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Accords et difficultés de le

 le, la, les

article défini

(latin ille, illa, illi, ce, cette, ces)



Orthographe
  1. Élision. Le et la s'élident en l' devant un mot commençant par une voyelle ou un h muet : on dit l'habit, l'hélice, l'hiver, l'horloge, l'huile, mais le hareng, la hernie, le hibou, la honte, la huppe. - En revanche, le et la ne s'élident pas devant oui, huit et ses dérivés, onze et ses dérivés, uhlan, ululer et ses dérivés, un (chiffre ou numéro), et la plupart des mots commençant par y, à l'exception de yeuse et ypérite. - Les ne s'élide jamais : on dit les haches, les harengs, les hélices, les hivers, les horloges.

    En général, l'élision ne se fait pas devant les noms de lettres : le «  i  »du verbe «  aimer  » ; redoublez le «  n  » ; le «  h  »muet.

    remarque
    On entend, on lit parfois : l'«  i  »du verbe «  aimer  », redoublez l'«  n  » ; l'«  h  »muet. Cette élision est rare, mais elle n'est pas fautive.



    L'élision ne se fait pas devant un mot cité : le «  homme  » du début de la phrase est tellement mal écrit que j'avais d'abord lu «  Rome  » ; le «  expert  » qui figure sur sa carte de visite est un peu usurpé.
  2. Contraction de l'article. À le se contracte en au, à les en aux : boire au goulot (= à le goulot), s'attendre aux difficultés (= à les difficultés) ; de le se contracte en du, de les en des : le cri du héron (= de le héron), il revient des îles Marquises (= de les îles). L'article que l'on trouve dans certains noms de villes se contracte également : aller au Havre, revenir des Andelys. En revanche, à la, de la et l'article élidé ne se contractent jamais : à la claire fontaine ; le cri de la chouette ; à l'homme illustre que nous admirons tous.
    remarque
    Autrefois, en les se contractait en ès → ès.



    Contraction de l'article faisant partie d'un titre d'œuvre. - Lorsqu'un titre d'œuvre commence par l'article le ou les suivi d'un nom (nom seul ou accompagné d'un ou plusieurs autres mots qui en déterminent le sens), l'article se contracte : le premier acte du «  Médecin malgré lui  » la trilogie des «  Chemins de la liberté  » ; le livret des «  Noces de Figaro  ». - Si le titre contient et ou ou, la contraction se fait également : l'une des adaptations au cinéma du «  Rouge et le Noir  » ; la fin du «  Vieil Homme et la mer  ». - La contraction se fait aussi lorsque le titre contient un verbe : la bande-son des «  Oiseaux se cachent pour mourir  » ; la mise en scène du «  Roi s'amuse  ».

    Il est toujours possible d'éviter la contraction en ajoutant un nom (pièce, roman, opéra, film, etc.) avant le titre complet : le livret de l'opéra bouffe «  les Noces de Figaro  » ; la bande-son du film «  les Oiseaux se cachent pour mourir  ».

Emploi
  1. Répétition ou omission de l'article devant des noms coordonnés ou juxtaposés.

    L'article est normalement répété devant chaque nom : l'industrie minière, l'agriculture et la pêche constituent le secteur primaire ; le maire, le député, le préfet assistaient à l'inauguration.

    L'article n'est jamais répété dans les cas suivants. - Lorsque le second nom explique le premier : la marjolaine ou origan ; l'ictère ou jaunisse. - Lorsque les noms désignent le même être ou le même objet : Claudie, la tante et marraine de Charlotte ; Egmont de Beaufort, le maître et seigneur des lieux ; Martine Balto, la productrice et réalisatrice du film.
    Mais il faut que les noms soient du même genre (on ne peut pas dire *Martine Balto, la productrice et metteur en scène du film). - Lorsque les noms coordonnés ou juxtaposés désignent des êtres ou des objets conçus comme appartenant à un ensemble unique : les soldats, marins et aviateurs (ensemble «  armée  »); les parents et amis (ensemble «  familiers  »); les père et mère (ensemble «  parents  »); les nom, prénom et lieu de naissance (ensemble «  état civil  »).
    L'article est toujours au pluriel (on ne peut pas dire *le nom, prénom et lieu de naissance). - Lorsque les noms forment une locution figée : les Arts et Métiers, les Ponts et Chaussées, les Eaux et Forêts, les tenants et aboutissants, les allées et venues, les us et coutumes, etc. - Lorsque deux adjectifs coordonnés se rapportent à un nom qui désigne une chose ou un être unique : le brave et honnête garçon.
    En revanche, l'article est répété si les adjectifs sont juxtaposés : le brave, l'honnête garçon.

    L'article peut être omis dans les cas suivants. - Dans les énumérations : «  Femmes, moine, vieillards, tout était descendu  » (La Fontaine). - Dans des expressions figées : travailler jour et nuit, remuer ciel et terre, etc. (mais on peut dire aussi : travailler le jour et la nuit, remuer le ciel et la terre). - Dans les dates : les 10 et 11 janvier ; les XIXe et XXe siècles (mais on peut dire aussi : le 10 et le 11 janvier, le XIXe et le XXe siècle). - Lorsque deux adjectifs coordonnés (ou plus) suivent le nom, si ce nom désigne des choses ou des êtres appartenant à la même catégorie : les pouvoirs spirituel et temporel du pape ; les civilisations égyptienne, sumérienne et assyrienne ; les langues grecque et latine (mais on peut dire aussi : le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel du pape ; la civilisation égyptienne, la civilisation sumérienne et la civilisation assyrienne ; la langue grecque et la langue latine).

    recommandation
    Éviter : *la langue grecque et la latine. - En revanche, si les adjectifs coordonnés se rapportent à un nom unique et permettent de distinguer des catégories dans ce que désigne ce nom, l'article est répété : la grande, la moyenne et la petite industrie ; le bon et le mauvais goût.

  2. L'article à la place de l'adjectif possessif. L'article remplace l'adjectif possessif devant les noms qui désignent les parties du corps ou les facultés de l'esprit, en particulier lorsqu'un pronom réfléchi figure dans la phrase : j'ai mal à la tête, à l'estomac (et non : *j'ai mal à ma tête, à mon estomac) ; ellese lave les mains (et non : *elle lave ses mains) ; il perd le jugement, la mémoire ; elle leva les yeux au ciel.

    L'article, et non le possessif, est également employé devant un complément qui décrit une attitude : elles marchent les yeux baissés ; on le voit toujours la cigarette aux lèvres.

    Lorsque le nom est accompagné d'un adjectif, ou suivi d'un complément qui en précise le sens, on emploie obligatoirement le possessif : il a mal à sa pauvre tête ; il traîne sa jambe malade ; elle leva au ciel ses yeux d'azur (et non : *elle leva au ciel les yeux d'azur ; en revanche on peut dire : elle leva au ciel des yeux d'azur).

    On emploie également le possessif pour marquer le caractère habituel ou périodique d'un mal qui touche une partie du corps plutôt que d'autres semblables : j'ai mal à ma dent (= à la dent qui me fait habituellement souffrir) ; il souffre encore de sa jambe (= de sa jambe malade) ; mais : j'ai mal à la tête (et non *à ma tête, puisqu'on n'a qu'une seule tête).

    Dans l'expression soignée, on doit employer le possessif devant le nom d'un vêtement porté par le sujet ou lui appartenant : elle a sali son tablier ; ils ont retiré leur veste.
    En revanche, on emploie l'article devant le nom d'une partie de vêtement (notamment dans les locutions figées saisir quelqu'un au collet et tirer quelqu'un par la manche) : l'autre l'avait empoigné par les revers.

    remarque
    Dans le registre familier, on emploie souvent l'article défini, en particulier dans la locution tomber la veste (= ôter sa veste) : pour pêcher dans le torrent, je mets les bottes et le chapeau (au lieu de mes bottes et mon chapeau, ou de des bottes et un chapeau).

  3. Le, la, les devant un patronyme.

    Les devant le nom d'une famille : c'est bien lundi soir que nous dînons chez les Leroy ? (= chez la famille Leroy) ; les Georget divorcent (M. et Mme Georget).
    Registre courant.

    Dans le parler rural ou populaire de certaines régions, on emploie habituellement l'article défini devant un nom ou un prénom de personne : «  Il y a de bonnes filles dans notre village. Il y a la Louise, la Sylvaine, la Claudie, la Marguerite  » (G. Sand).

    recommandation
    Cet emploi est à éviter dans l'expression soignée, sauf recherche d'un effet parodique ou de couleur locale : «  La Villeneuve était une espèce de sous-intendante à la maison  » (Chateaubriand).


    L'emploi de l'article défini est traditionnel devant le nom de famille ou le surnom de certains artistes italiens : le Tasse (Torquato Tasso), l'Arioste (Ludovico Ariosto), le Primatice (Francesco Primaticcio) ; le Parmesan (Francesco Mazzola, né à Parme), le Tintoret (Iacopo Robusti, dont le père était tintore, teinturier).
    Cet usage s'est étendu à certains prénoms : le Titien (Tiziano Vecellio), le Giorgione (le beau Giorgio), le Guide (Guido Reni), le Dominiquin (Domenico Zampieri) et même le Dante (Dante Alighieri).

    remarque
    L'emploi de l'article devant un prénom est parfois considéré comme abusif. En dehors des dénominations qui précèdent, passées dans l'usage, il est préférable de l'éviter.



    L'emploi de l'article défini est traditionnel également devant les noms de certaines grandes chanteuses lyriques et de certaines grandes danseuses étrangères : «  Tu regardais aussi la Malibran mourir  » (A. de Musset). La Camargo. La Pavlova. La Callas.

    remarque
    Cet emploi était courant au XVIIe et au XVIIIe s. devant les noms d'actrices, notamment de tragédiennes : la Champmeslé ; «  la supériorité des talents de la Dangeville et de la Clairon [...]  » (Diderot).


Accord
Le, la, les devant un superlatif. L'article s'accorde avec le nom ou le pronom qualifié par le superlatif lorsqu'il y a comparaison avec plusieurs êtres ou choses ; l'article demeure invariable quand on compare les différents degrés d'une qualité : «  Nous sommes dans une époque prodigieuse où les ventes les plus accréditées (= accréditées plus que toutes les autres) et qui semblaient le plus incontestables (= incontestables au plus haut point) se sont vues attaquées, contredites, surprises et dissociées par les faits  » (P.Valéry).
L'article garde la forme neutre le quand le superlatif modifie un verbe ou un adverbe : parmi toutes les voix du chœur, c'est la sienne que j'ai le mieux entendue.

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