Journal de l'année Édition 1991 1991Éd. 1991

– 60 kg : Amghar (F).

60 kg : Belhriti (F).

Katas : Mimura (Jap.).

Kata par équipes : 1. Japon ; 2. États-Unis ; 3. France.

Messieurs

– 60 kg : Ronning (S).

– 65 kg : Azumi (Jap.).

– 70 kg : Alagas (Turq.).

– 75 kg : Tamara (Jap.).

– 80 kg : Egea (E).

80 kg : Pyrée (F).

Open : Otto (G-B).

par équipes : 1. Grande-Bretagne ; 2. France ; 3. Espagne et Pays-Bas.

Katas : Aihara (Jap.).

Kata par équipes : 1. Italie ; 2. Japon ; 3. France.

Ippon Shobu : Tramontini (F).

Lutte

Le retour de Patrice Mourier

Gréco-romaine

Trois ans après son titre mondial, Patrice Mourier (– 68 kg) est devenu à Poznan champion d'Europe. Une performance d'autant plus remarquable pour la lutte française que Ghani Yalouz a lui aussi gagné une médaille, mais de bronze celle-là, dans la catégorie des 68 kg.

Lors des championnats du monde, les résultats des français ont été, en revanche, moins brillants, puisque seul Patrice Mourier est parvenu à monter sur le podium (3e), Ghani Yalouz et Serge Robert (– 52 kg) se contentant pour leur part de la dixième place.

Libre

En l'absence des Coréens, qui avaient préféré préparer au calme les jeux Asiatiques, les Championnats du monde ont été dominés par l'URSS et, plus surprenant, par Cuba (2 titres et une médaille de bronze). De ce fait, ils ont permis l'éclosion de nouveaux talents, l'Américain Smith (– 52 kg) et le Soviétique Khardartsev (– 90 kg) ayant été les seuls à conserver leur couronne.

L'unique satisfaction française est venue de la 6e place d'Alain Berger (– 62 kg), qui est passé bien près de l'exploit face au futur finaliste, le Bulgare Vasilev. Un bilan finalement logique, dans la mesure où la jeune équipe tricolore était présente à Tokyo essentiellement dans l'espoir d'apprendre.

Championnats du monde

Libre (Tokyo, 9-11 septembre)

48 kg Martinez (Cuba)

52 kg Torkan (Iran)

57 kg Puerto (Cuba)

62 kg Smith (É-U)

68 kg Fadzaev (URSS)

74 kg Sofiyadi (Bulg.)

82 kg Rohyna (T)

90 kg Khadartsev (URSS)

100 kg Khabelov (URSS)

130 kg Gobegichvili (URSS)

Gréco-romaine (Rome, 17-21 octobre)

48 kg Koutcherenko (URSS)

52 kg Ignatenko (URSS)

57 kg Yildiz (RFA)

62 kg Oliveras (Cuba)

68 kg Dougouchilev (URSS)

74 kg Iskamdarian (URSS)

82 kg Farcas (H)

90 kg Bullmann (RFA)

100 kg Demiaschkievish (URSS)

130 kg Karelin (URSS)

Moto

Les jeux du cirque

Vitesse

Trop de puissance, trop de risques, la 500 n'était-elle pas en train de dépasser les limites ? De ressembler à un concours de la plus belle chute ? À l'exception de Wayne Rainey, tous les pilotes sont allés au tapis, y compris Eddy Lawson, qui s'est cassé le talon droit au GP du Japon, perdant ainsi toutes ses chances de conserver sa couronne mondiale. Il faudra pourtant un jour restreindre le calibre des carburateurs et l'allégement des machines. Pas tant pour ralentir les « usines » que pour permettre aux autres d'exister. Car, plus que le danger croissant des courses de 500, c'est l'amenuisement du plateau qui est préoccupant. Une vingtaine de pilotes au départ à chaque épreuve, moitié moins qu'autrefois. C'est inquiétant. Le nombre peu élevé des concurrents, le coût exhorbitant des motos et la fréquence des accidents appellent à une prise de conscience. Le sport motocycliste ne doit pas devenir la version mécanique des jeux du cirque. Finalement, le titre a récompensé celui qui est resté le plus longtemps sur sa machine, le blond Californien Wayne Rainey. Le plus régulier aussi. Dans ce contexte, la seule satisfaction française est venue de Philippe Ruggia, deuxième au GP de Belgique. Souhaitons seulement que le retrait de la compétition moto de la Seita, après seize années d'association avec Yamaha France, ne lui porte pas préjudice, car notre pays manque cruellement de champions. Où sont les successeurs de Pons, Rougerie, Chevalier et des frères Sarron ? Mystère. Dans la catégorie des 250 cm3, le titre est revenu à l'Américain John Kocinski à l'issue d'un duel au finish avec l'Espagnol Carlos Cardus, tandis que celui des 125 allait au plus jeune vainqueur en GP de tous les temps, l'Italien Loris Capirossi, aisément reconnaissable en piste grâce au foulard qu'il porte autour du cou. Le point de départ d'une future grande carrière.