– DUNOYER DE SEGONZAC, eau-forte : 1 300 F, Drouot, 7-II-73.

– STEINLEIN, vernis mou : 4 900 F, Drouot, 7-II-73.

– TOULOUSE-LAUTREC, litho : 3 500 F, Drouot, 7-II-73.

– ARP, Bois en couleur : 1 900 F, Espace Cardin, 10-V-73.

– BRAQUE, Oiseaux, litho : 1 800 F, Espace Cardin, 10-V-73.

– CHAGALL, eau-forte aquarellée : 2 000 F, Espace Cardin, 10-V-73.

– DALI, Portrait surréaliste, gravure sur photo : 1 500 F, Espace Cardin, 10-V-73.

– MAX ERNST, litho en couleur : 1 700 F, Espace Cardin, 10-V-73.

À la vente du 1er avril 1973 à Versailles (Me Blache), une centaine d'estampes de Picasso (1968), gravées à l'eau-forte, à la pointe sèche ou à l'aquatinte, se sont échelonnées de 1 000 à 8 000 F. À cette même vente, une eau-forte de 1904, Le repas frugal, a atteint le prix record de 88 800 F, trois fois plus qu'à Londres deux ans plus tôt.

Extrême-Orient

La Chine des siècles passés, mise en vedette par l'Exposition du Petit Palais, se classe certainement pour ses œuvres diverses parmi les plus fortes valeurs en hausse.

Les bronzes archaïques et les céramiques antérieures au XVIIe siècle (époque Ming) ont été les plus recherchés. Les œuvres japonaises suivent le mouvement.

– Porte-bouquet en jade, époque Kien Long : 11 000 F, Drouot, 18-V-73.

– Bouddha en schiste vert, gréco-bouddhique (IIIe-IVe siècle) : 14 000 F, Drouot, 28-II-73.

– Cheval Tang en terre cuite : 34 000 F, Drouot, 21-V-73.

– Paravent polychrome à fond d'or, fin XVIIe : 28 000 F, Drouot, 21-V-73.

Le record des records est détenu par un vase de Chine du XVIe (h. 91) : 1 276 000 F à la vente du 10-XII-72 à Drouot ; deux autres vases de même époque, mais plus petits, ont obtenu 72 000 et 61 000 F.

Argenterie, orfèvrerie

Suivant le phénomène de valorisation générale des œuvres du XIXe, l'argenterie de cette époque a vu une hausse relativement plus forte que l'argenterie du XVIIIe, qui garde tout son prestige, tandis que les pièces antérieures au XVIIe et les œuvres provinciales sont très disputées.

– Cafetière en argent Restauration (805 g) : 2 400 F, Drouot, 29-XI-72.

– Cuiller à olives provençale, par J.-J. Bourgarel, collection David-Weill : 8 000 F, Drouot, 4-V-73.

Demande soutenue pour les bijoux :

– Rosace ornée de diamants, dont un de cinq carats : 38 000 F, Drouot, 29-XI-72.

– Boîte en or, ornée de brillants au chiffre de Charles X : 47 500 F, Drouot, 2-II-73.

Monnaies

Plus les monnaies qui ont cours légal baissent de valeur, plus les bonnes monnaies d'autrefois sont recherchées :

– Louis XIV, écu pour le Béarn, 1681 : 11 200 F, Drouot, 27-XI-72.

– Napoléon à la tête de nègre, 2 F, 1807 : 6 500 F, Drouot, 27-XI-72.

– Louis aux lunettes (1735) : 4 200 F, Drouot, 8-XII-72.

– Sextus Julius Saturninus (vers 280) : 270 900 F, Zurich, 10-XI-72.

– Aurelius Marius : 264 500 F, Zurich, 10-XI-72.

Faïences et porcelaines

Le prix des faïences double régulièrement tous les trois ans. Les fabriques de Moustiers et de Marseille restent en vedette, mais les manufactures de l'Est, notamment Strasbourg, et les petites faïenceries telles que Saint-Clément, Les Islettes, La Rochelle attirent de nouveaux collectionneurs.

– Tonneau à liqueur, XVIIIe, Marseille : 4 870 F, Drouot, 15-XI-72.

– Deux statuettes en porcelaine de Saxe, XVIIIe : 20 100 F, Drouot, 30-XI-72.

– Assiette Rouen, fin XVIIe : 14 500 F, Versailles, 25-II-73.

Meubles

Les meubles de grande qualité trouvent preneur aux plus hauts prix. L'exemple le plus spectaculaire est cette commode Louis XV qui a dépassé le million de nouveaux francs, somme jamais atteinte en France pour un meuble ancien.

– Table de changeur Louis XIV : 88 600 F, Drouot, 8-XI-72.

– Bureau de pente, décor polychrome Charles X : 128 000 F, Drouot, 6-XII-72.

– Secrétaire Louis XVI, orné de mosaïques de marbre : 138 000 F, Galliera, 6-XII-72.

– Commode, lit et table de chevet du maréchal Soult : 93 000 F, Galliera, 28-XII-72.