la troisième fois
Les 2 762 athlètes inscrits à Vancouver - 1 660 hommes et 1 102 femmes - se disputaient les 86 médailles d'or attribuées dans les quinze disciplines au programme. Les États-Unis présentent la plus forte délégation, avec 216 athlètes. Compte tenu de l'ensemble des officiels (entraîneurs, cuisiniers), les délégations comptaient au total 5 000 membres. Le nombre d'inscrits a légèrement augmenté par rapport aux 2 500 de Turin voici quatre ans.
Vincent Defrasne, champion olympique de biathlon (poursuite) en 2006, était le porte-drapeau des 108 Français présents à Vancouver, une délégation pléthorique forte notamment de 22 représentants en ski alpin.
En égalant, avec 11 médailles, le record des Jeux de Salt Lake City en 2002, l'équipe de France a obtenu d'excellentes performances et notamment deux médailles d'or.
Seulement trois cents pratiquants, mais six podiums : le biathlon reste bien le traditionnel pourvoyeur de médailles : une médaille d'or pour Vincent Jay, qui a créé la sensation en sprint, deux médailles d'argent, avec le jeune Martin Fourcade (21 ans) et le sprint féminin, et trois médailles de bronze, celles de l'inattendue Marie Dorin, également en sprint, de Marie-Laure Brunet en 10 km poursuite et la deuxième médaille en trois jours de Vincent Jay, en 12, 5 km poursuite cette fois. Le biathlon a fait mieux que les quatre médailles de Turin, en 2006.
Jason Lamy Chappuis a confirmé qu'il dominait la discipline du combiné nordique, une performance inachevée toutefois en raison de la négligence qui a conduit les organisateurs à fausser le résultats du combiné en grand tremplin. Le surf des neiges (snowboard) revient avec trois médailles : l'argent avec Déborah Anthonioz et le bronze avec Tony Ramoin et le vétéran Mathieu Bozzetto, 36 ans, enfin médaillé pour sa quatrième participation aux Jeux. La France rapporte également une médaille, de bronze, de la première apparition aux jeux Olympiques du cross en ski acrobatique.
Ce bon bilan ne peut cacher une situation contrastée. Si les sports nordiques ont répondu présent, l'échec est patent en ski alpin et en sports de glace, qui reviennent bredouilles.
La prime pour une médaille d'or s'élèvait à 50 000 euros, l'argent rapportait 20 000 euros et le bronze 13 000 euros.
Depuis les premiers jeux Olympiques d'hiver, le bilan français est de 92 médailles, dont 27 médailles d'or. Jean-Claude Killy reste l'athlète français le plus médaillé aux jeux Olympiques d'hiver, avec 3 médailles d'or (descente, géant et slalom) en 1968 à Grenoble.
Le Suisse Didier Défago s'impose dans l'épreuve reine, la descente, avec quelques centièmes de secondes d'avance sur le Norvégien Svindal et sur l'Américain Bode Miller : le podium le plus ramassé de l'histoire des Jeux. Défago devient le troisième champion olympique suisse de descente, après Bernhard Russi en 1972 et Pirmin Zurbriggen en 1988. Il succède au Français Antoine Dénériaz, vainqueur à Turin voici quatre ans, et complète un palmarès dont le fleuron était jusqu'à présent le prestigieux doublé du Lauberhorn à Wengen et du Hahnenkamm à Kitzbühel l'an dernier. Son succès en fait le plus vieux vainqueur de cette épreuve aux Jeux.
Grandissime favorite des épreuves de vitesse, l'Américaine Lindsey Vonn a confirmé son statut en remportant brillamment la descente, sur une piste difficile qui a vu la chute spectaculaire de la Suédoise Paerson à quelques mètres de l'arrivée. Lindsey Vonn ajoute l'or olympique à ses titres mondiaux en descente et en super-G l'année passée à Val d'Isère. Elle complète sa récolte de médailles avec le bronze en super-G.
La grande Allemande Maria Riesch triomphe enfin aux jeux Olympiques : la championne du monde de slalom en 2009 a confirmé qu'elle était bien la meilleure dans cette discipline et sa victoire dans le super-combiné la place désormais comme une skieuse complète.
Le Canada attendait enfin une médaille d'or sur son sol, après deux éditions infructueuses : le pays organisateur a été comblé avec quatorze titres, dont le prestigieux tournoi de hockey, le sport roi au Canada. Dans cette discipline, la victoire fut totale puisque les Canadiennes remportèrent l'épreuve féminine.
Ski alpin, ski acrobatique (saut, bosses, ski cross), snowboard (surf des neiges : slalom géant parallèle, half-pipe), ski de fond, biathlon, combiné nordique, saut à ski, skeleton, luge, bobsleigh, patinage artistique, patinage de vitesse, short track (patinage de vitesse sur une piste courte), hockey sur glace, curling.
Les épreuves étaient réparties sur des sites principaux : Vancouver et les environs (Richmond et Cypress Mountain) et la station de Whistler, à 150 km au nord de Vancouver.
A Vancouver, les épreuves avaient lieu dans des enceintes couvertes. Le BC Place Center, le plus grand stade à dôme gonflable d'Amérique du Nord, accueillait les cérémonies d'ouverture et de clôture (c'est habituellement le stade de l'équipe de football américain). Les épreuves de patinage artistique et de short track avaient lieu au Pacific Coliseum. Très attendu par les Canadiens, le hockey sur glace bénéficiait de la Place hockey du Canada, la salle des Vancouver Canucks (NHL) et de l'UBC Thunderbird Arena. Le curling disposait du Centre olympique de Vancouver. A 14 km au sud de la ville, sur les bord du Fraser, l'anneau olympique de Richmond voyait s'affronter les patineurs de vitesse.
Au nord de la ville, la Cypress Mountain - à 600 m d'altitude - accueillait le ski acrobatique, avec le skicross, inscrit pour la première fois aux Jeux, et le surf des neiges (snowboard). 12 000 spectateurs étaient attendus.
Les épreuves de ski alpin avaient lieu à Whistler Creekside, dans les montagnes Rocheuses, à 1 600 m d'altitude. Toutes les épreuves se terminaient au pied de la Dave Murray, sur la même aire d'arrivée, ce qui est une première aux jeux Olympiques. 7 700 spectateurs pouvaient y assister. Whistler accueillait aussi les épreuves de bobsleigh, de luge et de skeleton, au Centre des sports de glisse (avec une piste en ciment de 1 450 m), et les épreuves de saut à ski (deux tremplins de 90 et de 120 m), de ski de fond, de biathlon (30 couloirs) et de combiné nordique, au Parc olympique.
Pourquoi ce nom de Whistler ? Cette station, le plus grand domaine skiable d'Amérique, s'est appelé Alta Lake jusqu'en 1965, au moment de la candidature pour les Jeux de 1968 (finalement remportée par Grenoble). Son nom actuel rappelle le sifflement de la marmotte des Rocheuses.
Cinq pays africains étaient représentés, avec un participant pour chacun : le skieur alpin Kwame Nkrumah-Acheampong pour le Ghana, Samir Azzimani pour le Maroc, le skieur de fond Mehdi-Selim Khelifi pour l'Algérie, le skieur alpin Leyti Seck pour le Sénégal, le skieur de fond éthiopien Robel Zeimichael Teklemariam, qui s'entraîne habituellement sur des skis à roulettes dans Addis-Abeba.
Sept Argentins avaient fait le déplacement, dont le vétéran Ruben Gonzalez, qui participait à 47 ans à l'épreuve de luge. Le Brésil avait envoyé cinq membres, dont la surfeuse Isabel Clark Ribeiro. Le slalomeur vétéran Hubertus von Hohenlohe, 51 ans, était le seul Mexicain présent.
Première Iranienne à participer aux jeux Olympiques d'hiver, la skieuse alpine Marjan Kahlor était le porte-drapeau des cinq représentants de son pays, 46 ans après la première participation d'un Iranien aux jeux, à Innsbruck, en 1964.
Un seul représentant pour le Pakistan : Muhammad Abbas, premier Pakistanais à s'être qualifié pour les jeux Olympiques d'hiver.
Il est revenu à la légende vivante Wayne Gretzky l'honneur d'allumer la vasque olympique. Ce joueur de hockey sur glace canadien détient toujours le plus grand nombre de records individuels dans son sport.
1,15 milliard d'euros : cet énorme budget est cependant inférieur de moitié à celui des Jeux de Turin. À elle seule, la patinoire de Richmond a coûté 130 millions d'euros. ce budget n'inclus pas les 688 millions d'euros pour la sécurité, qui mobilise 15 000 personnes.
500 000 visiteurs étaient attendus à Vancouver à l'occasion de cette quinzaine. Vancouver est la troisième agglomération du Canada, après Montréal et Toronto.
Vincent Jay (France)
Ferry (Suède) ; 3e : Jay (France)
Ustyugov (Russie) ; 3e : M. Fourcade (France)
Svendsen (Norvège)
Norvège (Hanevold, Boe, Svendsen, Björndalen)
Kuzmina (Slovaquie) ; 3e : Dorin (France)
Neuner (Allemagne) ; 3e : Brunet (France)
Neuner (Allemagne)
Berger (Norvège)
Russie (Sleptsova, Bogaliy-Titovets, Medvedtseva, Zaitseva) ; 2e place : France (Brunet, Becaert, Dorin, Bailly)
Lange-Kuske (Allemagne)
Holcomb-Olsen-Mesler-Tomasevicz (États-Unis)
Humphries-Moyse (Canada)
Jason Lamy Chappuis (France)
Demong (États-Unis)
Canada
Suède
Canada
Canada
Felix Loch (Allemagne)
Andreas Linger - Wolfgang Linger (Autriche)
Hüfner (Allemagne)
Lysacek (États-Unis)
Kim Yu-na (Corée du Sud)
Shen Xue - Zhao Hongbo (Chine)
Virtue-Moir (Canada)
Mo Tae-bum (Corée du Sud)
Davis (États-Unis)
Tuitert (Pays-Bas)
Kramer (Pays-Bas)
Lee Seung-hoon (Corée du Sud)
Canada (Giroux-Makowsky-Morrison)
Lee Sang-hwa (Corée du Sud)
Nesbitt (Canada)
Wüst (Pays-Bas)
Sablikova (République tchèque)
Sablikova (République tchèque)
Allemagne (Anschütz-Thoms, Beckert, Friesinger-Postma, Mattscherodt)
C. Hamelin (Canada)
Lee Jung-su (Corée du Sud)
Lee Jung-su (Corée du Sud)
Canada (C. Hamelin-F. Hamelin-Jean-Tremblay)
Meng Wang (Chine)
Wang Meng (Chine)
Zhou Yang (Chine)
Chine
Amman (Suisse)
Amman (Suisse)
Autriche
Montgomery (Canada)
Williams (Grande-Bretagne)
Alexandre Bilodeau (Canada)
Kearney (États-Unis)
Schmid (Suisse)
McIvor (Canada) ; 3e : Josserand (France)
Grichine (Biélorussie)
Lassila (Australie)
Défago (Suisse)
Svindal (Norvège)
Janka (Suisse)
Razzoli (Italie)
Miller (États-Unis)
Vonn (États-Unis)
Fischbacher (Autriche)
Rebensburg (Allemagne)
Riesch (Allemagne)
Riesch (Allemagne)
Krioukov (Russie)
Cologna (Suisse)
Hellner (Suède)
Northug (Norvège)
Norvège
Suède (Richardson, Olsonn, Soedergren, Hellner)
Autriche (Stecher, Kreiner, B. Gruber, Gottwald)
Bjoergen (Norvège)
Kalla (Suède)
Kowalczyk (Pologne)
Björgen (Norvège)
Allemagne
Norvège (Skofterud, Johaun, Steira, Björgen)
Wescott (États-Unis) ; 3e : Ramoin (France)
White (États-Unis)
Anderson (Canada) ; 3e : Bozzetto (France)
Ricker (Canada) ; 2e : Anthonioz (France)
Bright (Australie)
Sauerbreij (Pays-Bas)
La station balnéaire de Sotchi, au bord de la mer Noire, dans le sud de la Russie, a été désignée pour l'organisation des Jeux de 2014. Pour l'édition de 2018, seuls trois villes concurrentes sont en lice, moins que pour les éditions précédentes. La candidature française d'Annecy ne part pas favorite face à Munich et à Pyenongchang, en Corée du Sud.


