En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

DictionnaireMaj Français

Dictionnaire français-anglaisDictionnaire français-espagnolDictionnaire français-allemandDictionnaire français-italienDictionnaire français-arabeDictionnaire français-chinois

Correcteur

Un correcteur d'orthographe et de grammaire gratuit pour corriger tous vos textes

Je teste

Forum

Aucun sujet n'est lié à cet article. Soyez le premier à réagir.

Poser une question

Mots proches


Accords et difficultés de ne

 ne

adverbe

(latin non, en position atone)



Emploi
    I. Ne employé en corrélation
  1. Ne... pas. C'est la forme courante et neutre de la négation dans le français actuel : je ne l'aime pas, je n'en veux pas, je n'irai pas.

    Cependant, ne est omis dans les phrases elliptiques : pas question que vous partiez ; pas de danger qu'il vienne aujourd'hui ; pas un souffle, pas un brin de vent.

    Dans l'expression orale relâchée, ne est très souvent omis : j'irai pas, il veut jamais, c'est pas moi.

    recommandation
    Dans l'expression soignée, en particulier à l'écrit, employer la négation complète : je n'irai pas, il ne veut jamais, ce n'est pas moi.


    Au lieu de l'exclamation (que de mensonges il a inventés !) on emploie souvent l'interrogation négative : quels mensonges n'a-t-il pas inventés ? ou combien de mensonges n'a-t-il pas inventés ? Les deux tours fusionnent parfois en une exclamation négative : que de mensonges n'a-t-il pas inventés ! Ce tour naguère critiqué est aujourd'hui admis, pourvu que son sens soit clair : quelle ne fut pas notre surprise ! que de fois ne vous l'ai-je pas expliqué !
  2. Ne... point, ne... goutte.

    Ne... point est vieilli ou régional : « Avec ça que l'on ne sait point ce que vous pensez ! » (P. Claudel). → pas.

    Ne... goutte, littéraire et vieilli, n'est plus guère employé que dans des expressions comme n'y voir goutte, n'y entendre goutte, n'y comprendre goutte.

    remarque
    Ne... mie est vieux et n'est plus employé que dans la langue littéraire, pour produire un effet d'archaïsme : « [...] tu n'es mie dans l'esprit de ton rôle » (Th. Gautier).

  3. Ne + adverbe ou indéfini. Ne peut aussi s'employer en corrélation avec d'autres adverbes (plus, jamais, guère, nulle part, aucunement, nullement, etc.) ou avec des pronoms ou adjectifs indéfinis (personne, rien, nul, aucun), auxquels il donne une pleine valeur négative : je n'irai plus ; je n'y pense guère ; il ne t'en veut nullement ; nul n'y songerait ; je n'en ai pris aucun ; je n'ai rien vu. Ces éléments (adverbes, pronoms indéfinis, adjectifs indéfinis) peuvent se combiner entre eux, chacun apportant une nuance particulière : je n'en ai jamais rien dit à personne ; je ne vais jamais nulle part non plus. Mais ils ne peuvent pas être employés en même temps que pas, point ou goutte (on ne dit pas : *je ne bois pas goutte ; *je n'en veux pas guère ; *je n'y vais pas jamais).
    remarque
    L'expression familière ce n'est pas rien (= c'est quelque chose de considérable) ne contredit cette règle qu'en apparence : rien y est employé dans le sens de « néant, nul ».

  4. Ne... que. Ne s'emploie avec une valeur restrictive en corrélation avec que, au sens de « seulement » : je n'ai que trois francs (= j'ai seulement trois francs); il n'a plus qu'un jour de vacances ; je ne compte plus guère que sur vous.
    recommandation
    Éviter le pléonasme ne... que... seulement. Dire : je n'ai que trois francs ou j'ai trois francs seulement (et non : *je n'ai que trois francs seulement).

  5. Ne... pas que. Cette locution est souvent employée comme contraire de ne... que : je n'ai pas que cela à faire ; il ne fait pas que s'amuser ; on ne vit pas que pour soi. Cette tournure naguère critiquée est aujourd'hui passée dans l'usage. Si l'on juge néanmoins préférable de l'éviter, on peut la remplacer par ne... pas seulement... : on ne vit pas seulement pour soi.
    II. Ne employé seul, sans pas.
  1. Ne est toujours employé seul dans les cas suivants.

    Dans certaines locutions figées : n'avoir cure de, n'avoir garde de, il n'importe, qu'à cela ne tienne, ne dire mot, etc.

    Quand deux négations sont séparées par ni, ou quand ni est répété : il ne le peut ni ne le veut. « Ni l'or ni la fortune ne nous rendent heureux » (La Fontaine).

    Dans le tour interrogatif que... ne... exprimant le regret : que ne vous ai-je écouté ? que n'a-t-il couru, il serait arrivé à temps.

    Après qui sujet dans une interrogation de forme négative mais de sens positif : qui ne souhaiterait pouvoir en faire autant ? (= tout le monde le souhaiterait) ; qui ne perdrait patience, à ma place ? (= quiconque perdrait patience). - Mais s'il s'agit d'une véritable interrogation, on emploie la négation complète ne... pas : qui n'a pas compris la réponse ? qui ne viendra pas à la prochaine réunion ? De même, qui complément exige ne... pas : qui n'a-t-elle pas encore reçu ?

    Avec savoir que (+ infinitif) : nous ne savons que faire ; je ne sais que dire.
  2. Ne peut être employé seul dans les cas suivants.

    Avec les verbes cesser, oser, pouvoir : il ne cesse de vous le demander ; je n'ose vous le dire ; elle ne peut vous répondre.
    Cet emploi, facultatif, relève de l'expression soignée.
    On peut toujours dire : il ne cesse pas de vous le demander ; je n'ose pas vous le dire ; elle ne peut pas vous répondre.

    Après depuis que, il y a (telle durée) que, voici (telle durée) que, suivis d'un verbe à un temps composé : il a grandi, depuis que je ne l'ai vu ; voici trois mois qu'il ne m'a écrit ; il y aura bientôt une semaine qu'il n'a téléphoné.
    Cependant, on peut dire aussi correctement : voici trois mois qu'il ne m'a pas écrit ; il y a une semaine qu'il n'a pas téléphoné. - Le verbe au présent ou à l'imparfait exige la négation complète : voici deux mois que nous ne nous voyons plus ; depuis qu'il ne venait plus chez nous...
    III. Ne explétif.

  1. Le ne dit « explétif » (qui n'est pas nécessaire au sens de la phrase, ou qui n'est pas absolument exigé par la syntaxe) est le plus souvent omis dans la langue orale. Il s'emploie surtout à l'écrit.

    Dans les propositions subordonnées, après les verbes à la forme affirmative exprimant la crainte, la précaution, l'empêchement : j'ai peur qu'il ne tombe ; prenez garde qu'il ne se sauve ; évitez qu'il ne se salisse. - Quand le verbe est à la forme négative, ne explétif est omis : je ne crains pas qu'il vienne ; vous n'éviterez pas qu'il tombe. → craindre, empêcher, éviter, etc.

    Facultativement, dans les propositions subordonnées, après des verbes à la forme négative exprimant le doute ou la négation : je ne doute pas qu'il ne vienne (ou qu'il vienne) ; je ne nie pas qu'il ne soit brillant (ou qu'il soit brillant). → douter et nier

    Facultativement après certaines conjonctions telles que de peur que, avant que, à moins que, sans que : donnez-lui votre bras, de peur qu'elle ne tombe ou de peur qu'elle tombe ; elle n'en sortira pas à moins qu'elle ne soit (ou : à moins qu'elle soit) au-dessus de toutes les difficultés. - Si que, seul, est mis pour l'une de ces conjonctions, il exige ne : « Elle n'en sortira pas qu'elle ne soit au-dessus de toutes les difficultés » (Diderot).

Construction
Place de la négation.
  1. Les deux éléments de la négation, ne et pas, encadrent le verbe conjugué : il ne chante pas ; elle ne dit rien.
  2. Quand la négation porte sur un verbe à l'infinitif, elle le précède : elle se tient à la rampe pour ne pas tomber ; elle est sûre de ne pas le trouver.
    remarque
    La construction avec l'infinitif intercalé dans la négation n'est plus employée aujourd'hui, sauf pour produire un effet d'archaïsme : « Et, pour ne bouger pas encore, je me fais couper les cheveux » (A. Gide). Êtes-vous sûre de n'y tenir point ?

  3. Quand le verbe conjugué est un semi-auxiliaire suivi d'un verbe à l'infinitif, la négation peut, en fonction du sens, soit encadrer le verbe auxiliaire, soit se placer avant l'infinitif : je ne peux pas venir (= il m'est impossible de venir), je peux ne pas venir (= j'ai la possibilité de venir ou de ne pas venir) ; il n'ose pas le dire (= il est trop timide pour le dire), il ose ne pas le dire (= il a l'audace de le taire).
  4. Pour que ne... pas. La négation devant encadrer le verbe conjugué, on dit : j'ai fermé la porte pour qu'il ne sorte pas.
    recommandation
    Bien que courante dans l'expression orale relâchée, la tournure *pour ne pas que (*j'ai fermé la porte pour ne pas qu'il sorte) est un solécisme à éviter dans l'expression soignée, en particulier à l'écrit.

Le Petit Larousse 2017 sur iPhone

  • Plus de 63 000 mots et 28 000 noms propres
  • 2 000 photos, dessins, cartes
  • Les célèbres pages roses
  • Une aide aux jeux de lettres
  • Le jeu du dictionnaire pour s’amuser à retrouver la bonne définition d’un mot.
  • 9 000 citations d’auteurs français et étrangers
  • 6 000 articles pratiques pour déjouer les pièges de la langue

Télécharger sur l'AppStore pour 9,99 €

Cette application est universelle, une fois achetée, vous pouvez l'installer sur votre iPhone, iPod Touch ou iPad sans frais supplémentaires pour une interface adaptée à chaque appareil. Cette application s’installe complètement et ne nécessite aucune connexion Internet (sauf pour les sons).

Apple, le logo Apple, iPad, iPhone, iPod, iTunes sont des marques d’Apple Inc., déposées aux États­Unis et dans d’autres pays.